ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

12 décembre 2021

CSPB Emission du 14 12 21

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 11 h 00 min

EH Antifaxista2

 

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ÉGALEMENT SUR LE BLOG DU COMITÉ

http://cspb.unblog.fr

intervention de Béa du 06/12

 Gatibu – Zure ahoan lore bat 

https://youtu.be/inkcy9WV1ao

intervention d’Oier Oa du 07/11

Rotten XIII · 23_10_21 Tutera · Aftermovie

https://youtu.be/-2NmKvdtUtM

intervention d’Iratxe Sorzabal

https://youtu.be/15J9RyMAIj8

iratxe-sorzabal

la korrika organisée par les élèves du lycée Etxepare en soutien à Oier

https://youtu.be/DqpNcFDgm8o

Huntza – Agur Itaka

https://youtu.be/Ttd4lbYAdYY

GATIBU – 20+1 urte bixotzetik

https://youtu.be/Pr4UterDfgI

Au sommaire de l’émission de ce mardi 14 décembre. Nous entendrons le témoignage de Béa d’ETXERAT qui était venu avec Walter militant internationaliste de la gauche indépendantiste basque, rencontrer le CSPB, le témoignage d’Oier Oa militant indépendantiste qui devait se rendre à sa convocation de justice du 8 novembre, pour sa demande de lever d’interdiction de territoire après un précédent refus et que nous avions rencontré la veille. Nous entendrons ensuite un texte d’Iratxe Sorzabal actuellement emprisonnée à la prison de Réau dans le cadre d ‘un atelier théâtre, enfin nous parcourrons les dernières news d’Euskal Herria avec la décision de justice en vers Oier, un texte d’Inaki Egana historien, sur le parallèle entre le mur de Berlin et la muga frontière naturelle entre ipar et hego. Un texte d’Allande Socarros journaliste, historien, traducteur fervent défenseur de l’euskara et militant d’Iparretarrak. Il y a un an, la DGSI menait une grande opération contre « l’ultra-gauche » et interpellait 9 personnes. 7 étaient mises en examen et 5 incarcérées en région parisienne.

Dans le délire de la couverture médiatique on apprenait que le « meneur », qui serait parti au Rojava combattre au côté des Kurdes, était « ancré dans une idéologie prônant la révolution » (selon « une source proche du dossier » )

 

Ce militant est incarcéré depuis un an en isolement total à la Maison d’arrêt Bois d’Arcy. avec

 

Un coup de projecteur sur le comité de soutien aux inculpés du 8/12 qui avait vu l’arrestation de 5 personnes accusé de terrorisme, et qui après 1 an de préventive ont été libéré sans qu’aucune charge n’ai été retenu, pour un que je connais il a interdiction de poursuivre son métier qui est artificier, il reste actuellement une personne en détention son tort être un militant du Rojava Libre. Voici donc le résumé de l’émission avec côté musique dont nous avons déjà entendu Gatibu à l’occasion de leur 20ans.

Rotten XIII – Noain – Nafarroa Berriz Altxa!

https://youtu.be/sDei56vkIAU

L’avocat général s’était prononcé le 8 novembre dernier contre la levée de l’interdiction du territoire français dont fait l’objet l’ancien prisonnier basque Oier Oa.

Le tribunal décidé de maintenir l’interdiction contrer Oier Oa.

La cour d’appel de Paris a annoncé cet après-midi sa décision sur l’affaire du 8 novembre. Son avocat a demandé de lever l’interdiction foncière à l’encontre d’Oier Oa. Le tribunal a toutefois décidé de maintenir l’interdiction.

Le 25 novembre 2020, Oier Oa a été arrêté à un poste de contrôle de police.

Bien qu’il ait été libéré le lendemain, il a été contraint de vivre loin de sa famille depuis sa sortie de prison en 2015, après avoir été libéré de prison en raison d’une interdiction territoriale en plus de la peine de prison.

L’appel déposé par l’avocat d’Oier dans l’affaire devant la cour d’appel de Paris le 8 novembre a été examiné.

Amaia Rekarte a souligné les « conséquences excessives » de l’interdiction foncière sur la famille d’Oier lors de la session.

En revanche, l’avocat a ajouté que, compte tenu du contexte social et politique du Pays basque, les « critères de mise en danger de l’ordre public » ne pouvaient être étendus à de telles peines.

Cependant, l’avocat général a plaidé en faveur du rejet de la demande de levée de l’interdiction territoriale.

Selon une décision rendue aujourd’hui, le tribunal a accepté la position, mais sans entrer dans le fond de l’affaire.

« C’est une décision totalement incompréhensible juridiquement »

L’avocate Amaia Rekarte a déclaré à NAIZ que « le tribunal a pris une décision difficile à comprendre juridiquement ».

Afin de régulariser sa situation, Oier Oa a dû présenter de nouvelles défenses après le rejet des deux autres demandes qu’il avait soumises au cours des dernières années. En fait, les éléments de la demande ont été contestés par le tribunal.

« Ils ont mis en doute la recevabilité de la procédure », a expliqué l’avocat.

Du point de vue de la défense, la Cour d’appel a rendu une décision « vraiment sérieuse ». « Le procureur général s’est prononcé contre ce que le procureur antiterroriste lui-même a admis dans le passé », a déclaré Rekarte.

En fait, de nouveaux éléments doivent être introduits pour promouvoir la nouvelle application. C’est ce qu’a fait la défense d’Oier Oa. Selon le tribunal, depuis l’arrestation l’année dernière, « il n’y a pas suffisamment de preuves pour prouver qu’Oa vit en dehors de l’Etat français ».

Oa vit à Zugarramurdi depuis un an, avec un ami de sa femme et de ses trois enfants qui vivent à Larressore, puis un ami lui a proposé le logement le plus proche possible.

A partir de là, l’éducateur du lycée Etxepare a travaillé en télétravail.

Cependant, tous ces documents présentés sur sa nouvelle situation n’ont pas suffi à prouver clairement qu’Oier Oa vit hors du Lapurdi.

Une fois la résolution reçue, la défense décidera des mesures juridiques à prendre. A ce titre, l’avocat de Rekarte aura la possibilité de se pourvoir devant la Cour de cassation.

De nombreuses initiatives solidaires

A la veille du procès du 8 novembre, plusieurs initiatives de solidarité ont été organisées à Bayonne et Larressore pour exiger que la situation d’Oier soit définitivement réglée.

Un rassemblement de masse a eu lieu à Larressore le 5 novembre. Par la suite, les personnes qui ont assisté à l’initiative de solidarité ont eu l’occasion de regarder le documentaire « Un châtiment de plus » sur le cas de l’ancien détenu basque sur le fronton de la ville.

Le même jour, les élèves et collègues du lycée Etxepare se sont manifeste à l’endroit où Oier a été arrêté.

Les lycéens qui ont parcouru la route de 7 kilomètres qu’Oier n’a pas pu emprunter le jour de son arrestation le 25 novembre lors d’une course près du collège Aturri dans la capitale, ont exprimé leur désir de voir revenir leur éducateur au lycée.

Bad Sound System – Beti berdin

https://youtu.be/smtpYrNZDpk

oier-oa

 

Le mur et le muga

Il y a une bande, contre nature et pas du tout historique, qui a traditionnellement été répondue par des mugalaris, des contrebandiers et des conspirateurs complotés par Pío Baroja ou Marc Legasse

 

C’était un après-midi d’un dimanche chaud de 1961 lorsque la radio a stupéfié les Berlinois. La ville, qui était divisée en deux secteurs, le communiste et le capitaliste, était définitivement séparée. Parmi les mesures visant à fluidifier le trafic, des agents est-allemands ont commencé à ériger une barrière de sécurité sur laquelle reposait un fil de fer barbelé sans fin. Le début du mur de Berlin, le mur de protection antifasciste, a été appelé par les dirigeants de la RDA. L’icône par excellence de la guerre froide entre Moscou et Washington.

 

Des centaines de familles étaient dispersées des deux côtés du mur. Aujourd’hui, des dizaines de murs sont éparpillés sur la planète, la plupart pour empêcher la fuite, la migration des pauvres, des assiégés à leur origine par des oiseaux d’acier et des drones dernier cri qui crachent leurs bombes, détruisent leurs maisons, pillent leurs champs et tuer leurs enfants. On n’en parle presque pas, comme si ce mur de Berlin avait mis fin au cauchemar.

 

Ursula Bach était l’une des nombreuses personnes isolées de sa famille lorsque, ce jour-là, ils ont commencé le mur et ont radicalement interdit la circulation entre les deux secteurs. Elle avait 18 ans et 6 mois de grossesse. Son partenaire Fried soupirait après le fils qui naîtrait à l’automne. Andréas. Mais il y avait un problème, une gêne inattendue. Ce dimanche chaud de 1961 a surpris Ursula dans la partie capitaliste de Berlin et Fried dans la partie communiste. Ils ne pouvaient plus se revoir et Andreas grandirait sans père.

 

Des histoires comme celle d’Andreas, un enfant né après la construction du Mur, se sont répétées partout. Jan-Aart de Rooij avait 14 ans, vivait avec sa famille dans l’est de Berlin et avait déménagé dans le secteur ouest pour participer à des camps d’été. Le verrou l’a attrapé à l’ouest. Il avait de la famille et des amis en Allemagne de l’Est. Il a erré dans les rues, dormi en plein air, jusqu’à ce que trois semaines plus tard, il soit récupéré par l’une des familles qui ont organisé les colonies. Neuf ans plus tard, il retrouve sa mère, après avoir obtenu les permis requis.

 

Sans l’ardeur des médias, sans la pertinence de la télévision et sans l’attention des reporters qui brisent le passé récent, encadré dans le cas du mur de Berlin entre les passages illustratifs de cette soi-disant guerre froide car ni Moscou ni Washington n’ont subi le attaqués par des missiles ennemis, la proximité nous a apporté un autre type de séparation que nous avons à peine soigné. Séparations qui restent en vigueur, conformément à la législation adoptée pour les contextes de guerre et qui, incidemment, sont appliquées aux citoyens basques en raison de leur nature désobéissante.

 

Je fais référence à ces plus de deux cents Basques à qui il est interdit de séjourner dans une certaine zone de leur pays, comme s’ils étaient des étrangers d’autres latitudes, étrangers à une culture, une tradition et, surtout, une langue qui marque les contours du Pays Basque. Juges et policiers situés à Paris, à des centaines de kilomètres de la terre qui nous a accueillis par naissance, amour ou travail, enseignent des règles et marquent d’autres murs, aussi hauts que Berlin, qui brisent non seulement les moules historiques, mais aussi les familles comme celles de Andreas ou De Rooij.

Il y a quelques jours, on apprenait la condamnation d’un tribunal parisien contre Oier Oa, un ouvrier du Liceo Etxepare de Baiona et voisin de Larresoro, dans l’ombre d’Errobi. Un juge qui ne connaît probablement même pas l’emplacement de cette population basque, avec des quartiers aussi suggestifs qu’Orkatz, Inthalatzea ou Basaburu, et qui a nié qu’Oier puisse vivre non seulement à Larresoro, mais dans l’un des territoires basques au nord du frontière. Ni dans l’état français.

La raison invoquée tient à deux circonstances. Le premier Oier Oa est né à Donostia, Gipuzkoa et administrativement, malgré son appartenance à la Communauté autonome basque, Espagne. Il ne reconnaît cependant pas que le partenaire d’Oier et leurs trois enfants sont voisins de Larresoro, Lapurdi, et malgré le nom d’Euskal Hirigune Elkargoa, France. Et que Oier, comme il est d’usage dans les relations familiales, peut aussi vivre à Larresoro avec sa compagne et leurs trois enfants et qu’il travaille à Baiona, à une demi-heure de route de chez lui.

Le deuxième argument concerne le fait qu’Oier Oa était en prison pour des raisons politiques. Il a été arrêté en 2002 par la police espagnole à l’âge de 18 ans, accusé d’être membre d’une organisation de jeunesse indépendantiste. Dix ans plus tard, ses ravisseurs étaient des agents français. Après avoir passé quatre ans en prison, il est affecté à une résidence à Sartrouville, près de Paris. Et il a refait sa vie à Larresoro. Jusqu’à ce qu’une législation préparée pour attaquer l’activisme djihadiste, qui n’avait rien à voir avec la cause basque, le qualifie de paria et l’empêche de vivre dans son propre pays. Malgré, comme on dit des phrases si insupportables, leurs racines.

Il y avait une distance de 17 kilomètres entre le quartier communiste de Reinickendorf et le quartier capitaliste de Köpenick, tous deux dans le Berlin de la guerre froide. Tous deux ont été séparés par le Mur qui est tombé en 1989. La frontière qui sépare le Pays Basque a toujours un mur moderne, malgré les accords de Schengen. Oier Oa s’est déplacé au sud de cette carte imposée. Aujourd’hui, il vit à Zugarramurdi, également à une demi-heure de Larresoro. Mais il ne peut pas franchir la ligne. Ainhoa ​​​​et Sara sont toutes deux à sept kilomètres de Zugarramurdi, bien plus près que ne l’étaient Reinickendorf et Köpenick.

Il y a une bande, contre nature et pas du tout historique, à laquelle ont traditionnellement répondu les mugalaris, les contrebandiers et les conspirateurs complotés par Pío Baroja ou Marc Legasse. Seuls ceux qui continuent de regretter la guerre froide, chaude pour ceux qui la subissent, maintiennent ces codes hors de notre pays. Le Pays Basque aspire à vivre en paix. Le mur de Berlin est tombé, mais les franco-espagnols attendent toujours.

BRIGADE LOCO – Kateari Tiraka (Lizarra 2021)

https://youtu.be/lNU69zMobsM

allande-socarros

IPARRETARRAK, UNE HISTOIRE HUMAINE ET POLITIQUE

Allande Socarros

 

J’ai accepté d’apporter mon témoignage dans le livre d’Eneko Bidegain consacré au parcours de l’organisation politique abertzale Iparretarrak et de ses militants. Pas plus que pour les autres compagnons de cette lutte aux répercutions individuelles et collectives majeures, il ne s’est agi d’une démarche nombriliste, d’une volonté de se mettre en avant. Notre décision découle tout simplement de la conscience que des jalons d’une histoire humaine et politique se doivent d’être portés à la connaissance des généra- tions présentes et futures. Car Iparretarrak est une histoire humaine et politique avec ses exaltations et ses dé- convenues, ses succès et ses échecs, ses satisfactions et ses drames. Iparretarrak est la rencontre de femmes et d’hommes qui, à différentes périodes, ont eu la cons- cience que pour le pays qui est le leur, pour le peuple dont ils sont partie intégrante, il était devenu impératif de dire à la fois oui et non. Oui à un pays qui a droit à la vie, à la récupération et à l’exercice de ses droits inaliénables, à la conduite de ses affaires, à la prise en main de son présent, à la maîtrise de son devenir. Herriak bizi behar du ! Tout est dit dans ce qui est ô combien plus qu’un simple slogan. Mais pour proclamer le oui, il n’y avait malheureusement pas d’autre choix que de dire non. Non au sort qu’un État-nation façonné à force de violence et de «roublerie» réservait à notre terre, à ses habitants, à tout ce qui fait qu’un pays est réellement une entité vivante : son identité, sa culture, son organisation sociale, ses moyens d’existence et de développement. Un sombre dessein auquel adhérait, par conviction ou par calcul politique de bas étage, un personnel politique local chez lequel la médiocrité n’avait d’égale que la veulerie. Iparretarrak n’a jamais conçu de dire non sans proclamer dans le même temps oui. C’est là toute la différence entre l’activisme purement et simplement réactionnel et le travail politique conscient et réfléchi. Les militants de ce que personnellement je définis comme une organisation politique – et non comme une organisation politico-armée comme dans le titre du livre d’Eneko Bidegain – ont la pleine conscience, dès leur engagement dans cette forme de lutte, que la violence ne saurait être qu’un moyen de faire évoluer une situation et jamais au grand jamais une fin en soi.

 

17_21 – HUNTZA feat. Julieta Venegas 

https://youtu.be/TF9rXwaORQk

 

 

LE SYMPTÔME D’UNE DÉMOCRATIE EN ÉCHEC

 

A titre personnel, j’irai même plus loin en soutenant que la violence, dans le registre politique comme partout ailleurs, est synonyme d’un échec, d’un fonctionnement anormal dans une société. Dans le champ politique précisément, le fait que des femmes et des hommes en arrivent à utiliser la violence est le symptôme que la démocratie, malgré des apparences formelles d’existence et de fonctionnement, n’est pas de fait au rendez-vous. Car, où est donc la démocratie lorsqu’on nie à un peuple ses droits fondamentaux, au premier rang desquels celui d’assurer à sa langue multimillénaire de pouvoir vivre et se pérenniser ? Où est donc la démocratie lorsque des politiques économiques laissent le champ libre aux spéculateurs de tout poil et contraignent nombre d’habitants de nos trois provinces à l’exil, faute de trouver travail et logement ? Où est donc la démocratie, lorsque tout les moyens de faire les choix qui nous apparaissent les plus opportuns pour notre pays nous sont déniés par des centres de décisions situés ailleurs ? On pourrait multiplier à l’envi les exemples qui démontrent que des éléments formels d’une démocratie – libertés d’expression, d’information, d’opinion, d’association, élections, etc… – ne garantissent pas que les droits d’un pays et les intérêts collectifs de ses habitants soient respectés. Presque trente-cinq ans après la première manifestation publique d’Iparretarrak, le contexte sociopolitique en Pays basque nord a grandement changé. Le personnel politique d’aujourd’hui, s’il n’est certes pas majoritairement en phase avec une aspiration abertzale, au moins ne se commet pas dans une attitude anti-basque primaire. A écouter les responsables politiques détenteurs des maigres parcelles de pouvoir concédées par Paris, ils seraient même de fervents défenseurs de l’identité basque. Sauf que, dans le même temps, la langue basque est plus encore à l’agonie aujourd’hui qu’il y a trente-cinq ans…

L’ACTION POLITIQUE, C’EST L’ESPRIT DE LA GLOBALITÉ

Le mouvement abertzale – et IK y a été pour beaucoup – a démontré sa capacité de prendre en main les affaires de notre pays, dans la plupart des domaines. Les militants d’IK ont souvent été parmi les catalyseurs de ces réalisations, sans agiter quelque drapeau que ce soit, par simple conscience que le rôle d’une organisation politique c’est d’essayer d’amener des réponses les plus satisfaisantes possibles aux problèmes qui se posent, aux défis qui se présentent. Aujourd’hui, il est temps que le monde abertzale donne corps aux réalisations dont il est à l’origine ou à celles auxquelles il a concouru en concevant et en défendant ce qui est la globalité de toute action collective : un projet politique complet, crédible, porteur d’espoirs, de mieux-être, de mieux-vivre pour notre pays et ses habitants. Dans cette tâche exaltante autant qu’indispensable, l’esprit d’IK sera présent et actif, car si le bruit des explosions s’est tu les raisons fondamentales qui ont conduit hier à l’apparition de la lutte clandestine perdurent aujourd’hui. L’engagement dans un travail politique global, et au grand jour, du plus grand nombre est le meilleur garant que quelques uns n’aient pas à tout donner. Ces mots qui, dans mon esprit, ne se veulent en aucune façon une admonestation envers qui que ce soit, pas plus qu’une activation des ressorts de la mauvaise conscience, me permettent surtout de rappeler que si, parmi d’autres, j’ai apporté mon témoignage dans le livre d’Eneko Bidegain, je l’ai fait aussi par devoir envers ceux qui n’auront pas eu la possibilité de le faire. Je pense à Txomin, Ramuntxo, Popo, Didier, Maddi, Christophe qui ont donné jusqu’à leur vie pour un idéal de justice, de liberté, d’amour de leur pays et de ses habitants. Le chemin qu’ils nous ont montré nous aidera à tracer les voies de l’avenir.

Allande SOCARROS

 https://youtu.be/l_QnIxNYPZM

SKABIDEAN & THE BLACK BIRDS – Hamaika Gara

comité 8-12

Comités 8/12

Soutien aux accusé·e·s du 8 décembreHaut du formulaire

E!T

Posted on 27 novembre 2021

Parlons Justice !” lançait le gouvernement en ouvrant le 18 octobre 2021 les Etats Généraux de la Justice. En soutien à nos proches qui subissent les violences carcérales, l’isolement, le mitard : faisons pleuvoir la Justice sur eux! Ri-Postons en masse ces cartes pour dire: STOP A LA BARBARIE CARCERALE! Téléchargez, timbrez, postez!

 

UN AN DE TORTURE BLANCHE POUR UN INCULPE DU 8/12.

Suite à l’opération de répression antiterroriste du 8 décembre 2020, 5 personnes avaient été placées en détention provisoire. Le juge d’instruction Jean-Marc Herbaut s’est servi de la détention comme manière d’affaiblir les inculpé.es afin qu’iels ne puissent se défendre dans des conditions correctes. C’est une manière bien rôdée et courante que d’utiliser l’enfermement pour briser les gens, comme le rappelle régulièrement L’Envolée qui relaye des témoignages de détenu.es depuis plus de 20 ans. Presque 30% des détenu.es en France sont en attente de jugement. Puni.es d’avance “par prévention”, mais surtout présumé.es coupables et condamné.es d’avance.

Au fur et à mesure que les interrogatoires se terminaient, les inculpé.es étaient relâché.es et mis.es sous Contrôle Judiciaire. Les derniers en date le fûrent le 15 octobre et le 5 novembre.

Alors que la dimension de répression politique dans cette procédure ne fait nul doute, aucun projet quelconque n’étant réellement reproché aux inculpé.es qui ne constituent par ailleurs pas un groupe, notre ami, fantasmé en “leader” par la DGSI, a subi un régime d’isolement illégal, renouvellé trois fois, dont il a témoigné de l’impact sur sa santé plusieurs fois.

Nous vous invitons à lire ses témoignages avant de poursuivre.

Pensez-y : 365 jours d’isolement. Trois-cent soixante-cinq jours 

C’est dans ces conditions, notamment de troubles sensoriels et mémoriels intenses, qu’un prétendu “juge”, indigne de ce nom, lui somme de s’expliquer encore et encore sur le moindre de ses faits et gestes ou propos tenus plus d’un an auparavant, parfois alcoolisé. On pourrait penser à un sketch des Inconnus, si les conséquences n’étaient pas aussi dramatiques. Ironie implacable de l’Ajustice antiterroriste.

Malgré les recours au tribunal administratif, malgré la violation de ses droits assumée, malgré plusieurs actions de soutien (Grande Marée Postale contre l’Isolement en mai, et une tribune Violences Pénitenciaires et Acharnement Carcéral, Stoppons la Spirale Répressive!) l’Administration Pénitentiaire de Bois d’Arcy organisait le 12 novembre dernier un “débat” visant à constituer un dossier qui sera transmis au Ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, qui statuera début décembre prochain d’un nouveau renouvellement (ou non?) de sa torture blanche.

« La torture est une relation, un rapport de force au détriment de la victime, visant à son asservissement, sa déshumanisation » d’après le Comité Européen pour la Prévention de la Torture (CPT). Ce dernier précise dans son 21e Rapport Général (2011) que « la mise à l’isolement peut, dans certaines circonstances, constituer un traitement inhumain et dégradant », qu’ « elle devrait être de la durée la plus courte possible ». Par conséquent, le CPT réclame aux Etats de « réduire le recours à l’isolement au minimum absolu« .

Pourtant, Odile Cardon (directrice de la Maison d’Arrêt (MA) de Bois d’Arcy) avait décidé de son placement à l’isolement dès son incarcération le 11 décembre 2020. Puis, malgré une conduite exemplaire, d’un renouvellement le 11 mars 2021.

Ensuite, c’était au tour Stéphane Scotto, ancien sous-directeur de l’état-major de sécurité (de 2009 à 2012) et fraîchement nommé Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires (DISP) de Paris; qui renouvella son isolement début juin 2021, puis début septembre. Directeur de la MA de Nancy (2001-2004), il avait été mis en examen pour “homicide involontaire” puis blanchi de toute responsabilités par la Justice. Il est aussi célèbre pour avoir expérimenté à Fresnes l’isolement des détenus “radicalisés” du reste de la prison; ou encore des fouilles à nu systématiques et illégales.

Le camarade maintenu à l’isolement depuis un an témoignait de l’illégalité la mesure :

« En restant sur ma situation et mon isolement, il est « amusant » de constater le non-respect par l’AP de leurs lois. La circulaire du 14 avril 2011 stipule, en résumé, que l’on ne peut être placé en isolement pour les faits que l’on nous reproche (ou pour lesquels quelqu’un.e a été condamné). La raison doit être un comportement dit « inadapté » ou « dangereux ». Malgré cela la direction de la taule m’a imposée pendant six mois et a obtenu la prolongation de l’isolement en disant très clairement qu’elle se basait uniquement sur les faits reprochés et qu’elle reconnaissait que mon comportement n’a posé aucun problème. Donc, sans aucune gène, on bafoue les droits d’une personne et on lui applique la torture dite « blanche »… Tranquille!”

 

Rap euskera

https://youtu.be/5XwrOnesbWs

 

 

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LIBRE FLOT – LETTRE DEPUIS L’ISOLEMENT – A LIRE ICI

LA BARBARIE EN PRISON : POUR L’ABOLITION DU MITARD ET DE L’ISOLEMENT.

Tout comme les violences policières, les actes de barbarie en prison se font nombreux et toujours passés sous silence ou légitimés. Ils sont le fruit de la diffusion dans la population de désirs punitifs et d’une déshumanisation de certaines catégories sociales. Islamophobie, racisme, masculinisme et validisme constituent cette “passion contemporaine” (Fassin, 2017) qu’est la punition.

Il y a eu plus de 50 suicides et morts suspectes en 2021 dans les prisons françaises. Les suicides sont environ 7 fois plus élevés en prison qu’en dehors, et encore 15 fois plus à l’isolement. Il faut agir, car la situation empire.

“Dans les cellules des quartiers disciplinaires (QD), les conditions de détention sont encore plus intolérables que dans le reste de la prison. Isolées du reste de l’établissement pénitentiaire, elles sont le lieu où des dizaines de prisonnier.ères meurent chaque année dans des conditions obscures.”

CHRISTIAN CHOUVIAT, LORS DE LA MANIFESTATION CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES DU 20 MARS 2021 À PARIS.

Ce fut le cas d’Idir Mederess en septembre 2020 à la MA de Lyon-Corbas. Il se serait “suicidé”, à 2 semaines de sa sortie. La famille n’en croit pas un mot. Le 30 mai 2020, l’Association Idir Espoir & Solidarité a lancé la première Journée Nationale contre les Violences Pénitentiaires. Elle a aussi lancé une pétition à destination d’Emmanuel Macron et Eric Dupond-Moretti qui demande la radiation des mitards, que nous vous invitons à signer et partager.

Une tribune du juriste Gaspard Lindon parue en 2018 dans Libération titrait “Le Mitard, une incohérence constitutionnelle” et informait :

“On ne sort pas indemne d’un tel isolement prolongé. Outre le risque accru de suicide, on recense de nombreux effets nocifs sur le détenu (panique, dépersonnalisation, paranoïa, hallucinations, aggravation de pathologies existantes entre autres)”.

Dans cette continuité, le collectif Fracas publiait une brochure en mai 2021 intitulée “Pour l’Abolition du Mitard”. On y apprend :

“En théorie, le quartier disciplinaire (QD) se distingue fortement du quartier d’isolement (QI). Une circulaire de l’Administration Pénitentiaire (1999) établit très clairement que le quartier d’isolement ne “constitue pas une sanction disciplinaire”, ce qui permet notamment d’y placer les prisonnier.ères pour une durée indéterminée. »

Ce fut par exemple le cas de Christine Ribailly, qui a passé 725 jours au mitard et 210 à l’isolement en 4 années d’emprisonnement. “Le quartier d’isolement, c’est le mitard sans limitation de durée”, disait-elle.

On y retrouve également un extrait du Bulletin de l’Association des Parents et Amis de Détenus (février 1988) :

“Les conditions d’isolement, donc la privation sensorielle, que subissent aujourd’hui certains détenus, qu’ils soient politiques ou droits communs, ne sont rien d’autre que des assassinats lents et propres. Les quartiers d’isolement, quelque soit leur appellation sont la forme futuriste de la peine capitale. On y assassine le mental en mettant en place le système de l’oppression carcérale à outrance, conduisant à la mort par misère psychologique.”

Les luttes contre l’isolement carcéral ne datent pas d’hier. Les prisonnier.ères, leurs familles et leurs proches, dénonçaient déjà la torture de l’isolement dans les années 70. (Pour une chronologie des luttes anticarcérales, lire “A ceux qui se croient libres” de Thierry Chatbi) De nombreuses révoltes, grèves de la faim et soutiens extérieurs avaient réussi à faire abolir les Quartiers de Haute Sécurité (QHS).

“De 1975 à 1981, de nombreux détenu(e)s se sont battu(e)s contre les QHS dans lesquels étaient isolés les détenu(e)s “récalcitrants”.
Par leur solidarité dans la lutte, ils ont réussi à les faire fermer.
Hélas, ils ont été remplacés par les QI (Quartiers d’Isolement) qui ont la même fonction, anéantir et détruire toute résistance, NIER LE DROIT AU RESPECT DE LA DIGNITE!! »

BULLETIN DE L’ASSOCIATION DES PARENTS ET AMIS DE DÉTENUS, FÉVRIER 1988

En 2012, des prisonnier.ères en lutte dans la prison de Roanne réclamaient encore la fermeture des QD et QI. Ce ne sont donc pas seulement les QD qu’il faut fermer, c’est le concept même d’isolement qu’il faut abolir.

L’article 3 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme stipule : « Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitement inhumains ou dégradants », or comme nous le savons, les lieux d’enfermement (prisons, CRA, hôpitaux psychiatriques) les pratiquent systématiquement sous diverses formes. Nous voyons la violence carcérale s’étendre jusque dans la santé y s’y substituer: “Nous sommes alarmés par le virage sécuritaire observé ces quinze dernières années”, concluait récemment le Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM) “L’Antre-2” (Rennes) après une enquête sur les soins sans consentement (C’est du soin si c’est contraint?).

En raison des « dommages qu’il peut causer à l’état de santé mentale, somatique, et au bien être social des détenus, […] l’isolement ne doit être utilisé que dans des circonstances exceptionnelles, en dernier ressort, et pour la durée la plus courte possible. » (Art. R. 57-7-68) Le Code de Procédure Pénale stipule également que l’autorité qui a pris ou prolongé la mesure, d’office ou à la demande de la personne détenue, peut y mettre fin à tout moment. (Art. R. 57-7-76)

Quant au Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté, il concluait dans son rapport de 2019 : “Plusieurs des établissements visités en 2019 présentaient des locaux disciplinaires ou d’isolement qui ont été qualifiés d’immondes et, dans un cas, leur fermeture immédiate a même été demandée. Les cellules de quartier disciplinaire et d’isolement sont nues et sombres, y compris pour des séjours de longue durée, les cours de prommenade ne sont que des espaces exigus et humides dépourvus de tout et souvent recouverts de grilles diverses assombries par des débris végétaux.”

MARAVILLAS – LEIZEAK

https://youtu.be/glzeB8wzB08

Nous arrivons au terme de l’émission pour terminer sur le comité 8/12 vous trouverez sur le blog de ça booste cabooste.unblog.fr appel à soutien pour accusé-e-s du 8décembre 2020. Nous avons pu aborder le référendum de la nouvelle Calédonie qui fera l’objet d’une émission prochaine avec je l’espère des intervenant indépendantistes kanaks. Nous terminons avec Gatibu

Gatibu – Aske Maitte 

https://youtu.be/L2jSZ-IvhmE

 

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN!
Participez à l’action et partagez dans vos réseaux!
Postons en masse ces cartes pour dire: STOP A LA BARBARIE CARCERALE!

A télécharger ici : Cartes Postales contre l’isolement.

L’ordre carcéral n’échappe pas aux logiques de sécurité globale, il est au contraire une infrastructure (morale et matérielle) motrice du continuum sécuritaire. Les réalités qui y sont vécues, propulsées par le syndicalisme pénitentiaire dans la sphère politique et médiatique, nourissent les pulsions punitives dans la société.

La spirale sécuritaire provient aussi des prisons, comme le résume Didier Fassin :

“Plus de sécurité produit habituellement plus d’ordre, tandis que plus d’ordre peut paradoxalement entraîner plus d’insécurité, conduisant en retour à la mise en oeuvre de mesures plus strictes.”

(L’OMBRE DU MONDE, UNE ANTHROPOLOGIE DE LA CONDITION CARCÉRALE, 2015)

Ne laissons pas les écrans, les barbelés et l’omerta isoler les prisonnier.ères.

Parlons Justice?
Parlons radiation des mitards!
Parlons abolition de l’isolement!

Pour diffuser cet appel format papier : cliquez-ici !

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SOUTIENS AUX ACCUSÉES DU 8 DÉCEMBRE

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