ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

29 mai 2020

Emission du CSPB 26 05 20 REDIFF LE 02 06 20

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 20 h 34 min

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AU SOMMAIRE DE L’EMISSION DE CE MARDI 26 05 20 .

UN APPEL Á SOLIDARITÉ POUR ERIC BEZOU DÉLÉGUÉ DU PERSONNEL ET DÉLÉGUÉ SYNDICAL CHEMINOT QUI EST EN PASSE DE CE FAIRE LICENCIER. MILITANT ACTIF DEPUIS 28 ANS Á LA SNCF EN POSTE Á MANTES LA JOLIE. LA DIRECTION EN ACCORD AVEC LE MINISTÈRE DU TRAVAIL CONFIRME LA MESURE DE LICENCIEMENT. QUAND LE POUVOIR ET LES GRANDES ENTREPRISES SE VENGENT DE LA GRÉVE DANS LES TRANSPORTS (SNCF-RATP) QUI AVAIT DURÉ 3 MOIS. COMME IL FALLAIT S’Y ATTENDRE LE POUVOIR FASCISTE NOUS PRIVE DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION SOUS DIVERS MOTIFS PLUS FALLACIEUX LES UNS QUE LES AUTRES. ON PEUT MANIFESTER MAIS L’ON SUBIT UNE REPRESSION ULTRA VIOLENTE. ON PEUT FAIRE GRÉVE MAIS LES MENEURS SERONT CHÂTIÉS SANS PITIÉ MOTIFS DE LICENCIEMENT X OU Y ET HOP ON VIRE. CAR ERIC N’EST PAS LE SEUL. A GARE DE L’EST CE SONT 5 OU 6  AGENTS QUI SONT EGALEMENT VISÉS PAR DES MESURES DISCIPLINAIRES DONT LE LICENCIEMENT. IDEM Á LA RATP. LE POUVOIR CHERCHE PAR TOUS LES MOYENS Á BÂILLONNER LE DROIT DES TRAVAILLEURS. TANT QUE L’ON NE LUTTERA PAS Á ARMES ÉGALES CONTRE LE POUVOIR LES TRAVAILLEURS SERONT TOUJOURS PERDANTS. ŒIL POUR ŒIL DENT POUR DENT. CESSONS LA POLITIQUE CONSENSUELLE DES PARTIS DE GAUCHE, PS, INSOUMIS, NPA ET LA PLUPART DES SYNDICATS QUI ONT PERDU DE VUE L’ESSENCE MÊME DE CE POURQUOI ILS EXISTENT. 

KALERA BORROKA!!!

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AUTRES CHRONIQUES

LE TÉMOIGNAGE D’HEGOA ARAKAMA DONT LE PERE EST EN PRISON DEPUIS Á SEVILLE.

 

“Mon père vit confiné depuis 23 ans”

Cela fait plus de trois mois qu’Hegoa Arakama n’a pas eu la possibilité de rendre visite à son père incarcéré à plus de 1 000 kilomètres, à Séville. Les conditions sanitaires minimales ne sont pas respectées au sein du module d’isolement dans lequel se trouve son père, Iñaki Arakama. Si le virus y rentre, selon elle, “ça va faire un carnage”.

MEDIABASK|2020/05/23 18:00|0 IRUZKIN 

 

Hegoa Arakama, fille d’Iñaki Arakama incarcéré depuis 23 ans.

Votre père est incarcéré à Séville. Comment vivez-vous cette crise sanitaire ?

On ne s’est pas vu depuis le 15 février dernier. C’est la dernière fois que nous y sommes allés. Depuis le second week-end de mars, ils ont fermé les prisons. On aurait dû y aller le premier week-end d’avril et le week-end prochain. On vit cette crise sans se voir, avec beaucoup d’anxiété et d’angoisse.

Comment se sent votre père ?

Au début, je le trouvais très bien. Pour nous, le confinement était quelque chose de complètement nouveau, qui nous chamboulait beaucoup. Il nous téléphonait et avait tendance à nous rassurer. Je me suis rendu compte, même si je le savais, que lui, ça fait 23 ans qu’il vit confiné et que pour lui, ça ne change pas grand chose. A part que de semaine en semaine, il n’a plus de visite et cela suppose un gros manque pour lui. Une visite, c’est le temps de la visite, mais c’est aussi tout l’avant, la préparation, l’après, l’énergie que ça lui donne. On voit bien que le temps est de plus en plus long pour lui, même s’il continue d’être bien et fort.

Avez-vous continué à garder le contact durant cette crise ?

On a continué à communiquer par téléphone. Les prisonniers sont passés de huit à douze appels autorisés par semaine. L’institution pénitentiaire a mis en place des appels vidéo. Dans un premier temps, la prison leur avait refusé cette possibilité, mais ils ont posé un recours et finalement, ce droit leur a été autorisé. Cela va faire trois semaines qu’on a droit à un appel vidéo par semaine de dix minutes.

Comment s’est passé ce premier appel ?

C’était un moment très fort. Nous étions tous très émus. Déjà parce que cela fait un moment que l’on ne s’était pas vu, mais aussi parce que c’était la première fois que l’on se voyait via un téléphone. Lui, il n’avait jamais vu un téléphone portable, si ce n’est par le biais des publicités de la télévision. C’était très drôle, même si pour des raisons sanitaires, il n’a pas le droit de toucher le téléphone. Ils sont dans une cellule vide et les appels se font via l’application Whatsapp. Lui, il regarde. Cela nous permet de passer un bon moment et de lui montrer notre « chez nous ». Ca ne remplace évidement pas une visite, mais c’est un plus. D’habitude, c’est nous qui allons là-bas et là, c’est lui qui vient d’une certaine manière. On lui a montré notre jardin. On habite à la campagne : on lui a montré les montagnes du Pays Basque qui, en ce moment, sont toutes vertes. Donc, rien à voir avec le module d’isolement de Séville. Même si on continue de parler tous les jours au téléphone, on attend ce moment-là.

Le moment de raccrocher venu, quelles sensations avez-vous ressenties ?

C’est différent. On est habitué. On se contente de ce qu’on a. C’est très positif. Souvent, après l’appel vidéo, il nous téléphone. La première fois, il nous a dit qu’il se sentait comme dans un nuage. Reboosté.

Des mesures ont-elles été mises en place au sein de la prison pour protéger les prisonniers ?

Depuis qu’il est là-bas, soit depuis dix ans, mon père est en module d’isolement. Ils sont très peu et côtoient très peu de prisonniers et de fonctionnaires. Il y a eu des cas de coronavirus, mais dans les modules ordinaires. C’est une prison très difficile. Il n’y a pas de médecin. Les conditions sanitaires minimales ne sont pas respectées. Tout est restreint. Ils ont droit à un bouchon d’eau de javel par semaine pour nettoyer leur cellule et les parties communes. Les fonctionnaires sont masqués, mais eux ne le sont pas. La nourriture est pratiquement immangeable. Ils ont souvent des repas qui sont dépassés au niveau des dates de péremption. Un système immunitaire qui n’est pas celui dont on a besoin pour résister à ce virus. Il n’y a pas de malade du coronavirus dans le module d’isolement, mais s’il y en a, je me dis que c’est la catastrophe. On croise les doigts.

Si le virus rentre, ça va faire un carnage. Je pense beaucoup aux familles des prisonniers gravement malades et âgés. Mon père a 69 ans, il fait donc partie des personnes à risque. Dans quelles conditions va-t-on leur faire subir cette crise ? Sans docteur, sans aucune prise en charge, dans des endroits où il n’y a pas d’hygiène ni d’alimentation saine, tout ce dont on a besoin pour reprendre des forces si besoin… On vit dans l’angoisse avec laquelle on vit tout au long de l’année, mais là, elle est multipliée.

Les frontières sont fermées, et la date de réouverture est pour l’instant méconnue. Comment envisagez-vous la reprise des visites ?

On y pense, mais on ne sait pas du tout. Ils disent qu’ils commencent à rouvrir les prisons en Espagne, mais que pour des visites avec une séparation par une vitre. Au Pays Basque Sud, ils sont en train de se déconfiner, mais ils ne peuvent pas sortir de leur ville ou région. Pour l’instant, les prisonniers basques, excepté les rares cas qui sont au Pays Basque, n’ont pas de visite. Depuis le Pays Basque Nord, c’est encore plus compliqué. Ils disent que les frontières vont être fermées jusqu’au 15 juin, mais on entend parfois le Premier ministre espagnol qui évoque le mois d’octobre. C’est le flou et cela me fait peur. Les visite qu’a mon père, ce sont essentiellement les nôtres. Je suis en contact avec notre famille de Gasteiz ; ce sera donc à eux d’y aller. Nous sommes dans une crise sanitaire, et je veux aussi préserver mon père et toute la famille.

Que diriez-vous aux personnes qui prennent ces décisions qui ont des conséquences directes sur votre vie et celle de votre famille ?

Je dirais que ces personnes-là savent ou sont censées savoir mieux que quiconque que la prison n’est pas compatible avec toutes les mesures de prévention et sanitaires prises pour pouvoir surmonter cette crise. Pour moi, il faudrait que les prisonniers soient à la maison pour faire face à cette crise sanitaire. N’importe quel soignant, scientifique, ministre ou politique le sait. Il y a assez de mesures aujourd’hui pour que les prisonniers puissent accomplir leurs peines à la maison. Il y a le cas de Josu Urrutikoetxea, Ibon Fernandez Iradi, tous les prisonniers âgés… Tous sont concernés. A nous citoyens, on nous fait faire des choses avec des mesures restrictives et strictes, et à côté, on laisse les prisonniers dans des conditions incompatibles avec cette crise.

 

L’APPEL DE TROIS GRÉVISTES E LA FAIM EN SOLIDARITÉ AVEC PATXI RUIZ

Les trois personnes qui, depuis le 12 mai, entament une grève de la faim à Ezkerraldea veulent communiquer que nous mettrons fin à cette manifestation aujourd’hui, à 18 heures, heure à laquelle nous achèverons le onzième jour sans manger.

Nous avons lancé cette initiative le lendemain du début de la grève de la faim et de la soif de Patxi dans la prison de Murcie II, en tenant compte de la gravité de la situation, mais aussi au vu de la réalité sociale et politique.

Pendant la détention, nos droits politiques ont été annulés et le droit de manifester a également été bafoué. Dans ce contexte, nous pensons que cette dynamique, avec d’autres, a été une étincelle pour raviver la rue, et des mobilisations, grèves de la faim, jeûnes et autres types de dynamiques ont été lancés depuis que Patxi a commencé la grève de la faim et la soif.

Estimant que nous avons déjà récolté les fruits que cette initiative pourrait nous apporter, nous rejoindrons désormais la dynamique de la rue. Les trois grévistes veulent souligner que bien que Patxi ait commencé à boire de l’eau, la situation est toujours extrêmement grave et qu’elle maintient ses demandes.

En ce moment où nous avons commencé à récupérer les rues, nous ne nous détendons pas et nous continuons à gagner des espaces de revendication dans tous les coins du Pays Basque. Jo ta ke irabazi art! Toujours avec Patxi! Amnistie totale!

Grévistes de la faim d’Ezkerraldea.

 

téléchargement

 

LA GRÉVE DE LA FAIM DE PATXI RUIZ

Aujourd’hui, Patxi célèbre son 14e jour de grève de la faim. À ceux-ci, il faut ajouter la grève de la soif maintenue durant les 12 premiers jours. Il n’y a aucun changement notable dans sa situation. Il reste en quarantaine à l’infirmerie et poursuit sa grève de la faim.

Ce que nous devons inévitablement dénoncer, c’est l’attaque que la police espagnole a menée hier à Iruñea contre les manifestants. S’excusant dans le combat lancé par un fasciste, ils ont battu ceux qui protestaient contre la situation à Patxi et ont arrêté une personne.

Encore une fois la police contre ceux qui manifestent contre les intérêts du système. Il faut se rappeler que Patxi est en prison pour avoir également combattu contre lui, et que c’est ce combat qui lui donne le caractère d’un prisonnier politique.

Concernant les dynamiques en cours de solidarité avec Patxi, elles sont les suivantes:

En prison:

Du 12 mai: Ibai Aginaga à txapeo (Séville II); Dani Pastor, Oskar Barreras et Aitor Cotano rejetant le plateau de nourriture donné par la prison (Puerto III).

Du 14 mai: Jon Kepa Preciado à txapeo (Cordoue).

Depuis le 18 mai: Irantzu Gallastegi a commencé à rejeter le plateau de nourriture offert par la prison.

Depuis le 18 mai: Iñaki Etxeberria rejette le plateau de nourriture que donne la prison.

Depuis le 19 mai: Orkatz Gallastegi (Castelló I) a commencé des jeûnes intermittents, une dynamique qu’il soulève continuellement.

Depuis le 19 mai: Itziar Moreno et Saioa Sánchez rejettent la nourriture que la prison distribue, chaque jour l’un d’eux. Aujourd’hui, c’était au tour d’Itziar.

Depuis le 19 mai: Alberto Viedma et Iñaki Krutxaga rejettent le plateau de vivres distribué par la prison d’Almería.

Depuis le 22 mai: Lola López commence un txapeo à la prison de Brieva. Il a également envoyé des lettres aux directeurs de Brieva et Murcia II.

À partir du 23 mai: Mikel San Sebastián entame une grève de la faim de cinq jours dans la prison de Murcie II. Aujourd’hui marque son deuxième jour.

Demain: Iñigo Zapirain rejettera le plateau de nourriture que la prison de Madrid VI-Aranjuez rejette.

Dans la rue:

Depuis le 15 mai: des membres de Deustuko Armada Gorria ont entamé une grève de la faim tournante de 24 heures. Chaque jour, deux personnes différentes entreront dans l’équipe.

Depuis le 18 mai: à Ondarroa, ils ont entamé une grève de la faim tournante. Ce sont des quarts de travail de 48 heures et un total de 15 personnes participeront.

A partir du 19 mai: Asier Guridi, réfugié politique au Venezuela, traversera les états d’Aragua, Miranda et le District de la capitale jusqu’à l’ambassade d’Espagne à Caracas, pour dénoncer la situation au Patxi. Asier est arrivé à Caracas et a remis une lettre en faveur de Patxi à l’ambassade d’Espagne.

A partir du 19 mai: deux personnes entament une grève de la faim à Etxarri. Le 21 mai, une troisième personne se joint à nous. Aujourd’hui est leur sixième jour.

A partir du 19 mai: ils entament une grève de la faim tournante toutes les 48 heures à Altsasu. Il y a actuellement cinq personnes.

Depuis le 20 mai, Araba (mise à jour)

Dynamiques de solidarité du jeûne: Ils mettent fin à la dynamique du jeûne et expliquent dans un communiqué qu’ils sont de retour pour rejoindre les initiatives de la rue. 69 jeunes ont participé.

À partir du 20 mai: avec les grévistes d’Etxarri, la Gazte Asanblada de Etxarri entame un jeûne tournant de 48 heures, avec deux personnes entrant dans chaque équipe.

Du 21 mai: jusqu’au dimanche, sept personnes entament une grève de la faim à Elizondo.

22 mai: Sept membres d’Erlaitz entament un jeûne de 48 heures à Irun. Aujourd’hui, ils l’ont terminé.

À partir du 22 mai: plusieurs personnes ont commencé un jeûne de 24 heures à Burlata à 21 h 00. Aujourd’hui, ils prendront fin.

À partir du 24 mai: 5 jeunes commencent un jeûne à Urruña où ils alterneront entre eux pendant 5 jours.

Mobilisations à venir:

Tous les jours

Urrugne: 19h30 au rond-point. Réunion.

Saint-Sébastien: 20h15 sur le boulevard. Concentration.

Mutriku: 20h00 au rond-point. Concentration.

Etxarri: 20h00 sur la Plaza. Concentration.

Berango: 20h00 au rond-point. Concentration.

Algorta: 20h00 à Txiki et Otaegi Square. Concentration.

Rome: 21h30 à la place des échecs. Concentration.

Hernani: 20h30 Concentration.

Durango: 20h00 Santanan. Concentration.

Amorebieta: 20:00 Pommes de terre. Concentration.

Bayonne: 17h30 Concentration.

Altsasu: 20h00 sur la Plaza.

Lekeitio: 20h00 Abbots ‘Wharf.

* Ondarroa: lundi, mercredi et vendredi, à 20h00 à Alameda

Demain 25 mai

Bilbao: 20h00 depuis la place des frères Etxebarrieta. Manifestation.

À Euskal Herria, le 24 mai 2020.

Mouvement pro-amnistie et contre la répression.

 

ETA ROUGE DETOURE N

JOSU URRUTIKOETXEA

 

Les juges refusent la libération de Josu Urrutikoetxea

Le prisonnier basque proche des 70 ans ne pourra pas recouvrer la liberté. En pleine épidémie de Covid-19, la cour d’appel de Paris a rejeté la deuxième demande de mise en liberté déposée par Josu Urrutikoetxea.

GOIZEDER TABERNA|2020/04/29|IRUZKIN 1 

 

Josu Urrutikoetxea est passé devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. (photo d’archive) © Goizeder TABERNA

La cour d’appel de Paris devait examiner deux mandats d’arrêt européens, une demande d’extradition et une demande de mise en liberté ce mercredi 29 avril. Finalement, les juges se sont prononcés contre cette demande de mise en liberté et ont remis à une date ultérieure les décisions concernant les trois autres procédures. Placé sous écrou extraditionnel depuis le 19 juin par le parquet général alors qu’un juge venait d’ordonner sa libération sous contrôle judiciaire, Josu Urrutikoetxea devra rester à la prison de La Santé.

Après une demande de mise en liberté refusée le 1er avril, Maîtres Laure Heinich et Laurent Pasquet-Marinacce ont déposé une demande de mise en liberté pour raison médicale, estimant que l’état de santé est incompatible avec la détention dans ce contexte de Covid-19. Ils ont proposé à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris que la décision soit accompagnée de la mise en place d’un dispositif de surveillance électronique. « La mise en liberté pour raison médicale laisse la possibilité d’ordonner la réincarcération une fois la crise sanitaire passée », ont précisé les conseils de Josu Urrutikoetxea.

Ils estiment qu’il fait partie de la catégorie des personnes âgées vulnérables. Il a subi plusieurs pneumonies, un problème de prostate pour lequel il a été opéré en septembre dernier, des infections à répétition, une hypertension artérielle et une bronchite aiguë cet hiver. « Le médecin qui le suit en prison a explicitement demandé que sa détention soit suspendue : la chambre de l’instruction fait le choix de jouer la vie d’Urrutikoetxea à la roulette russe », a réagi Me Pasquet-Marinacce sitôt la décision rendue publique. Et de conclure : « la chambre de l’instruction a le pouvoir de le protéger et le laisse dans une situation d’extrême vulnérabilité ».

Plusieurs cas de Covid-19

L’établissement pénitentiaire parisien compte plusieurs cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie, autant parmi le personnel que parmi les détenus, d’après les informations recueillies par l’Observatoire international des Prisons (OIP). Joint par téléphone ce mercredi matin, avant l’audience, le prisonnier basque a informé son fils du transfert de deux détenus hébergés dans le même quartier que lui, en raison d’une suspicion de coronavirus. « L’un d’entre eux était chargé de distribuer les repas de cellule en cellule », a précisé inquiet Egoitz Urrutikoetxea.

En janvier dernier, la cour extraditionnelle a émis un avis favorable à la demande d’extradition de l’Etat espagnol pour le dossier de l’attentat de Saragosse. Le gouvernement doit encore se prononcer dessus. Ce mercredi, les magistrats se sont penchés sur la seconde demande d’extradition concernant la mort du responsable de l’usine Michelin Luis Maria Hergueta — ils rendront leur avis le 10 juin—, et un des deux mandats d’arrêt européens (MAE) dont il fait l’objet.

Eclaircissements concernant cette qualification

Concernant le dossier ouvert par Madrid pour « crime contre l’humanité » suite à l’attentat commis par ETA à l’aéroport de Barajas en 2006, la décision sera également rendue le 10 juin. Lors de la dernière audience, les magistrats avaient demandé à l’Audiencia nacional espagnole d’apporter des éclaircissements concernant cette qualification. Quant à l’examen du second MAE, lié au dossier des « Herriko taberna », ouvert par les juges espagnols contre les bars associatifs proches de la gauche abertzale, il a été repoussé au 3 juin.

En mars déjà, avant la crise sanitaire, un groupe de parlementaires avait saisi le défenseur des droits Jacques Toubon. Ils se sont émus des conditions de mise sous écrou extraditionnelle du prisonnier basque et des traitements auxquels il est soumis en détention et interrogeaient sur les motivations qui ont conduit les autorités françaises à « précipiter » la procédure qui pourrait déboucher sur la remise de Josu Urrutikoetxea à l’Espagne. Depuis, l’indignation a pris de l’ampleur. Samedi 25 avril, un appel international pour sa libération a été publié dans Mediapart avec une liste initiale de 126 signatures.

Et la liste s’est allongée, elle est passée à 140 noms. Personnalités impliquées dans la résolution de conflits, parlementaires, chercheurs, philosophes, personnalités des arts et des lettres, acteurs de la société civile des Etats-Unis, d’Afrique et d’Europe s’y sont ajoutés. Lundi, déjà MEDIABASK avait informé du soutien récent de l’avocat Bernard E. Harcourt et du courant Libre Pensée. Depuis, le philosophe allemand Axel Honneth, l’ancien ministre sud-africain Ronnie Kasrils et la philosophe Judith Butler ont rejoint l’initiative.

Dans ce contexte, le mouvement citoyen pour la résolution du conflit au Pays Basque, Bake Bidea, a regretté la décision de la cour d’appel. Elle mettrait, d’après le mouvement, « en évidence les conséquences de l’application des mesures d’exception aux prisonniers basques et la non-volonté de prendre la mesure des avancées notables du processus de paix au Pays Basque ». Bake Bidea fait le parallèle avec la libération de 11 500 détenus par décision du ministère de la Justice, en vue de réduire la surpopulation carcérale, et rappelle que les prisonniers basques Josu Urrutikoetxea, Jakes Esnal, Gurutz Maiza, Jon Parot, Xistor Haramboure et Ibon Fernadez Iradi sont eux aussi « extrêmement vulnérables face au Covid-19″.

Le 3 mai 2018, il y a maintenant deux ans, ETA avait annoncé la fin de son activité. Josu Urrutikoetxea avait alors donné la voix, avec Marixol Iparragirre, à cette annonce, en lisant le communiqué final.

 LORSQUE LE POUVOIR LOCAL LAISSE LES FASCISTES DÉFILER TOUS LES DIMANCHES Á  IRRUNEA ET DANS LE MÊME TEMPS RÉPRIME LES ANTIFAS LORS DE CONTRE MANIFESTATIONS CELA ME LAISSE PERPLEXE.CET EUSKAL HERRIA JE N’EN VEUX PAS, NOUS N’EN VOULONS PAS. 

EUSKAL HERRIA  ASKATUTA

EUSKAL HERRIA ANTIFAXISTA

EUSKAL HERRIA ANARKISTA

EUSKAL HERRIA INDEPENDENTZIA

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QUAND EH BILDU FAIT AMI AMI AVEC LE SANCHEZ LES SIRÈNES DU POUVOIR SEMBLENT ETRE IRRÉSISTIBLES POUR UNE CERTAINE GAUCHE ABERTZALE.

La peur de Bildu

Insurgé

Pour faire et pratiquer la politique, avec une majuscule, disent les fidèles à la religion institutionnaliste depuis les fauteuils bien payés.

 

Lorsque la conclusion accommodante et frauduleuse est atteinte que la société ne peut avancer (et même changer) que par le biais des votes et des institutions, une peur atroce commence de ne pas gagner suffisamment de votes, de les perdre à cause de cette déclaration ou de ce comportement, de collusion et coopérer avec cela au détriment de l’autre, afin de mettre en œuvre un point de la loi et de pouvoir s’exprimer dans les meilleurs vêtements lors d’une conférence de presse pour l’expliquer aux médias, qui le transmettront au recensement pour gagner x votes … Pour faire et pratiquer la politique, avec une majuscule, disent les fidèles à la religion institutionnaliste depuis les fauteuils bien payés.

EH Bildu a embrassé cette nouvelle recette avec enthousiasme, catalogué le PSOE comme compagnon de voyage malgré le résumé horrible qu’il a partout en général, et au Pays basque en particulier, et a donné ses votes à Sánchez en premier et ses abstentions au gouvernement national plus tard , pour préciser qu’ils entraient dans une nouvelle étape d’organisation utile.

Le rêve d’or de la nouvelle direction de l’ancienne gauche abertzale est que lors des prochaines élections au Parlement basque, la somme d’eux-mêmes avec le PSE et Podemos dispose d’une majorité suffisante pour renverser le PNV et former un beau gouvernement social-démocrate. Et tout était sur la bonne voie jusqu’à ce que Patxi Ruiz fasse une grève de la faim et provoque la solidarité active de centaines de personnes, et la «paix sociale» qui est si nécessaire pour lancer les votes. Maintenant, la peur envahit le dôme de Bildu. Les dirigeants de la nouvelle stratégie font et font des comptes pour voir dans chaque localité comment est le problème et s’il est toujours possible. Ils n’ont pas tellement peur qu’en ce moment une nouvelle organisation apparaisse qui leur enlèvera leurs votes, mais plutôt que des milliers de personnes les rendent égaux au reste des partis, et ne vont même pas aux urnes pour pratiquer le « moindre ». Cette entreprise rentable de la social-démocratie.

AINSI QUE LA CHRONIQUE DE MAITE SUR LE CONFINEMENT LIÉ AU COVID ET LA SITUATION DES PRESOS. AINSI QUE SUR PATXI RUIZ.

ET LA CHRONIQUE DE JUAN SUR LA DISPARITION DE JON ANZA VOILÀ 11 ANS ET QUI EST RESTÉ INTROUVABLE DURANT 1 AN ALORS QU’IL ÉTAIT Á LA MORGUE DE TOULOUSE. Á CE JOUR AUCUNE EXPLICATION N’A ÉTÉ APPORTÉE PAR LA JUSTICE ET L’ENQUÊTE DE POLICE

NI OUBLI NI PARDON

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