ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

25 juin 2020

HOMMAGE AUX ARTISTES DCD DEPUIS JANVIER 2020 2ème VOLET 23 06 20

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 20 h 44 min

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Hommage aux artistes, interprètes, chanteurs, musiciens DCD depuis le 1er janvier 2020. L’idée est venue à la suite de la disparition de musiciens que j’appréciais suite au covid, du coup en cherchant les artistes qui avaient disparus je me suis aperçu qu’ils étaient nombreux à être partis soit lié au covid, à l’age, ou de maladies x ou y et que les médias mainstream n’en parlaient pas. En leur rendant hommage c’est une façon de ne pas les oublier complètement. Donc dans ce 2ème volet, on entendra Idir, Manu Dibango, Renée Claude, Bohannon, Dave Greenfield, Kenny Rodgers, Millie Small, Graeme Allwright, Lionel D. Je m’excuse auprès des auditeurs de Radio Libertaire car il semblerait qu’un bug a squezzé 20mn du début de l’émission. Vous avez l’intégralité de l’émission. en vous connectant sur:

 

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2ème volet

Idir de son vrai nom Hamid Cheriet, né le 25 octobre 1949 à Ait Yenni,commune de la Wilaya de Tizi Ouzou en Algérie, mort le 2 Mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris des suites d’une longue maladie,est un chanteur, auteur-compositeur-interprète et musicien algérien kabyle. Il est l’un des principaux ambassadeurs de la chanson kabyle. Idir ne se destinait pas à la chanson. Mais un de ses premiers titres, A Vava Inouva, (en kabyle) devient rapidement dans les années 1970 un tube planétaire, le premier grand tube venu directement d’Afrique du Nord. Sa carrière est marquée par une irruption soudaine sur le devant de la scène, puis une éclipse volontaire d’environ une dizaine d’années à partir de 1981. Ses albums solo sont rares, quatre en quatre décennies. Mais l’œuvre d’Idir a contribué au renouvellement de la chanson berbère, et a apporté à la culture berbère une audience internationale.

Fils de berger, né dans le village d’Aït Lahcène, village perché sur les monts du Djurdjura, son milieu familial est imprégné de la tradition et de la culture berbère. « J’ai eu la chance d’avoir une grand-mère et une mère poétesses », indique-t-il à un journaliste, « on venait de loin pour les écouter. J’ai baigné dans l’atmosphère magique des veillées où l’on racontait des contes et des énigmes. Dans une société de culture orale, la valeur du mot est immense. La capacité à ciseler les mots, à inventer des images, est aujourd’hui encore très prisée chez nous ».

Idir entreprend des études de géologie et se destine à une carrière dans l’industrie pétrolière algérienne. En 1973, sa carrière musicale commence par hasard, à Radio Alger. Il remplace au pied levé la chanteuse Nouara, qui devait interpréter une berceuse qu’il lui avait composée. Il interprète cette berceuse qui va devenir son premier succès radiophonique, Rsed A Yidess qui signifie « Que vienne le sommeil ». Il enregistre ce titre ainsi qu’un second, A Vava Inouva (« Mon papa à moi »), en 45 tours. Puis part faire son service militaire de deux ans. La chanson commence à se répandre en Algérie, puis sort des frontières. Officier dans une petite caserne, il s’écoute sur les ondes algériennes et étrangères.

En 1975, il monte à Paris, appelé par la maison de disque Pathé Marconi qui veut produire son premier album. Le titre A Vava Inouva est devenu un tube planétaire, diffusé dans 77 pays et traduit en 15 langues. Une version française est interprétée par le duo David Jisse et Dominique Marge en 1976. Cette chanson kabyle, avec simplement des voix et guitares, est considérée comme le premier grand tube venu directement d’Afrique du Nord. Il représente l’affirmation d’une certaine identité, le retour à des racines ancrées très profondément dans l’histoire de Kabylie. Il faut attendre 1976 pour que sorte ce premier album A Vava Inouva, sur lequel on trouve le titre éponyme.

Après ce succès, Idir écrit à nouveau et enregistre Ayarrach Negh (« À nos enfants »), un album qui sort en 1979. Il enchaîne sur une longue série de concerts. Mais cet homme discret ne se reconnaît pas dans le monde du show-biz même s’il aime composer, ce qu’il fait pour d’autres. En conséquence, il choisit de s’éclipser après cette série de concerts, une dizaine d’années environ, tout en donnant quelques rares récitals.

Sa carrière est relancée avec la sortie d’une compilation en 1991 de dix-sept chansons de ses deux premiers albums. Après un long procès contre son ancien producteur, Idir obtient la possibilité de ré-enregistrer ses titres comme le fameux A Vava Inouva. Fort de cet appui discographique, il revient donc sur le devant de la scène et passe au New Morning à Paris du 7 au 9 février 1992, ce qui lui vaut de nombreux éloges et la reconnaissance de ses pairs. Pour la première fois, la critique lui attribue le statut de précurseur de la world music.

L’année suivante, paraît chez Blue Silver un nouvel album : les Chasseurs de lumière où il chante ses thèmes de prédilection, l’amour, la liberté et l’exil (qu’il connaît puisqu’il est installé dans la région parisienne depuis 1975). Il introduit à côté des darboukas, flûtes et guitare acoustique, qui donnent une touche de modernité. On peut entendre aussi la voix d’Alan Stivell sur le duo (Isaltiyen). Idir donne ses chansons à écouter au public de l’Olympia à Paris les 26, 27 et 28 juin 1993.

En 1996, Idir sort une réédition de son tout premier album, 20 ans après : A Vava Inouva. Idir participe aussi au concert hommage rendu à Lounès Matoub, chanteur Kabyle, assassiné en 1998.

Le véritable retour discographique d’Idir se fait avec Identités en 1999, l’album hommage qui réunit de nombreux artistes de Manu Chao (A Tulawin (Une algérienne debout)) à Dan Ar Braz en passant par Maxime Le Forestier ou Karen Matheson pour un A Vava Inouva 2, mais aussi Zebda, Gilles Servat, Geoffrey Oryema et l’ONB. Idir rassemble ici ceux qui prônent l’ouverture culturelle ainsi que la reconnaissance des racines propres à chacun. En décembre, Idir a tout autant d’invités lors des deux soirées qu’il donne à l’Olympia. Autour de lui se succèdent Frédéric Galliano, le guitariste Thierry Robin et l’ONB.

La diversité culturelle, il la défend à nouveau en 2001 au cours du 21e Printemps berbère organisé au Zénith parisien, manifestation qui célèbre la culture berbère. Cette soirée de fête est renouvelée plus tôt que prévu, le 8 juillet 2001, toujours sous la houlette de Idir, lorsque de violentes émeutes ravagent la Kabylie. Le chanteur organise à cette occasion un grand concert toujours au Zénith de Paris où devant une salle pleine, de nombreux artistes soutiennent la révolte du peuple kabyle face au pouvoir central algérien.

En mai 2002, la maison de disques met sur le marché une compilation de nombreux titres de l’artiste : Deux rives, un rêve. Elle offre la possibilité d’écouter des inédits dont un titre écrit par Jean-Jacques Goldman, (Pourquoi cette pluie ?) qui évoque le terrible déluge qui s’est abattu sur la ville d’Alger en novembre 2001.

Idir entame une nouvelle tournée le 20 septembre 2002 au Zénith de Paris, avant de partir sur les routes jusqu’en décembre de la même année. En 2004, il signe une tribune dans le journal Libération, avec de nombreux artistes, intellectuels et scientifiques du Maghreb, et au-delà, pour « retrouver la force d’une laïcité vivante ».

En 2005, encouragé par sa maison de disques, Idir sort un CD live et un double DVD : Entre scènes et terres, qui concorde avec ses trente ans de carrière. Une façon originale de présenter cet homme discret aux valeurs fortes. Un documentaire déroule son parcours, de la Kabylie aux scènes du monde entier. L’occasion pour lui de « faire un bilan avant de passer à autre chose ». Il se produit le 9 avril 2006 sur la scène de la Cité de la musique à Paris. Un concert donné dans le cadre d’un cycle « chanteurs kabyles » où figurent aussi Akli D ou Takfarinas.

En 2007, en pleine campagne présidentielle française, Idir signe un album non politique mais républicain : La France des couleurs. L’album, « défend les couleurs de la France » comme aime à le répéter l’artiste lui-même. Sur cet album, il invite la jeune génération à composer avec lui des chansons autour de ce thème qui lui est cher, l’identité. De nombreux artistes comme Akhenaton, Grand Corps Malade, Zaho et beaucoup d’autres posent ainsi textes, rage et sensibilités aux côtés du tonton kabyle.

Pendant l’été de la même année, Idir fait en solo, une tournée hexagonale. Le 18 mars 2012, sa mère décède à l’âge de 96 ans d’une maladie.

Un nouvel album paraît le 4 février 2013, le même jour qu’un grand concert à l’Olympia avec en première partie la jeune chanteuse Nabila Dali. Ce nouvel opus, Adrar Inu (« Ma montagne »), est un retour aux sources, une œuvre intimiste, la plus personnelle de son répertoire. Il comprend notamment un titre consacré à la mémoire de sa mère. Mais pour autant, il inclut également l’adaptation d’un air britannique du xviie siècle, Scarborough Fair, une reprise d’un tube des Who (disponible uniquement en téléchargement), et un morceau de Beethoven.

En octobre 2017 il annonce qu’il va revenir chanter en Algérie lors d’une date unique : le 4 janvier 2018 (pour le nouvel an berbère Yennayer). Ce concert, qui aura lieu à la coupole d’Alger, marquera, après une absence de 38 ans, son retour sur scène en Algérie.

En janvier 2019, un concert est organisé sur la scène de l’AccorHotels Arena à Paris pour fêter le Nouvel An Berbère, Yennayer 2969. Ce concert réuni les trois stars de la chanson kabyle, Aït Menguellet, Allaoua et Idir pour la première fois.

Idir est mort le samedi 2 mai 2020, à l’âge de 70 ans, des suites d’une longue maladie, à l’hôpital Bichat à Paris (Paris).

Emmanuel N’Djoké Dibango (dit Manu Dibango, surnommé Papagroove ou Papa Manu) est un saxophoniste et chanteur camerounais de world jazz né le 12 décembre 1933 à Douala (Cameroun) et mort le 24 mars 2020 à Paris des suites du Covid-19. Il est connu pour sa chanson « Soul Makossa » (1972).

Né à Douala dans un milieu protestant, au printemps 1949, il débarque à Saint-Calais (Sarthe) pour poursuivre ses études avec seulement 3 kilos de café pour les payer. Ensuite étudiant à Chartres, puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz et y apprend le piano ; mais c’est à Reims où il prépare le baccalauréat qu’il s’initie au saxophone et commence à se produire dans les boîtes au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956.

Différents contrats le mènent à Bruxelles où il rencontre Coco, sa femme et mère de sa fille Georgia, Anvers et Charleroi où son jazz s’africanise au contact du milieu congolais dans l’ambiance de l’accession du Congo belge à l’indépendance en 1960. Grand Kalle l’engage dans son orchestre et ils enregistrent plusieurs disques qui remportent le succès en Afrique et les amènent à Léopoldville où Manu lance le twist en 1962. En revanche, le retour au Cameroun en 1963 est difficile et il regagne la France.

En 1967, Manu Dibango trône à la tête de son premier Big Band. Il crée et développe son style musical novateur et urbain pour une série d’émissions télévisées, « Pulsations » à la demande de Gésip Légitimus, producteur TV. Ainsi, il fut mis en relation avec Dick Rivers et Nino Ferrer, vedettes de l’époque ayant aussi participé aux émissions de Gésip Légitimus, qui l’engagent successivement.

En 1969, il enregistre des compositions personnelles qui lui font renouer avec le succès africain. En 1972, la face B d’un 45 tours, Soul Makossa (notamment samplé sur Wanna Be Starting Something de Michael Jackson et Please don’t stop the music de Rihanna – voir ci-dessous), fait la conquête des États-Unis et lui vaut d’y faire une tournée. Ses accents africains passionnent les musiciens noirs d’Amérique.

Le 9 novembre 1976, c’est la naissance de son fils Michel, puis, 6 ans plus tard, le 26 novembre 1982, de sa fille Marva.

Dans les années 1980, il accompagne notamment Serge Gainsbourg.

En 1992, Yves Bigot (FNAC Music) lui propose d’enregistrer Wakafrika, un album de reprises des plus grands tubes africains avec la crême des artistes africains et des musiciens internationaux. L’album, dont George Acogny assura la réalisation et Philippe Poustis la production exécutive, paraîtra dans le monde entier. Projet ambitieux de réunification musicale de l’Afrique, Manu revisite le patrimoine de la chanson en invitant les ténors Youssou N’dour sur Soul Makossa, King Sunny Ade sur Hi-Life, Salif Keïta sur Emma, Angélique Kidjo et Papa Wemba sur le très beau Ami Oh ! sans oublier Peter Gabriel, Sinéad O’Connor, Dominic Miller (guitariste de Sting) et Manu Katché (entre autres) … Le single, « Biko » (avec Alex Brown, Peter Gabriel, Ladysmith Black Mambazo, Geoffrey Oryema et Sinéad O’Connor) sera remixé à Atlanta par Brendan O’Brien.

En 1997, il créé le festival Soirs au Village (du titre d’une de ses chansons) dans la ville qui l’a accueilli, Saint-Calais. Ce festival a lieu tous les ans depuis.

En 2000, le chanteur guadeloupéen Luc Léandry l’invite sur le titre « Bondié bon » extrait de son album Peace and love.

En 2003, il devient grand-père pour la première fois d’un petit Mylian Emmanuel, puis plus récemment en 2008 d’une petite-fille prénommée Maïa.

Il est le parrain officiel de la vingtième édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) du 24 février au 3 mars 20071.

Le 3 février 2009, il décide d’attaquer les maisons de disques de Michael Jackson et Rihanna (Sony BMG, Warner et EMI) pour avoir utilisé sans autorisation le thème de Soul Makossa. Le tribunal a donné sa décision le 17 février 2009 en déboutant sur la forme le chanteur camerounais. Le fond de l’affaire sera jugé ultérieurment. Dans les années 1980, Manu Dibango avait trouvé un accord financier avec Michael Jackson pour l’utilisation de sa chanson dans l’album Thriller, mais l’interprète de Billie Jean a, par la suite, autorisé Rihanna a utiliser la musique de Dibango pour le titre Don’t Stop the Music.

Le 8 septembre 2015, la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Michaëlle Jean, nomme Manu Dibango Grand Témoin de la Francophonie aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Rio 2016.

Le 2 juillet 2016, il passe en vedette au premier Jazz Festival de Port-Barcarès. Sa famille indique qu’un hommage lui sera rendu après la période de confinement.

Il est hospitalisé le 18 mars 2020 à la suite d’une infection par le coronavirus.

Manu Dibango est mort le mardi 24 mars 2020, à l’âge de 86 ans, du coronavirus, à Paris (France).

Renée Claude est une chanteuse et actrice canadienne québécoise née le 3 juillet 1939 à Montréal (Québec) et morte le 12 mai 2020 dans la même ville. Avec 50 ans de carrière et 20 albums studio, Renée Claude a marqué l’histoire musicale canadienne avec des titres comme « Tu trouveras la paix » (1971) ou encore « Viens faire un tour » (1970).

Née Renée Bélanger à Montréal le 3 juillet 1939, Renée Claude débute très jeune dans le métier. Elle suit des cours de piano à l’école de musique Vincent-d’Indy pendant plusieurs années, de même que des cours d’art dramatique avec le comédien Paul Hébert ainsi que des cours de chant avec Alphonse Ledoux. En 1955, alors qu’elle n’a que 16 ans, elle remporte le premier prix du concours radiophonique Les Découvertes de Billy Munro à la station CKVL, à Verdun.

Il lui faut attendre 1960 avant de faire ses débuts à la télévision, à l’émission Chez Clémence, de la Société Radio-Canada. Sur scène, c’est à Québec, à La Boîte à chansons, qu’elle fait ses premiers pas. Elle chante alors surtout les grands noms de la chanson française, en particulier les Léo Ferré, Georges Brassens, Jacques Brel, Gilbert Bécaud et Ricet Barrier, mais très tôt, elle se tourne vers les auteurs québécois, en commençant par Jean-Pierre Ferland qui lui écrit, avec le pianiste Pierre Brabant, la chanson La Marquise coton. Toujours de Ferland et Brabant, elle interprète Feuille de gui à Bruxelles en Belgique, au concours « Chansons sur mesure », et elle remporte le premier prix de l’année 1962. La chanteuse a définitivement fait son entrée dans le monde de la chanson québécoise, et son nom commence à se faire connaître auprès du public.

En 1963, Renée Claude signe un contrat chez Sélect et fait paraître un premier album incluant les titres suivants : La Marquise coton, Les Gens de la tournée, Vingt ans, Mon ange et Ce grand amour. Elle enregistre un deuxième album en 1964 (Pendant que, La Mélisa, Funambule…), puis un troisième en 1965 (Tu es noire, Qui donc me fera ma chanson ?…) et un quatrième en 1966 (Le Mal d’amour, Une vie, Les Gens de mon pays…), toujours sous étiquette Sélect, et pendant ce temps, elle accumule les honneurs (Tu es noire de Stéphane Venne et François Dompierre remporte le prix de la meilleure chanson de l’année 1965, style chansonnier, au Festival du disque, participation au Festival de Sopot en Pologne, deuxième participation au concours « Chansons sur mesure », etc.).

Parallèlement à cela, elle anime aux côtés d’Hubert Loiselle l’émission radiophonique Pour ceux qui s’aiment en 1965, et donne des concerts à l’Auditorium Le Plateau en 1964 et à la Comédie-Canadienne en 1966. À preuve que Renée Claude est devenue au fil des ans une artiste respectée par ses pairs, la boîte à chansons Le Patriote décerne depuis 1965 le trophée Renée-Claude à l’interprète qui s’y est le plus distingué au cours de l’année.

L’année 1967 en est une charnière pour Renée Claude et marque un tournant majeur dans sa carrière. Elle passe chez Columbia et connaît son premier grand succès avec l’album et la chanson Shippagan de Michel Conte. Elle se fait de plus en plus présente sur les scènes du Québec (Le Patriote, la Comédie-Canadienne…) et effectue une tournée québécoise aux côtés de Jacques Brel. Elle est même invitée à The Tonight Show et reçoit, en 1968, le trophée de la meilleure interprète au Gala des artistes, prix qu’elle recevra encore en 1969 et en 1970.

En 1969, elle change à nouveau de maison de disques et signe cette fois un contrat avec Barclay, où elle restera jusqu’en 1974 pour de nombreux disques. Elle lance alors les albums Renée Claude (1969), Le Tour de la terre (1969), Le Début d’un temps nouveau (1970), Tu trouveras la paix (1971), Je reprends mon souffle (1972), Ce soir je fais l’amour avec toi (1973) et Les Grands Succès Barclay (1973). Collaborant de plus en plus avec l’auteur-compositeur Stéphane Venne, devenu pour elle un ami, Renée Claude connaît un immense succès avec les chansons C’est notre fête aujourd’hui, Le Tour de la terre, La Rue de la Montagne, Tu trouveras la paix, Le Début d’un temps nouveau, C’est toi, c’est moi, c’est lui, c’est nous autres, Quand le temps tournera au beau, T’oublier, t’oublier et Sais-tu que je t’aime depuis longtemps. Travaillant également avec Michel Conte qui lui signe la splendide chanson Viens faire un tour, elle se voit remettre le premier prix du concours « La Clé d’Or » en 1970, grâce à ce titre. Cette même année, elle représente la Société Radio-Canada au Festival d’Athènes, en Grèce, puis elle chante à l’exposition universelle d’Osaka, au Japon, ainsi qu’à la Place des Arts de Montréal avec l’orchestre symphonique. Elle se rend en URSS, au Théâtre des Variétés de Moscou ainsi que dans plusieurs autres villes du pays, pour des tournées en 1971 et 1972, et participe au Festival de Caracas, au Venezuela.

Avec ses longs cheveux noirs, son look de bohémienne et son allure désinvolte, Renée Claude incarne alors l’esprit libertaire, féministe, tel qu’il prenait son essor dans les années 1970. Elle est aussi la première chanteuse à atteindre les meilleures positions du palmarès avec du matériel québécois original, et non pas des traductions de chansons américaines, comme cela se faisait si couramment à l’époque.

Outre Stéphane Venne, qui a fait de Renée Claude, d’Emmanuëlle et d’Isabelle Pierre ses trois muses, il y a le jeune auteur Luc Plamondon qui s’intéresse de près à la carrière de Renée Claude. Malgré ses nombreuses occupations auprès de Diane Dufresne, Plamondon trouve le temps dès 1972 d’écrire des textes pour Renée. Parmi ceux-ci, notons Cours pas trop fort, cours pas trop loin, C’est pas un jour comme les autres, Berceuse pour mon père et ma mère, et surtout La Bagomane et Ce soir je fais l’amour avec toi (sur des musiques de Michel Robidoux) et Un gars comme toi (sur une mélodie de Germain Gauthier). Elle interprète également des compositions de Christian Saint-Roch : Si tu viens dans mon pays, Vous qui vivrez demain et Le monde est fou.

Renée Claude est la première à enregistrer Le monde est fou, en 1973, chanson dont un fragment est devenu Hymne à la beauté du monde popularisé par la suite par Diane Dufresne en 1979, et endisqué également par Isabelle Boulay, plus récemment, en 1998. Luc Plamondon avait écrit Le monde est fou à la suite d’un événement troublant : l’immolation publique par le feu de la poète Huguette Gaulin à la Place Jacques-Cartier, dans le Vieux-Montréal, en 1972. Cette femme de seulement 28 ans criait à tue-tête « Vous avez détruit la beauté du monde » en cet instant tragique où elle disait adieu à la vie et l’idée est ainsi venue à Luc Plamondon de faire de cette phrase une chanson bouleversante.

Plus populaire que jamais, Renée Claude enregistre ses albums avec les musiciens du Ville Émard Blues Band et elle se produit à la Place des Arts à chaque année, entre 1971 et 1974. En 1975, elle est de la distribution des spectacles à grand déploiement de la Fête nationale du Québec qui se déroulent un peu partout et plus précisément le soir du 24 juin, elle est l’une des dix personnalités féminines à chanter auprès de Jean-Pierre Ferland sur le Mont Royal pour un concert mémorable. Parmi les autres chanteuses unies pour célébrer Ferland, on peut souligner les présences de France Castel, Emmanuëlle et Ginette Reno pour ne citer que ces quelques noms. Toujours en 1975, elle prête sa voix à l’album Neiges d’André Gagnon, ce dernier lui ayant dédié sa Chanson pour Renée Claude. Cette même année, elle endisque son treizième album (Je suis une femme) puis un quatorzième album qui va suivre dès l’année 1976 (L’Enamour, le désamour) et elle connaît encore une fois de beaux succès avec les extraits de ces deux derniers opus, dont Je suis une femme, Ça commence comme ça les histoires d’amour, Je recommence à vivre, Rêver en couleur, L’Amante et l’épouse et C’est l’amour qui mène le monde.

Elle participe en 1976 au Festival de Spa, en Belgique, puis après un court temps de repos, elle enregistre en 1978 le 45 tours Are You Lonesome Tonight et la chanson Saint-Jovite en duo avec Jean Robitaille, deux titres qui connaissent une belle popularité. À la fin des années 1970, Renée Claude retrouve son ami Stéphane Venne et elle travaille de nouveau avec lui. Elle offre à son public en 1979 un quinzième microsillon intitulé Bonjour et qui se signale par les chansons Prends-moi, Le Bonheur, Monsieur mon homme, Beau comme « bonjour », Prends ton temps et Je suis un chat. La même année, elle diversifie son métier et coanime avec Winston McQuade l’émission L’Heure de pointe à la Société Radio-Canada.

Avec l’arrivée des années 1980, Renée Claude délaisse un peu sa carrière de chanteuse populaire afin de rendre de nombreux hommages aux artistes qu’elle aime. Elle débute dès 1980 avec un spectacle intitulé Moi c’est Clémence que j’aime le mieux, spectacle de chansons, de monologues et de poèmes qui rend hommage à son amie Clémence Desrochers et que Renée présente au Théâtre de Quat’sous à Montréal et partout au Québec ainsi qu’à Paris. À partir de ce moment, Renée Claude est accompagnée par François Dubé qui devient son pianiste pour les 30 prochaines années.

Dans la foulée de ce succès, elle enregistre en 1981 un album complet de chansons de Clémence Desrochers qui porte le même titre que le spectacle ci-haut mentionné et qui contient les chansons La Vie d’factrie, Je ferai un jardin, On a eu un bien bel été, Ça sent l’printemps, Ton départ et L’Homme de ma vie. En alternance avec cet hommage à Clémence, Renée Claude crée le spectacle J’ai rendez-vous avec vous en 1981, cette fois pour honorer Georges Brassens, qu’admire tant l’interprète. Elle rend d’ailleurs avec justesse les chansons poétiques, pleines de verve et de non-conformisme de Brassens et, comme elle l’a fait précédemment pour Clémence, elle enregistre en 1983 un disque entièrement consacré à l’œuvre de Brassens. L’album, qui sera réédité en disque compact dix ans plus tard, en 1993, contient notamment les titres suivants : J’ai rendez-vous avec vous, Au bois de mon cœur, Les Copains d’abord, Chanson pour l’Auvergnat, Les Amoureux des bancs publics, Il n’y a pas d’amour heureux, La Marche nuptiale et La Ronde des jurons dont l’adaptation québécoise du deuxième couplet et du deuxième refrain faite par Plume Latraverse est remarquable. Renée Claude remonte par la suite régulièrement sur scène, à la demande générale, pour présenter ses spectacles sur Desrochers et Brassens qu’on lui redemande sans cesse, toujours avec François Dubé au piano.

En 1986, elle revient à la chanson populaire avec un album, appuyé par des musiques beaucoup plus rock. Avec le parolier et réalisateur Marc Desjardins, le guitariste Serge Laporte et le compositeur Germain Gauthier, elle lance le microsillon Le Futur est femme dont la chanson titre connaît un beau succès. L’album, qui contient aussi les titres Une de trop, Marcher sur l’eau, Bleu nuit, Coup de cafard, Mathématique et Je n’ai plus peur du noir, est réédité en disque compact 18 ans plus tard, en 2004. Cependant, malgré ce succès, et après le lancement d’une dernière chanson populaire (le 45 tours Mes nuits vidéo en 1989), elle disparaît complètement de ce domaine afin de toucher à d’autres facettes de son métier et surtout, de rendre hommage à son autre idole de toujours, Léo Ferré.

En janvier 1987, Renée Claude présente au public un nouveau spectacle en compagnie de Claude Léveillée, un show-concept intitulé Partenaires dans le crime. Les deux artistes se partagent la scène du Théâtre Arlequin avec un évident bonheur, et la critique est, comme toujours, très bonne envers le travail de Renée. En 1988, après avoir participé au spectacle rétro De Jeunesse à aujourd’hui, elle se rend à Saint-Malo, en France, pour participer cette fois au Festival de la chanson québécoise, puis à Sète, lieu de naissance de Brassens, pour chanter au Festival de cette ville.

En 1990, sous la direction d’André Brassard, elle est de la distribution de l’opéra Nelligan, sur un livret signé par l’écrivain Michel Tremblay sur des musiques d’André Gagnon. Renée y interprète le rôle de la journaliste Robertine Barry, alias Françoise, amie et protectrice d’Émile Nelligan. Heureuse et fière de cette expérience, Renée Claude prend le goût du métier de comédienne et veut pousser plus loin l’approfondissement de ce nouveau volet.

Dès 1991, elle joue dans la pièce de théâtre Tu faisais comme un appel de Marthe Mercure, puis dans la série télévisée de Janette Bertrand L’Amour avec un grand A, en 1992, en particulier dans l’épisode Ça fait pas partie de la job qui raconte la vie de diverses femmes harcelées sexuellement par leurs patrons. Renée Claude a l’occasion de donner la réplique à des acteurs chevronnés. Elle revient au théâtre à l’été 1992 et retrouve le metteur en scène André Brassard qui la dirige cette fois dans Marcel poursuivi par les chiens de Michel Tremblay. Renée Claude est aussi au générique du téléroman Triplex de Christian Fournier (en 1994-1995), dans le rôle d’Angèle.

Elle est l’une des actrices du film de Denise Filiatrault C’t'à ton tour, Laura Cadieux (1997). Le résultat est fort concluant puisque le film est un très grand succès commercial. Renée Claude apparaît aussi dans le film Station nord du réalisateur Jean-Claude Lord, en 2002.

Parallèlement à son travail de comédienne, Renée Claude réalise un autre projet qui lui est cher : celui d’un nouveau spectacle, cette fois pour rendre hommage à Léo Ferré. Ce spectacle, dont les arrangements et l’accompagnement (que l’on retrouvera sur l’album) est assuré par le pianiste Philippe Noireaut voit le jour en 1993 et il a pour nom On a marché sur l’amour. Ferré décède quelques jours seulement avant la première, ce qui donne une plus grande dimension encore au spectacle, une plus grande fébrilité. Ce tour de chant, qui explore les grands thèmes du poète (l’amour, la mort, la solitude, l’anarchie…) obtient un énorme succès, tant critique que populaire, et Renée Claude va se promener avec lui d’un bout à l’autre du Québec. En effet, entre 1993 et 1996, elle sera sur les scènes des théâtres du Café de la Place des Arts, de La Licorne, du Théâtre de Quat’Sous (tous à Montréal) et du Théâtre Le Petit Champlain (à Québec) de même qu’ailleurs au pays, puis elle va présenter son concert hommage en France, en Suisse et en Italie. Afin d’appuyer le tout, elle lance sur le marché, en 1994, un disque double, un coffret intitulé On a marché sur l’amour : Renée Claude chante Léo Ferré et l’album se voit remettre en avril 1996, le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Le coffret contient notamment les chansons Vingt ans, Y’a une étoile, Les Anarchistes, Ni dieu ni maître, Pauvre Rutebeuf, Je chante pour passer le temps, C’est extra, La mémoire et la mer, Avec le temps…

En août 1997, aux funérailles de la jeune comédienne Marie-Soleil Tougas, c’est à Renée Claude que l’on fait appel pour venir chanter un titre de Léo Ferré. Renée fait le choix de chanter Y’a une étoile en hommage à la jeune femme, une chanson qu’elle considère joyeuse et taquine, à l’image de Marie-Soleil.

Elle participe aussi au spectacle et au disque La Mémoire des boîtes à chansons aux côtés de Claude Dubois, André Gagnon, Claude Léveillée, Robert Charlebois, Pierre Létourneau, Jean-Pierre Ferland, Claude Gauthier, Bruno Pelletier et Louise Forestier. En 1997, l’album double Les Refrains d’abord est lancé : ce coffret est une réédition des quatre premiers albums (1963-1966) de la chanteuse. L’année suivante, en 1998, c’est au tour de la double compilation C’était le début d’un temps nouveau de voir le jour : il regroupe 34 des plus grands succès de Renée Claude, tous extraits de sa prolifique période Barclay (1969-1974).

Après quelques années d’une présence plus discrète, Renée Claude revient en 2006 avec un double album intitulé Entre la Terre et le soleil – Renée Claude chante Luc Plamondon. La chanteuse a pu réussir l’exploit de regrouper en un seul coffret toutes les chansons écrites pour elle par Plamondon depuis 1971 jusqu’à 2006. Aucune chanson n’a été omise et, pour l’occasion, Plamondon lui offre un tout nouveau titre sur une musique d’André Gagnon, Ballade pour mes vieux jours.

Après avoir chanté les plus grands, tant européens que québécois, après avoir rendu de vibrants hommages à Brassens, à Ferré et à Clémence Desrochers, après avoir contribué à faire connaître le talent des auteurs-compositeurs du Québec (Stéphane Venne, Luc Plamondon et Germain Gauthier, entre autres), Renée Claude a réussi à marquer à sa façon et pour toujours la culture collective québécoise.

Le 8 mars 2019, Journée internationale des droits de la femme, un mois après qu’il fut révélé que Renée Claude est hospitalisée souffrant de la maladie d’Alzheimer, 11 chanteuses du Québec (Céline Dion, Ginette Reno, Isabelle Boulay, Diane Dufresne, Laurence Jalbert, Catherine Major, Ariane Moffatt, Marie-Élaine Thibert, Marie-Denise Pelletier, Louise Forestier et Luce Dufault) enregistrent son grand succès Tu trouveras la paix pour ramasser de l’argent pour le Fonds de la recherche sur la maladie d’Alzheimer du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). À l’aube de son 80e anniversaire, l’initiative est due à l’animatrice Monique Giroux et le président de GSI Musique, Nicolas Lemieux. La réalisation musicale est confiée à Simon Leclerc.

Renée Claude est morte le mardi 12 mai 2020, à l’âge de 80 ans, du coronavirus, à sa résidence à Montréal (Canada, Québec).

Hamilton Frederick Bohannon (né le 7 mars 1942 à Newnan (Géorgie, États-Unis) et mort le 24 avril 2020 à Atlanta), connu aussi sous le nom de Bohannon, est un musicien américain connu comme l’une des figures importantes du disco des années 1970. Producteur américain iconique de musique funk considéré par ailleurs comme l’un des précurseurs du disco. Il côtoyait les plus grands : Stevie Wonder, Jimi Hendrix… Il est notamment connu pour le titre Let’s Start The Dance.

Hamilton Bohannon est mort le vendredi 24 avril 2020, à l’âge de 78 ans, à Atlanta (USA).

David Paul Greenfield, dit Dave Greenfield, né à Brighton le 29 mars 1949 et mort le 3 mai 2020, est un musicien britannique. Claviériste du groupe de rock The Stranglers depuis 1975, guitariste de plusieurs groupes amateurs ou professionnels avant 1975, il migre par hasard aux claviers. Bien que n’étant pas vraiment un compositeur, le son de ses claviers entre pour beaucoup dans la définition du son des Stranglers.

Né le 29 mars 1949 à Brighton, David Paul Greenfield est le fils d’un ancien musicien professionnel qui s’est reconverti dans l’imprimerie. Au lycée, il fait la connaissance d’un camarade plus âgé qui lui apprend la guitare et l’enrôle, en tant que guitariste rythmique, dans son groupe amateur : The Ambassadors. En parallèle, il apprend le piano tout seul à la maison et la théorie musicale à l’école. Entre The Ambassadors et The Stranglers, il va intégrer dix-huit groupes amateurs ou professionnels et migrer aux claviers, un peu par hasard, parce qu’un de ces groupes a besoin d’un claviériste.

Né le 29 mars 1949 à Brighton, David Paul Greenfield est le fils d’un ancien musicien professionnel qui s’est reconverti dans l’imprimerie. Au lycée, il fait la connaissance d’un camarade plus âgé qui lui apprend la guitare et l’enrôle, en tant que guitariste rythmique, dans son groupe amateur : The Ambassadors. En parallèle, il apprend le piano tout seul à la maison et la théorie musicale à l’école. Entre The Ambassadors et The Stranglers, il va intégrer dix-huit groupes amateurs ou professionnels et migrer aux claviers, un peu par hasard, parce qu’un de ces groupes a besoin d’un claviériste.

L’audition a lieu dans la maison de Chiddingfold que Jet Black a louée pour le groupe et Dave Greenfield est instantanément adopté. Hugh Cornwell dira plus tard, que son style proche de celui de Ray Manzarek a fait pencher la balance en sa faveur. Son premier concert avec le groupe a lieu le 24 août 1975 au Watchfield Free festival, moins d’un mois après son arrivée. Selon l’un des premiers managers du groupe, Brian Crook : « L’influence de Dave sur le groupe est essentielle. Il les a soudés, sans aucun doute. Son habileté à jouer était remarquable. Ils ne pouvaient plus échouer à partir de ce moment-là. Le jour où il a été embauché, vous pouviez dire avec certitude qu’ils allaient y arriver. » Outre le fait qu’il tire les trois autres vers le haut, il apporte quelque chose de différent et permet au groupe de trouver son style. Jean-Jacques Burnel témoignera également à ce sujet : « Quand Dave est arrivé, il a apporté un côté plus sombre dans le mélange avec son orgue gothique et j’ai pu m’identifier davantage avec ça. Nous avons commencé à trouver une direction. » Dave Greenfield lui-même dépeint le groupe, à partir de là, comme les quatre pôles opposés d’un aimant.

Étant le musicien le plus doué et le seul qui soit un professionnel à son arrivée, son incorporation est liée au succès du groupe. Un de leurs proches rapportera : « Je sais qu’il y avait l’idée dans l’air que Dave leur donnait beaucoup de son temps et que, s’ils ne décollaient pas, alors il s’en irait, ferait autre chose et choisirait un autre vecteur, ce qui était normal. » Finalement, Dave Greenfield se stabilisera avec les Stranglers pendant tout le reste de sa carrière et enregistrera avec eux ses premiers albums. Il collaborera également avec JJ Burnel sur plusieurs projets solo initiés par celui-ci.

Dave Greenfield est mort le dimanche 3 mai 2020, à l’âge de 71 ans, du coronavirus. Admis à l’hôpital pour des problèmes cardiaques, il y contracte la maladie de type Coronavirus, appelée covid-19, durant la pandémie de l’année 2020.

Kenny Rogers, né le 21 août 1938 à Houston (Texas) et mort le 20 mars 2020, est un acteur, chanteur de musique country et compositeur américain. Ce grand nom de la musique country a vendu des dizaines de millions de disques, a remporté 3 Grammys et a été la vedette de téléfilms. Sa carrière de chanteur et d’acteur s’est étalée sur plus de 60 ans. Il est connu pour ses chansons « Islands in the Stream » (1982), « The Gambler » (1978) ou « Coward Of The County » (1979).

Kenny Rogers est le quatrième des sept enfants de Floyd Rogers et de sa femme Lucille, respectivement charpentier et infirmière. D’après les registres de naissances de l’État du Texas, son deuxième prénom est Ray et il est en effet parfois appelé « Kenneth Ray Rogers » dans les génériques des films auxquels il participe.

Marié cinq fois, sa quatrième femme était l’actrice Marianne Gordon Rogers. Jusqu’à ce qu’il décède sa cinquième femme a été Wanda Miller. Rogers a une fille et quatre fils, dont des jumeaux nés en 2003.

Sa carrière commence pendant les années 1950, quand il enregistre plusieurs chansons avec un groupe de doo-wop appelé The Scholars. Rogers n’est pas le chanteur principal, et le groupe s’arrête après deux singles quand le leader décide de faire une carrière solo.

Resté seul, Kenneth Rogers lance son propre single That Crazy Feeling (1958) et connait un petit succès. Il rejoint The Bobby Doyle Trio, groupe de jazz avec lequel il joue dans des clubs et enregistre avec Columbia Records. Le groupe se sépare en 1965 et le single jazz que Rogers enregistre l’année suivante pour Mercury Records est un échec. Rogers travaille en tant que producteur, auteur et musicien pour d’autres artistes, dont les chanteurs country Mickey Gilley et Eddy Arnold. En 1966, il rejoint les New Christy Minstrels en tant que chanteur et contrebassiste.

Le succès du groupe n’étant pas celui sur lequel il compte, Rogers quitte le groupe, entraînant avec lui trois autres membres : Mike Settle, Terry Williams et Thelma Camacho. Ensemble, ils créent First Edition en 1967, qui devient « Kenny Rogers and The First Edition », et accumule les succès dans les classements de ventes de musique pop et country avec, entre autres, Somethings Burning, Ruby, Don’t Take Your Love to Town, Reuben James et Just Dropped In (To See What Condition My Condition Was In). Pendant cette période, Rogers présente tous les aspects du hippie : long cheveux bruns, boucle d’oreille et lunettes de soleil rose. Rétrospectivement surnommé « Hippie Kenny », Rogers a un style vocal beaucoup plus doux à cette époque que celui qu’il aura plus tard.

Quand le groupe se sépare en 1976, Rogers lance sa carrière solo. Ses compositions deviennent rapidement plus policées, chantées avec une voix parfois rauque mais toujours mélodieuse qui attire le public pop tout comme les fans de country. Plus de 60 chansons enregistrées par Kenny Rogers ont atteint le top 40 des meilleures ventes US (dont 25 se sont placées en no 1 des ventes) et 50 de ses albums se sont classés dans les meilleures ventes. Ses compositions ont aussi été utilisées dans de nombreuses bandes originales de films tels que Convoy, Urban Cowboy et The Big Lebowski.

Sorti en novembre 1978, l’album The Gambler se vend entre 30 et 35 millions d’exemplaires, ce qui représente un quart de ses ventes totales d’albums1,2.

Kenneth Rogers chante également dans la célèbre chanson We Are the World.

Il sort en 1980 ce qui reste un des plus grands succès de sa carrière : Lady (en).

Kenny Rogers est mort le vendredi 20 mars 2020, à l’âge de 81 ans, à son domicile de Sandy Springs (USA, Géorgie).

Millicent Dolly May Small, connue comme Millie Small, née le 6 octobre 1947 dans la paroisse de Clarendon (Jamaïque) et morte le 5 mai 2020 à Londres (Royaume-Uni), est une chanteuse et compositrice jamaïcaine, surtout connue pour son enregistrement de 1964 de « My Boy Lollipop », qui a atteint le numéro 2 dans le UK Singles Chart et le Billboard Hot 100 des États-Unis. Elle est la première à avoir popularisé le ska et le reggae au Royaume-Uni. Sur ses disques britanniques, elle était généralement créditée sous le nom de Millie.

Millie Small est morte le mardi 5 mai 2020, à l’âge de 72 ans, à Londres (Royaume-Uni).

Graeme Allwright, né le 7 novembre 1926 à Wellington (Nouvelle-Zélande) et mort le 16 février 2020 à Couilly-Pont-aux-Dames, est un chanteur de folk et auteur-compositeur-interprète français d’origine néo-zélandaise. Il a adapté et introduit en français les oeuvres du protest song américain (chanteurs contestataires comme Woody Guthrie et Pete Seeger notamment), ainsi que de nombreuses chansons de Leonard Cohen mais aussi composé des chansons entrées dans la mémoire collective française.

Graeme Allwright est le père des acteurs Christophe Allwright, Jacques Allwright et Nicolas Allwright (de son union avec Catherine Dasté, fille de Jean Dasté) et de Jeanne Allwright (de son union avec Claire Bataille, qui fut aussi son agent artistique).

Graeme Allwright est né le 7 novembre 1926 à Wellington (Nouvelle-Zélande) où il passe toute son enfance avec sa famille. Adolescent, il est passionné de théâtre. Ayant obtenu une bourse pour intégrer la compagnie du théâtre Old Vic de Londres, il décide de quitter sa famille pour s’installer à Londres et y apprendre le théâtre. Il fait la traversée en s’engageant comme mousse sur un bateau, car il n’a pas d’argent pour se payer le voyage. À Londres, il fait la rencontre de la comédienne Catherine Dasté, issue d’une famille du théâtre, puisqu’elle est la petite-fille de Jacques Copeau (fondateur du théâtre du Vieux-Colombier) et la fille de Jean Dasté (directeur de la Comédie de Saint-Étienne) et de Marie-Hélène Dasté.

En 1948, il suit Catherine Dasté et s’installe en France et l’épouse en 1951 à Pernand-Vergelesses (Côte-d’Or), le village de Jacques Copeau. Graeme Allwright y exerce de très nombreux métiers, de la scène à la régie. Il devient ensuite apiculteur, animateur pour enfants à l’hôpital, moniteur en hôpital psychiatrique, professeur d’anglais (il a notamment comme élève Philippe Lavil) et de théâtre à l’école secondaire de la Roseraie à Dieulefit (Drôme).

Encouragé par des amis stéphanois amateurs de blues, il monte à Paris au début des années 1960 et chante dans des cabarets (notamment à La Contrescarpe). Les conditions sont dures. Il rode souvent ses chansons chez des amis peintres ou sculpteurs à La Ruche à Montparnasse. Il est alors accompagné par le guitariste stéphanois Genny Detto. Au Centre américain du boulevard Raspail, il retrouve bientôt deux musiciens de folk traditionnel. Son talent séduit Colette Magny et Mouloudji, et ceux-ci le poussent à enregistrer son premier disque, Le Trimardeur, produit par Marcel Mouloudji en 1965 alors que Graeme est âgé de 39 ans. S’ensuit un premier contrat avec Philips, et ses deux albums de 1966 et de 1968, aux tonalités protest-song, le projettent au premier plan chez les jeunes.

Graeme Allwright est parmi les premiers introducteurs en France du folk américain, dans sa veine protest-song. Il se revendique chanteur, il écrit assez peu, préférant « se glisser dans les mots d’un autre » quand il ressent que le message est commun. Il s’inscrit dans la lignée de Woody Guthrie et de Pete Seeger. Il a adapté de nombreux textes de Guthrie, parmi lesquels sa première chanson Le Trimardeur (Hard Travelin’), Le clochard américain, La Femme du mineur, La Mouche bleue, etc. Il a également adapté des chansons de Tom Paxton (Sacrée bouteille), Pete Seeger (Jusqu’à la ceinture), Malvina Reynolds (Petites Boîtes) ainsi que de Bob Dylan (Qui a tué Davy Moore ?). Ses mots simples et son accent charmeur donnent à ses textes une proximité immédiate, et une force empathique singulière.

Il a également largement contribué, par ses adaptations très fidèles de Leonard Cohen, à faire découvrir ce dernier au public français (Suzanne, L’Étranger, Demain sera bien, etc.)

Cependant, ses propres textes ont également une grande puissance (Les Retrouvailles (Il faut que je m’en aille), Johnny, Joue joue joue, etc.). Politiquement engagé pour la non-violence, contre les essais nucléaires, contre la société de consommation, il écrit ou adapte de nombreux textes de protest-song (le Jour de clarté, la Ligne Holworth, Jusqu’à la ceinture, etc.)

En 1970, après les deux disques qui ont fait son succès, il produit deux albums en anglais, A Long Distant Present From Thee… Becoming et Recollections, qui sont peu connus (et n’ont pas été complètement réédités en dehors de compilations). Le premier de ces disques, en développant un genre folk psychédélique, tranche notamment avec la période précédente de Graeme Allwright.

Assez rapidement, Graeme Allwright s’éloigne volontairement de l’industrie du spectacle, car cela ne correspond pas à sa philosophie. Refusant la relation artiste/fan classique malgré son succès dans les années 1970, il mène une carrière en marge des médias (dont les directions le censurent depuis sa participation à la lutte du Larzac, et l’adresse directe dans sa chanson Pacific blues en particulier contre Valéry Giscard d’Estaing et les essais nucléaires français).

En 1980, Graeme Allwright chante avec Maxime Le Forestier au Palais des sports. Les bénéfices des concerts et du double album sont entièrement reversés à l’association Partage pour les enfants du tiers-monde, fondée par Pierre Marchand, et que Graeme Allwright a soutenue à ses débuts.

Dans les années 80, il produit plusieurs albums où l’on retrouve une association de titres à consonance folk et d’interprétations de textes d’amis poètes ou penseurs dont Maurice Cocagnac et Luis Porquet. En 1985, Graeme Allwright interprète des adaptations en anglais de chansons de Georges Brassens adaptées par Andrew Kelly.

Plusieurs de ses chansons deviennent des classiques familiers de la chanson française : Les Retrouvailles (Il faut que je m’en aille), Petit Garçon (adaptation en français de la chanson Old Toy Trains de Roger Miller), Jolie bouteille, Jusqu’à la ceinture, etc. Ses classiques sont connus de plusieurs générations en France, même si le nom de leur auteur est souvent ignoré.

Dans les années 2000, il ajoute le jazz, passion de son adolescence, à son répertoire (album Tant de joies avec le Glenn Ferris quartet). Puis il reprend inlassablement la scène, accompagné le plus souvent de ses amis musiciens malgaches Erik Manana et Dina Rakatomanga, offrant toujours régulièrement « dans les p’tits patelins » de chaleureux concerts, au cours desquels, en toute simplicité et dans une intense empathie, il communique sa quête « d’une étoile qu’il n’a jamais vraiment nommée ».

En janvier 2010, l’Académie Charles-Cros lui décerne un « grand prix in honorem » pour l’ensemble de sa carrière, et un « coup de cœur » pour son album Des inédits… Pour le plaisir. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. En 2014, son adaptation française de la chanson Petit garçon (Old Toy Trains, de Roger Miller) devient l’hymne du Téléthon. Alors qu’il avait déclaré vouloir continuer à chanter pour apporter du bonheur tant que sa santé lui permettrait, il annonce dans ses concerts de 2015, à l’âge de 89 ans, arrêter la scène. En 2017, il co-signe avec l’artiste Yanne Matis la chanson Leonard, en hommage à son « double », Leonard Cohen, mort l’année précédente.

Graeme Allwright est mort le dimanche 16 février 2020, à l’âge de 93 ans, à la maison de retraite des artistes de Couilly-Pont-aux-Dames (France, commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France)

Lionel D, de son vrai nom Lionel Eguienta, est un animateur de radio et rappeur français né le 23 décembre 1961 à Paris et mort le 26 février 2020 à Londres. Auteur d’un seul album et de trois maxis, il est pourtant l’un des pionniers du mouvement hip-hop et plus particulièrement du rap en France, au travers notamment de l’émission Deenastyle qu’il anime avec Dee Nasty dans les années 1980 sur Radio Nova.

Né le 23 décembre 1961 dans le 15e arrondissement de Paris, d’une mère auvergnate et d’un père antillais, il grandit Vitry-sur-Seine. Il s’est fait connaître durant les années 1980 sous le nom de Lionel D au travers de différentes émissions de radio comme celle animée par Dee Nasty et Bad Benny sur Radio Diffusion Handicapé (RDH). Lionel D intègre ainsi l’équipe de la radio nommée Platinum Squad par Dee Nasty en 1984. Cette émission commence au même moment que celle de Sidney (Rappers Dapper Snapper sur Radio 7) lors de l’émergence des radios libres en France, en 1981.

Parallèlement à la radio, il forme le groupe Fresh MC Four avec d’autres rappeurs pionniers à Vitry-sur-Seine comme JND, Général Murphy et Frisco.

A partir de 1988, il anime sur Radio Nova le Deenastyle avec Dee Nasty ; c’est à l’époque une émission de référence qui reçoit la majorité des rappeurs parisiens :

« Toute la génération de rappeurs de la décennie suivante 1990 — gamins à l’époque — allait écouter religieusement les deux heures d’émission — de 22 heures à minuit — tous les dimanches soirs pendant deux ans de 1988 à 1989. »

— Dee Nasty

Grâce à son émission sur Nova, Lionel D permet en 1989 de faire découvrir sur les ondes le groupe NTM, mais aussi Assassin, MC Solaar ou encore les rappeurs du Ministère A.M.E.R., lançant à ces derniers un prémonitoire « Je vous reçois très cool, ne me mettez pas les boules. Un jour vous rapperez devant de grandes foules. »

Les carrières radiophonique et musicale de Lionel D sont étroitement liées, puisque c’est grâce à une maquette réalisée dans les studios de Nova que Lionel D est repéré par un sous-label de Sony Music et peut sortir ses premiers disques en 1990 : les maxis Y’a pas de problème puis Pour toi le Beur. Ce dernier, basé sur un sample du morceau El Nay (Atini el Nay Wa Ghanni) de la chanteuse libanaise Fairuz, est considéré comme l’un des premiers raps en France exprimant sur disque le malaise éprouvé par les Beurs et est assez mal accueilli à sa sortie : selon Dee Nasty, il est même retiré de la vente dans certains magasins à causes de menaces dues au contexte politique de la guerre du Golfe.

Il continue à faire de son rap un vecteur d’expression du malaise provoqué par l’actualité du monde via le morceau Monsieur le Président qui sort sur l’album lui aussi intitulé Y’a pas de problème, toujours en 1990 ; cependant cet album ne remporte pas le succès escompté.

En 1991, il publie son dernier disque officiel, Il y a des gens. Sa dernière apparition discographique est une collaboration avec le groupe Mad in Paris sur l’album Mad in Paris sorti en 1996.

Lionel D est l’un des pionniers du rap en France et notamment de la scène freestyle. Il est d’ailleurs l’un des premiers à rapper en français.

En 1982, à l’occasion d’une tournée française d’Afrika Bambaataa, Lionel D est intronisé membre de la Zulu Nation en compagnie de Princess Erika et Dee Nasty au Bataclan. En 1986, il participe, sous l’impulsion de Dee Nasty, à des événements hip-hop nommés « free jams » organisés sur le terrain vague de La Chapelle.

Il participe au deuxième épisode de la série d’émissions de Canal+ L’Œil du cyclone où il commente l’année 1991 aux côtés d’autres acteurs du mouvement hip-hop en France tels que Dee Nasty, MC Solaar, IAM ou les Little MC. Il est plusieurs fois l’invité d’émissions de télévision, qu’elles soient consacrées au rap comme RapLine d’Olivier Cachin sur M6, ou à l’actualité de la ville et de la banlieue comme Saga-Cités de Bernard Loche sur France 3, mais ses apparitions se font de plus en plus sporadiques jusqu’à une quasi-disparition vers le milieu des années 1990.

En 2011, plusieurs magazines et webzines prétendent qu’il serait mort en 2010 dans l’anonymat médiatique. Certaines personnes de la communauté hip-hop française, convaincus par cette rumeur, lui rendent même hommage au travers de blogs, de vidéos, voire de graffitis.

Fin août 2016, International Hip Hop Magazine (IHH) publie une interview exclusive de Lionel D qui dément la rumeur. Lionel D y déclare qu’il « n’a jamais donné d’interview à quiconque depuis plus de vingt ans ».

Lionel D est mort le 26 février 2020, à l’âge de 58 ans, d’un arrêt cardiaque, dans un hôpital à Londres (Angleterre).

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