ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

  • Accueil
  • > Archives pour janvier 2022

26 janvier 2022

25 01 22 SOUL Part. II

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 14 h 23 min

autocollant 1

 

RETROUVEZ ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS SUR

http://mixcloud.com/skuale/

ou

http://mixcloud.com/radiolibertaire/

motown

On poursuit l’aventure de la Soul Music.

soul music

Des origines mêlées

 

Nom donné, dans les années 1960, à une musique populaire noire issue du rhythm and blues.

Des origines mêlées

Comme toutes les formes de musique populaire nées aux États-Unis, la soul résulte de la synthèse de plusieurs courants antérieurs. Principales composantes, le gospel et le blues révèlent l’ambiguïté et souvent le caractère conflictuel d’un genre artistique où se mélangent aspirations spirituelles et exaltation du désir charnel.

Chant sacré et monde profane

James Brown

En ce sens, la soul music constitue fréquemment le passage d’un art vocal issu du répertoire sacré à une version profane où l’interprète détourne la passion religieuse vers des préoccupations séculières. Figure fondatrice et artiste essentiel de la soul, Sam Cooke en est le plus parfait exemple. Il a débuté sa carrière en tant que chanteur de gospel avec les Soul Stirrers, groupe phare des années 1950. De peur d’offenser le public croyant, il a enregistré ses premiers disques non religieux sous le nom de Dale Cook. Jouant subtilement sur les deux registres, il a réussi à préserver la ferveur du chant liturgique tel qu’il est délivré chaque dimanche par le chœur des églises baptistes du sud des États-Unis. La structure musicale de la soul fait appel à un ensemble de techniques employées dans le chant sacré, comme le répons. En revanche, son langage est puisé dans l’univers argotique et métaphorique du blues. Plusieurs grands noms de la soul ont été élevés dans un environnement religieux. Otis Redding et Aretha Franklin sont fils et fille de pasteurs. Solomon Burke et Al Green vont officier en tant que ministres du culte dans leurs églises respectives. Mais ce lien se manifeste également dans la dimension extatique que donnent à leurs apparitions sur scène certains artistes. James Brown offre chaque soir le spectacle dramatisé de sa propre rédemption. Wilson Pickett subjugue son auditoire en chargeant de pure animalité ses épiphanies électriques.

L’affirmation d’une identité afro-américaine

La soul peut se définir en fonction de quatre unités : raciale, géographique, historique et économique. À l’origine, dans l’immédiat après-guerre, cette musique s’appelle le rhythm and blues. Elle est jouée exclusivement par des musiciens noirs pour leur propre communauté, raison pour laquelle la population blanche l’a définie comme « race music ». Sa diffusion est limitée aux quelques stations de radio émettant près des quartiers noirs. Tandis que le blues urbain a pour berceau la ville de Chicago et que la country music est spontanément associée à Nashville, à ses débuts la soul connaît pour foyer Memphis et, plus généralement, le sud des États-Unis, d’où sont originaires la majorité des artistes et où se créent de nombreux labels. Mais Detroit puis Philadelphie joueront un rôle important dans son histoire. Selon l’écrivain Peter Guralnick, la soul est « l’expression d’une solidarité noire, de la fierté d’un peuple qui souhaitait rompre avec des décennies de ségrégation et trouvait dans ces chants le moyen idéal pour affirmer son identité et sa spiritualité ». La musique soul correspond ainsi à l’influence croissante que connaît le mouvement pour les droits civiques en Amérique au cours des années 1960. Sa popularité est le reflet des changements sociaux qui interviennent dans la société. L’assassinat du pasteur Martin Luther King, à Memphis, en 1968, annonce la fin d’une utopie mais aussi la fragmentation d’un courant artistique portant les espoirs du peuple noir.

La fin de l’enclavement racial

De façon révélatrice, cette période coïncide avec le déclin du label Stax, tandis que Tamla Motown, basé à Detroit, et dont l’orientation et l’économie traduisent une volonté de séduire le public blanc ainsi qu’une adhésion complète aux principes capitalistes, est à son apogée. Mais cette rivalité entre les deux principales compagnies atteste avant tout une réalité économique propre à ce genre musical, échappant pendant de longues années au contrôle des grosses maisons de disques et préservant ainsi son indépendance de création. Le label Atlantic sera cependant le véritable catalyseur de cette musique, en produisant, au début des années 1950, Ray Charles, incontestable pionnier de ce courant, puis, en 1961, Solomon Burke, dont le Just Out Of Reach marque les débuts de la soul.

Michael Jackson, interview en 1993

Suivra une longue procession d’interprètes signant de très nombreux succès internationaux. Ainsi, Wilson Pickett avec In The Midnight Hour, Percy Sledge avec When A Man Loves A Woman, Joe Tex avec Hold What You’ve Got, Aretha Franklin avec Chain Of Fools, Respect, I Never Loved A Man (The Way I Love You) écrivent les pages les plus riches de l’histoire d’Atlantic. Stax, autre label indépendant que distribue Atlantic, ne sera pas en reste avec Sam & Dave (Hold On I’m Coming), les Staple Singers (Respect Yourself), Booker T & The MG’s (Green Onions), Otis Redding (Mr Pitifull, Try A Little Tenderness, Dock Of The Bay). Tamla Motown, créé par Berry Gordy à la fin des années 1950, ajoutera une dimension pop où l’orchestration, les arrangements sophistiqués et le soin apporté à la garde-robe des artistes manifestent une intention ferme et déterminée de sortir cette musique de son enclavement ethnique et culturel. Ce que réussiront les Supremes, les Temptations, Stevie Wonder, Marvin Gaye et Michael Jackson. James Brown demeure cependant la figure la plus rayonnante de ce courant. Sa longévité, la crédibilité qu’il a su préserver, la densité de son répertoire, sa modernité ainsi que la tournure très rocambolesque que prend parfois sa vie privée l’ont définitivement assis comme légende vivante de la soul. Une légende à laquelle appartiennent également Sly Stone, Curtis Mayfield, Isaac Hayes et Al Green, à qui incombera au cours des années 1970 la responsabilité de donner à la soul de nouvelles perspectives et de recruter un nouveau public.

supemes

Playlist Soul ça booste du 26 01 22

1 The miracles                                    shop around compil Motown n°2 CD1

2 Smokey Robinson                            Being with you  compil Motown n°10 CD2

3 Mary Wells                                      Mr Guy compil Motown n°4 CD1

4 The contours                                   Whole lotta woman You Tube first version

5 The Velvelettes                               There he goes et That’s the reason wy You Tube

6 Martha and the Vandellas              Heatwave (love is like a) compil Motown n°3 CD1 et                                                          Dancing in the street compil Motown n°12 CD1

7 Junior Walker and the all Stars       Shot Gun compil Motown n°11 CD1

8 The Isley Brothers                                 this old Heart of mine

9 The Temptations                             My Girl n°5 CD1/ Papa was a rolling stone n°1 CD2                                                             Just my Imagination n°17 CD1- compil Motown                                                                  Oh Mother of Mine 

10 the Supremes and Diana Ross      Stop in the name of love n° 8 CD1 compil Motown  Pretty Baby et Tears of Sorrow (the Primettes) et        Ooowe Baby You Tube

11 Diana Ross                                     Upside Down n°11 CD2 compil Motown.

 

Smokey Robinson et The miracles p 22 Hitsville p 38 Mary Wells p 51 The contours p 47

The Velvelettes p 137 Martha and the Vandelas p 62 Funk Brothers p 75

Junior Walker and the all Stars p 120 Isley Brothers p 95

The Temptations p 156 black is Powerful

 

The Supremes and Diana Ross p 156 black is beautiful

 

18 01 22 SPECIALE MOTOWN SOUL MUSIC

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 14 h 01 min

 

 

autocollant 1

 

RETROUVEZ ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS SUR

http://mixcloud.com/skuale/

ou

http://mixcloud.com/radiolibertaire/

images (2)

 

SOUL MUSIC

 

Comme le rhythm and blues qui l’avait précédée, la soul music est bien davantage une appellation qui regroupe un vaste ensemble de musiques noires qu’un genre spécifique aux contours précis.

1.  Genèse

Le vocable soul (l’« âme », avec le prolongement implicite « noire » mais non formulé, comme à l’habitude, dans le langage sudiste de la ségrégation) fut, semble-t-il, d’abord employé dans le gospel noir puis dans le jazz avant d’apparaître à la fin des années 1950 sur des disques de Ray Charles, celui-ci devenant même le premier « Soul Brother », avant James Brown ! À ce moment, la lutte pour l’abrogation des lois ségrégationnistes dans les États du Sud et la reconnaissance des droits civiques bat son plein, initiée et dirigée jusqu’à la victoire finale d’abord et avant tout par les mouvements religieux, les pasteurs – comme, bien entendu, Martin Luther King –, les associations de fidèles. Le gospel, avec ses manières, ses accords, ses accents, est la musique de ces mouvements, même lorsque les contenus s’écartent substantiellement de thèmes proprement religieux. L’idée que cette lutte anti-ségrégationniste est le fait d’un seul peuple noir réuni dans une vaste paroisse autour d’une même âme noire (soul) qui ne comprendrait plus que des membres d’une seule famille (brothers et sisters) semble emporter l’adhésion d’une vaste majorité de Noirs américains qui, à la fin des années 1960, veut tourner les pages d’un siècle de ségrégation pour donner enfin naissance à une nouvelle société noire américaine.

Le blues – qui, sous une forme ou une autre, avait dominé la musique populaire noire depuis les années 1920 – n’attire désormais plus la jeunesse, qui ne se reconnaît plus dans cette musique d’essence rurale qui, en outre, leur paraît terriblement désuète. La plus grande partie de la communauté afro-américaine suit d’ailleurs aussi les consignes explicites ou implicites des élites et de la bourgeoisie noires qui, à l’unisson des Églises, veulent effacer tous les signes d’une négritude liée à la ségrégation.

sam cook

La musique soul (en anglais, soul music qui signifie « musique de l’âme ») ou soul est une musique populaire afro-américaine née à la fin des années 1950 aux États-Unis, dérivée, entre autres, du gospel et du rhythm and blues. Elle est considérée par certains comme un retour du rhythm and blues aux racines dont il est issu : le gospel (musique d’église).

Histoire

Le terme soul est associé à la musique noire américaine et apparait pour la première fois dans le titre de deux albums de Ray Charles : Soul en 1958 et Soul Meeting en 1961. Le développement de la musique soul a été stimulé par deux tendances principales : l’urbanisation du rhythm and blues et la sécularisation du gospel. C’est Ray Charles qui mélangea sa passion pour le gospel avec les rythmes saccadés du rhythm and blues pour donner naissance à la soul. On retrouve donc dans le soul une partie de l’émotion sacrée mêlée à des thèmes profanes, souvent à forte connotation sexuelle. La soul puise ses racines dans le pop, le gospel et le negro spiritual. La jeunesse noire l’a utilisée comme un mouvement contestataire pour réagir face à la communauté blanche et à l’envahissement du rock ‘n’ roll, qu’il soit blanc ou noir.

À la fin des années 1950, la volonté de proposer au public blanc des artistes noirs originaux conduit plusieurs labels à rechercher des versions commercialisables de la musique noire. Les deux labels les plus influents sont alors Stax (près de Memphis) et la Tamla Motown à Détroit. On les oppose souvent et l’on parle alors de southern soul avec Stax, plus proche des racines (soul rapide et incisive), et de northern soul, plus dansante et plus influencée par la pop. De même, en termes de management, Motown — dont le slogan « la musique de la jeune Amérique » épouse les volontés d’émancipation de l’époque — est le premier label fondé et dirigé par un noir américain, le redoutable Berry Gordy. À l’inverse Stax est fondé par un blanc, Jim Stewart, et nombre de ses plus fameux musiciens de séance sont blancs eux aussi (Steve Cropper, Donald « Duck » Dunn, Tom Dowd…).

La soul explose véritablement dans les années 1960. Alors que, dans un style plus classique, s’impose le son du studio Muscle Shoals de Rick Hall et de ses compositeurs « maison » Dan Penn et Spooner Oldham (Aretha Franklin, Etta James, Wilson Pickett…), James Brown (« The Godfather of Soul ») et Curtis Mayfield introduisent des rythmes plus syncopés et donnent alors une nouvelle orientation à cette musique. C’est la création du funk, un style inséparable de la soul, qui atteindra son apogée dans les années 1970 et 1980, avec des groupes comme The JB’s (les musiciens de James Brown), Sly and the Family Stone, Tower of Power, suivis par Bootsy Collins et George Clinton avec leurs formations déjantées (Parliament et Funkadelic) : le P-Funk ! Un son beaucoup plus axé sur les basses et les beats, les prémisses du nu soul.

En 1966, les latinos de New York inventent la latin soul, également appelée boogaloo.

Durant les années 1970, des disques sont produits et deviennent des classiques du genre (notamment What’s Going On de Marvin Gaye et Songs In the Key of Life de Stevie Wonder), mais la soul décline dans la seconde partie de la décennie, les ventes de disques étant alors dominées par le disco.

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, de nouveaux artistes renouvellent le genre, à l’image de Michael Jackson avec Off the Wall, Barry White ou Luther Vandross. Ils popularisent définitivement la soul.

Un peu plus tard, en samplant les standards des années 1960 et 70, le rap contribuera à une nouvelle popularité de la musique soul. Certains groupes iront plus loin et fusionneront soul et rap, pour donner naissance au new jack swing, devenu hip-hop, puis enfin au nu soul dans la seconde partie des années 1990 (fusion d’instrumentations organiques mais typées hip-hop et de textes et vocalises toujours dans l’esprit soul). D’Angelo, De La Soul, Erykah Badu, Maxwell et Omar, seraient à l’origine de ce mouvement.

Soul Labels

 

RETROUVEZ L’ARTICLE SUR LE BLOG EMISSION DU 03 03 2015

 

Comité de solidarité avec l... |
Antisaidani |
Petite-Forêt-Ensemble-Autre... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | حركة شباب الكرامة | MJD
| Saint-Pol AVENIR 2014
| Collectif Palestine Libre