ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

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14 février 2021

Eloi Machoro 16 02 21 5/6

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 17 h 46 min

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usine nickel

Cette semaine le documentaire sonore de Benoit Godin s’intitule « Le combat ne doit pas cesser: 05 L’ombre d’Ataï »; association Lampe-tempête 2020

nous entendrons également François Karé indépendantiste du MJKF, qui nous explique les enjeux des grèves aux usines d’extraction du nickel resources minières qui place la nouvelle calédonie comme le 5ème producteur mondial. grèves et bloquages qui ont provoqué la chute de gouvernement collégial. info de dernière minute le bilan de la semaine anticoloniale et également les actions qui ont eu lieu sur la ZAD dz Gonesse Val d’Oise 

téléchargement

Entretien avec François Karé membre du MJKF (Mouvement des Jeunes Kanak en France) et militant indépendantiste.

 

Depuis le 10 déc. Le FLNKS et l’USTKE bloque l’usine du sud et les 2 autres sont à l’arrêt ou tourne au ralentie. Cette grève intervient suite à l’intention de VALE multinationale brésilienne à la vente de l’usine du sud de Gono, le consortium Proxy Ressources/Vale veut en effet la vendre au consortium Suisse Trafigura.

Pourquoi cette grève ?

Quelles sont les enjeux ?

Actuellement toutes les usines appartiennent à des multinationales que ce soit Eramet, Glencore, ou Vale et bientôt peut être Trafigura.

Qu’elles sont les demandes du FLNKS et de l’USTKE ?

Qu’est-ce que cela changera pour les travailleurs et pour la Kanaky ?

J’ai entendu qu’ils y auraient des tractations avec des Chinois et des Coréens

En quoi cela serait mieux ?

Quelle soient françaises, brésilienne, cubaines, suisses, chinoises ou coréennes cela reste des multinationales qui se font des bénéfices sur le dos des travailleurs ?

Suite à ce blocage le FLNKS fait tomber le gouvernement collégial. De nouvelles élections doivent avoir lieu d’ici quelques jours. Quels en sont les enjeux également ?  

rebel

Concernant chaque direct, on était en moyenne entre 10 et 70 personnes présentes simultanément sur Facebook (cf. précisions ci-dessous) et sur zoom en général entre 10 et 40 personnes (présence plutôt des panélistes ou membres du collectif). 

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ACTIVITÉS - PAGE FACEBOOK

Du 17 janvier à aujourd’hui : 

439 mentions J’aime la page + 537 abonnés

3318 visites de la page

37728 personnes touchées par nos publications (programme, promo des webinaires, promo quotidienne des événements du jour et du lendemain, vidéos, …)

 

A noter concernant le nombre de vues des vidéos : cela concerne les vues en direct et depuis le jour du webinaire. Cela inclut à la fois les personnes qui ont regardé les vidéos en entier ou en partie et celles qui ont regardé juste quelques secondes lorsque la vidéo apparaissait sur leur fil d’actualité par exemple. Le nombre de vues indiqué pendant le direct concernait le nombre de personnes connectées simultanément et qui a priori avaient cliqué sur la vidéo pour la mettre en plein écran (à titre illustratif, sur certains événements on était à une 10aine de vues indiquées et en même temps près de 20 « J’aime » et 30 partages, le nombre de personnes qui visionnaient le direct était donc visiblement plus important). Il est donc difficile de connaître le nombre exact de personnes qui ont suivi en direct depuis Facebook. 

 

28/01 (FSM)

« ANTICOLONIALISME ET ANTIRACISME - Retour sur l’expérience d’une solidarité en France : la Semaine anticoloniale» 

21 mentions J’aime / 39 partages depuis la page Facebook / 560 vues / 25 commentaires

05/02

« INTRODUCTION DU COLLECTIF D’ORGANISATION DE LA SEMAINE ANTICOLONIALE 2021 » & « PROJECTION DU DOCUMENTAIRE « PRENONS DATTES POUR LA PALESTINE » » & « LES AMIS DU THÉÂTRE DE LA LIBERTÉ DE JÉNINE »

29 mentions J’aime / 31 partages depuis la page Facebook / 1400 vues / 38 commentaires

06/02

« HOMMAGE A GISÈLE FELHENDLER » & « UN MONDE EN LUTTES – Les luttes anticoloniales et antiracistes » 

18 mentions J’aime / 27 partages depuis la page Facebook / 645 vues / 7 commentaires

« PROJECTION DU FILM « THE CONDOR AND THE EAGLE » » & « FEMMES AUTOCHTONES DES AMÉRIQUES EN PREMIÈRE LIGNE CONTRE LES OLÉODUCS ET L’EXPLOITATION DES ÉNERGIES FOSSILES EN DIRECT DE LA RÉSISTANCE »

48 mentions J’aime / 51 partages / 1100 vues / 23 commentaires

07/02

« RACE ET RACISME – De l’esclavage aux sociétés US et ivoirienne contemporaines » 

15 mentions J’aime / 36 partages depuis la page Facebook / 351 vues / 11 commentaires

« DE L’HUILE SUR LE FEU – La « guerre » contre le terrorisme de la France en Afrique » 

36 mentions J’aime / 2800 vues / 33 commentaires

« AGENT ORANGE ET PROCÈS DE TRAN TO NGA, OÙ EN EST ON ? » 

17 mentions J’aime / 115 partages depuis la page Facebook / 836 vues / 10 commentaires

« HOMMAGE À CHEIKH ANTA DIOP »

31 mentions J’aime / 143 partages depuis la page Facebook / 1300 vues / 3 commentaires

08/02

« VÉRITÉ ET JUSTICE POUR CHARONNE »

8 mentions J’aime / 3 partages depuis la page Facebook / 150 vues / 2 commentaires

09/02

« METTRE FIN À L’APARTHEID ISRAÉLIEN – Comment surmonter efficacement les pressions des lobbies sionistes » 

17 mentions J’aime / 9 partages depuis la page Facebook / 247 vues / 14 commentaires

« UNE ÉCOLE À DÉCOLONISER – Des territoires en luttes face au poids du colonialisme au sein de l’institution scolaire. Retour sur des expériences pédagogiques alternatives »

8 mentions J’aime /186 vues

10/02

« L’ALGÉRIE, À NOUVEAU SUR LE DEVANT DE LA SCÈNE »

38 mentions J’aime / 1000 vues / 15 commentaires

« PARCOURS D’UN MILITANT, UN LONG CHEMIN VERS LA PAIX ET LA LIBERTÉ AU PAYS BASQUE »

23 mentions J’aime / 12 partages depuis la page Facebook / 366 vues / 12 commentaires

11/02

« CAMEROUN, TOGO, SAHARA OCCIDENTAL, LA JEUNESSE ORGANISÉE DANS LES LUTTES D’ÉMANCIPATION » 

22 mentions J’aime / 12 partages depuis la page Facebook / 486 vues / 17 commentaires

12/02

AUTOUR DU LIVRE « NOUS VOUS ÉCRIVONS DEPUIS LA RÉVOLUTION TÉMOIGNAGES DE FEMMES INTERNATIONALISTES AU ROJAVA »

16 mentions J’aime / 10 partages depuis la page Facebook / 416 vues / 9 commentaires

13/02

« LA CAMPAGNE BDS AU SERVICE DE LA LUTTE ANTICOLONIALE – Petites victoires et grands combats »

17 mentions J’aime / 12 partages depuis la page Facebook / 669 vues / 37 commentaires
« POUR LA VIE LES ZAPATISTES VISITERONT LES 5 CONTINENTS – Première partie, Un voyage décolonial vers l’Europe pour renverser l’Histoire » 

28 mentions J’aime / 27 partages depuis la page Facebook / 463 vues / 7 commentaires

« SAHARA OCCIDENTAL 137 ANS D’OCCUPATION ACTUALITÉS ET PERSPECTIVES »

75 mentions J’aime / 116 partages depuis la page Facebook / 2600 vues / 110 commentaires 

Association PeopleKonsian

21 ter, rue Voltaire

75011 Paris

Tel : 0613908415

Mail : contact.peoplekonsian@gmail.com

 

people konsian

 

Je reviens de la Zad de Gonesse.

Bonjour tout le monde,  

Des occupants du terrain m’ont demandé de faire passer deux infos: Bernard Loup, fondateur du comité pour la défense du triangle de Gonesse passera au tribunal de Pontoise mercredi 17 février à 9h. Le tribunal statuera sur la demande d’expulsion de la zad demandée par les élus du coin. Ca serait bien de venir au tribunal pour soutenir Bernard et la zad.

Un concert de soutien sera organisé le mercredi 17 février au soir sur Facebook live.

Pour plus d’infos, voir http://ouiauxterresdegonesse.fr

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Carlos Bilongo, coorganisateur du rassemblement du 13 février 2021, à Villiers-le-Bel (JL)

 

Un article de Médiapart du 14/02 sur le triangle de Gonesse :

 

Triangle de Gonesse : «Les transports doivent passer dans les quartiers»

14 févr. 2021 Par Jade Lindgaard

- Mediapart.fr

Abandon de l’extension de l’aéroport de Roissy, ZAD pour défendre les terres agricoles du triangle de Gonesse : la ligne 17 du futur métro du Grand Paris est-elle encore utile ? Un rassemblement pour des transports publics de proximité a réuni environ 150 personnes, samedi 13 février, à Villiers-le-Bel.

À Villiers-le-Bel, dans l’est du Val-d’Oise, on trouve un des plus grands aéroports du monde, Roissy, mais pas de transport de proximité. Pas de tram – il s’arrête à Sarcelles. Pas assez de bus. Et une ligne de RER (D) dont la seule évocation fait soupirer les manifestant·e·s rassemblé·e·s devant la gare Villiers-le-Bel – Arnouville – Gonesse, samedi 13 février. 

Ils et elles réclament des moyens de transport près de chez eux et pas « au milieu d’un champ », résume Ilham, 27 ans, qui met parfois deux heures pour se rendre sur son lieu de travail à Paris, dans le XVIIe arrondissement. Elle détaille : « Sans RER D, je ne peux pas aller travailler. Quand il ne marche pas, je prends le bus jusqu’au RER B. Mais, parfois, trois bus se suivent et après plus rien. »

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 Rassemblement pour des transports de proximité, à Villiers-le-bel, 13 février 2021 (JL).

Une lycéenne du quartier de la Fauconnière, à Gonesse, fait plus court : « On n’a qu’un bus et il passe toutes les cinq heures. » Toutes les cinq heures ? La relance fait éclater de rire sa copine : « Non, en vrai, toutes les 15-20 minutes. Mais c’est galère. On s’est plaint plusieurs fois. » Arsène, 16 ans, en classe de seconde à Garges-lès-Gonesse, décrit : « Le matin, on est serrés dans le bus. Il y a beaucoup de mamans avec des poussettes. Parfois, quand je suis en retard à cause du bus, on ne me croit pas. On me dit qu’il fallait prévoir et partir plus tôt. Des fois, il n’y a pas de bus du tout. Je dois marcher jusqu’à la gare pour prendre le train. » 

Le RER D est d’ailleurs fermé, ce jour-là. Et, comble de malchance, la ligne B ne roule pas bien. Résultat, le porte-parole de l’association des usagers de transport, la Fnaut, arrive en retard, après les prises de parole. Il dit quelques mots dans un froid glacial, alors que les rangs des manifestant·e·s, environ 150 – dont beaucoup d’élu·e·s et de militant·e·s écologistes –, s’éclaircissent. 

Une nouvelle ligne de métro, la 17, est prévue dans le schéma du Grand Paris, entre Saint-Denis et Le Mesnil-Amelot. Elle passerait par le triangle de Gonesse, où la construction d’une gare est programmée alors que des terres agricoles y sont aujourd’hui cultivées. Une ZAD y a été déclarée le 7 février et plusieurs dizaines de personnes occupent une parcelle pour empêcher le démarrage du chantier (voir ici). Cette zone est excentrée, à presque 2 kilomètres de Gonesse et quinze minutes en voiture de Villiers-le-Bel, un samedi d’embouteillages.

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Carlos Bilongo, coorganisateur du rassemblement du 13 février 2021, à Villiers-le-Bel (JL)

Pour Carlos Bilongo, l’un des organisateurs, cette manifestation, « c’est pour demander des investissements dans les transports du quotidien. Toutes les vétustés de la ligne du RER B retombent sur la D. C’est très important d’apporter un accès direct à Sarcelles, et à Villetaneuse pour les étudiants. Rater des entretiens d’embauche ou des examens à cause des problèmes de transport, ça arrive tout le temps. Les transports doivent passer dans les quartiers, au contact avec la population. Le nouveau métro a été conçu dans l’imaginaire d’EuropaCity, en opposant le social et l’environnemental. On ne va pas créer des élites ici avec Auchan. Il faut investir dans la formation ».

Enseignant en économie et gestion à Paris, cet habitant de Villiers-le-Bel de 30 ans défend le projet Carma, porté par les défenseurs du triangle de Gonesse, qui veulent y protéger les terres agricoles et développer une économie de circuit-court alimentaire : « Dans les quartiers populaires, on est très sensibles à l’écologie. C’est pas la consommation qui va nous sauver. On est à un tournant. Nos espaces verts ici, c’est une richesse. Les gens vont faire des pique-niques dans la nature, c’est ça la beauté. » Il réclame l’extension du tramway T5 depuis Sarcelles, plus de bus à haut niveau de service (avec une voie réservée) et une amélioration du RER D.

Pour Khalid Zougagh, militant CGT et coorganisateur du rassemblement, « on vend du rêve aux habitants depuis des années : EuropaCity, avant c’était un circuit de Formule 1, des terrains pour Roland-Garros. Mais il y a l’urgence sanitaire, la précarité et les problèmes de transport. Et on nous met une gare à plus de 2 kilomètres de Villiers-le-Bel et à 1,7 kilomètre de Gonesse. C’est une aberration. Cette urbanisation un peu folle, il faut que ça s’arrête. À Villiers-le-Bel, 40 % des gens ont moins de 20 ans. C’est pas une gare dans les champs qui va les sortir de la précarité ».

[[lire_aussi]]Charlotte, 31 ans, cardiologue à l’hôpital de Gonesse, habite à Villiers-le-Bel. « J’ai entendu parler du triangle de Gonesse. C’est une aberration de vouloir y construire une gare. Carma me paraît une très bonne idée. Ça peut donner une impulsion à ce territoire, sur des valeurs essentielles. » Elle pratique le zéro déchet depuis deux ans, ne va plus au supermarché, n’achète que des habits de seconde main et est adhérente à l’Amap de la ville. « Je vais faire mes courses au marché d’Arnouville, avec mes boîtes. Ça coûte beaucoup moins cher de consommer comme ça. » 

Mamadou, 19 ans, entraîneur de foot et responsable de l’équipe féminine, arbore l’autocollant du « serment de Gonesse » sur son blouson blanc : « Si on détruit les champs, qu’est-ce qu’on va manger ? Ici, c’est une ville délaissée, mais elle a du potentiel. Il y a des champs autour, une forêt. On a des espaces dont on ne profite pas assez. On ne va pas faire que manger dans les fast-foods. » 

«On n’a pas l’intention de se faire voler cette gare»

Cet enclavement des habitant·e·s de l’est du Val-d’Oise est précisément la raison mise en avant par l’État pour construire le tronçon nord de la future ligne 17, entre Pleyel – la future grande gare du Grand Paris à Saint-Denis – et la commune du Mesnil-Amelot, de l’autre côté de l’aéroport. 

Pour les élus locaux, la gare du triangle de Gonesse est un dû, un rattrapage des investissements publics promis mais jamais obtenus (lire ici à ce sujet) : « On n’a pas l’intention de se faire voler cette gare, explique à Mediapart Pascal Doll, maire d’Arnouville et président de la communauté d’agglomération Roissy Pays de France. Il n’est pas question que quelques hurluberlus venus d’on ne sait où empêchent qu’elle ne se fasse. » Pour lui, l’abandon d’EuropaCity « a été un traumatisme ». Quant à l’enjeu de protéger les 280 hectares du triangle de Gonesse, il le balaie d’un revers de la main : « Dans notre Scot [schéma de cohérence territorial, un document juridique sur l’organisation territoriale – ndlr], on a sanctuarisé 16 000 hectares de terres. » Il assure que plusieurs lignes de bus sont à l’étude. « Ce sont des investissements très lourds, ça ne peut pas se faire en un jour. » Sollicitée à plusieurs reprises, la mairie de Villiers-le-Bel n’a pas répondu à nos questions. 

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Rassemblement pour des transports de proximité, à Villiers-le-bel, 13 février 2021 (JL).

Au-delà de la gare du triangle de Gonesse, c’est le tracé de la ligne 17 qui pose question. Sur les six gares encore à construire au-delà du Bourget, une est devenue inutile avec l’abandon du terminal 4 de Roissy, une semble incertaine (celle du triangle de Gonesse) et une doit desservir une toute petite commune, Le Mesnil-Amelot (1 014 habitants en 2017, selon l’Insee).

Toutes les autres stations (Le Bourget, Parc-des-Expositions, Roissy-2) sont déjà desservies par le RER B. Est-il nécessaire de dépenser 2,9 milliards d’euros, soit 7,5 % de tous les investissements du Grand Paris Express, selon une note du Commissariat général à l’investissement en 2015, pour une infrastructure de transports qui ne desservira aucun quartier d’habitation et aucune nouvelle zone d’activités ?

La Fnaut, association des usagers de transports, demande « a minima une remise à plat du tracé actuel de la ligne », explique son porte-parole, Marc Pélissier. Le plan du métro du Grand Paris et la liste de ses 68 gares ont été définis dans le schéma d’ensemble du réseau de transport public du Grand Paris, publié par décret en2011.

« Mais c’était il y a dix ans, beaucoup de choses se sont passées depuis. EuropaCity a été abandonné. Or c’était un très gros générateur de trafic pour cette ligne. La gare du triangle de Gonesse n’a plus de sens. On ne construit pas une gare quand on ne sait pas ce qu’il y aura autour. C’est une zone exposée au bruit où il ne pourra pas y avoir d’habitations. » L’abandon du T4 de Roissiy pourrait justifier une nouvelle enquête publique, estime l’association.  

En 2015, une note du Commissariat général à l’investissement alertait sur la fragilité économique de la ligne 17 : « Il est toutefois nécessaire de mentionner le rôle particulier joué par EuropaCity. » Car « la rentabilité classique [de la ligne 17] est elle-même totalement dépendante de la réalisation d’EuropaCity : si ce centre n’était pas construit, la valeur actuelle “classique” du projet serait réduite de 350 M€ et redeviendrait sans doute négative ». 

La ligne 17 peut-elle survivre à l’abandon du projet d’extension de l’aéroport de Roissy ? Francis Rol-Tanguy, qui a rendu un rapport au gouvernement – resté sans suite – au sujet de l’aménagement du triangle de Gonesse après l’abandon d’EuropaCity, considère qu’« avec l’abandon du T4 et l’absence de vraies perspectives pour l’aérien, il serait bien de surseoir au tronçon Parc-des-Expositions – Roissy-2 et Roissy-4 – Le Mesnil-Amelot »

Triangle de Gonesse

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Rassemblement pour des transports de proximité, à Villiers-le-bel, 13 février 2021 (JL).

Mais pour le ministère des transports, joint par Mediapart, « la ligne 17 garde toute son utilité sans le projet de terminal 4 : d’ailleurs, la gare du T4 Aéroport-Charles-de-Gaulle ne figurait pas dans le projet de la ligne 17 mis au débat public en 2010. Elle a été ajoutée à la demande d’Aéroports de Paris, à titre optionnel dans le schéma approuvé en mai 2011. Sa réalisation était directement conditionnée aux aménagements à réaliser par Aéroports de Paris ». Pour le gouvernement, c’est « une ligne de la vie quotidienne » qui assure la desserte de trois bassins d’emploi majeurs : l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, le parc des expositions de Villepinte et l’aéroport du Bourget. Cette réponse laisse pourtant dans l’ombre le problème de l’éloignement des quartiers d’habitation.

De son côté, la Société du Grand Paris précise avoir étudié « des mesures conservatoires autorisant la réalisation ultérieure d’une gare afin de permettre à la Société du Grand Paris d’attribuer, dès 2022, le 3e lot de génie civil de la ligne 17 entre la gare du T2 et Le Mesnil-Amelot, sans être bloqué par la réalisation du T4 ». Leur objectif reste de mettre en service la ligne 17 jusqu’au Mesnil-Amelot à l’horizon 2030. Bref, officiellement, rien ne bouge.

Plusieurs tronçons de la ligne 17 sont actuellement en chantier, entre Saint-Denis-Pleyel et Le Bourget. Les marchés ont été signés pour le tronçon entre Le Bourget-Aéroport et Parc-des-Expositions. « Pour ce tronçon, les reconnaissances sont en cours et le tunnelier devrait être introduit au Bourget-Aéroport vers le milieu de cette année. Arrêter cela coûterait cher », analyse Francis Rol-Tanguy. Dans son rapport au gouvernement, il préconise la construction d’une ligne 17 bis, qui s’ajouterait à la ligne 17 telle qu’elle est actuellement planifiée, pour passer par la gare existante de Villiers-le-Bel – Gonesse – Arnouville (RER D), et éventuellement une nouvelle gare au niveau de l’hôpital de Gonesse, pour rapprocher le métro des habitant·e·s.

Des discussions interministérielles ont lieu ces jours-ci. Un arbitrage était attendu à Matignon en janvier, mais, mi-février, il n’a toujours pas eu lieu.

 

 

 

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