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3 mars 2021

NUCLEAIRE JE BALISE la CRIIRAD 02 03 21

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nucleaire je balise

Je suis avec Gilles Cousin de l’asso Nucléaire je balise et Roland Desbordes ancien président de la CRIIRAD Commission de recherche et d’information indépendant sur la radioactivité.

Suite à un appel à projet lancé par la région IDF l’asso nucléaire je balise espère que sont idée sera retenue.

Pourquoi avoir participé à cet appel à projet ?

Quelle est le but de cette sonde ?

Comment comptes tu financer le projet avec l’aide de la région. Et sans cette aide ?

Cela s’inscrit-il dans la mission de la CRIIRAD dont tu es je crois un militant membre du bureau ?

Alors parlons de la CRIIRAD. Est-ce une impression ou l’on entend moins la CRIIRAD s’exprimer sur le dossier nucléaire ?

Dernièrement les vents ont amené du sable venu du Sahara et en faisant des prélèvements on a relevé des particules de Césium 137

  Est-ce un phénomène que l’on constate souvent ? quel impact cela a-t ’il   sur l’humain l’environnement etc.

Cela a mis en exergue les essais pratiqués en Algérie mais également en Polynésie par la France ou un rapport du 24 février estiment que les résultats des études mené en Polynésie par l’inserm ne peuvent faire le lien entre les essais et les cancers que dit la CRIIRAD.

J’entendais dernièrement Nicolas Nace de Greenpeace. Sur l’utilisation des vieux réacteurs dont la durée passe de 40 à 50 ans quels en sont les conséquences et quel est la position de la CRIIRAD.

Je lisais que l’IRSN regrettait que la CRIIRAD ne joigne pas ses travaux avec l’IRSN. C’est quoi l’IRSN et Pourquoi ?

L’ACRO est né en même temps que la CRIIRAD vous avez un lien ?

Pour finir quel est aujourd’hui la politique de la France en matière de nucléaire ? la position de la CRIIRAD ? 

 

 

CRIIRAD

 

Présentation du réseau de balises

La CRIIRAD gère, en partenariat avec les collectivités locales :

Un réseau de balises de mesure en continu de la radioactivité atmosphérique dans la Drôme. Ces balises sont situées à Valence, Romans et Montélimar. Le réseau est co-financé par le Conseil Général de la Drôme, la Communauté d’Agglomération de Valence Romans Sud Rhône Alpes et le réseau Montilien.

Une balise atmosphérique et une balise aquatique, en Avignon, co-financées par la Ville d’Avignon, la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon, le Conseil Général de Vaucluse et la Région Provence Alpes Côte d’Azur.

Une balise atmosphérique située au Péage de Roussillon, dans l’Isère. Cette station est co-financée par la Communauté de Communes du Pays Roussillonnais et par les fonds propres de la CRIIRAD.

Une balise atmosphérique implantée à Saint Marcel d’Ardèche, à proximité du site nucléaire du Tricastin en Ardèche. Ces stations sont co-financées par la Communauté de Communes Du Rhône Aux Gorges de l’Ardèche et par les fonds propres de la CRIIRAD.

Une sonde gamma implantée à Pérouges, dans l’Ain, à proximité du site nucléaire du Bugey. Le fonctionnement du matériel, hébergé dans un bâtiment communal, est financé par les fonds propres de la CRIIRAD.

Une sonde de surveillance du débit de dose gamma, équipée d’un spectromètre gamma, localisée à Genève (Suisse). Le matériel est financé par la Ville de Genève.

 

ROLAND DESBORDES

 

Objectifs des balises

 Pourquoi analyser l’air ?

 

En cas d’accident survenant dans une installation nucléaire, le risque principal est le rejet de substances radioactives dans l’atmosphère. Principal vecteur de la contamination, l’air constitue, durant la première phase de l’accident, le paramètre clé pour l’évaluation des risques. La nature et l’activité des radionucléides présents dans le « nuage » conditionnent en effet :

 

Directement, l’irradiation externe. Les rayonnements gamma et bêta émis par les particules radioactives entraînent une irradiation à distance ;

Directement, la contamination par inhalation. Les personnes en contact avec le nuage contaminant peuvent inhaler des particules radioactives ;

Indirectement, en fonction des conditions météorologiques qui influent sur l’intensité des dépôts au sol (dépôts secs et humides), les risques d’irradiation externe et surtout de contamination par ingestion d’aliments contaminés.

C’est pour cette raison que les instruments choisis doivent mesurer la radioactivité de l’air.

 

 Pourquoi analyser l’eau?

 

Les nombreuses installations nucléaires de la vallée du Rhône rejettent de manière chronique des substances radioactives dans le milieu aquatique. Compte tenu des facteurs de dilution et de l’éloignement des différentes installations, il est difficile d’effectuer, à partir d’un seul point de mesure, un suivi des rejets liquides courants. Toutefois, il est primordial de disposer d’une balise qui mesure de manière continue la radioactivité du fleuve en aval des principales installations afin de détecter, en cas d’incident, une augmentation de ces rejets dans le Rhône.

 

Caractéristiques et missions de la balise

 

Chaque balise atmosphérique est constituée d’un dispositif qui aspire l’air à contrôler par un système de pompes et le fait circuler dans plusieurs modules de piégeage (cf. Fonctionnement d’une balise atmosphérique).

 

La balise aquatique analyse l’eau du Rhône qui, après avoir été pompée, transite par une cuve contenant un détecteur de radioactivité gamma, puis est rejetée dans le fleuve (cf. Fonctionnement de la balise aquatique).

 

Une balise atmosphérique a pour mission de :

 

Donner une information sur la qualité de l’air respiré par les populations : afin d’informer les populations pour les protéger, les balises sont situées au niveau des sites les plus peuplés, l’accident de Tchernobyl ayant montré que les problèmes de contamination ne se situent pas uniquement à proximité des installations nucléaires ;

Assurer un contrôle en continu de la radioactivité de l’air, 24 heures sur 24, 365 jours par an.

Alerter rapidement les populations en cas de contamination grâce à un système de gestion informatique des données, la centrale de gestion. La détection d’une contamination par la balise doit permettre l’intervention immédiate de l’équipe d’astreinte ;

Effectuer des mesures précises. Pour pouvoir relever une contamination avec une précision suffisante, le débit d’aspiration d’air doit être suffisamment important. Le piégeage des substances radioactives qu’elles se présentent sous forme d’aérosols ou de gaz est rendu possible par un double dispositif : un filtre papier retient les aérosols et un dispositif au charbon actif piège les gaz (et notamment l’iode) ;

Discriminer radioactivité naturelle et artificielle. Afin que la surveillance de la contamination artificielle ne soit pas perturbée par les fluctuations des niveaux de radon, il est nécessaire de comptabiliser séparément la radioactivité naturelle. De plus, la mesure retardée sur les radioéléments bêta permet d’affiner la mesure ;

Conserver la mémoire de la contamination : les filtres doivent pouvoir être prélevés et soumis à des analyses complémentaires afin d’identifier et de quantifier précisément la nature et l’activité de chacun des radioéléments présents, cette information étant capitale pour l’évaluation sanitaire de la contamination ;

Permettre de restituer l’évolution de la contamination. Ceci est obtenu par le choix d’un système de filtre à déroulement continu : la balise alerte immédiatement sur l’évolution de la contamination, les analyses de filtre en laboratoire permettent de la caractériser dans un deuxième temps.

Position

La CRIIRAD est une organisation « indépendante des exploitants du nucléaire, de l’État et de tous partis politiques21. »

 

Bien que ne faisant pas partie du Réseau Sortir du nucléaire, certains analystes considèrent que ses prises de position la placent aux côtés des acteurs du mouvement antinucléaire français22. C’était en tout cas la position de sa fondatrice, Michèle Rivasi qui attribuait à la CRIIRAD le « fleuron de la contestation scientifique sur le nucléaire »23.

 

Pour l’IRSN, la CRIIRAD aurait fait des critiques infondées, délibérées et répétées, quand l’Institut a effectué et rendu compte de la surveillance de l’iode radioactif dans l’air, après l’accident nucléaire de Fukushima24,25. De plus, pour l’Institut, la CRIIRAD n’a pas de légitimité pour émettre des revendications de garanties telles qu’elle en a exprimées dans sa lettre publique au Premier Ministre François Fillon du 9 juin 201126, dans la mesure où elle aurait toujours refusé de collaborer avec l’IRSN à des travaux collectifs sur l’évaluation des conséquences radiologiques et dosimétriques en situation post-accidentelle et sur les hypothèses à retenir pour les évaluations prédictives des conséquences, dans le cadre des travaux du CODIRPA27.

 

Selon Roland Desbordes, ancien président de la CRIIRAD :

 

« Notre mission consiste à alerter nos concitoyens sur les risques associés à telle technique, telle pollution, tel déchet. Nous faisons de la recherche pour informer de manière indépendante [...] Nous voyons sur le terrain tous les pions se mettre en place discrètement en faveur des réacteurs de la 4e génération alors qu’il est évident que cette technologie nous oriente sur un modèle de société beaucoup plus dangereux que notre modèle actuel, basé sur l’uranium. La CRIIRAD, sur ce point, appelle au débat public28. »

 

Yvelines. Bientôt une sonde indépendante à Andrésy pour mesurer la radioactivité ?

Une association veut mesurer la radioactivité dans l’air en implantant une sonde à Andrésy (Yvelines). Elle espère obtenir le soutien financier de la Région.

 

« On veut avoir des informations si jamais l’institution ne les transmettait pas. » Gilles Cousin, de l’association Nucléaire, je balise, milite pour l’implantation d’une sonde indépendante de mesure de la radioactivité dans l’air. Pour cela, 45 000 euros sont nécessaires. L’idée a donc été soumise au budget participatif de la région Île-de-France (voir encart), pour débloquer 10 000 euros.

 

Cette sonde, si elle voit le jour, serait située dans la commune d’Andrésy (Yvelines), partenaire du projet.

 

En France, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) effectue cette surveillance à travers un maillage plus ou moins étroit du territoire. Ce militant associatif estime qu’une contre-information est nécessaire, tant une catastrophe nucléaire serait nocive à la population.

 

Croiser les données

Il n’y a pas d’installation nucléaire dans les Yvelines. La centrale la plus proche se situe à Nogent-sur-Seine (10), à 130 kilomètres du département.

 

« Cette balise serait utile à l’échelle de la communauté urbaine, de la région, du pays, voire de plusieurs pays. Les mesures pourraient être identiques ou différentes à celles de l’IRSN. Cela permettrait en tout cas de croiser les données. »

 

Gilles Cousin

Nucléaire, je balise

Une sonde indépendante serait une première en Île-de-France qui regroupe 20 % de la population du pays. D’autres sont en cours d’installation à Grenoble (38) et Lyon (69). L’appareil, qui analyserait les rayons gamma, serait exploité par la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Celle-ci éditerait des bulletins d’information, accompagnés de conseils en cas de pollution.

 

À lire aussi

 

Yvelines. Le Vésinet : l’arsenal de l’IRSN pour surveiller la radioactivité en France

« En Île-de-France, nous sommes sous les vents dominants de l’ouest, où se trouvent plusieurs installations nucléaires, abonde Nelly Latapie, autre membre de l’association. Souvenez-vous de Tchernobyl, le nuage s’était soi-disant arrêté à la frontière. »

 

Le Siaap et Lubrizol en ligne de mire

En plus de la subvention de la Région, le projet pourrait bénéficier d’une aide de la communauté urbaine Grand-Paris Seine-et-Oise (GPSEO) à hauteur de 5 000 euros. Un financement participatif viendrait compléter le budget.

 

Le budget participatif en bref

La Région Île-de-France a mis 500 millions d’euros sur la table pour financer des projets écologique et solidaire. Cette somme sera lissée sur cinq ans et viendra financer différents projets proposés par des Franciliens et soumis à un vote en ligne.

472 idées ont été retenues à l’issue de la première session, qui se terminait en octobre. Les votes pour la deuxième session, dont fait partie le projet de « Nucléaire, je balise », seront clos le 8 mars.

Plus d’infos :

https://www.iledefrance.fr/budget-participatif-ecologique

 

 

« Le risque est réel. Des accidents industriels récents, comme à Lubrizol (Rouen) et au Siaap (Achères), viennent nous le rappeler », souligne Isabelle Guillot, maire-adjointe déléguée aux risques environnementaux à Andrésy. Cette mairie écologiste vient d’ailleurs de distribuer à tous ses administrés un guide pour savoir réagir en cas de catastrophe naturelle ou industrielle.

 

 

-L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), implanté au Vésinet (Yvelines) notamment, est chargé de surveiller les risques liés à la radioactivité en France.

 

 

Depuis 2001, la surveillance de la radioactivité en France est assurée par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), basé notamment au Vésinet (Yvelines). Cet établissement public est en veille 24h/24, sept jours sur sept. Pour cela, il dispose de plusieurs outils de mesures répartis dans tout le pays, dont certains dépendent d’EDF, l’exploitant des centrales.

 

Une mesure toutes les 10 minutes

Il y a les 450 sondes Téléray (vingt-cinq en Île-de-France), qui fonctionnent exactement comme celle que veut implanter l’association. Ce réseau assure vingt millions de mesures par an de la radioactivité dans l’air. Les résultats tombent en temps réel sur les écrans de contrôle de l’Institut et sont accessibles au public (teleray.irsn.fr).

 

« On reçoit une mesure toutes les dix minutes, explique Maxime Morin, en charge de la surveillance de l’environnement par échantillonnage à l’IRSN. On peut descendre à trois minutes en cas de crise. »

 

Yvelines. Bientôt une sonde indépendante à Andrésy pour mesurer la radioactivité ?

Autre outil de l’IRSN, les quarante-neuf sondes Opéra (2 400 prélèvements par an). Les filtres de l’appareil, relevés chaque semaine, permettent de recenser précisément les nucléides présents dans l’air.

 

 

Grâce à des recoupements, ils peuvent ainsi déterminer l’origine d’une pollution. « Ces sondes détectent des radionucléides à des niveaux très bas, précise Maxime Morin. C’est comme cela qu’en 2018 on a découvert la fuite de ruthenium-106 en Russie. »

 

Des prélèvements dans l’eau, le sol, la nourriture…

Un autre réseau, Hydrotéléray (sept stations) mesure en continu la radioactivité des principaux fleuves. Vingt-neuf collecteurs prélèvent également l’eau autour des centrales.

 

Le dispositif est complété par d’autres prélèvements dans l’eau, le sol, les denrées alimentaires, analysés en laboratoire.

 

 

Ce maillage est très concentré autour des installations nucléaires et plus clairsemé ailleurs (au moins une balise Téléray par département) sur le territoire. Avec cet arsenal, l’IRSN surveille les rayonnements gamma (cesium-137), alpha (plutonium) et bêta (tricium), soit les trois types de radioactivité.

 

Les données mises en ligne par l’IRSN (www.mesure-radioactivite.fr) sont accompagnées d’une grille de lecture, pour ne pas semer la panique. « La radioactivité ambiante en France a plusieurs sources : les installations nucléaires, les rémanences de Tchernobyl et les essais menés par le passé, conclut Maxime Morin. Il y a aussi une radioactivité naturelle qui provient du sol et des rayonnements cosmiques. Il faut prendre en compte tous ces paramètres pour comprendre ces mesures. »

 

- »Au fur et à mesure que les centrales vieilliront, la probabilité qu’un accident arrive va augmenter », explique sur franceinfo Nicolas Nace, chargé de campagne transition énergétique à Greenpeace France. L’Autorité de sûreté nucléaire a donné jeudi 25 février son feu vert à la prolongation de l’utilisation des plus vieux réacteurs nucléaires français. Cette durée passe de 40 à 50 ans. L’ASN demande à EDF de réaliser des travaux pour améliorer la sûreté des centrales qui les utilisent.

 

franceinfo : Êtes-vous rassuré par les conditions imposées par l’Autorité de sûreté nucléaire pour la prolongation de ces réacteurs ?

 

Nicolas Nace : Non, pas du tout. Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que les travaux qui sont demandés par l’Autorité de sûreté nucléaire à EDF ne permettent pas d’atteindre un niveau équivalent de sécurité que celui demandé pour les réacteurs les plus récents, à l’image des EPR.

 

« Par exemple, sur les vieux réacteurs, les piscines d’entreposage ne vont pas être ‘bunkarisées’ et ne seront pas suffisamment protégées contre le risque de chute d’avion, ou d’acte de malveillance. »

 

Nicolas Nace (Greenpeace) à franceinfo

Les travaux qui vont être conduits ne nous rassurent pas. On constate que le calendrier mis en place par les autorités de sûreté est assez lent. Certains réacteurs vont atteindre 46 ou 47 ans avant que des mesures ne soient totalement mises en place. Au fur et à mesure que les centrales vieilliront, la probabilité qu’un accident arrive va augmenter. Si on regarde ce qui s’est passé à Fukushima, il y a près de dix ans, beaucoup de mesures ont été demandées en France par l’Autorité de sûreté nucléaire, et elles n’ont toujours pas été mises en place à l’heure actuelle.

 

Cette voie ouverte vers une prolongation de la durée de vie des réacteurs est-elle la preuve de notre dépendance vis-à-vis du nucléaire ? Il représente 70% de l’électricité française.

 

Oui. Et ce que l’on constate, c’est que le manque de planification et de prise de décisions par l’État ces dernières décennies nous mettent devant le fait accompli avec le risque qu’une fermeture de centrale puisse éventuellement conduire à la réouverture d’une centrale fossile.

 

« La France espère arriver à baisser cette part du nucléaire et passer de 70 à 50% en 2035. Pour nous, c’est faisable. On pourrait même faire encore mieux si on le voulait. »

 

Nicolas Nace à franceinfo

On voit aujourd’hui que les énergies renouvelables sont en plein essor dans le monde, autant en quantité qu’en termes de coût. Ce sont des énergies très compétitives aujourd’hui. Du coup, la fermeture des réacteurs, qui est prévue d’ici 2035, est non seulement souhaitable, mais vraiment réalisable. Ce qui manque maintenant, c’est un calendrier clair de fermeture, pour savoir quels sites sont concernés.

 

En l’état actuel des choses, peut-on vraiment compenser le nucléaire par du renouvelable ?

 

Bien sûr. Il y a assez peu de problèmes qui se posent à intégrer aujourd’hui des énergies renouvelables dans le mix. À l’horizon 2050, on pourra se rapprocher considérablement du 100% d’énergies renouvelables avec le développement de la technologie. Si le gouvernement laisse l’Autorité de sûreté nucléaire prolonger la durée de vie des plus vieilles centrales nucléaires c’est parce qu’ il ne souhaite pas se fâcher avec les industriels et les salariés de ce secteur. Et en même temps, il ne veut pas non plus se prononcer en faveur. On se retrouve donc dans un entre deux, à devoir gérer ces vieux réacteurs.

Essais nucléaires en Polynésie : une association dénonce le « négationnisme » d’un rapport de l’Inserm

Ce rapport n’établit pour le moment aucun lien entre les essais nucléaires qui ont eu lieu sur place et les cancers qui ont touché la population.

 

 

L’une des principales associations anti-nucléaires de Polynésie française, l’association 193, a regretté la publication d’un rapport de l’Inserm sur les conséquences sanitaires des essais nucléaires, l’assimilant à du « négationnisme ».

 

Dans ce rapport, à paraître mercredi 24 février, dix experts estiment que les résultats des études menées en Polynésie française « sont insuffisants pour conclure de façon solide sur les liens entre l’exposition aux rayonnements ionisants issus des retombées des essais nucléaires atmosphériques en Polynésie française et l’occurrence » de pathologies comme le cancer de la thyroïde ou les hémopathies malignes.

 

« La continuité d’une négation de la réalité »

« Ce rapport n’apporte rien de nouveau, c’est la continuité d’une négation de la réalité. 193 essais nucléaires, c’est l’équivalent de 800 bombes d’Hiroshima : dire qu’il n’y a pas eu d’effets, c’est du négationnisme », a déclaré le père Auguste Uebe-Carlson, président de 193. Cette association milite notamment pour une meilleure indemnisation de ceux et celles qui se disent victimes des essais.

 

Au-delà des effets sanitaires des essais nucléaires, l’association 193 s’inquiète d’une réinterprétation de l’histoire, par exemple au sein du Centre de mémoire, qui devrait voir le jour à Tahiti après un engagement du président François Hollande. « Le Centre de mémoire va devenir un lieu où on va retrouver ce genre d’affirmation sur les essais propres, ça va être le lieu d’une seule parole  » s’inquiète le père Uebe-Carlson.

 

Le rapport de l’Inserm a réuni 1 200 études portant sur la Polynésie, mais aussi sur d’autres lieux d’essais nucléaires. « Parmi les documents étudiés, il y en a quelques-uns qui sont issus des années folles où tout ce qui touchait au nucléaire était entièrement contrôlé par l’armée », a regretté le député Moetai Brotherson, cadre du parti indépendantiste polynésien.

 

Le combat commun des indépendantistes et des antinucléaires

L’historien Jean-Marc Regnault regrette « des régressions sur l’ouverture des archives militaires » qui nourrissent les « doutes » des militants sur la sincérité de l’étude. « Compte tenu de tous les mensonges qu’il y a eu, on peut se demander si ces conclusions ne sont pas un nouveau mensonge, même si ce sont des scientifiques de l’Inserm et non l’Etat. »

 

Jean-Marc Regnault rappelle que d’autres études scientifiques, comme celles de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), une association du mouvement antinucléaire, sont arrivées à des conclusions différentes à partir des mêmes documents. Par ailleurs, par le passé, François Hollande a aussi reconnu les conséquences sanitaires des essais nucléaires.

 

Les indépendantistes polynésiens et les associations antinucléaires mènent un combat commun, pour une meilleure indemnisation des victimes de maladies radio-induites. Ils craignent que ce rapport soit un frein aux demandes d’indemnisation.

Les poussières de sable du Sahara étaient porteuses de Césium-137, résidu d’anciens essais nucléaires français

Quand un nuage de sable jaune orangé nous rappelle le passé. Du sable ramassé dans le massif du Jura a été analysé par un laboratoire près de Rouen en Normandie. On y retrouve des traces des essais nucléaires français au Sahara au début des années 60.

 

 

Pierre Barbey est spécialiste de la radioprotection à l’Université de Caen, il est aussi conseiller scientifique bénévole du laboratoire ACRO, l’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest.

 

Le 6 février, lorsque le phénomène de nuages de sable du Sahara traverse la France, il est aux premières loges dans le massif du Jura dans le secteur de Chapelle des Bois (Doubs). “Ce jour-là, c’était très étrange, nous avons chaussé les raquettes tôt le matin, la neige était blanche, au fil de la balade tout a changé, ça a duré toute la journée. J’étais avec des amis qui étaient inquiets en voyant ces poussières ocres recouvrir le sol », raconte-t-il.

 

 

Le scientifique pense très vite que ces poussières peuvent provenir du Sahara. Sur sa voiture, avec un kleenex, il prélève un échantillon. “Je me rappelle très bien qu’il y a 30 ans au moment de la création de l’ACRO (née après la catastrophe de Tchernobyl), nous avions déjà analysé du sable en provenance du Sahara. On y avait vu des traces de Césium-137. 30 ans après, je ne savais pas si on en aurait encore des traces, à une si lointaine distance du Sahara” ajoute le scientifique. 

 

Que racontent les poussières prélevées dans le massif du Jura ?

L’échantillon prélevé dans le Haut-Doubs a été analysé par le laboratoire de l’ACRO, les fines particules de sable ont parlé. “Le résultat de l’analyse est sans appel, du césium-137 est clairement identifié. “Il s’agit d’un radioélément artificiel qui n’est donc pas présent naturellement dans le sable et qui est un produit issu de la fission nucléaire mise en jeu lors d’une explosion nucléaire” explique l’ACRO.

 

2273 km séparent à vol d’oiseau le sud algérien où la France a fait ses essais nucléaires dans les années 60, et Chapelle des Bois dans le Doubs où ont été prélevées les poussières sahariennes.

2273 km séparent à vol d’oiseau le sud algérien où la France a fait ses essais nucléaires dans les années 60, et Chapelle des Bois dans le Doubs où ont été prélevées les poussières sahariennes.

Des traces de césium-137 sans danger pour notre santé

Selon l’ACRO, il est retombé 80 000 Bq au km2 de césium-137. Rien de dangereux pour notre santé, rassurez-vous. Le nuage a déversé ses anciennes traces de césium-137 partout où il est passé en France, note Pierre Barbey. Et pas uniquement sur les beaux paysages d’hiver du Jura.

 

Le scientifique explique que le césium-137 a une période de vie de 30 ans. Tous les 30 ans, il perd la moitié de sa teneur radioactive. “Au bout de 7 cycles de 30 ans, on considère qu’il ne reste que 1% de substances radioactives”.

 

Dans cette étude réalisée par l’ACRO, “il n’était pas question de dire qu’il y a une mise en danger de la population, mais de rappeler ce qu’a fait la France et d’autres pays” en terme d’essais nucléaires. Au Sahara, dans le Sud algérien, « la population vit avec ces traces de césium-137 au quotidien, certains terrains sont toujours fortement contaminés, cela donne une idée de la contamination de l’époque” rappelle Pierre Barbey.

 

Dans les années 60, la France a multiplié les essais nucléaires au Sahara

Près de Reggane dans le Sud algérien la France réalise un premier essai nucléaire le 13 février 1960. La Gerboise bleue, nom de code de la bombe atomique explose à 7 heures du matin heures locales, sa puissance est de 70 kilotonnes, une explosion trois ou quatre fois plus puissante que celle des bombes d’ Hiroshima en août 1945.

 

https://youtu.be/FxJjThpYxmQ

 

Archives – 1960 – La gerboise bleue

L’Algérie est alors encore un département français. 17 essais nucléaires aériens et souterrains vont se dérouler en Algérie entre 1960 et 1966.

 

 

Les accords d’Évian signés en mars 1962, à la suite de la guerre d’Algérie, n’autorisent des expérimentations dans le Sahara que jusqu’en juillet 1967. La France choisit donc la Polynésie pour continuer à faire ses essais nucléaires. Le premier se déroule en juillet 1966 sur l’atoll de Moruroa.

 

C’est seulement 30 ans plus tard, le 29 Janvier 1996, que le Président Jacques Chirac annonce la fin définitive des essais nuclaires français.

 

60 ans après les tirs nucléaires en Algérie, ces traces d’essais nucléaires nous reviennent comme un boomerang

“L’épisode du 6 février constitue une pollution certes très faible, mais elle s’ajoutera aux dépôts précédents, essais nucléaires des années 60 et  retombées de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl” le 26 avril 1986, rappelle le laboratoire Acro.

 

Derrière le nuage de sable du Sahara qui a traversé le ciel début février, et fait le bonheur des réseaux sociaux avec ses images aux tons incroyablement orangés, l’histoire est un peu moins belle. Un souvenir “radioactif” que beaucoup d’entre nous ne soupçonnaient pas.

 

NUCLEAIRE

 

PLAYLIST

Boris Vian – La java des bombes atomiques

#chanson Pépère, le #nucléaire ! 

 Le dimanche à Tchernobyl – Alain Bashung

 Kraftwerk – Geiger Counter – Radioactivity

Orchestral Manoeuvres In The Dark – Enola Gay 

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