ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

9 novembre 2020

98 LE CRIC Mantes la Ville 23 05 2017

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 11 h 24 min

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ça booste recevait Romain du CRIC Collectif de Réflexions et d’Initiatives Citoyennes

Ça booste sous les pavés, Mantes-la-Ville 3 ans après

 

Mardi dernier Squale recevait Romain Carbonne dans son émission « Ça booste sous les pavés » pour discuter du CRIC, de Mantes-la-Ville, du FN et de politique.

Vous pouvez écouter l’émission sur le site de Radio libertaire (FM 89.4).

 

RAPPEL DES FAITS QUI ONT VU UNE VILLE OUVRIERE ET TRADITIONNELLEMENT A GAUCHE BASCULE DANS LA FANGE FN. Soixante ans que la gauche était au pouvoir à Mantes-la-Ville. La SFIO (Section française de l’internationale ouvrière), puis le Parti socialiste, puis le Parti communiste français, puis de nouveau le PS. Et il y a eu mars 2014. Un « cataclysme », selon les personnalités politiques locales. « Même si le contexte du Parti socialiste au niveau national n’était pas bon, on n’aurait jamais imaginé que le Front national pouvait passer à Mantes-la-Ville », analyse Annette Peulvast, ancienne maire PS, entre 1995 et 2008.

Et le contexte des socialistes au niveau local ? Pas très glorieux, aux dires des habitants… Pas une personne rencontrée lors du reportage diffusé ci-dessus qui ne mentionne la guerre que se sont livrée les deux candidates PS aux dernières élections municipales : Annette Peulvast contre Monique Brochot, maire PS de 2008 à 2014. « Des diffamations, des insultes, des messages anonymes, une vraie campagne d’humiliation venant des deux cotés », affirme une habitante, rencontrée lors d’une réunion d’un collectif de réflexion citoyenne. « On est tous responsables » de la division de la gauche et de la victoire du Front national, avoue Monique Brochot, avec maintenant huit mois de recul.

Mais elle est bien la seule à faire son mea culpa. « Si je ne m’étais pas portée candidate, mes électeurs auraient voté Front national », persiste Annette Peulvast. Du côté d’Éric Visintainer, candidat de droite, la gauche est entièrement responsable de cet exploit frontiste. Et, pour Fabrice Andreella, autre candidat de la droite, « aucun accord n’était possible au second tour pour se rassembler contre Cyril Nauth ». À la veille du second round électoral, l’impasse était totale. Les électeurs de gauche étaient déboussolés par deux listes concurrentes et les électeurs de droite se retrouvaient sans consigne de vote. Le lendemain, Cyril Nauth remportait la bataille avec à peine 30,26 % des voix.

Consultez notre dossier : Mantes-la-Ville : portrait d’une ville FN

Les projets concrets du nouveau maire FN de Mantes-la-Ville se comptent sur les doigts d’une main. Baisse des subventions pour les associations, nettoyage des tags, annulation des baptêmes républicains, disparition du drapeau européen sur le fronton de la mairie, et gel d’un projet de salle de prière pour la communauté musulmane.

« Le nouveau maire ? Mais il ne fait rien du tout, il attend », affirme un habitant, rencontré sur la place du marché, un dimanche matin. Et il attend quoi ? Depuis mars dernier, Cyril Nauth attendait le rendu d’une décision de justice. Juste après les élections municipales de mars dernier, l’opposition socialiste avait fait un recours en annulation de l’élection. Peine perdue, le recours a été rejeté le 28 octobre dernier. Cyril Nauth est bien le nouveau maire de Mantes-la-Ville.

Le maire compte-t-il désormais accélérer les chantiers ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, beaucoup d’habitants de cette petite commune située dans les Yvelines, presque juxtaposée à sa voisine plus médiatique, Mantes-la-Jolie, sont très impatients de le voir agir. « Laissons-lui sa chance, l’étiquette ne veut rien dire », lâche une dame, sac de courses à la main. « Le FN à Mantes-la-Ville ? Ça ne me choque pas, avoue un jeune, écouteurs dans les oreilles. Ça fait du changement. À eux maintenant de gérer. S’ils gèrent bien, tout va bien. Mais s’ils gèrent mal, ça deviendra plus compliqué »… Après plus de 60 ans de règne de la gauche à la mairie, les habitants de Mantes-la-Ville veulent surtout que « ça bouge ».

Dominé par Emmanuel Macron, le Front national s’en tire finalement plutôt bien à Mantes-la-Ville, seule commune d’Ile-de-France qu’il dirige. Avec 2 289 voix (soit 38 % des suffrages exprimés), il bat même son « record » des municipales de 2014 où il en avait récolté 2 027. Une progression de presque 10 % qui démontre « qu’on continue à convaincre plus de monde », se félicite le maire, Cyril Nauth.

 

Quelques minutes avant les résultats, son premier adjoint Laurent Morin avait fait de ces fameuses 2 027 voix un objectif à dépasser. « C’est un bon résultat, de nouveaux électeurs ont voté FN pour la première fois à Mantes-la-Ville », veut-il retenir à l’issue de leur proclamation.

 

Une analyse à nuancer toutefois : au 1er tour, le parti est resté dans la moyenne locale avec près de 1 800 suffrages recueillis. « S’il y avait une vraie satisfaction à la gestion Bleue Marine, on l’aurait vu avant », tranche Eric Visintainer, conseiller municipal LR.

 

Dans la couronne bleue qui entoure désormais Mantes-la-Ville, le Front confirme son ancrage. Il arrive en tête à Flacourt, un village où il réalise régulièrement de gros scores, frôle l’égalité à Follainville-Dennemont et réalise une percée spectaculaire à Bonnières-sur-Seine avec presque 45 % des voix. En revanche, il échoue lamentablement à Mantes-la-Jolie avec moins de 20 %. Des chiffres scrutés à la loupe chez les Républicains de la huitième circonscription qui ont fait du FN leur adversaire le plus sérieux aux législatives des 11 et 18 juin.

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