ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

4 mai 2020

L’EMISSION DU CSPB 25 02 20

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 19 h 58 min

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L’ACTU EN EUSKAL HERRIA AVEC MAITE, LOREA ET YOANN MEMBRE DU COMITÉ.

NOUS AVONS ABORDE AU COURS DE L’EMISSION L’INCENDIE QUI A EU LIEU DANS UNE DÉCHARGE EN BISCAYE, LA GRÉVE OFFENSIVE SUR LES PENSIONS DE RETRAITES AVEC  LE SYNDICAT L.A.B, 8 MARS JOURNÉE INTERNATIONALE DU DROIT DES FEMMES, LES JEUNES D’ALTSASU ET DAVID PLA VISE PAR UN MAE,

 Désastre environnemental après l’incendie et l’effondrement d’une décharge au Pays basque espagnol

C’est devenu bien plus qu’un simple incendie dans une décharge. L’effondrement de milliers de tonnes de déchets de la décharge de Zaldibar au Pays Basque espagnol a déclenché une catastrophe environnementale et une crise politique.

Tout a commencé le 5 février, lorsque la décharge a glissé sur le flanc de la colline. 

Plus d’un demi-million de mètres cubes de déchets industriels, dont de l’amiante, se sont alors déversés sur 30 mètres de large dans la vallée qui surplombe l’autoroute A8 reliant Bilbao aux Pyrénées.

Deux travailleurs ont été coincés sous l’énorme montagne de débris et des recherches sont toujours en cours pour tenter de les retrouver.

Les autorités basques ont recommandé aux habitants de la zone de garder leurs fenêtres fermées et de ne pas faire d’exercice en plein air pendant l’incendie, qui a été maîtrisé depuis.

Des travaux doivent être menés pour éviter que l’autoroute A8 soit de nouveau coupée. Mais d’autres glissements de terrains sont à craindre. 

Inquiétude et colère ont donc gagné la population :

« Nous avons des démangeaisons dans la gorge et il y a une odeur que nous ne pouvons pas supporter. Un jour, nous avons dû partir parce que nous ne pouvions plus le supporter. »

Le président basque Inaki Urkullu a présenté ses excuses pour la gestion de cette crise tout en blâmant l’entreprise responsable de la décharge, Verter Recycling 2002 contre qui une procédure judiciaire a été lancée. Lors des élections basques d’avril prochain, les électeurs donneront leur verdict.

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Grève générale pour l’emploi et les retraites au Pays basque espagnol

Par Alejandro López
4 février 2020

Des grèves et des manifestations éclatent dans toute l’Espagne, démasquant rapidement le peu qui reste des prétentions «de gauche» du nouveau gouvernement du Parti socialiste (PSOE) et Podemos.

Au Pays basque (Euskadi) et dans la région basquophone de Navarre, des dizaines de milliers de manifestants et de grévistes se sont joints à une journée de grève générale appelée par les syndicats nationalistes basques sous le slogan «Emplois, retraites et vie décente». Outre les demandes visant à lier les retraites à l’inflation et à augmenter les pensions de l’État, des revendications plus larges de la classe ouvrière ont été formulées. Parmi celles-ci figurent «la fin de la précarité», un salaire minimum de 1200 euros, une semaine de travail de 35 heures et «un système de services sociaux public, universel et gratuit».

Le jeudi matin, les rues, les lieux de travail et les écoles du Pays Basque ont été désertés, des centaines de milliers de personnes ayant rejoint la grève. Les principales usines de la région – celles du constructeur automobile Volkswagen, du constructeur de chemins de fer et d’autobus CAF, et des aciéries Sidenor et Arcelor Mittal – ont été fermées, ainsi que des bars, des restaurants et des petites entreprises. Dans le secteur public, le soutien a été écrasant, les conseils municipaux, les hôpitaux, les écoles et les universités ayant également fermé leurs portes.

Des piquets ont bloqué les routes principales et les principales villes de la région ont connu des manifestations de masse: 50.000 personnes ont défilé à Bilbao (350.000 habitants), 35.000 à Saint-Sébastien (185.000 habitants), 35.000 à Pampelune et 25.000 à Vitoria-Gasteiz.

Fait remarquable, les grévistes se sont associés aux travailleurs de l’autre côté de la frontière en France pour bloquer la gare centrale d’Hendaye, desservie par les TGV français et les services locaux TER, ainsi que les services Arco exploités par les compagnies ferroviaires espagnoles RENFE et EuskoTren.

La police du gouvernement PSOE-Podemos a arrêté 10 manifestants au Pays Basque pour diverses raisons, notamment pour avoir dessiné des graffitis et endommagé des caméras de sécurité.

Les principaux syndicats espagnols, l’Union générale du travail (UGT), un syndicat social-démocrate, et les Commissions ouvrières (CCOO) staliniennes se sont opposés à la grève. Ils l’ont déclarée «non conforme» au soutien du gouvernement PSOE-Podemos.

Il est essentiel que les travailleurs retirent la grève des mains des syndicats, forment leurs propres comités d’action indépendants et lancent un appel au soutien de la classe ouvrière dans toute l’Espagne contre ce gouvernement réactionnaire. Podemos a commencé à soutenir le gouvernement régional du Parti nationaliste basque (PNV) après que le PNV eut soutenu l’installation du gouvernement national du PSOE-Podemos à Madrid. Avant la grève, dans une tentative de la briser, Podemos avait soutenu les exigences du PNV en matière de «service minimum», selon lesquelles

30 % des services publics étaient obligés de fonctionner.

Cette grève fait partie d’une recrudescence mondiale de la lutte des classes, alors que les travailleurs de toute la planète se rebellent contre les niveaux obscènes d’inégalités sociales produits par le capitalisme. Des grèves ont éclaté dans les industries automobiles américaine et mexicaine, dans les plantations de thé du Sri Lanka et contre les réductions des retraites du président français Emmanuel Macron. Dans tous ces cas, les travailleurs ont été en opposition directe avec les syndicats. La voie à suivre est une lutte internationale pour transférer le pouvoir de l’État à la classe ouvrière.

Podemos a lancé des attaques à peine voilées contre la grève pour avoir prétendument perturbé l’unité nationale. Son compte Twitter au Pays Basque a déclaré: «Nous respectons l’appel du 30 janvier. Mais nous constatons que la grève a perdu son caractère de revendication ouvrière et a acquis une nature sociale et politique, d’où le fait que l’unité sociale et syndicale n’a pas été réalisée.» Lander Martínez, le chef du parti dans la région, a déclaré sans ambages: «La grève ne donne pas confiance à un gouvernement nouvellement installé», c’est-à-dire le gouvernement pro-austérité du PSOE-Podemos.

Craignant une opposition ouvrière croissante, la faction pabliste Anticapitalistas de Podemos, dirigée par Teresa Rodríguez, a déclaré: «Nous ne pouvons pas dire en Euskadi que nous ne devons pas faire une grève générale, car nous faisons partie du gouvernement.»

Les syndicats espagnols, basques et français jouent tous un rôle réactionnaire. Ils cherchent tous à diviser le mouvement ouvrier contre le chômage, les faibles retraites et la baisse du niveau de vie selon des critères nationaux et à le subordonner à des partis anti-travailleurs comme Podemos.

Les syndicats CCOO, UGT et la Confédération générale du travail (CGT) d’Espagne se sont opposés à la grève basque, affirmant qu’elle avait une dimension «nationaliste». Il s’agit d’une fraude politique cynique. Le soutien des syndicats basques à la bourgeoisie régionale basque et à ses appels à un État capitaliste séparé est nationaliste et réactionnaire, mais les appels de CCOO, UGT et CGT à défendre le gouvernement espagnol contre les travailleurs le sont également. Leurs critiques des syndicats basques visent simplement à donner une couverture «de gauche» à leur hostilité à la grève.

En France, pendant ce temps, la CGT française est profondément engagée en pourparlers avec le président Emmanuel Macron pour financer les réductions des retraites largement détestées, alors même que des centaines de milliers de travailleurs et de jeunes manifestent en signe de protestation.

La CGT vise à étouffer une colère explosive contre Macron, même après que les travailleurs des chemins de fer et des transports en commun, privés de leurs indemnités de grève, aient été contraints de reprendre le travail il y a deux semaines, mettant fin à une grève de six semaines.

Une éruption beaucoup plus large d’opposition à l’Union européenne et au gouvernement PSOE-Podemos est en préparation. Au milieu des grèves de défense des retraites de la semaine dernière, une manifestation de trois jours s’est déroulée dans le secteur agricole espagnol, intitulée «Pour défendre leur avenir.» Les agriculteurs protestent contre les faibles bénéfices, les restrictions commerciales liées au Brexit, les droits de douane du président américain Donald Trump, les sanctions de l’UE contre la Russie et les réductions attendues des subventions de la politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne.

La répression policière des manifestations d’agriculteurs par le gouvernement PSOE-Podemos a fait des dizaines de blessés. Une puanteur d’hypocrisie entoure les tentatives de Podemos de dissimuler son rôle dans la répression étatique des protestations de masse contre ses politiques de droite.

La ministre de l’égalité, Irene Montero (Podemos), a versé des larmes sur la «situation difficile» des agriculteurs et a fait l’éloge du droit de manifester: «J’ai déjà défendu ce droit auparavant et je le défendrai encore plus maintenant.» Au même moment, le chef du gouvernement dans lequel elle siège, le Premier ministre Pedro Sánchez, autorisait la police à tirer des balles en caoutchouc sur les agriculteurs qui manifestaient.

Alors que le PSOE et Podemos répriment les travailleurs et les agriculteurs qui luttent contre leur programme d’austérité, ils répètent le vieux mensonge utilisé contre les manifestations des «Gilets jaunes» français selon lequel les grèves ou manifestations contre un gouvernement social-démocrate seraient fascistes.

L’un des principaux défenseurs de Podemos, le journaliste Antonio Maestre, a écrit dans une chronique d‘eldiario.org intitulée «La base rurale du fascisme», que «la stratégie de l’extrême droite dans les manifestations des agriculteurs ne peut être ignorée.» Rappelant que les propriétaires terriens des XIXe et XXe siècles ont mobilisé les petits agriculteurs contre leurs propres intérêts, il écrit: «Nous devons enfin rompre cette unité d’action réactionnaire» entre l’oligarchie et «les intérêts des journaliers et des petits exploitants.» Il a appelé à «isoler les « paysans de salon » qui reçoivent des millions d’euros de subventions de la PAC et utilisent les campagnes et leur souffrance pour briser le progrès social.»

C’est un mensonge politique. Tout d’abord, la chronique de Maestre ne donne aucune preuve que les partis d’extrême droite mènent les manifestations des agriculteurs; les dirigeants de Podemos, en revanche, sont vus en vidéo en train de discuter et de rire avec les membres fascistes du parti Vox au Parlement. Deuxièmement, s’il y a un danger que Vox établisse une base parmi les travailleurs ruraux, c’est parce que Podemos et ses alliés ont travaillé pendant de nombreuses années pour réprimer l’opposition de gauche au PSOE. Ils s’efforcent à nouveau de stimuler Vox, en menant des politiques anti-ouvrières tout en dénonçant toute opposition comme fasciste.
La lutte des classes nécéssite une rupture sans compromis avec Podemos. Il est essentiel d’amener des couches plus larges de la classe ouvrière à lutter contre le gouvernement PSOE-Podemos en Espagne, et d’unifier les luttes en Espagne, en France et dans toute l’Europe contre l’UE. Contre le poison nationaliste et le militarisme de la classe dominante, la question décisive est de forger l’unité internationale de la classe ouvrière dans la lutte révolutionnaire.

feministes

Journée internationale des femmes 2020

Les villes, grandes et petites, en faveur des droits des femmes.

09-03-2020    Journée mondiale
 

Cette année marque le 25ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, qui a impliqué l’engagement de 189 pays à l’adoption des mesures stratégiques pour privilégier les droits des femmes et leur responsabilité. Ce programme visionnaire a établi comment éliminer les obstacles systémiques qui empêchent les femmes de participer de manière égale dans tous les domaines de la vie, que ce soit dans la sphère publique ou privée. Les pays se sont engagés à prendre des mesures stratégiques et a en rendre compte périodiquement dans 12 domaines critiques : la pauvreté, l’éducation et la formation, la santé, la violence, les conflits armés, l’économie, le pouvoir et la prise de décisions, les mécanismes institutionnels, les droits humains, les médias, l’environnement et les jeunes filles.

Les efforts déployés par le programme d’action de Beijing ont été soutenus par l’Agenda 2030 du développement durable. L’accomplissement des 17 objectifs de développement durable (ODD), un horizon de bien-être collectif, devient impossible sans l’égalité effective des femmes et leur pleine participation dans la vie publique.

Bien que le Programme d’action de Beijing et l’Agenda 2030 soient des instruments ratifiés par les pays, les gouvernements locaux ont montré leur engagement face aux défis qu’ils posent. Ainsi, il existe de nombreuses initiatives que les villes, grandes et petites, mettent en place pour contribuer à la construction de sociétés dans lesquelles les femmes exercent pleinement leurs droits économiques, politiques, sociaux et culturels.

Des initiatives qui favorisent l’élimination des barrières pour que les femmes aient des rôles directifs, des mesures de soutien à la participation des femmes à la vie économique locale ou des programmes éducatifs que promeuvent l’égalité des sexes parmi les jeux d’enfants… les actions locales mises en œuvre par les villes contribuent à la construction d’une société mondiale plus égalitaire.

Pour célébrer les efforts déployés par les Villes Éducatrices en faveur des droits des femmes, à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, nous vous invitons à consulter les initiatives suivantes dans la Banque d’expériences de l’AIVE:

  • Participation à la vie économique
  • Accès à l’éducation
  • Éducation à l’égalité
  • Les femmes et la participation politique et sociale
  • Protection contre la violence
    • Réseaux de femmes sans violence” León (Mexique)
    • Programme intégral de Prévention des Mutilations Génitales Féminines” Bilbao (Espagne)
    • Motivations et résumé:
      L’Organisation Mondiale de la Santé définit les Mutilations Génitales Féminines (dès lors MGF) comme « toutes les procédures qui, de manière délibérée et pour des motifs autres que thérapeutiques, altèrent ou meurtrissent les organes génitaux féminins ». Il s’agit d’une pratique préjudiciable, reconnue internationalement comme une grave violation des droits humains des filles et des femmes, et d’une manifestation extrême de violence dont l’origine se trouve dans les inégalités et les discriminations sexistes. Les MGF sont encore profondément ancrées dans un total de 29 pays, la majorité en Afrique, mais également dans certaines régions du Moyen-Orient, de l’Asie et de l’Amérique Latine. Les migrations supposent, dans les pays d’accueil, une opportunité pour l’articulation de programmes qui éradiquent cette tradition.

      En 2008, la Mairie de Bilbao a commencé à travailler sur la prévention communautaire avec des immigrantes dans le cadre du programme Femme, Santé et Violence. En 2011, quelques cas de femmes mutilées ont été détectés. Le Programme intégral de Prévention des Mutilations Génitales Féminines naît de ce constat, dans le but de prendre en charge et d’accompagner les victimes, ainsi que d’empêcher cette pratique sur leurs filles exposées à de possibles voyages à leur pays d’origine.

      Il s’agit d’une stratégie d’intervention préventive et d’émancipation des femmes affectées qui répond à une triple approche: de droits humains, de perspective de genre et de protection à l’enfance. Des professionnels de différents milieux (santé, éducation, services sociaux, égalité et prévention communautaire), des entités d’immigrants et/ou des entités travaillant avec la population immigrante provenant de pays où les MGF prévalent encore, participent à la création et à la mise en œuvre de cette stratégie. La Mairie en a assumé dès le début la direction pour convenir avec toutes les parties des règles d’articulation coordonnée, et pour faciliter la spécialisation des professionnels et professionnelles de Bilbao responsables d’aborder cette problématique.

      Le Programme encourage la formation d’Agents de Santé et de Prévention des MGF, intégré par des femmes et des hommes africains de Bilbao agissant sur leurs cercles les plus proches pour éradiquer la pratique des MGF. La Mairie veut toucher toutes les communautés exposées à ce risque pour sensibiliser et provoquer chez leurs intégrants un changement de mentalité sur les MGF, avec une perspective de genre qui respecte la diversité culturelle.

       

      Objectifs:
      – La prévention intégrale et l’éradication des MGF.
      – La lutte contre les violences faites aux femmes.
      – L’atténuation de la brèche d’inégalité des femmes immigrantes.
      – L’autonomisation de femmes et d’hommes immigrants de Bilbao pour favoriser l’intégration sociale.
      – La détection, la prise en charge et la dérivation des victimes et de leurs familles.

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  • Samedi 23 mars 2019, le village d’Altsasu au Pays-Basque a vécu une journée historique riche en émotions. Plus de 60 000 personnes sont descendues dans ce village de 7 500 habitants pour dénoncer la condamnation des jeunes d’Altsasu à des peines de prison allant de 6 à 13 ans, pour cause d’affrontements avec la police espagnole dans un café.
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  • C’était un rassemblement très spécial. Des peines disproportionnées ont brisé la vie de huit familles d’Altsasu qui a franchi toutes les frontières. Depuis samedi, le village était rempli de Catalans affichant des symboles jaunes et portant des drapeaux pro-indépendantistes. Certains ont arboré la casquette typique Catalan, « Barretina ». Il y avait également des bus en provenance de Madrid, Saragosse et Asturies.
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  • Altsasu a su donner une autre leçon sur la dignité et sur la solidarité vis-à-vis du comportement, la brutalité et l’injustice dont souffrent ces huit familles depuis plus de deux ans. L’implication des habitants était incroyable. Ils ont ouvert les portes de leurs maisons pour accueillir les personnes arrivées d’autres endroits du pays en signe de solidarité.
  • Maintenant, il est temps de continuer à travailler pour le retour de ces huit jeunes à Altsasu, un village qu’ils n’auraient jamais dû quitter dans de telles circonstances, et qui attend leur retour chez eux pour y être accueillis chaleureusement.
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  • Sur le lien ci-dessous, vous pouvez visionner une vidéo de la manifestation.
  • https://www.naiz.eus/eu/mediateca/video/altsasu-se-colapsa-por-la-libertad-de-los-jovenes-encarcelados
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  • Sur le lien ci-dessous, vous pouvez visionner quelques photos de la manifestation.
  • https://www.naiz.eus/eu/mediateca/image_gallery/altsasu-se-colapsa-de-manifestantes-y-de-solidaridad

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Arrestation de David Pla

L’ancien militant d’ETA, David Pla, a été interpellé alors qu’il se rendait au commissariat pour signer, comme le prévoit son contrôle judiciaire. Il devrait être envoyé à Madrid dans les heures à venir.

GOIZEDER TABERNA|13/02/2020|0 COMMENTAIRES 
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David Pla avait reçu le soutien du conseil municipal d’Hendaye. © Bob EDME

Interlocuteur d’ETA pour la résolution du conflit, David Pla a été arrêté ce jeudi 13 février à Hendaye, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen. L’interpellation a eu lieu alors qu’il se rendait au commissariat pour signer, comme le prévoit le contrôle judiciaire prononcé par la cour d’appel de Paris, puis la cour de cassation en décembre dernier.

Une dizaine d’agents de police cagoulés ont procédé à son arrestation vers 9h15, d’après la personne qui l’accompagnait. Ils l’ont directement conduit dans les locaux de la police judiciaire de Bayonne. Il semblerait qu’il sera remis aux autorités judiciaires de Madrid aujourd’hui ou demain, d’après ses proches.

Un rassemblement a été organisé en soutien de cet acteur de la fin de la lutte armée et contre le mandat d’arrêt européen, ce jeudi à 19 heures, devant l’hôtel de ville d’Hendaye. Le mouvement abertzale EH Bai a relayé l’appel dénonçant une arrestation qui relèverait d’une décision politique et non juridique. « La Police française elle-même avait confirmé que David Pla n’a pas participé à la réunion pour laquelle il est inquiété. De plus, dans la mesure où les faits reprochés ont eu lieu sur le territoire français l’Espagne n’a pas à prendre la main sur cette affaire », a regretté une nouvelle fois le mouvement.

Kotte Ecenarro a également regretté

Dans son communiqué, EH Bai déplore le manque de volonté des Etats français et espagnol de s’impliquer dans la construction d’une paix durable au Pays Basque. « Les décisions politico-juridiques prises récemment par le procureur et la cour d’appel concernant Jakes, Xistor, Lorentxa et Ibon Fernandez Iradi en sont l’exemple même et sont inacceptables », affirme le texte.

Le maire d’Hendaye Kotte Ecenarro a également regretté l’absence de changements dans la résolution du conflit. Il considère que l’arrestation de David Pla est « incompréhensible et injustifié ». Il a appelé à participer au rassemblement de ce soir, rappelant que son conseil municipal avait voté à l’unanimité une motion pour que David Pla reste auprès de sa famille, à Hendaye.

Le mouvement citoyen Bake Bidea s’est également ajouté à la liste des entités relayant l’appel à la mobilisation. « Nous rappelons aux autorités politiques que nous étions 10 000 personnes, élus de tous bords, représentants d’organisations, à rappeler au président de la République Emmanuel Macron, qu’il ne faut pas faire bégayer l’Histoire et lui exiger que ces paroles se traduisent en actes », affirme le communiqué.

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