ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

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15 juillet 2020

Hommage aux artistes DCD 3ème volet 14 07 20

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 19 h 17 min

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Cette émission est le 3ème volet en hommage aux artistes, musiciens, compositeurs, chanteurs, interprètes DCD depuis le 1er janvier 2020. Prévu initialement pour une diffusion sur Radio Libertaire le 07/07 puis le 14/07 cela n’a pu se faire. Au sommaire de l’émission nous entendrons Alan Merril, Aurlus Mabele, Adam Lyons Schlesinger, Hector  (Jean-Pierre Kalfon), Bill Withers, Wallace Roney, Bill Rieflin, Oscar Chavez et Neil Ellwood Peart. 4ème et dernier volet la semaine prochaine.

Retrouvez l’émission sur:

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ou

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3ème Volet

Alan Merril, né Allan Preston Sachs le 19 février 1951 dans le Bronx (New York) et mort le 29 mars 2020 de la pandémie de covid-19 à Manhattan (New York), est un chanteur du groupe anglo-américain The Arrows, connu pour son tube « I Love Rock ‘n’ Roll » (1975). Il est chanteur, guitariste, auteur, acteur et modèle. Au début des années 1970, Merrill a été le premier occidental a être reconnu comme étoile populaire au Japon. Il a été le co-auteur et chanteur leader de la première version de la chanson anglophone « I Love Rock ‘n’ Roll », qui a été enregistrée par The Arrows en 1975. Merrill était initialement un chanteur et guitariste, mais a aussi joué d’autres instruments: guitare basse, harmonica, et claviers.

Merrill est né dans le quartier du Bronx, dans la ville de New York, le fils de deux musiciens de jazz, la chanteuse Helen Merrill et le joueur de saxophone/clarinetre Aaron Sachs. Il a étudié au Aiglon College en Suisse de 9 ans à 13 ans, une école British boarding . A son retour aux Etats-Unis, il a été inscrit dans différentes écoles de New York et de Los Angeles, et à la Sophia University (un centre de echerche universitaire université privé Jésuite à Tokyo, Japan). Il commence sa carrière semi professionnelles à New York City à l’âge de 14 ans en jouant dans Greenwich Village’s Cafe Wha? avec la bande(s) The Kaleidoscope, The Rayne, and Watertower West. Les groupes ont joué en club au cours des années 1966–1968.

Alan Merril est mort le dimanche 29 mars 2020, à l’âge de 69 ans, du coronavirus, à Manhattan (New York).

Aurlus Mabélé, né le 26 octobre 1953 à Brazzaville et mort le 19 mars 2020 à Paris, est un chanteur et compositeur congolais. Figure de la rumba congolaise, il était une légende du soukouss (style musical originaire de la région du Congo).

Aurlus Mabélé est né le 26 octobre 1953 à Brazzaville dans le quartier de Poto-Poto en République du Congo. Il s’appelle en réalité Aurélien Miatsonama.

En 1974, ensemble avec ses pairs tels que Jean Baron, Pedro Wapechkado et Mav Cacharel, il fonde le groupe Les Ndimbola Lokole.

Parti se perfectionner en Europe, il fonde, en 1986, avec Diblo Dibala et Mav Cacharel, le groupe Loketo. Il crée alors le soukous dont il sera proclamé « roi », d’où le slogan « c’est Aurlus Mabele le nouveau roi du soukous ».

En 25 ans de carrière, il aura vendu plus de 10 millions d’albums dans le monde et il aura contribué à faire connaître le soukous hors des limites du continent africain.

Souffrant des suites d’un AVC depuis cinq ans, il a organisé avec le groupe Loketo des concerts avec succès aux Antilles entre mai et juin 2009.

Accompagné par des guitaristes talentueux, il a fait danser toute l’Afrique par des musiques avec ses rythmes typique du soukous (Africa Mousso, La Femme ivoirienne, Embargo, Betty, Asta De, Evelyne, Loketo, etc.).

Aurlus Mabélé est mort le jeudi 19 mars 2020, à l’âge de 66 ans, du coronavirus, à Paris (France).

Adam Lyons Schlesinger est un auteur-compositeur et producteur américain né le 31 octobre 1967 à Manhattan et mort le 1er avril 2020 à Poughkeepsie. Il est également bassiste des groupes Fountains of Wayne (dont il est le cofondateur) et Ivy, mais aussi propriétaire d’une maison de disques et d’un studio d’enregistrement à New York. Il est l’auteur de nombreuses bandes originales pour le cinéma et la télévision.

Adam Schlesinger a composé la chanson titre pour le film de Tom Hanks That Thing You Do!. En 1997, le morceau est sélectionné aux Oscars, aux Golden Globes et aux Satellite Awards dans la catégorie meilleure chanson originale. Stacy’s Mom, une autre de ses compositions enregistrée pour l’album Welcome Interstate Managers de Fountains of Wayne, a été sélectionnée aux Grammy Awards en 2003. En 2007, il signe la bande originale du film Le Come-Back (Music and Lyrics). Adam Schlesinger a également collaboré avec d’autres grands noms du rock américain comme Bowling for Soup sur le titre High School Never Ends ou encore The Click Five pour leur hit Just A Girl.

Il était Executive Music Producer (producteur délégué de la musique) de la série télévisée américaine Crazy Ex-Girlfriend sur le réseau The CW. Il a composé des chansons pour la série.

Adam Schlesinger est mort le mercredi 1er avril 2020, à l’âge de 52 ans, du coronavirus, à Poughkeepsie (USA, État de New York).

Hector, nom de scène de Jean-Pierre Kalfon, surnommé « le Chopin du twist », né le 20 octobre 1946 à Paris et mort le 19 février 2020 à Pont-l’Abbé, est un chanteur français des années 60, leader du groupe de rock Médiators, il était connu pour son sens de la provocation et ses chansons « Whole Lotta Shakin’ Goin’ On » (1963) ou « Peggy Sue » (1963).

Son groupe s’appelle « les Médiators ». En 1964, Hector et ses Médiators se séparent mais Hector continue en solo.

Hector écrit une grande partie des textes de ses chansons en partenariat avec Jean Yanne et Gérard Sire. Il adapte aussi des titres de Screamin Jay Hawkins (Hong Kong).

Le personnage est presque autant connu comme provocateur que comme chanteur. Après s’être fait reprocher d’être resté couvert devant le drapeau, il s’en ouvre à Jean Yanne qui lui propose d’aller « se faire cuire un œuf sur la flamme du Soldat inconnu ». Hector s’exécute, causant ainsi une certaine agitation autour de lui (avec intervention d’une voiture de police).

Il passe à l’Olympia en même temps que les Animals, en faisant monter sur scène pour être dans le ton « quatre poules et deux canards » en guise d’accompagnateurs (en plus de ses cuivres).

Jacques Dutronc lui rend hommage dans un numéro de Salut les copains, en le présentant comme « le champion de la provocation ».

Hector est mort le mercredi 19 février 2020, à l’âge de 73 ans, d’un cancer, à Pont-l’Abbé (France, Bretagne).

Bill Withers, né le 4 juillet 1938 à Slab Fork (Virginie-Occidentale) et mort le 30 mars 2020 à Los Angeles, est un auteur-compositeur-interprète américain, actif de la fin des années 1960 au milieu des années 1980. C’est un des plus célèbres représentants de musique soul et l’un des plus repris. Il a composé des dizaines de tubes et d’hymnes générationnels. Il est connu pour ses chansons « Ain’t no sunshine » (1971), « Lean On Me » (1972) ou « Lovely Day » (1977).

Bill Withers perd son père à l’âge de 13 ans. À 17 ans, il s’engage dans l’United States Navy, y passe neuf ans, puis s’installe à Los Angeles en 1967. Il travaille le jour dans une usine Ford et joue la nuit dans des juke joints. À ses débuts dans le monde de la musique, il a gardé son travail chez Ford, convaincu que le show business est imprévisible, et qu’il n’est qu’un novice comparé à d’autres artistes noirs tels que The Temptations ou Sammy Davis Jr..

Bill Withers enregistre 9 albums entre 1971 et 1985. Son premier succès vient avec son hit Ain’t No Sunshine, sur l’album Just As I Am avec le label Sussex Records en 1971. Son second album Still Bill, également un succès commercial, contient le hit single Lean on Me. Son album live Bill Withers, Live at Carnegie Hall, encensé par les critiques, date de 1973. On peut citer parmi ses titres les plus populaires Use Me, Lovely Day (en), Just the Two of Us, qu’il interprète avec le saxophoniste de jazz Grover Washington, Jr..

Le 9 juin 2005, Withers est introduit dans le Songwriters Hall of Fame avec David Porter, Isaac Hayes, Steve Cropper, Robert B. Sherman, Richard M. Sherman et John Fogerty.

Bill Withers est mort le lundi 30 mars 2020, à l’âge de 81 ans, de complications cardiaques, à Los Angeles (USA, Californie

Wallace Roney, né le 25 mai 1960 à Philadelphie et mort le 31 mars 2020 à Paterson, est un trompettiste américain de jazz. Il fut un proche de Miles Davis, qui a aussi exploré le free, le funk et la fusion.

Wallace Roney a étudié à l’université Howard de Washington et au Berklee College of Music.

Il fait partie des Jazz Messengers d’Art Blakey au début des années 1980 puis du quintet de Tony Williams. En 1991, il joue avec Miles Davis au festival de Jazz de Montreux. À la mort de Miles Davis, Roney fait une tournée à sa mémoire avec Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter et Williams. Pour son album A Tribute to Miles, il est récompensé par un Grammy Award.

Wallace Roney était marié avec la pianiste Geri Allen jusqu’au décès de celle-ci le 27 juin 2017 à Philadelphie. Ils vivaient à Montclair dans le New Jersey.

Wallace Roney est mort le mardi 31 mars 2020, à l’âge de 59 ans, du coronavirus, à Paterson (USA, New Jersey).
Herbie Hancock – piano, calliope Wayne Shorter – saxophone Wallace Roney – trumpet Ron Carter – bass Tony Williams – drums 0:00 Miles Davis – So What 12:12 Ron Carter – R.J. 19:43 Herbie Hancock – Little One 32:43 Wayne Shorter – Pinoccio 40:05 Miles Davis – All Blues 55:23 Tony Williams – Elegy 1:09:35 Wayne Shorter – Orbits/Paraphernalia

William Frederick Rieflin dit Bill Rieflin, est un musicien américain né le 30 septembre 1960 à Seattle (État de Washington)et mort le 24 mars 2020 dans la même ville. Il fut le batteur de R.E.M., de Ministry et de King Crimson. Il est l’un des fondateurs du label de musique indépendant First World Music. Batteur du groupe R.E.M. de 2003 à leur séparation en 2011, il a également travaillé pour de nombreux groupes et musiciens de rock, rock progressif, rock indépendant, rock industriel et metal industriel. Parmi les plus connus figurent Ministry, Revolting Cocks, LAND, KMFDM, King Crimson, Pigface qu’il a cofondé avec Martin Atkins, Swans, Chris Connelly ou encore Nine Inch Nails.

Bill Rieflin commence sa carrière professionnelle dans sa ville de résidence, Seattle, où il est batteur du groupe The Telepaths en 1975. Il rejoint ensuite le groupe The Blackouts constitué, outre Bill, de son frère Raymond Rieflin, Paul et Roland Barker et Erich Werner. La formation se sépare et Paul Barker rejoint le tout jeune groupe de rock industriel d’Al Jourgensen, Ministry. Bill Rieflin collabore avec Jourgensen sur le premier album de son projet annexe, Revolting Cocks : Big Sexy Land, sorti en 1985. Il participe ensuite à l’élaboration d’un des plus grands succès commerciaux de Ministry, The Land of Rape and Honey.

C’est lors de la tournée In Case You Didn’t Feel Like Showing Up qu’il rencontre Martin Atkins. Ils font une partie des concerts à deux batteries et commencent à planifier la création d’un groupe de grande envergure qui permettrait à de nombreux musiciens de se rencontrer et de collaborer. Son travail au sein de Ministry se poursuit jusqu’au milieu des années 1990. Rieflin n’est cependant jamais crédité comme membre du groupe à part entière et se contente de figurer dans les musiciens additionnels. Il relève donc, lors d’une interview, que son départ du groupe lors des sessions d’enregistrement de l’album Filth Pig n’a rien d’officiel, lui-même n’ayant jamais été officiellement membre.

Disposant de plus de temps libre, Bill Rieflin aide Atkins à mettre sur pied le projet Pigface, collectif rock industriel qui réunit plusieurs centaines d’artistes, se lie d’amitié avec Chris Connelly et fonde son propre label, First World Music. Tout comme Connelly, Rieflin s’éloigne régulièrement de ses racines industrielles. Ils collaborent ainsi sur plusieurs enregistrements, dont deux, The Ultimate Seaside Companion et Largo, donnent à Rieflin l’occasion d’exercer ses talents de claviériste.

uLe fait de vivre à Seattle offre à Bill Rieflin l’opportunité de se tisser un réseau de contacts avec d’autres acteurs majeurs de la scène musicale dite progressive, dont Robert Fripp et Trey Gunn du groupe de rock King Crimson, Scott McCaughey des Young Fresh Fellows, Sascha Konietzko de KMFDM et Peter Buck de R.E.M..

Fripp contribue à Birth of a Giant, premier album solo de Bill Rieflin, sur lequel ce dernier prend pour la première fois la place de chanteur principal. Les improvisations enregistrées lors des séances de travail sont plus tard reprises pour constituer un second album, The Repercussions of Angelic Behavior.

Bill Rieflin apparaît sur la majorité des enregistrements de KMFDM sortis depuis la seconde moitié des années 1990 jusqu’en 2003. Il est crédité comme batteur, programmeur, chanteur et claviériste. Il est en outre bassiste du groupe en 2002, lors de la tournée de promotion de l’album qui marque leur retour, ATTAK et participer en 2001 à l’album WTF?! de KMFDM.

Il travaille comme batteur avec la formation de McCaughey, The Minus 5, dans laquelle Peter Buck fait parfois des apparitions. C’est ainsi qu’il se voit offrir une place au sein de R.E.M., qui n’a plus de batteur permanent depuis 1997, année du départ de Bill Berry. Le groupe l’emmène sur la tournée Around the Sun et annonce que Rieflin joue pour une durée indéfinie. Il reste au sein de la formation jusqu’à la dissolution du groupe en 2011. Entre temps, il participe à la fois aux prestations live d’R.E.M. en tant que batteur, mais également aux derniers enregistrements du groupe comme dans l’album Collapse Into Now où il s’illustre à la fois à la batterie, au bouzouki, au clavier et à la guitare. Néanmoins, celui-ci est une fois de plus crédité comme musicien additionnel.

Jusqu’à la fin 2004, Bill Rieflin tient un blog. Il y fait part de ses occupations quotidiennes, de son moral, des péripéties de ses deux chats, Pim et The Egg et fait indirectement référence à ses collègues du monde de la musique.

L’un des derniers projets en date de Bill Rieflin est un travail en collaboration avec Toyah Wilcox sous le nom de The Humans. Le duo a fait une série de concerts en Estonie à l’automne 2007. En 2011, il participe à la réalisation de l’album studio des Humans intitulé Sugar Rush. En 2017, il participe au Double Quatuor de King Crimson. Marié à l’artiste Francesa Sundsten , il résidait à Seattle.

Bill Rieflin est mort le mardi 24 mars 2020, à l’âge de 59 ans, à Seattle (USA, État de Washington).

Óscar Chávez (né le 20 mars 1935 à Colonia Portales (Mexico, Mexique) et mort le 30 avril 2020 dans la même ville) est un chanteur, acteur et compositeur mexicain, célèbre pour l’interprétation de divers genres musicaux populaires de son pays et de l’Amérique latine. Il est connu au Mexique pour ses chansons engagées principalement contre le gouvernement et la droite. Il a soutenu musicalement l’Armée zapatiste de libération nationale.

Óscar Chávez est né à Colonia Portales mais a passé la majeure partie de son enfance et de son adolescence à Santa María la Rivera.

Il a étudié à l’École de théâtre de l’Institut national des beaux-arts, puis a poursuivi ses études à l’Université autonome du Mexique.

Alors que le théâtre, le cinéma et la poésie constituaient une partie importante de sa vie, c’est la musique qui est devenue sa priorité. Ainsi, de 1963 à 1995, le compositeur mexicain a sorti plus de 50 albums, dont 20 en studio.

Le 28 avril 2020, lors de la pandémie de covid-19, il est admis à l’hôpital 20 de Noviembre à cause de difficultés respiratoires sévères.

Óscar Chávez est mort le jeudi 30 avril 2020, à l’âge de 85 ans, du coronavirus, à Mexico (Mexique). Ayant des antécédents de tabagisme à l’origine de problèmes respiratoires chroniques, il meurt d’une pneumonie le 30 avril. Des tests post-mortem démontrent qu’il avait contracté le covid-19, qui a été l’élément déclencheur de la pneumonie qui lui a été fatale. Le jour de sa mort, les réseaux sociaux mexicains sont remplis d’hommage. La Secrétaire à la Culture Alejandra Frausto Guerrero publie sur Twitter : « Une voix qui lutte ne s’éteint jamais, merci Óscar Chávez, ta vie a été un voyage digne de toi. Mes condoléances les plus sincères à sa famille, ses amis et ses compagnons de lutte et de chanson. » La maire de Mexico Claudia Sheinbaum tweete aussi « Hasta siempre Óscar Chávez. De nombreux souvenirs continueront à nous accompagner. Nous avons grandi en écoutant tes chansons toujours proches des mouvements sociaux ».

Neil Ellwood Peart, O.C., né le 12 septembre 1952 à Hamilton, en Ontario et décédé des suites d’un cancer du cerveau le 7 janvier 2020 à Santa Monica Californie, est un musicien et auteur canadien. Il est principalement connu pour être le batteur et le principal parolier du groupe rock progressif Rush. Peart joint Rush en 1974, en remplacement de John Rutsey. Tôt dans sa carrière, il ancre son style dans le hard rock. Son inspiration vient en grande partie des batteurs sur le devant de la scène britannique, comme Keith Moon et John Bonham. Au fur et à mesure des années, il oriente son style vers le jazz dans la lignée de Gene Krupa et Buddy Rich. Neil Peart a reçu de nombreuses récompenses pour ses performances musicales et est réputé pour ses talents techniques et son énergie. Il a aussi publié plusieurs livres au sujet de ses voyages.

Peart naît dans la ferme familiale à Hagersville, près de Hamilton en Ontario. Il déménage à l’âge de deux ans à Saint Catharines, tout près de la frontière américaine. Peart décrit son enfance comme heureuse, dans une famille unie. Jeune adolescent, il s’intéresse à la musique et acquiert une radio avec laquelle il écoute de la pop sur les radios canadiennes et américaines.

Il débute dans la pratique musicale avec quelques leçons de piano, dont il dira dans sa vidéo éducative A Work In Progress qu’elles n’ont pas vraiment eu d’impact sur lui. Comme il a l’habitude de jouer avec des baguettes chinoises sur divers objets dans la maison, ses parents lui achètent pour ses 13 ans une paire de vraies baguettes, un pad d’entraînement, quelques leçons, et lui font la promesse de lui acheter un vrai kit de batterie s’il s’entraîne pendant au moins un an…

Pour ses 14 ans, il reçoit donc une batterie complète et commence à prendre des cours au conservatoire. Il monte pour la première fois sur scène la même année au spectacle de Noël de son école. Il se produit ensuite avec son premier groupe, The Eternal Triangle, à l’école secondaire de Lakeport. Au cours de ce spectacle, ils interprètent une composition intitulée LSD Forever, et Neil fait son premier solo.

Peart obtient un travail à Lakeside Park, une fête foraine au bord du lac Ontario, ce qui lui inspirera plus tard une chanson du même titre sur l’album Caress of Steel. Il joue dans plusieurs groupes locaux comme Mumblin’ Sumpthin’, the Majority et JR Flood. Ces groupes répètent dans des sous-sols ou des garages, et jouent dans des églises, des écoles secondaires ou des arénas de patinage à roulettes dans les villes environnantes.

À dix-huit ans, Peart part pour Londres dans l’espoir d’y faire progresser sa carrière de musicien. Il participe à plusieurs groupes et travaille occasionnellement comme musicien de studio, mais pour subsister, il doit se resigner à vendre des babioles aux touristes dans un magasin de souvenirs.

Pendant son séjour à Londres, il découvre l’œuvre de l’écrivain objectiviste Ayn Rand. Ses travaux auront sur lui une influence philosophique majeure, l’inspirant par ses nombreux traités sur l’individualisme et l’objectivisme. On peut trouver des références à la philosophie de Rand dans les paroles du morceau Anthem de l’album Fly by Night en 1975, Freewill sur Permanent Waves en 1980 et 2112 sur l’album éponyme.

Après dix-huit mois d’impasse et déçu par son manque de progrès, Peart suspend ses ambitions de devenir un musicien professionnel quitte l’Angleterre et retourne à Saint Catharines où il travaille pour son père dans la vente de pièces pour tracteurs.

Peu après son retour au Canada, une connaissance mutuelle encourage Peart à auditionner pour le groupe Rush. Originaire de Toronto, ce groupe joue dans des bars du sud de l’Ontario et cherche un nouveau batteur à la suite du départ de John Rutsey. À la surprise du groupe, Neil Peart arrive en short dans une vieille voiture déglinguée avec sa batterie rangée dans des poubelles. Celui-ci croit avoir raté l’audition mais Geddy Lee s’aperçoit qu’il partage avec lui les mêmes goûts littéraires et musicaux. Alex Lifeson, pour sa part, a une opinion nettement moins favorable envers Peart mais Lee parvient tout de même à le convaincre que son côté déchaîné, au style anglais inspiré de Keith Moon des Who, est exactement ce dont le groupe a besoin.

Peart rejoint officiellement le groupe le 29 juillet 1974, deux semaines avant leur première tournée américaine. Il se procure une batterie « Slingerland » avec laquelle il joue au premier concert, en première partie de Uriah Heep et Manfred Mann, devant 11 000 personnes au Civic Arena à Pittsburgh en Pennsylvanie, le 14 août 1974.

Peart s’intègre rapidement au groupe et ayant déjà écrit plusieurs chansons, les deux autres membres, qui n’avaient jamais trop aimé écrire, lui reconnaissent ce talent et font de lui le principal parolier. Le groupe ne rencontre pas de problème lors des enregistrements, mais doit maintenant apprendre à vivre sur la route.

Le premier album du groupe, Fly by Night, en 1975, est un réel succès. Ils remportent un Juno Award, alors que leur album suivant, Caress of Steel, dans lequel le groupe avait placé beaucoup d’espoir, est très mal accueilli à la fois par les fans et la critique. En réponse à cette réaction négative, qui visait principalement la longue épopée en face B, The Fountain of Lamneth, Peart compose le titre 2112 sur l’album éponyme en 1976. L’album, en dépit de l’indifférence de la maison de production, leur permet de percer aux États-Unis. Une tournée accompagne la sortie de l’album, avec comme point culminant les trois concerts donnés au Massey Hall à Toronto. Peart, qui avait rêvé de cet événement alors qu’il se produisait dans les bars du sud de l’Ontario, y est présenté par Lee comme le « professeur de batterie ».

Neil Peart retourne en Angleterre pour la tournée européenne de Rush, puis le groupe s’installe aux Rockfield Studios au Pays de Galles pour l’enregistrement de l’album suivant, A Farewell to Kings (1977), puis y retourne en 1978 pour la suite, Hemispheres, qu’ils écrivent entièrement dans le studio. L’enregistrement de cinq albums en quatre ans et les 300 concerts par an épuisent le groupe, qui décide d’avoir désormais une approche différente. Peart décrit cette période comme un « tunnel sombre ».

À partir de ce moment, la carrière de Neil Peart tourne presque exclusivement autour de Rush.

En 1992, Neil Peart est invité par la fille de Buddy Rich, Cathy Rich, à jouer à New York au Buddy Rich Memorial Scholarship Concert, un concert organisé pour offrir des bourses d’études à de jeunes batteurs. Bien qu’au premier abord il soit intimidé par la demande, il accepte et joue pour la première fois avec le Buddy Rich Big Band, mais part avec l’impression que sa performance laissait à désirer. Il décide alors de produire deux albums en hommage à Buddy Rich, intitulés Burning for Buddy: A Tribute to the Music of Buddy Rich en 1994 et 1997.

Début 1997, Peart et Cathy Rich recommencèrent à discuter d’un second concert en hommage à Buddy. Peart décide alors d’améliorer encore son style de swing en prenant des leçons, cette fois avec un autre élève de Freddie Gruber (en), Peter Erskine, lui-même professeur de Steve Gadd. Le 18 octobre 2008, Peart se produit au Buddy Rich Memorial Scholarship Concert à New York.

Juste après la fin de la tournée de Rush Test For Echo Tour, le 10 août 1997, sa fille unique, Selena Taylor de dix-neuf ans, meurt dans un accident de la route près de Brighton en Ontario. Jacqueline Taylor, sa femme depuis 22 ans, meurt d’un cancer seulement dix mois plus tard, le 20 juin 1998. Neil Peart affirme cependant que sa mort est le résultat d’un « cœur brisé » qui a engendré « un suicide lent par apathie. Elle n’en avait juste plus rien à faire. »

Dans son livre Ghost Rider: Travels on the Healing Road, Peart décrit comment il a annoncé à son groupe, lors de l’enterrement de Selena : « considérez-moi à la retraite ». Il prend ses distances pour faire son deuil et réfléchir. Il part alors pour un grand voyage à travers l’Amérique du Nord sur sa moto BMW, parcourant 88 000 km. Une fois son voyage terminé, Peart décide de retourner dans le groupe. Il écrit Ghost Rider: Travels on the Healing Road, une chronique de son parcours géographique et sentimental.

Pendant une visite à Los Angeles le photographe Andrew MacNaughtan, un ami de longue date, qui lui présente la photographe Carrie Nuttall qu’il épousera le 9 septembre 2000. En juin 2009, Peart annonce sur son site qu’ils attendent leur premier enfant. Olivia Louise Peart naît le 12 août 2009.

Début 2001, Neil Peart annonce qu’il est prêt à recommencer les enregistrements et les concerts. Rush sort en 2002 l’album Vapor Trails. Au début de la tournée associée à cet album, il est décidé par les membres du groupe que Peart ne participerait pas aux interviews quotidiennes organisées avec la presse locale de chaque ville visitée. En effet, il n’était pas nécessaire pour eux d’exposer Neil à un flux continu de questions à propos des événements tragiques de sa vie.

Depuis son retour dans le groupe, Peart a retrouvé une vie de musicien à plein temps. Le groupe sort un EP de reprises en 2004, Feedback, puis leur dix-huitième album Snakes & Arrows en 2007, tous suivis de tournées supplémentaires en 2004, 2007 et 2008.

Peart meurt le 7 janvier 2020 d’un cancer au cerveau, après trois ans et demi de lutte contre la maladie.

Neil Peart est mort le mardi 7 janvier 2020, à l’âge de 67 ans, d’un cancer du cerveau, à Santa Monica (USA, Californie).

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