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20 janvier 2021

ELOI MACHORO MILITANT INDEPENDANTISTE 19 01 21 2/6

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 13 h 39 min

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2ème volet consacré au militant indépendantiste ELOI MACHORO ASSASSINÉ LE 12 JANVIER 1985 par le pouvoir colonial français.

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Éloi Machoro, né dans la tribu de Nakéty située entre les villages de Canala et Thio (Nouvelle-Calédonie) en 1945 et mort le 12 janvier 1985 près de La Foa, est un homme politique français, indépendantiste kanak de l’Union calédonienne (UC) un des partis politiques composants le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) en Nouvelle-Calédonie. Éloi Machoro à également une soeur du nom de Marie-Françoise Machoro

Biographie

1974-1983

Formé au séminaire de Païta, il devient instituteur en 1974. Engagé au sein de l’Union calédonienne qui prend position officiellement pour l’indépendance au congrès de Bourail en 1977 sous la conduite de Jean-Marie Tjibaou, il est élu à l’Assemblée territoriale de Nouvelle-Calédonie sous les couleurs de ce parti cette même année. Il monte bientôt les échelons, devenant en 1981 secrétaire général de l’UC à la suite de l’assassinat de Pierre Declercq à son domicile le 19 septembre. Nationaliste kanak, il souhaitait qu’en Nouvelle-Calédonie « rien ne soit plus comme avant », et incarne alors au sein de ce mouvement la ligne la plus radicale, partisan de l’Indépendance kanak socialiste (IKS) prônée par Jean-Marie Tjibaou, et de sa mise en place par les armes si nécessaires.

1984-1985

Le 18 novembre 1984, à la suite de la formation du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) en remplacement du Front indépendantiste et à l’appel au boycott des institutions et des élections par Jean-Marie Tjibaou, il fracasse une urne d’un coup de hache dans la mairie de Canala et dénonce ainsi le système électoral qui selon lui avantagerait les anti-indépendantistes[réf. nécessaire]. Le 1er décembre 1984, Jean-Marie Tjibaou forme un gouvernement provisoire de la République socialiste de Kanaky, et Éloi Machoro en devient le ministre de la Sécurité. On a dit qu’Éloi Machoro était le chef de guerre des indépendantistes, mais ce jugement est faux, Machoro n’a participé à aucune opération ayant provoqué des blessés ou des morts. Il a pris au piège une opération héliportée de gendarmerie, a escorté les gendarmes au poste de Thio, puis leur a rendu leurs armes

Il prend le contrôle du village. Les habitants de Thio rapportèrent des humiliations subies pendant le siège : des pressions psychologiques, maltraitance physiques. Elles furent révélées sous l’anonymat des victimes mais restent encore à prouver juridiquement. Beaucoup de personnes craignaient des exactions violentes s’ils se prononçaient contre les indépendantistes. Les immigrants d’origine wallisienne et tahitienne ainsi que les Mélanésiens non-indépendantistes étaient particulièrement vulnérables. Le seul décès mentionné est celui du boucher de Thio, qui se noya en tentant de s’échapper par la rivière. Après la fin du siège, le 12 décembre 1984, une vague de réfugiés fut évacuée vers Nouméa.

 

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Témoignage à lire dans le cadre du web-documentaire : Nouvelle-Calédonie, la décolonisation en marche

L’un des trois petits chefs (autorité coutumière des tribus) de Nakéty, Marc Fifita-Ne, 60 ans, a suivi le parcours d’Eloi Machoro jusqu’à sa mort. A travers ses souvenirs, c’est tout le déroulé des événements de 1984-85 qui se dessine :

« En 1984, il y a eu un vote pour le statut Lemoine. Nous on a prôné le boycott de cette élection. A Nakéty, y a pas eu de vote, ils ont séquestré le gars qui tenait le bureau. Après, on est restés là, tous les jeunes, jusqu’à 3 h 30, puis on s’est dit, ‘allez on monte à Canala’. Là-bas, à la mairie, le vieux [Machoro], il est rentré avec son tamioc [hache], et il a cassé l’urne. Après on est revenu. Les gens avaient un peu voté sur le territoire, surtout à Nouméa, pour appliquer la loi Lemoine, mais lui il voulait le boycott actif.

La nuit, on est restés à la mission, et lui il faisait marcher sa tête, il cherchait quoi faire. Il a dit, on va taper la SLN [Société le nickel] à Thio. La SLN, c’est la ressource. On a décidé de partir avec tous les jeunes de Canala, la nuit à Thio. (…) Il y avait mon oncle à Thio. L’ancien chef a donné du tabac à mes frères, il leur a dit ‘allez dire à l’oncle que vous venez combattre à Thio’. Mes deux frères lui ont donné la coutume [tradition kanak consistant à faire un don à la personne qui vous accueille], et on est restés loger chez lui. L’oncle a tiré sur un taureau [à cette époque, les caldoches, propriétaires de vastes terrains, possédaient de grands troupeaux de bétail] qui était là devant nous, et on a préparé à manger. On est restés à Thio pendant tout le mois de septembre, d’octobre, de novembre, presque trois mois à boucler Thio, à crever Thio, comme ça la mine de la SLN était coupée de Nouméa, et les gens [les Caldoches] partiraient.

Après en décembre, des gens [du FLNKS] sont venus nous dire de lever le siège. Mais à Hienghène, ils avaient tué les frères de Tjibaou, c’était la fusillade de Tiendanite [10 Kanak de la tribu de Jean-Marie Tjibaou, un des principaux leaders indépendantistes, tués le 5 décembre 1984 par des Caldoches. En pleine négociation avec les loyalistes et l'Etat, Tjibaou ordonne malgré tout la levée des barrages indépendantistes]. Yéyé [Yéwéné Yéwéné, proche de Jean-Marie Tjibaou], il est venu nous voir pour lever le barrage, mais le vieux [Machoro], il a dit non, le combat continue. Après, avec les gens de Nakéty, on est partis vers La Foa pour couper tout le sud du pays.

On a fait des équipes de douze, au moins vingt équipes. Eloi, il a trouvé des mecs de La Foa, des blancs, pour qu’on aille [se cacher] chez eux. Mon équipe, elle était en retrait, dans les tribus de Koindé et Ouipoin, on devait sortir au dernier moment. Les mecs de La Foa devaient sortir en premier pour couper le pont, ils avaient de la dynamite pour ça, pour couper la Calédonie entre le Nord et le Sud. (…) Puis les gens de Thio sont venus, mais à la sortie de Boulouparis, ils ont tiré sur le fils Tual [Yves Tual, jeune Caldoche tué dans sa ferme le 11 janvier 1985. L'événement déclenche une émeute loyaliste dans la nuit à Nouméa]. C’est là que la gendarmerie a commencé à nous rechercher, les jeunes et les vieux de Nakéty.

Ils sont venus en hélico, et ils nous ont trouvé à Dogny [dans une ferme à quelques kilomètres de La Foa]. Dans la nuit, ils se sont préparés, sont montés dans la forêt, ont bouché toutes les entrées, ils nous cernaient. Ils ont amené le contingent des [gendarmes] mobiles. Le matin, ils ont commencé à tirer le gaz lacrymogène. Y a un vieux commandant ou un général qui est venu, il nous a donné les sommations. On était tous alignés autour de la propriété. Le vieux Eloi, il a commencé à sentir qu’il allait se passer quelque chose. Le capitaine a dit : ‘Rendez-vous, sinon on va rentrer’. Nous, on veut pas se rendre. Le vieux Eloi pointe le commandant et il dit : ‘je tire, je vais tirer sur sa tête à lui là’. Le vieux Marcel [Nonaro], son compagnon, lui dit ‘non non mon frère, ils vont rien faire, ils vont pas rentrer, c’est une propriété privée’. Eloi s’est détendu un peu.

Après, deuxième sommation, ‘vous vous rendez ou on rentre’. Le vieux épaule son fusil. Marcel dit non, il faut pas tirer. Nous, on était une soixantaine, tous alignés autour de la maison, les gendarmes mobiles, le GIGN, ils étaient partout autour, il y avait trois Puma qui volaient. J’ai vu que trois GIGN avaient grimpé sur une petite ligne de crête, au fond de la forêt. Il y avait plus de bruit, rien, ils avaient arrêté les tirs de lacrymogène, et nous on était debout, et on se demandait ce qui allait se passait.

Après 20 ou 30 minutes, on a entendu ‘clac clac’, et seulement ‘pouf’, ils avaient mis des silencieux. Un mec a crié : ‘hé, ils ont tiré sur le vieux Eloi’. J’ai vu le vieux papa tourner comme ça, il s’est penché, j’ai lâché mon fusil, j’ai couru vers lui, je l’ai attrapé, on est tombé sur le capot d’une voiture. Il a mis sa tête ici [sa poitrine]. On était comme ça, assis là, avec le vieux Marcel debout à côté. Un mec de La Foa a attaché un tricot blanc sur un fusil et il a crié ‘on se rend, on se rend, on se rend !’. Et j’ai entendu le deuxième coup. J’ai vu le vieux Marcel quitter le sol, il a parlé, il a dit ‘voilà ma fin’ [en langue vernaculaire], et il est retombé. Le vieux Eloi, il a mis du temps à mourir, parce qu’ils ont pas touché son cœur. Moi je sentais que c’était chaud partout, c’est le sang qui coulait. J’ai dit ‘Papa ça va ? Papa ? Papa ? Ca va ?’, j’ai crié ‘Au secours, au secours, vous avez abattu le papa, il faut lui porter secours maintenant, il est blessé’. On est resté là 5 ou 7 minutes, puis le vieux, il est parti. Un mec est venu avec son revolver, il m’a dit ‘lâche-le et sors sinon je t’éclate la tête aussi’. J’ai lâché le vieux, je l’ai posé par terre, et puis je suis parti.

Voilà comment on l’a tué le 12 janvier à 6 heures du matin à Dogny, c’est comme ça qu’on a vécu son histoire. Aujourd’hui le 12 janvier, on fait toujours une commémoration sur sa tombe. Mais les jeunes, ils savent pas, ils pensent qu’il faut aller chercher des endroits à brûler, c’est pour ça qu’il y a toujours des problèmes ici. Quand le 12 janvier arrive, on sait qu’il va y avoir des engins cassés, des voitures brûlés… C’est comme ça chez les générations qui ont pas vu comment le vieux faisait sa politique. »

Angela Bolis

 

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Réduire les incompréhensions marquées qui séparent indépendantistes et loyalistes , faire bouger les lignes et relancer l’usine du Sud en lui apportant des garanties, telle est la volonté de l’Etat. En Nouvelle-Calédonie, c’est tout le secteur du nickel qui est fragilisé.

Alain Jeannin • Publié le 17 janvier 2021 à 13h18, mis à jour le 18 janvier 2021 à 07h29

Les trois usines du Territoire sont, soit à l’arrêt soit au ralenti. Et de fortes pluies ont entravé l’activité minière. La situation préoccupe aussi le marché des matières premières, car la Nouvelle-Calédonie est le cinquième producteur mondial de nickel.

Les faits

La vente, par le géant minier brésilien Vale de son usine d’hydrométallurgie du nickel au sud de la Nouvelle-Calédonie, est l’enjeu d’un bras de fer et de deux stratégies industrielles qui opposent loyalistes et indépendantistes calédoniens. L’Etat joue les arbitres et s’efforce de consolider le projet de reprise du site industriel. La participation minoritaire du négociant Suisse Trafigura est toujours envisagée.

Et puis, il y a la situation difficile de la SLN, dont l’usine à Nouméa est la première productrice mondiale de nickel pour l’acier, mais tourne au ralenti, tout comme l’usine du Nord (KNS).

Une vague de violences et des dégradations ont suivi, en décembre, la confirmation par le géant minier brésilien Vale de la vente de son usine d’hydrométallurgie du nickel en province-Sud de la Nouvelle-Calédonie. Vale a choisi le consortium Prony Resources qui associe des intérêts calédoniens majoritaires au troisième négociant mondial de matières premières. Les indépendantistes s’y opposent et veulent une autre solution, sans Trafigura.

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Complexe industriel de Goro Nickel & Cobalt (Usine du Sud) en Nouvelle-Calédonie • ©AFP

Pression et mobilisation

Pour faire pression sur l’Etat, des militants ont ralenti la production minière de la SLN, organisant la gestion de la pénurie, ce qui pénalise lourdement l’usine de Nouméa, dont les résultats s’amélioraient. La SLN est le symbole de l’industrie calédonienne. Née en 1880, elle fut à l’origine du développement de Nouméa et du Territoire, dans les conditions particulièrement dures de l’époque. Ce passé est révolu. La SLN, creuset d’une société calédonienne plurielle, est aujourd’hui détenue à 34 % par la Nouvelle-Calédonie. Dans la mémoire collective calédonienne, elle occupe une place comparable à Renault dans l’hexagone.

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L’usine de ferronickel SLN (ERAMET) de Doniambo en Nouvelle-Calédonie • ©Alain Jeannin

Situation préoccupante 

« La situation de la SLN est extrêmement préoccupante », reconnaissait très récemment la direction du groupe français Eramet (dont l’Etat est actionnaire). L’entreprise, premier employeur du Territoire, est la victime collatérale du conflit lié à la vente et à la reprise de Vale Nouvelle-Calédonie (l’usine du Sud). Eramet n’exclut plus l’ouverture d’une procédure collective pour sa filiale calédonienne, alors qu’elle commençait à ressentir les effets positifs de son plan de sauvegarde. Le 14 janvier, des salariés de la SLN ont manifesté, réclamant « le droit de travailler ».

Le collectif dénommé « Usine du Sud – Usine Pays » et l’Instance coutumière autochtone de négociations (Ican), émanations du FLNKS, sont en première ligne de la mobilisation indépendantiste contre la cession de l’usine du Sud et de sa ressource, la grande mine de nickel et de cobalt de Goro, en première ligne aussi des pressions assumées et exercées contre la SLN.

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De la poudre de nickel pour les batteries électriques; L’usine du Sud en produit aussi. • ©Alain Jeannin

Deux groupes Suisses face à face

Le FLNKS dénonce et refuse la présence en Nouvelle-Calédonie d’un « prédateur capitaliste ». Le négociant suisse Trafigura est visé. Il participe pour 25 % au consortium Prony Resources porté par la Province Sud (loyaliste). Il sera chargé de commercialiser le nickel auprès des producteurs de batteries pour les véhicules électriques.

Dans le nord du Territoire, les indépendantistes calédoniens sont associés à Glencore qui détient 49 % de leur « usine-pays » (l’usine du Nord) et commercialise le nickel du Koniambo. Les deux négociants suisses sont concurrents dans la bataille pour l’accès aux ressources en nickel. L’arrivée de Trafigura en Nouvelle-Calédonie ne fait pas forcément plaisir à Glencore…

Le business n’a pas de couleur politique

Parmi ses investissements internationaux, Trafigura est associé dans une coentreprise minière avec le gouvernement socialiste de Cuba. Il a investi dans une grande mine de nickel en Finlande, en partenariat avec le gouvernement social-démocrate finlandais. Une usine hydrométallurgique de nickel, destinée aux batteries des voitures électriques est en construction.

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Le négociant Glencore détient 49 % de l’usine du Nord. • ©AFP
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Le négociant Trafigura devrait détenir 25 % de l’usine du Sud • ©AFP

Nouvelle proposition ?

Leur premier partenaire financier, le conglomérat coréen Korea Zinc, ayant renoncé, les indépendantistes calédoniens ont annoncé préparer une nouvelle offre alternative, un nouveau montage qui porterait les intérêts calédoniens dans l’usine du Sud à hauteur de 100 %. Pour financer l’opération, des prêts de l’Etat seraient sollicités, les Provinces calédoniennes impliquées. Un nouveau partenaire industriel serait envisagé; il pourrait s’agir d’un important groupe chinois spécialisé dans l’hydrométallurgie du nickel. « Actuellement, la SMSC (les Provinces calédoniennes ndlr) a 5 %, c’est l’opportunité pour nous de faire d’abord une transition à 100 %. Et ensuite, de pouvoir proposer au futur partenaire industriel, qui va participer au projet, les 49 % restants », a indiqué Pierre Chanel Tutugoro, membre du bureau politique du FLNKS, à Nouvelle-Calédonie la 1ère. Les loyalistes calédoniens ont réagi et ont dénoncé une idée « abracadabrantesque, sortie du chapeau », selon la Présidente de la province Sud, Sonia Backès.

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Collaborateur de l’usine du Sud (Vale-NC) sur la mine de nickel-cobalt de Goro en Nouvelle-Calédonie • ©AFP

4 usines, 4 acteurs internationaux

Le minerai de nickel du Territoire est déjà exploité par quatre usines qui dépendent toutes de groupes multinationaux. Le plus ancien est le français Eramet qui détient encore la majorité de la SLN, aux côtés des trois provinces calédoniennes et de l’Etat. Les trois autres usines ont comme actionnaires, – le négociant et industriel suisse Glencore qui exploite l’usine du Nord (KNS) avec la Sofinor, société minière proche des indépendantistes -, le conglomérat coréen Posco qui exploite une usine en Corée du Sud avec du minerai calédonien, dans le cadre d’une coentreprise (NMC) toujours avec les indépendantistes, enfin le géant minier brésilien Vale, partenaire majoritaire de la province Sud, qui souhaite vendre sa grande usine hydrométallurgique de nickel et de cobalt.

Un consortium calédonien 

Le repreneur choisi par Vale, le consortium Prony Resources, a volontairement choisi de limiter à 25 % la part du négociant Suisse Trafigura, quand elle est de 49 % pour son concurrent Glencore dans l’usine du Nord. « Il ne faut pas que les multinationales soient majoritaires, sinon elles pillent la ressource du pays », cette remarque d’André Dang, le PDG de la société minière des indépendantistes (Sofinor), l’un des deux stratèges avec Paul Néaoutyine de la stratégie nickel de la province Nord, est toujours d’actualité.

Mais, la présence de Glencore, d’Eramet, de Vale et peut-être demain de Trafigura assure aux usines calédoniennes  outre la commercialisation du nickel, la garantie d’un apport d’argent frais, un soutien indispensable en cas de crise et de baisse des cours…

La France toujours en soutien

L’Etat pourrait entrer au capital de Prony Resources, ou faciliter des garanties bancaires pour permettre le redémarrage de l’usine du Sud. C’est le pari que fait Sébastien Lecornu. Le Ministre des Outre-mer suit le dossier de très près. Avec, pour horizon proche le troisième référendum sur l’indépendance, l’an prochain. Une mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie, présidée par Gérard Larcher, le Président du Sénat doit entendre prochainement les différents acteurs de la filière nickel.

Sénastien Lecornu

Sébastien Lecornu, Ministre des Outre-mer • ©Xosé Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Résumé

les trois usines du Territoire ont de nombreux atouts, mais elles ne peuvent plus, pour le moment, les valoriser. Elles sont dans une impasse politique ou industrielle. Pour ajouter aux difficultés, de fortes pluies ont ralenti les exportations de minerai. La Nouvelle-Calédonie n’a pas profité de la hausse de 9 % du nickel depuis le début de l’année 2021. A 18.000 dollars la tonne, les usines du Territoire ont perdu, et vont encore perdre, plusieurs milliards de francs Pacifique.

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Usine du Nord – Koniambo Nickel (KNS) – Nouvelle-Calédonie • ©Alain Jeannin

 

 

 

 

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