ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

15 juin 2022

DUB JAMAIQUE 08 03 22

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 14 h 11 min

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L’appellation « dub » accolée à ce genre musical ne possède pas d’origine clairement définie et un grand nombre d’« inventeurs » peuvent toujours s’attribuer la paternité du nom. Cependant, il est très possible que le mot dub soit né de la contraction d’un des termes suivants, texte additionnel ; dub signifie « trafiquer ».

  • Dubbing : procédé consistant à transférer un format (audio ou vidéo) d’un support sur un autre, le plus souvent dans un but de restauration et de sauvegarde.
  • Dubplate : disque acétate produit avant le pressage final en vinyle. Ils étaient utiles afin d’affiner les réglages studio et servaient de « test » auprès du public, sous l’impulsion des sound-systems.
  • Double : en raison du nombre important de versions différentes qui peuvent être créées à partir d’un même riddim3.

Cependant, il semble important de noter qu’un mot anglais rub-a-dub apparu en 1987 signifie « écho du son d’un tambour ». Dans les origines du mouvement, King Tubby a expérimenté le travail en studio avec des bandes magnétiques (à l’époque le seul moyen d’enregistrement !) et utilisé le décalage physique (et donc temporel à l’écoute…) de plusieurs magnétophones afin de produire un effet d’écho sur les guitares, voix et batteries des morceaux qu’il mixait. Il est à noter que c’est une méthode que Pink Floyd pratiquait au même moment en Angleterre (1965-1970), lors du mixage de ses enregistrements pour donner ce côté très planant aux sons des claviers et guitares grâce à un écho quasi infini. Le dub serait donc une synthèse du (re)travail d’un morceau (dubbing) à l’aide d’effets comme celui de l’écho (rub-a-dub) ou d’un reverbe à ressort qui claque (saturation).

Origine du Dub

Grâce au succès des studios  « Studio One » et « Coxsone » naissait une musique envoûtante : le dub. Il va associer une version instrumentale d’un morceau, où dominent les lignes de basse et de batterie, à laquelle il va rajouter beaucoup d’effets spéciaux comme l’écho, le phaser et la réverbération. Il va connaitre le succès auprès du public reggae. Mais au-delà de ce hasard, le dub va devenir un véritable style de musique à part entière. Le label « King Tubby’s Version » est l’indispensable partenaire de la majorité des sorties du dub de l’époque. Ses albums solos comme « the roots of dub » ou « dub gone 2 crazy » sont des classiques du reggae. 

C’est en 1967 sur l’île de la Jamaïque que le disc-jockey Rudy Redwood du sound-system Supreme Ruler of Sound va diffuser le premier morceau de reggae en version instrumentale (c’est-à-dire sans la partie vocale) dans un dancehall. Cette version est en fait due à une erreur de gravure du disque test en acétate, une dub plate d’un tube des Paragons paru à l’origine sur le label Treasure Isle. La surprise est immense et le public est très réceptif4[source insuffisante].

L’ingénieur du son responsable de la gravure du disque, Osbourne Ruddock, alias King Tubby, parle de ce succès à son patron, le producteur du label Treasure IsleDuke Reid, qui est à l’époque l’un des plus importants de Jamaïque. Rudy Redwood suggère à Duke Reid que King Tubby réalise d’autres gravures instrumentales de ses succès, et Reid publie alors des 45 tours des groupes locaux avec en face B les versions instrumentales des morceaux. King Tubby est employé par les producteurs de reggae : on lui demande de graver ses dubplates de manière à amplifier l’espace sonore du couple basse/batterie, en atténuant les voix sous des effets de réverbération. Tubby invente et popularise la plupart des effets (coupes de pistes, réverbération, échophaser…) qui définissent le style et restent largement utilisés dans les années 2000. Il teste ses nouvelles expérimentations au fil des soirées dansantes qu’il organise avec son sound systemKing Tubby’s Home Town Hi Fi, avec une sono qu’il a fabriquée de ses mains, comme tous ses effets et sa console. Dès 1971, presque tous les 45 tours de reggae présentent un dub en face B. La plupart sont mixés par Tubby. Son succès est tel que pour la première fois, le nom d’un ingénieur du son commence à être mentionné sur l’étiquette des disques pour mieux vendre. King Tubby fait des émules. En 1973, il mixe Blackboard Jungle Dub, un album des Upsetters produit par Lee Perry, qui se lance ensuite dans le mixage de dubs. Le genre se développe avec les productions de Glen Brown, Niney The Observer, Yabby You, et Bunny Lee, qui emploient tous King Tubby pour mixer leurs dubs. D’autres ingénieurs du son remixent leurs productions eux-mêmes. Parmi eux, Errol Thompson réalise notamment les dubs de Bob Marley & the Wailers, mal connus en dehors de l’île.

Inventé et perfectionné en Jamaïque, le dub authentique connaît son âge d’or entre 1972 et 1984. Il utilise des rythmiques dans tous les styles du reggae : d’abord one drop, puis rockerssteppers rapides et enlevés, et ensuite dancehall lents et lourds. Le style se caractérise par une mise en avant de la partie rythmique et de la basse en particulier, à l’aide d’une console de studio multipiste. La présence intermittente des autres instruments est réalisée par des coupes de piste, puis réouvertures de cette même piste, et d’effets qui permettent au disc-jockey de faire une sorte de spectacle sonore. En outre, le dub laisse la place à l’expression libre des DJ, le rap étant une autre innovation majeure des Jamaïquains5. Par la suite, d’autres artistes publieront des remixages de leurs chansons en versions intégralement dub, et les publieront en albums, ce qui popularisera encore le genre, tels Linton Kwesi Johnson, fer de lance de la « dub poetry », ou Augustus Pablo. La naissance et la première époque du dub sont décrits en détail dans le livre Le rap est né en Jamaïque de Bruno Blum. Le groupe The Revolutionaries est mené par le batteur et le bassiste Sly and Robbie, créateurs des rythmes rockers (1975), puis steppers (1977) que l’on peut entendre sur Lola rastaquouère de Serge Gainsbourg par exemple). D’autres musiciens importants sont les Roots Radics menés par le batteur Style Scott et le bassiste Flabba Holt, les musiciens des Wailers de Bob Marley Aston « Family Man » Barrett et son frère Carlton, qui jouent sur un grand nombre de disques de dub. À partir de 1977, King Tubby laisse ses employés, les ingénieurs du son Prince Jammy et Scientist à la console. Comme King Tubby, ces deux derniers deviendront à leur tour producteurs dans les années 1980. À partir des années 1980, de nombreux musiciens et groupes de reggae non jamaïcains ont repris à leur compte l’étiquette dub, et ont développé de nouvelles techniques numériques de production. En Jamaïque, un tel nombre de disques de dub a été produit que le public s’est lassé. Les producteurs passent à l’ère numérique, le ragga, et délaissent le dub, passé de mode. Le dub devient alors une étiquette passe-partout en vogue en Angleterre.

 

lee scratch

 

Quel est le style Dub ?

Le dub est comme un ensemble de techniques, c’est avant tout parce qu’ils associent cette musique aux outils de remixage qui lui sont dédiés. Pour faire un dub, le mixeur va utiliser comme matière sonore de base le riddim d’une chanson reggae. Sur le plan sonore, le dub comporte tout d’abord un aspect récurrent incarné par un ensemble basse/ batterie surexposé. Les mixeurs cherchent à travers cette musique à faire passer des émotions particulières en entraînant l’auditeur dans un paysage sonore différent de celui du reggae. Le dub est conçu pour mettre les sens en éveil par différents traitements de la matière sonore. On note alors deux approches sonores différentes, l’une concentrée sur la transformation du son, et l’autre sur la création de paysages sonores.

Les meilleurs groupes de dub

Sensitive orchestra est un groupe qui crée une musique qui touche, ne laissant jamais indifférent son auditoire. Au bout de 4 années de recherches mélodiques et d’expérimentations sonores, Sensitive orchestra met jour à son premier album : Le paradoxe de l’équinoxe.Asian Dub Foundation est non seulement un groupe de musique électronique inspiré, mêlant dub, ragga, breakbeats, rock, dancehall et jongle les musiques orientales et traditionnelles indiennes. African Head Charge est un groupe qui a une discographie incomparable. Il a sorti quatre albums dans les années 90, qui ont eu tous un énorme succès auprès du public et de ses fans.

 

BAL JAMAICAIN

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