ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

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2 mai 2020

79 MALIK SOARES DAVID STYGMATE ET LISE CABARET 13 12 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 21 h 38 min

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RETROUVEZ TOUTES LES INFOS DE DAVID ET LISE DANS LE BILLET DU 21 06 16

POUR MALIK DANS LE BILLET DU 01 12 15

CES TROIS MUSICIENS FONT PARTIE DES RÉSIDENTS DE L’EMISSION 

ILS SONT TOUJOURS LES BIENVENUS

78 REDIFF DE L’EMISSION SUR HCB 06 12 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 20 h 35 min

cartier bresson

 

VOIR BILLET DU 18 02 2014

77 L’EMISSION DU CSPB 29 11 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 20 h 19 min

PARCOURONS PLUS DE 5000 ANS D’HISTOIRE EN EUSKAL HERRIA

NOUS N’ALLONS PAS EXPLORER DANS CES LIGNES TOUTES L’HISTOIRE DU PAYS ET DU PEUPLE BASQUE.

JE VOUS INVITE A LIRE LE PAYS BASQUE DE FRANCISQUE MICHEL

ET

L’HISTOIRE DU PEUPLE BASQUE DE JEAN LOUIS DAVANT

AUX EDITIONS ELKAR

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LA PREHISTOIRE :
  De nombreux vestiges préhistoriques, tels que des grottes, outils et restes humains, sont la preuve que le pays basque était habité durant la préhistoire.
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  L’ANTIQUITE :
 
  • Age de cuivre (2.500 avant JC) : De nombreux dolmens situés en montagne, sont la preuve que le pays basque était alors peuplé. C’est de cette époque que date l’élevage de bovins dans les montagnes basques.
 
  • Age de fer (1.000 avant JC, conquête romaine) : C’est de cette époque que sont originaires les cromlechs (tombeaux formés d’un cercle de pierres avec d’autres pierres en son centre) et les gaztelu (enceintes fortifiées également appelées camps de César).
  Un Cromlech
 
  • Alors que les Celtes envahissent toute l’Europe (environ 600 avant JC), les Basques résistent à l’envahisseur et se réfugient dans les montagnes. Les Celtes restent à l’extérieur du pays basque.
 
  • Contrairement à un petit village breton, les basques ne résisteront pas à l’envahisseur romain (nous sommes aux alentours de 200 avant JC). En revanche ces derniers bâtiront des villes comme Bayonne et développeront l’industrie, grâce aux nombreuses mines de fer et de cuivre particulièrement présentes en Navarre.
 
  • En 56 avant JC, le pays basque est soumis à l’aquitaine. La faible présence des romains en zone montagneuse fera que les basques vivront sans trop de conflits avec les romains.
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  LE MOYEN AGE :
 
  • A partir du Vème siècle, le pays basque sera envahi par les Alains, Vandales, Suèves, Wisigoths, Francs et Musulmans. Toutes ces années d’invasions verront naître une puissante armée, retranchée dans les montagnes.
 
  • Entre 561 et 584, les Basques s’allient aux Aquitains et chassent les Francs.
    En 602, la Vasconie est crée. Les Francs voulant leur revanche, entrent en guerre contre les Vascons en 751, sous Pépin le Bref père de Charlemagne. Ce dernier, malgré une terrible défaite à Roncevaux (15 août 778), finira par vaincre les vascons en prenant Pampelune en 812.
 
  • En 824, les Basques ayant reconstruit une armée reprennent Pampelune et créent le royaume de Navarre. En 840, le roi de Navarre (Sancho Garces) repousse les Musulmans et son successeur Sancho Abraka reprend l’Alava et les provinces du Nord.
 
  • En 844 et 892 les Normands attaquent les côtes basques et prennent Bayonne, le roi Léon est décapité mais en 866, la résistance des Basques fera céder l’empereur Charles le Chauve qui cédera la rive gauche aux Vascons.
 
  • A partir de 977, la Vasconie sera gouvernée en totale indépendance. C’est durant cette période que le roi Sanche le Grand règnera et étendra le royaume de Vasconie à la Gascogne, l’Aragon, la Castille et le Haut Aragon (1004). Cependant durant toutes ces années, la Navarre prendra le dessus sur la Vasconie et deviendra un puissant royaume avec Pampelune pour capitale.
 
  • Mais en 1023, Sanche le Grand fait éclater Navarre et Vasconie en cédant le Labourd à son cousin Loup Sanche alors que la Soule sera cédée à l’Aquitaine.
 
  • En 1076, l’Alava et le Guipúzcoa passent à la Castille. Mais par la suite ces deux provinces reviendront à la Navarre.
 
  • En 1153, la fille du dernier duc d’Aquitaine et de Gascogne se marie avec le futur roi d’Angleterre et ainsi le Labourd et la Soule passent aux mains des anglais. C’est en 1167 que les français vont commencer à se révolter contre l’occupation anglaise.
 
  • En 1200, l’Alava se sépare de la Navarre, en 1224, la Biscaye est indépendante et s’alliera plus tard (1379) à la Castille. A la mort de Sanche le Grand en 1234, le royaume de Navarre passe aux mains de familles françaises et en 1332, le Guipúzcoa se sépare du royaume de Navarre.
 
  • Ce ne sera qu’a la fin de la guerre de cent ans, le 20 août 1451, que l’armée française s’emparera du Labourd (au détriment des anglais) et qui deviendra alors français. La Soule elle sera divisée pour ensuite être cédée au Béarn en 1463. Mais en 1510, la Soule sera donnée à la France.
 
  • De 1451 à 1589, le pays basque sera ravagé par les guerres franco-espagnoles et les guerres de religion.
 
  • En 1512, la puissante Espagne s’empare de la Navarre et occupent Pampelune et Saint-Jean-Pied-de-Port. En 1521 les Français reprennent la Navarre mais la reperdront en juin 1522. Cependant, la Basse-Navarre sera cédée aux anciens rois de Navarre (qui étaient français) en 1530.
 
  • Alors que les basques jouissaient de certain avantages par rapport au reste du pays, l’état français restreindra ces libertés (en 1514 pour le Labourd et en 1520 pour la Soule).
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  LA MONARCHIE :
 
  • La Navarre est reprise par les Français en 1589, le roi de Navarre Henri IV est proclamé roi de France et il scinde définitivement le pays basque en deux parties en traçant la frontière franco-espagnole. Cependant, les rivalités franco-espagnoles dureront encore un siècle et dévasteront le pays basque.
 
  • En 1615, la fille d’Henri IV épouse le futur roi d’Espagne mais les conflits continuent.
 
  • En 1636, les espagnols occupent et pillent Saint-Jean-de-Luz et en 1638 les français débarquent à Fontarabie qui ne sera libéré que le 8 septembre 1639 par les espagnols.
 
  • Le 7 novembre 1659, espagnols et français signent le traité des Pyrénées par lequel le roi de France et de Navarre n’a plus de droit sur la Navarre.
 
  • Le 9 juin 1660, Louis XIV se marie avec l’infante Marie Thérèse à Saint-Jean-de-Luz et la paix règne désormais entre les deux pays.
 
  • Peu à peu les privilèges du peuple basque seront diminués (impôts multipliés par 200, révoltes punis dans le sang…) et les gouvernements français et espagnols répriment les révoltes causées par les abus des fonctionnaires. Plusieurs centaines de Basques seront torturés et tués.
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  LA REVOLUTION FRANCAISE ET LES GUERRES FRANCO-ESPAGNOLE :
 
  • Les basques ne participeront que très faiblement à la révolution. En 1789, le pays basque nord rédigea les cahiers de doléances propres à chacune de ses provinces mais toute proposition fût refusée par l’état français.
 
  • En 1790, le pays basque fut uni au Béarn en un même département français des Basses Pyrénées. Les villes furent renommées avec des noms révolutionnaires.
 
  • L’entente franco-espagnole s’étant fortement dégradée, de nombreux basque du nord seront accusés d’espionnage au profit de l’Espagne.
 
  • Ainsi, entre 1793 et 1794, plus de 4.000 basques seront déportés dans de telles conditions que 1.600 d’entre eux mourront (dont hommes, femmes, enfants et vieillards). Des villes et villages seront pillées (maison, églises…) par des fonctionnaires de l’état. Enfin l’euskara (langue basque) qui était la langue maternelle, fut interdit.
 
  • Entre 1792 et 1795, les espagnols entrent en guerre contre la France. Le recrutement forcé et les précédentes persécutions feront que les basques du nord n’aideront que très modérément la France. Certains même seront enrôlés aux cotés de l’Espagne.
 
  • Cependant un bataillon de chasseurs basques se fera remarqué et deviendra célèbre par ses actes aux cotés de la France.
 
  • Ce n’est qu’en 1794, à la mort de Robespierre, que les déportations et les persécutions abusives contre les basques du nord cesseront.
 
  • Hélas, la guerre franco-espagnole, laissera de grosses cicatrices au pays basque qui mettra plusieurs années à se remettre.
 
  • La paix avec l’Espagne durera jusqu’en 1813 lorsque les forces de Napoléon envahissent l’Espagne. En 1815 Napoléon capitule à Paris.
 
  • Suite à la découverte des Amériques, de nombreux basques émigrent en Amérique du sud (Uruguay, Argentine, Mexique, Vénézuela, Chili) dés 1832. En 1920 de nombreux bergers basques s’expatrieront en Amérique du nord (Washington, Montana, Californie, Floride…)
 
  • En 1834, Don Carlos, voulant prendre le pouvoir, se soulève contre la couronne espagnole. Il sera soutenu par les basques et les catalans.
 
  • En 1839, malgré la capitulation de Don Carlos, le gouvernement fait serment que les libertés des basques du sud seront respectées, cette promesse ne sera jamais respectée.
 
  • Au pays basque nord, en 1840, la langue basque est interdite et sa pratique sera même sanctionnée.
 
  • Dés 1854, le tourisme envahit le pays basque nord et devient la principale industrie de la côte basque.
 
  • En 1872, les basques du sud se révoltent pour leur libertés, mais ils capitulent en 1876 et ces libertés seront abolies. Ce sera alors la fin des fueros.
 
  • Naîtra alors au pays basque une renaissance culturelle, linguistique et littéraire. Sous la poussée de Sabino Arana Goiri, de nombreux mouvements et associations pour un état basque verront le jour. La vie politique et le nationalisme basque s’élargie alors à tout le pays basque.
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  LE XXème SIECLE :
 
  • Le 14 avril 1931, la république d’Espagne remplace Alphonse XIII. La catalogne obtient alors le statut d’autonomie.
 
  • Le pays basque obtiendra le statut d’autonomie le 9 juin 1932, mais la Navarre le refusera. Le processus d’autonomie ce poursuit et ce terminera en 1936.
 
  • Le 18 juin 1936 éclate le soulèvement du dictateur Franco et son gouvernement (allié depuis plusieurs années à Hitler et Mussolini) fera exécuter plusieurs milliers de Basques. Ces derniers se défendent seuls en vertu du principe de non-intervention (violé par les allemands et les italiens).
 
  • Le 26 avril 1936 Durango, Guernica et de nombreuses autres villes seront bombardées, faisant plusieurs milliers de morts dans la population basque.
 
  • Les Basques résisteront 11 mois aux armées franquiste, italienne et allemande. Après la capitulation basque, de nombreux habitants seront emprisonnés, expulsés ou bien encore fusillés (malgré les lois internationales de guerre).
 
  • Durant la seconde guerre mondiale, le pays basque sera un point de passage important vers l’Espagne pour de nombreux clandestins.
 
  • Basques du nord et du sud serviront la cause alliée et, par leur importante participation, le général de Gaulle dira même que la France n’oubliera jamais leur sacrifices!!!
 
  • Malgré la chute d’Hitler, Franco grâce à la guerre froide, maintiendra son pouvoir sur l’Espagne mais la résistance basque s’organise.
 
  • Le gouvernement espagnol commencera alors une forte campagne de persécutions, torture et assassinats envers les Basques. En 1959, l’ETA est fondé, alors qu’en 1963 Enbata est fondé au pays basque nord.
 
  • En 1973 Carrero Blanco (premier ministre de Franco) est assassiné en plein Madrid par l’ETA et cette perte entraînera le déclin du gouvernement espagnol.
 
  • Le dictateur Franco meurt le 20 novembre 1975 alors qu’une violente vague de torture et de persécutions, menée par l’Espagne, s’abat sur le peuple basque.
 
  • Le 22 novembre Juan Carlos prend le pouvoir et la langue basque (ainsi que le catalan et galicien) est officialisée.
 
  • En 1979, le statut d’autonomie est accordé au pays basque sud (tout comme à la Catalogne et la Galice). La Navarre n’accepte pas ce statut et ne se rallie pas à l’Alava, au Guipúzcoa et à la Biscaye.
 
  • Cependant les libertés des basques sont toujours bafouées et le mouvement Iparretarak (IK) né au pays basque nord.
 
  • En 1980, le gouvernement basque siège à Vitoria et élie son président (lehendakari).
 
  • Dés 1982, de nombreux basques sont assassinés par des policiers français et espagnols en pleine ville. Ces policiers appartiennent au GAL, et sont soutenus par leur gouvernements respectifs.
 
  • On promettra pour la première fois en 1982, la création d’un département basque au nord.
 
  • En septembre 1998, durant la déclaration de Lizarra, l’ETA s’engage dans un cessé le feux illimité, en échange du rapprochement des prisonniers basques, dispersés loin de leurs familles et du traitement décent de ceux ci. Hélas les gouvernements français et espagnol multiplient arrestations et persécutions et en 1999 la trêve prend fin.
 
  • Le 26 août 2002, le parti politique BATASUNA est interdit au pays-basque sud, car associé à l’ETA!
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  AUJOURD’HUI :
 
  • De nos jours, les prisonniers basques sont incarcérés loin de leur pays (Paris, Madrid, Canaries, Nord de la France…) et les visites leurs sont interdites.
 
  • La torture envers les basques est encore présente dans les commissariats et prisons.
 
  • La libération conditionnelle ne s’applique pas aux prisonniers politiques basques alors que tous les membres du GAL sont depuis longtemps libres.

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76 41ème HLM CAC G BRASSENS 15 11 16

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 18 h 22 min

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POUR CETTE 41ème

NOUS RECEVIONS MAHIOU ET DADANE. POUR LES AFICIONADOS DU CAC MAHIOU EST INCONTOURNABLE. ELLE S’OCCUPE DES EXPOS, DU BAR OU TOUS LES ASSOIFFES DU MANTOIS AIME A CE RETROUVER, ELLE S’OCCUPE EGALEMENT DU CATTERING  ET DE NOUS PRÉPARER DES MISES EN BOUCHES A L’OCCASION DES VERNISSAGES. ON L’AIME NOTRE MAHIOU TOUJOURS DE BONNE HUMEUR ET UNE PÊCHE D’ENFER. QUAND A DADANE OU MANU SELON QUE L’ON CONNAISSE EN TANT QUE  GRAPHISTE OU SUR LA SCÈNE MUSICALE COMME CHANTEUR DU GROUPE JABUL GORBA QUE L’ON NE PRÉSENTE PLUS  AYANT SILLONNE TOUTES LES SCÈNES DEPUIS BIENTÔT 20ANS. ET POUR LA PARTIE MUSICALE LES JAZZ COOKERS WORKSHOP

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Jusqu’au 24 décembre, le Centre d’action culturelle (Cac) Georges Brassens propose une exposition conjointe des artistes Dadane et Mahiou. Le premier est graphiste et chanteur du groupe Jabul Gorba. Il invite les visiteurs dans son univers loufoque rempli de monstres, de dragons et de plantes carnivores. Ses œuvres sont réalisées à l’acrylique sur bois et passe parfois au volume avec divers matériaux.

Le second artiste, Mahiou, dépeint des tranches de vie à travers des caricatures à l’humour grinçant et attachant. Il travaille quant à lui à l’huile sur toile. L’entrée est libre aux heures d’ouverture du Cac. Plus de renseignements sur cacgeorgesbrassens.com.

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JAZZ COOKERS WORKSHOP

Le JAZZ COOKERS WORKSHOP, composé de Mathieu « Matchito » Caldara (dm), Pierre « Pierro » Carvalho (ts), Maxime Jaslier (as, ss), Clément Prioul (p) et Arthur Hennebique (b), revisite le répertoire de Charles Mingus. Débutant le set avec « Wee » puis « Fables of Faubus », le groupe joue un jazz solide avant que l’ombre d’un autre musicien fameux ne plane quand le JCW interprète « Dexter » de Ricky Ford. Les morceaux « Devil Woman », « Remember Rockefeller at Attica », « The Black Saint & The Sinner Lady », « In a Soulful Mood » s’enchaînent avec assurance. Chacun des musiciens montre au cours de solos sa technicité.

http://www.jazzcookersworkshop.com

https://www.youtube.com/watch?v=Htqw6r2XAJ0

 

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75 JAY and THE COOKS 08 11 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 58 min

 

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JAY RYAN FAIT PARTIE DE CES INVITES DE ҪA BOOSTE QUI SONT RÉSIDENT DE L’EMISSION IL ETAIT VENU AVEC LE VIOLONISTE DU GROUPE PAUL SUSEN , GRAND PAUL NOUS AVAIT FAIT LA SURPRISE DE VENIR ACCOMPAGNER JAY LORS DE DE CETTE SOIRÉE.

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YEAH JAY!!!

 

Fin des années 60, Jay joue dans les rues de Chicago avec son « marching band ». En 1972, c’est « Indiana University » où il évite le tirage au sort pour aller au Vietnam puis découvre la basse, le blues, la vie sur un campus…

Mi-70, il file à Austin et fait partie du plus mauvais groupe sans nom de la ville … mais qui sera le premier groupe à jouer au légendaire Continental Club. Il devient aussi un habitué du Antone’s Blues Club où il écoute The Fabulous Thunderbirds tous les jeudis.

En pleine vague punk, on le retrouve durant 3 années à New-York. Il fréquente le CBGB et écoute Lou Reed, Richard Hell… Il habite dans « The Lower East Side » et se débrouille comme il peut en conduisant son taxi ou comme serveur.

En 1980, il revend sa basse pour prendre l’avion et découvrir la Provence. Il découvre aussi la cuisine et les saveurs Chez Ernest où il devient même cuisinier tout en montant un duo de blues avec le traiteur historique de Cannes.

De mi-80 à 1999, Jay se consacre entièrement à la musique. On le retrouve avec Yohan Asherton, Les Froggies, Jesse Garon, Jacno, Paris Slim, ou en concert avec Elliot Murphy puis à la tête du Transcontinental Cowboys.

Il retourne à Austin en qualité de tour manager avec Erik Marchand et Donnisulana puis sillonne de nouveau l’amérique du nord avec D’Gary. À Paris, il a co-fondé le disquaire puis le label Cinq Planètes. Ensuite, Jay se consacre à améliorer l’expression en anglais de dirigeants et du personnel d’entreprises tout en redécouvrant Bob Dylan, ses origines d’immigrant irlandais, de nouvelles recettes puis finalement l’envie de jouer.

 

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I’m Hungry – Les Chansons

I’m Hungry

 Le titre de l’album. J’ai faim depuis ma naissance, demandez à ma mère ! Affamé le matin, affamé la nuit, une tragédie survient – ouvre le frigo, c’est la fête – allume le four… Nous sommes aussi tous affamés de changement, de moins d’inégalité, de plus de travail, de moins et de meilleurs politiciens, de moins de violence, de vie… J’écris déjà « I’m Thirsty ». Merci à mon vieil ami Tyler J Barnes pour son aide sur ce morceau.

Lust For Life

 Quand j’ai emmenagé à New York City, je ne savais même pas qu’Iggy Pop existait (à Austin, le blues était mon univers). Je me souviens qu’en entendant cette chanson dans l’appartement d’un ami, je m’étais dit “wow, ce mec vient d’un endroit que je n’ai jamais visité”. C’est donc un hommage à cette période vers 1978 à NYC, quand j’ai littéralement découvert ce que Lou Reed voulait dire dans “Walk On The Wild Side”. Merci à Paul Péchenart IV à la guitare rythmique (sa première chanson country?) et à Jean-Yves au banjo (sa première tentative/expérience proto-punk?)

 

Cellblock C & Drinking and thinking about you

 J’ai rencontré Jack Clark il y a quelques années à une scène ouverte à Montreuil. Il est un chauffeur de taxi, écrivain et auteur-compositeur-interprète de Chicago. Vous vous demandez probablement comment il a atterri à Montreuil ? Bonne question, vous devrez lui demander vous même ! Un soir où il chantait une de ses chansons, je me suis dit « pourquoi ne pas lui demander d’en utiliser une ou deux sur l’album ? ». Je trouve ces chansons géniales, j’espère leur rendre justice.

Ligne 13

 La ligne 13 du metro a une mauvaise reputation… et maintenant, elle a une chanson. Je prends cette ligne matin et soir depuis 7 ans. J’ai vu et expérimenté des centaines d’histoires… en voilà quelques unes dans une session réduite de “country chicken pickin” à Paris. J’ai écrit la chanson en anglais et Marie-France Floury l’a traduite en français et ajouté ses propres paroles.

C’est Compliqué

 J’habite à Paris depuis plus de 30 ans. J’ai découvert en écrivant ces chansons que mes idées me venaient en français, mais j’ai beaucoup de mal à vraiment m’exprimer dans la langue de Molière… Paul Péchenart III à la rescousse! Il a proposé une chanson de rock français, je l’ai changée en numéro R&B, puis Marco Dimaggio lui a donné un son Stray Cats. C’est compliqué !

Je t’aime

 Pour ceux qui ont écouté le premier album “Dutch Oven”, vous reconnaitrez celle-ci, elle y figure aussi! Marie-France Floury a toujours trouvé que la chanson était interprétée trop lentement sur la dernière sortie, alors Paul et moi avons pensé à la refaire… Danny Vriet joue du violon cajun parfaitement et capture l’esprit de ce morceau.

4 in the Morning Blues

 Un matin à 4h vers 1985, dans la banlieue de Paris. Je revenais d’un concert avec le Bruce Koening Band. On ramenait notre matériel à Gennevilliers. A un moment nous sommes passés devant un arrêt de bus et c’était comme un rêve… Une vingtaine d’hommes d’origine nord-africaine se tenait sous un lampadaire à l’arrêt de bus en attendant qu’on les emmène à l’usine. Il n’y avait personne d’autre qu’eux en vue… J’ai gardé ce moment en tête pendant plus d’un quart de siècle.

Transcontinental Shuffle

 C’est une chanson de pedal steel. J’adore la guitare pedal steel, j’ai donc demandé à Jean-Yves s’il voulait inclure sa chanson dans l’album. Son nom vient des Transcontinental Cowboys, un groupe dans lequel Jean-Yves et moi avons joué dans les années 80 et 90. Nous jouions déjà ce morceau à l’époque. En écoutant les solos de Marco Dimaggio, on croirait qu’il est un guitariste de pedal steel frustré.

In The Pines

 Cette chanson traditionnelle a été jouée par des musiciens blancs comme noirs durant ces 75 dernières années. Cette prise, grâce à Marco Dimaggio, nous transporte dans un univers à la David Lynch, d’horreur et de suspense. On est bien loin des Delmore Brothers et ça me convient bien.

J’aime pas la rentrée

 Quel adolescent n’a jamais eu envie de jeter ses livres par la fenêtre ? Qui ne s’est jamais identifié à “Tu peux te carrer ton job où je pense” une fois dans sa vie? L’ode de Marie-France à l’insurrection personnelle des ados. Je dois modestement admettre que je pensais à “Jackson” de Johnny Cash et June Carter en l’arrangeant.

 

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George Lewis est incarcéré dans le Bloc C. Le juge l’a condamné à perpétuité en 1983. Sa maison : une cellule de 2,5m par 3,5m …
On a dit qu’il avait tué un épicier nommé Roman Ortez d’une balle dans la tête, pour lui dérober sa caisse. Mais on ne sait pas ce que George Lewis a fait de l’argent ni à qui sont les empreintes digitales trouvées sur le lieu du crime …

Malgré la pénombre, George Lewis a été identifié par 2 témoins alors qu’il s’enfuyait. En prison, il a appris à se battre. Il a aussi appris à ne rien voir et à ne rien entendre. Il est resté seul.

George Lewis a continué à clamer son innocence et a finalement obtenu la réouverture de son dossier puis l’analyse des empreintes trouvées sur place. Cette fois-ci, les ordinateurs ont formellement identifié un meurtrier : un autre homme déjà incarcéré pour une autre affaire.

George Lewis aura passé 18 années derrière les barreaux. Il s’est fait brisé. Il est sorti de prison un jour de novembre. Cassé, il s’est rendu compte qu’il n’arrivait même plus à aimer ses proches…

« CELLBLOCK C » est une chanson saisissante de Jack Clarck, l’écrivain chauffeur de taxi de Chicago. Elle nous interpelle, nous alarme et nous informe sur les innocents emprisonnés. George Lewis, tout comme Roman Ortez, sont des personnages inventés par Jack Clarck. Mais l’histoire n’est que pure vérité, exprimée avec des mots simples et directs. L’interprétation de Jay and The Cooks et l’ambiance sonore ne sont pas sans rappeler l’atmosphère et la couleur des Lords of The New Church, avec une petite pointe de Johnny Cash. L’auteur se demande comment peut-on rester libre si des innocents sont encore incarcérés. Et selon lui, dans chaque prison il y a des innocents. Des gens qui seront cassés à jamais. Des hommes qui ne seront plus jamais entiers. Pour dénoncer cette situation, il a confié ses paroles et sa musique à Jay and the Cooks. CELLBLOCK C est sur l’album I’M HUNGRY.

Selon une étude du National Registry of exonerations (Registre national des erreurs judiciaires), un projet conjoint de l’Université du Michigan et de l’université Northwestern (Chicago), le nombre d’erreurs judiciaires découvertes par les autorités américaines est toujours en nette augmentation. En 2015, record battu avec 149 disculpés qui ont passé en moyenne 14 ans et demi en prison. Plus de 1500 prisonniers ont été innocentés aux États-Unis au cours des 25 dernières années.
Près de 20% des personnes innocentées avaient à l’origine plaidé coupable.

Toujours selon le Registre national des erreurs judiciaires, 56 % des personnes innocentées en 2013 avaient été arrêtées et condamnées à la suite d’un faux témoignage. Les erreurs commises par des témoins oculaires sont à l’origine de 38 % des verdicts de culpabilité aux États-Unis. Dans 46 % des cas d’erreur judiciaire, c’est le travail des policiers qui est en cause même si ce n’est souvent pas le seul facteur.

Pour en savoir plus sur le National Registry of exonerations et son dernier rapport

En France, la révision de procès est une procédure rarissime. Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez lire un très bon article de Yann Bouchez publié par Le Monde

 

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DES INFOS DE JUSTE UNE TRACE LABEL DE JAY

Le Dernier Assaut est lancé !

5 oct. 2016

LE DERNIER ASSAUT est un album de 14 titres consacrés à la Première Guerre Mondiale avec Dominique GRANGE, TARDI et les musiciens d’ACCORDZÉÂM.

En 2014, à l’initiative de Juste Une Trace, un nouveau spectacle de Tardi et Dominique Grange est produit pour le Centenaire de la Grande Guerre. Paul Bessone organise la rencontre entre l’auteur dessinateur, la chanteuse et les 5 musiciens d’Accordzéâm. C’est en Allemagne que « PUTAIN DE GUERRE ! » est présenté pour la première fois sur scène. Le spectacle fut à l’affiche du Festival International de la Bande Dessinée d’Erlangen et a ensuite été présenté proche de Toulon, à Londres, Lisbonne, Draguignan, Lucerne et Luxembourg.

Durant l’automne 2015, la production de l’album commence. Il est enregistré à Paris au Studio 180 puis finalisé au cours du premier semestre 2016. LE DERNIER ASSAUT présente une petite évolution du répertoire du spectacle PUTAIN DE GUERRE !, lui donnant une dimension un peu plus internationale. Il comporte 5 chansons en français dont 2 titres originaux inédits et 3 avec une nouvelle orchestration, 2 compositions historiques d’auteurs anonymes dont 1 titre en italien et 1 en anglais,  une autre chanson plus récente dans la langue de Shakespeare de l’auteur écossais Eric Bogle, une chanson en allemand de Bertolt Brecht écrite en 1918, 2 compositions instrumentales et 3 textes de Tardi qu’il a enregistrés pour l’occasion.

Comme l’album DES LENDEMAINS QUI SAIGNENT réalisé en 2009 (Juste Une Trace) et dont le spectacle fut aussi présenté à Montréal, Québec, Craonne et Barcelone, il s’agit de chansons contre la guerre. DES LENDEMAINS QUI SAIGNENT comportait notamment « Tu n’en reviendras pas » d’Aragon et Léo Ferré, des paroles de Montéhus, d’autres de Sébastien Faure, celles de combattants anonymes dont « La chanson de Craonne » et « Le Déserteur » de Boris Vian avec le dernier couplet dans sa première version manuscrite. Pour les amateurs et les curieux, des exemplaires CD de l’album DES LENDEMAINS QUI SAIGNENT sont encore disponibles.

L’édition limitée CD digipack de l’album « LE DERNIER ASSAUT » est disponible dans la boutique.

Du Rock Français sur les rives du Mississippi

21 juin. 2016

C’EST COMPLIQUE_JuT_blog_20160621

Quand il ne prend pas son vélo ou son scooter, à Paris, Jay se déplace en métro. Il connaît parfaitement la ligne 13 et comme tous les voyageurs, il passe toujours trop de temps dans les transports en commun. C’est souvent compliqué pour ceux qui circulent tous les jours ainsi. Alors Jay a pris sa plume et, pour une fois, il a écrit directement un texte en français. Après avoir couché ses idées sur le papier, il appelle le guitariste Paul Péchenart à la rescousse et lui propose d’en faire une chanson : C’EST COMPLIQUÉ. 

Jay_Johan Asherton_The Froggies_80sPaul Péchenart est un membre fondateur des «Dogs». Il manipule les riffs et les phrases inlassablement. Dans les années 80, il jouait aussi avec Jay dans «The Froggies», le groupe de Johan Asherton. Il reprend donc le texte, y met sa patte d’auteur puis donne à l’ensemble une couleur naturellement «rock français» avant de remettre le tout à Jay. 

Jay et Paul ont aussi un autre point commun : ils ont tous les deux joué le blues avec Luther Allison. Jay va donner une touche de Rhythm and Blues à la composition. Le processus de création ne s’arrête pas encore là. Les paroles restent en français mais la musique nous emmène indiscutablement aux États-Unis.

Un enregistrement de base (démo) est alors passé à Marco Di Maggio (le directeur artistique et guitariste de tout l’album I’m Hungry). Comme vous le savez peut-être, Marco est nettement influencé par le Rock’n’Roll. Il a joué avec Slim Jim Phantom (Stray Cats), Kevin Smith (Brian Setzer Orchestra) ou encore Albert Lee… et cela s’entend.

Une fois en studio, C’EST COMPLIQUÉ se transforme de nouveau et devient Rockabilly. Jay chante un peu comme Johnny Cash l’aurait fait, avec une touche de Country music.

Finalement, la chanson évolue avec le temps et donne maintenant une bonne idée de tout ce que l’on peut entendre sur les rives du Mississippi, quelque chose de très éloigné du métro parisien pour quelqu’un qui ne comprendrait pas le français.

Au hasard d’une rencontre avec Jack Clark

16 mai. 2016

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C’est assez inhabituel de s’installer dans un taxi et de trouver un manuscrit sur le siège à côté du conducteur. Ce qui rend le taxi de Jack Clark unique, c’est qu’il est à la fois le chauffeur du véhicule et l’auteur de romans.

Jack Clark est donc chauffeur de taxi à Chicago depuis une trentaine d’années. Il lui arrive aussi de voyager plus loin et de taper la chanson. C’est à Montreuil, lors d’une scène ouverte, que Jay l’a entendu et rencontré.

Jack Clark a publié 3 romans et de nombreux articles dans le Chicago Reader depuis le milieu des années soixante dix. Il a mis de côté le journalisme pour écrire des nouvelles, des séries noires, des romans policiers, et des chansons teintées de blues, de folk et de country. Le Washington Post n’hésite pas à dire de son roman «Nobody’s Angel», que c’est «une pierre précieuse qui ne contient pas de mots inutiles ou de fausses notes».

Au début, Jack Clark vendait directement ses livres «brochés main» à ses passagers… C’est ainsi qu’il en a écoulé plusieurs centaines d’exemplaires avant d’attirer l’attention d’un éditeur.

 Au volant de son taxi encore 2 ou 3 jours par semaine, il se nourrit notamment des conversations qu’il engage pour imaginer de nouvelles histoires et écrire. 

JAY a toujours était proche de la littérature.  Tout simplement, dans l’album I’M HUNGRY, il chante deux textes inédits de Jack Clark. 

Les paroles sont si limpides qu’elles nous plongent en quelques secondes dans une histoire. Pour vous donner une idée, voici un extrait de l’enregistrement et le texte intégral de DRINKING AND THINKING (ABOUT YOU).

 Un bus à prendre 

19 avr. 2016 

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Cette histoire se déroule vers 4 heures du matin au milieu des années 80. Un quart de siècle après, Jay a toujours une image en tête. Celle d’une vingtaine d’hommes qu’il a croisés au petit matin juste après un concert avec le Bruce Koening Band. Il venait de déposer les instruments et les amplis dans un local de banlieue parisienne et retournait sur Paris pour se coucher. En passant devant un arrêt de bus, sous un lampadaire, ces hommes attendaient qu’on les emmène à l’usine. Ils étaient tous d’ailleurs, de loin. 

Il paraît que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt… Dans certaines sociétés, le monde appartient à ceux qui ont des employés qui se lèvent tôt. Ils ne voient pas souvent le soleil, le ciel bleu n’existe plus, ils passent à côté de la vie et se demandent ce qu’ils ont raté. L’histoire peut paraître banale mais le sujet encore d’actualité de « 4 in the morning blues » est dramatique. Les paroles de Jay sont directes, un peu amères. Avec des sonorités proches du Rockabilly, Jay y apporte une légèreté, une fausse drôlerie, comme si tout allait de soi, comme si celui qui se couche tard croise normalement celui qui se lève tôt.

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74 L’EMISSION DU CSPB 25 10 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 17 h 47 min

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COMITÉ SOLIDARITÉ PEUPLE BASQUE

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73 40ème HLM CAC G BRASSENS 18 10 16

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 17 h 37 min

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POUR LA 40ème NOUS RECEVIONS LA NOTE ROSE ET L.M. DE SOUZA POUR LE LOGICIEL LIBRE OU COMMENT CONTRECARRER MICROSOFT, GOOGLE, APPLE ET CONSORT. LA PARTIE MUSICALE ÉTAIT ASSURÉ PAR PIERRE GASPAR.

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Le système d’exploitation GNU

 

Présentation du système GNU

Le système d’exploitation GNU est un système complet de logiciels libres qui a une compatibilité ascendante avec Unix. « GNU » signifie GNU’s Not Unix (GNU N’est pas Unix) et se prononce « gnou » (comme l’animal), avec un g durRichard Stallman a fait l’annonce initiale du projet GNU en septembre 1983. Une version plus longue appelée « manifeste GNU » a été publiée en septembre 1985. Il a été traduit dans différentes langues.

Le nom « GNU » fut choisi parce qu’il satisfaisait à plusieurs conditions : premièrement c’était un acronyme récursif pour GNU’s Not Unix, en second lieu, c’était un mot réel, et troisièmement il était drôle à prononcer (ou à chanter).

Le mot free, dans free software (logiciel libre), fait référence à la liberté et non au prix.1 Vous pouvez avoir payé votre exemplaire d’un logiciel GNU, ou l’avoir obtenu gratuitement. Mais quoi qu’il en soit, une fois que vous avez le logiciel, vous possédez quatre libertés spécifiques : la liberté d’exécuter le programme comme vous le souhaitez ; la liberté de copier le programme et de le donner à vos amis ou collègues ; la liberté de modifier le programme comme vous l’entendez, grâce à un accès complet au code source ; la liberté de distribuer une version améliorée et ainsi d’aider à construire la communauté (si vous redistribuez des logiciels GNU, vous pouvez faire payer l’acte physique de transférer une copie, ou bien vous pouvez donner cette dernière sans contrepartie).

Le projet ayant pour but de développer le système d’exploitation GNU est appelé « projet GNU ». Le projet GNU a été conçu en 1983 comme une manière de rétablir l’esprit coopératif qui prévalait dans la communauté informatique aux premiers jours, pour rendre la coopération à nouveau possible en supprimant les barrières imposées par les propriétaires de logiciels privateurs.2

En 1971, quand Richard Stallman débuta sa carrière au MIT, il travaillait dans un groupe qui utilisait exclusivement des logiciels libres. Même les sociétés informatiques distribuaient des logiciels libres. Les programmeurs étaient libres de coopérer entre eux, et ils le faisaient souvent.

Au début des années 80, presque tous les logiciels étaient des logiciels privateurs, ce qui signifie que les propriétaires de logiciels interdisaient et empêchaient la coopération entre utilisateurs. Ceci rendit nécessaire le projet GNU.

Chaque utilisateur d’ordinateur a besoin d’un système d’exploitation ; s’il n’y a pas de système d’exploitation libre, on ne peut même pas commencer à utiliser un ordinateur sans avoir recours au logiciel privateur. Ainsi la priorité, pour avoir du logiciel libre, était évidemment de créer un système d’exploitation libre.

Nous avons décidé de rendre ce système d’exploitation compatible avec Unix parce que le concept d’ensemble avait déjà fait ses preuves et était portable, et parce que, pour les utilisateurs d’Unix, la compatibilité rendait plus facile le passage à GNU.

Un système d’exploitation de type Unix comprend un noyau, des compilateurs, des éditeurs, des outils de mise en forme de texte, des logiciels de courrier, des interfaces graphiques, des bibliothèques, des jeux et bien d’autres choses. Ainsi, l’écriture d’un système d’exploitation complet est un travail important. Nous l’avons commencé en janvier 1984. La Free Software Foundation [en] (Fondation pour le logiciel libre) a été fondée en octobre 1985, initialement dans le but de lever des fonds pour aider au développement de GNU.

À l’aube des années 90, nous avions trouvé ou écrit tous les composants principaux sauf un, le noyau. Puis Linux, un noyau de type Unix, fut développé par Linus Torvalds en 1991 et devint un logiciel libre en 1992. La combinaison du noyau Linux avec le système GNU à peu près complet eut pour résultat un système d’exploitation complet : le système GNU/Linux. On estime que des dizaines de millions de personnes utilisent actuellement des variantes de ce système, typiquement par le biais de distributions GNU/Linux. La version principale de Linux contient actuellement des blobs de micrologiciel [firmware] non libre ; les activistes du logiciel libre maintiennent donc une version libre de Linux appelée Linux-libre.

Cependant, le projet GNU ne se limite pas au système d’exploitation. Nous aspirons à fournir tout l’éventail du logiciel, tout ce qui peut intéresser de nombreux utilisateurs. Ceci inclut des applications. Vous trouverez un catalogue d’applications libres dans le répertoire du logiciel libre.

Nous voulons également fournir des logiciels pour les utilisateurs qui ne sont pas experts en informatique. Nous avons donc développé une interface graphique (appelée GNOME) [en] pour aider les débutants à utiliser le système GNU.

Enfin, nous voulons fournir des jeux et autres logiciels récréatifs. Un grand nombre de jeux libres [en] sont déjà disponibles.

Jusqu’où le logiciel libre peut-il aller ? Il n’y a pas de limite, excepté quand des lois comme le droit des brevets interdisent le logiciel libre. Le but ultime est de fournir des logiciels libres pour effectuer toutes les tâches informatiques – et de cette manière faire du logiciel privateur un concept du passé.

Introduction

Nous classons une licence selon plusieurs critères :

  • selon qu’elle remplit les conditions d’une licence de logiciel libre ;
  • selon qu’il s’agit d’un copyleft (également appelé « gauche d’auteur ») ;
  • selon qu’elle est compatible avec la GNU GPL (sauf indication contraire, les licences compatibles le sont avec les versions 2 et 3 de la GPL) ;
  • selon qu’elle pose des problèmes pratiques particuliers.

Nous essayons de lister sur cette page les licences de logiciel libre les plus communes, mais nous ne pouvons pas les lister toutes ; nous ferons de notre mieux pour répondre à vos questions sur les licences libres, qu’elles soient présentées sur cette page ou non. Les licences sont classées grosso modo par ordre alphabétique dans chaque section.1

Si vous pensez avoir découvert une infraction aux termes de l’une de nos licences, veuillez vous référer à notre page « Violation des licences GNU ».

Si vous démarrez un nouveau projet et ne savez pas vraiment quelle licence utiliser, « Comment choisir une licence pour votre propre travail » décrit nos recommandations dans un guide facile à suivre.

Si vous avez des questions au sujet de licences de logiciel libre, envoyez-nous un courriel (en anglais) à <licensing@fsf.org>. Comme nos ressources sont limitées, nous ne répondons pas aux questions portant sur le développement ou la distribution de logiciels privateurs,2 et vous aurez probablement une réponse plus rapide si vous posez une question spécifique qui n’est pas traitée ici ou dans notre FAQ. Nous accueillons volontiers les bénévoles compétents qui peuvent aider à répondre aux questions sur les licences.

Si vous envisagez d’écrire une nouvelle licence, veuillez aussi nous contacter à <licensing@fsf.org>. La prolifération des licences de logiciel libre est actuellement un problème majeur dans la communauté du libre, pour les utilisateurs comme pour les développeurs. Nous ferons de notre mieux pour vous aider à trouver une licence libre existante qui réponde à vos besoins.

Si vous vous demandez quelle licence utilise tel ou tel paquet, veuillez consulter le répertoire du logiciel libre de la FSF, qui recense des milliers de logiciels libres avec les renseignements concernant leur licence.

POUR TOUTES PRÉCISIONS VOUS POUVEZ VOUS RENDRE SUR LE SITE 

http://www.gnu.org/

 

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Cancer du sein : un dépistage revu et corrigé

Alors que débute la campagne « Octobre rose », destinée à promouvoir le dépistage du cancer du sein, le ministère de la Santé a annoncé ce 3 octobre « une rénovation profonde » du programme français. Cette annonce fait suite à la remise d’un rapport remettant en perspective les bénéfices, pour une partie de la population, du dépistage non ciblé.

Douze ans après sa généralisation à l’ensemble des femmes françaises de plus de 50 ans, le programme de dépistage du cancer du sein peut – et doit – se réinventer. Tel est l’avis du ministère de la Santé qui, dans un communiqué diffusé ce 3 octobre, juge nécessaire d’aller vers plus de personnalisation, et de mieux informer les bénéficiaires du programme de ses avantages et de ses inconvénients. Les modalités de cette refonte seront annoncées d’ici à la fin de l’année 2016.

Cette annonce fait suite au lancement, fin 2015, d’une « concertation citoyenne et scientifique » destinée à « améliorer » le programme de dépistage organisé du cancer du sein. Début septembre, les conclusions ont été remises à Marisol Touraine. Ce document préconise l’ »arrêt du dépistage organisé tel qu’il existe aujourd’hui » et la « mise en place d’un nouveau dépistage organisé, profondément modifié ». Certains membres de ce comité réclamaient même l’arrêt pur et simple du programme de dépistage organisé, pour laisser les médecins décider au cas par cas de la pertinence d’une mammographie, selon les conclusions de ce rapport.

L’Institut national du cancer rejoint les conclusions du rapport

Sur la base de ce rapport, l’Institut national du cancer (INCa) a envoyé un courrier le 16 septembre à Mme Touraine, l’encourageant à engager sans tarder la rénovation du programme de dépistage, « en l’inscrivant dans une logique plus individualisée du parcours de santé, prenant appui sur le médecin généraliste ».

Il juge aussi nécessaire de donner aux femmes « une information complète, fiable et neutre, pour leur permettre de prendre une décision éclairée ».

Ne pas abandonner le dépistage, mais l’améliorer

L’INCa, organisme qui coordonne l’ensemble des acteurs français de la cancérologie, appelle à soutenir la recherche pour mieux reconnaître les anomalies susceptibles d’évoluer rapidement ou de se transformer en cancer agressif, et ainsi limiter le surdiagnostic et le surtraitement (détection et ablation de cellules anormales, mais qui n’auraient jamais évolué en cancer du sein).

L’institut estime en revanche qu’un abandon pur et simple du programme serait « très risqué, générateur d’inéquités et de pertes de chance ». Il prône par ailleurs un remboursement à 100% de l’échographie comme outil de dépistage complémentaire à la mammographie, pour « supprimer les freins financiers qui demeurent ».

Des arguments solides en faveur d’une réfonte

Actuellement, toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à faire une mammographie tous les deux ans pour détecter une éventuelle tumeur – et tous les ans pour celles qui présentent des risques accrus de développer un cancer du sein. Mais certains professionnels de santé, sur la base de nombreux arguments épidémiologiques, estiment que cette politique n’a pas d’effet sur le niveau de mortalité par cancer du sein.

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72 NICEPHORE NIEPCE 11 10 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 16 h 44 min

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NICEPHORE NIEPCE INVENTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE QUE L’ON ATTRIBUE TROP SOUVENT A TORT A  Louis-Jacques-Mandé DAGUERRE. 

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7 mars 1765 : Naissance de Joseph Niépce à Chalon-sur-Saône (ce n’est que quelques années plus tard qu’il prendra le surnom de Nicéphore). Son père est avocat conseiller du Roi et receveur des consignations du Chalonnais. Il a une sœur et deux frères. 

• 1786 : Joseph entre chez les frères Oratoriens à Angers, il se passionne pour la physique et la chimie.

• 1788 : Abandon de l’Oratoire et entrée dans la garde Nationale à Chalon-sur-Saône.

 Il signe ses lettres du surnom de Nicéphore.

• 1789 : Révolution française.

• 1792 : Engagement dans l’armée révolutionnaire (campagne dans le sud de la France et en Sardaigne).

• 1794 : Nicéphore quitte l’Armée et demeure à Nice. Il se marie. Son frère aîné Claude vient le rejoindre.

• 1795 : Naissance de son fils Isidore.

• 1797 : Voyage en Sardaigne avec sa famille et son frère. C’est au cours de ce voyage que Nicéphore et son frère Claude auraient eu l’idée de la photographie.

• 1798 : De retour à Nice les deux frères se livrent à leur premiers travaux d’inventeurs et travaillent à la mise au point d’un nouveau principe moteur basé sur la dilatation de l’air au cours d’une explosion.

• 1801 : Nicéphore et sa famille ainsi que Claude rentre à Chalon-sur-Saône où ils s’occupent de la gestion du patrimoine familiale dont Mme Niépce mère avait la charge depuis la mort du père en 1785.

• 1807 : Les deux frères obtiennent pour dix ans un brevet, signé par Napoléon, pour leur moteur qu’ils nomment pyréolophore. Il s’agit du premier moteur au monde à combustion interne. Une maquette de bateau de 2 mètres de long remonte le courant de la Saône au moyen de ce moteur.

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Le pyréolophore 

C’est à Nice que Claude et Nicéphore Niépce se livrèrent à leurs premiers travaux d’inventeurs. Ils s’intéressèrent alors à la mise au point d’un nouveau principe de moteur fondé sur l’utilisation de la dilatation de l’air au cours d’une explosion. Eurent-ils connaissance des travaux de Huygens (1625-1695) qui avait déjà utilisé l’air dilaté par une explosion de poudre à canon dans un cylindre pour mouvoir un piston ?

Les frères Niépce employèrent d’abord comme explosif une poudre constituée des spores d’une plante, le lycopode , puis ils utilisèrent du charbon mélangé à de la résine. Ils inventèrent ainsi le premier moteur à combustion interne qu’ils nommèrent pyréolophore (Pyr : feu ; eolo : vent et phore : je porte/produis).

Le rapport de 1806 sur l’invention du pyréolophore

En 1806, ils rédigent un premier rapport. Une commission de l’Institut National, autrement dit l’Académie des Sciences chargée d’examiner l’invention rend son verdict :

« Le combustible employé ordinairement par MM. Niépce est le Lycopode, comme étant de la combustion la plus vive et la plus facile ; mais comme cette matière est coûteuse, ils la remplaceraient en grand par la houille pulvérisée et mélangée au besoin avec une très-petite portion de résine, ce qui réussit très-bien, ainsi que nous nous en sommes assurés par plusieurs expériences. Dans l’appareil de MM. Niépce aucune portion du calorique n’est dissipée d’avance ; la force mouvante est un produit instantané, et tout l’effet du combustible est employé à produire la dilatation qui sert de force mouvante.

 Suivant une autre expérience, la machine placée sur un bateau qui présentait une proue d’environ deux pieds de largeur sur trois pieds de hauteur, réduite dans la partie submergée, et pesant environ neuf quintaux, a remonté la Saône par la seule action du principe moteur, avec une vitesse plus grande que celle de la rivière dans le sens contraire ; la quantité de combustible employée étant d’environ cent vingt-cinq grains par minute, et le nombre de pulsations de douze ou treize dans le même temps. Les Commissaires pensent donc que la machine proposée sous le nom de Pyréolophore par MM. Niépce est ingénieuse, qu’elle peut devenir très-intéressante par ses résultats physiques et économiques, et qu’elle mérite l’approbation de la classe. »

Rapport de L. Carnot et C.L. Berthollet du 15 décembre 1806 

Les frères Niépce avaient aussi procédé à quelques essais sur l’étang de Batterey, situé au milieu des Bois de la Charmée, à Saint-Loup de Varennes . Ils obtinrent ensuite un brevet pour une durée de dix ans. Celui-ci leur fut délivré par l’Empereur Napoléon. Il est daté du 20 juillet 1807.

 Nicéphore et Claude continuèrent à améliorer leur pyréolophore. Le 24 décembre 1807, ils avertirent Lazare Carnot qu’ils avaient obtenu une poudre très inflammable en mélangeant une partie de résine avec neuf parties de houille. Mais en 1816 les progrès n’ont pas été suffisant pour que les Niépce puissent obtenir quelques subsides de leur invention. L’expiration du brevet approche et Claude décide de monter à Paris puis de se rendre en Angleterre dans l’espoir d’y exploiter le moteur.

Claude se prépare à la construction d’un petit bateau devant être mu le pyréolophore. Nicéphore entreprend de nouvelles expériences sur le carburant . A la fin du mois de mai 1816, Claude avait eu l’idée d’un autre carburant, le charbon de pierre.

 Mais dès le 2 juin 1816, Nicéphore écrit :« je suis charmé que le résultat de tes expériences sur l’inflammation du charbon de pierre, t’aient mis à même de connaître les inconvénients nombreux attachés à l’emploi de ce combustible, et t’aient donné l’idée heureuse de le remplacer par l’huile de pétrole blanche. […] je t’engage donc très fort à répéter plus en grand cette intéressante expérience ; car lorsqu’on verra qu’avec une faible consommation d’huile on obtient d’énormes bouffées de flamme, on en sera étonné et on reconnaîtra toute l’importance de notre découverte. »

L’huile de pétrole blanche s’apparente au kérosène que nous connaissons aussi sous le nom de pétrole lampant .

 Dès le 8 juillet 1817, les essais de Claude se précisent comme le laisse entendre Nicéphore : « Si tu parviens, en effet à injecter l’huile de P. avec force afin que la vaporisation se fasse instantanément il est hors de doute, Mon cher ami, que tu obtiendras le résultat le plus satisfaisant. » C’est bel et bien le système d’injection de l’essence, tel que nous le connaissons dans nos moteurs actuels, que Claude est en train d’inventer et de mettre au point. Les frères Niépce sont, en effet, reconnus aujourd’hui comme étant les inventeurs du principe de l’injection de l’essence.

Découverte de l’injection

Les essais sont prometteurs. Le 16 juillet, Nicéphore écrit : « tu viens de vérifier à nouveau, Mon cher ami, que le Lycopode, la substance concrète la plus éminemment inflammable, produit cependant moins de flamme qu’une quantité donnée d’huile de P. réduite en vapeur. »

Nicéphore fait plusieurs tentatives. Il vaporise l’essence en portant au rouge l’embout du tuyau par lequel elle s’écoule, mais les résultats sont peu reproductibles. Il essaie alors une nouvelle technique pour obtenir l’huile divisée comme la poudre de lycopode lors de l’inflammation. Il se munit d’abord un tuyau d’une vingtaine de centimètres de long et de sept millimètres de diamètre. Il le remplit d’eau sur environ trois centimètres puis, l’ayant porté à sa bouche, souffle violemment. L’eau sort du tube en un jet constitué de fines gouttelettes, donc bien divisée comme une poudre. Il améliore ce résultat en aplatissant l’orifice de sortie en un biseau assez court rappelant une anche de hautbois. Il répète ensuite l’expérience en remplaçant l’eau par de l’alcool et en garnissant l’orifice de sortie d’une mèche allumée, destinée à enflammer les gouttelettes de liquide.

C’est la réussite : « l’alcool s’enflamma en détonant comme le lycopode », racontera-t-il. Nicéphore vient de découvrir qu’il faut enflammer le liquide à froid et non sous forme de vapeur, comme c’était le cas avec les tuyaux chauffés qu’il utilisait précédemment. Le mélange d’air et de minuscules gouttelettes de liquide inflammable devenait alors explosif. Il ne restait plus qu’à expérimenter l’huile de pétrole blanche. Nicéphore fit fabriquer un tuyau de neuf millimètres de diamètre et coudé à angle droit, afin de ne plus avoir à utiliser la langue en guise de soupape. La partie par laquelle il devait souffler mesurait environ soixante-six centimètres et celle par où devait s’échapper l’huile était d’environ trente-trois centimètres. La sortie était aplatie comme dans l’expérience précédente.

 Le succès fut total : « La flamme, vu la petite quantité d’huile employée est énorme ; elle est vive, instantanée, et détonne comme le lycopode », raconte Nicéphore qui ajoute : « les résultats que je viens d’obtenir ont ranimé mon courage et m’ont pleinement satisfait. » Plus la quantité d’huile de pétrole utilisée était faible, plus l’explosion était puissante.

 Tout y était : rendement et économie. Il interrompit alors tout essai tant il était persuadé des performances de ce combustible

Quelques années plus tard, en 1824, Sadi Carnot (1796-1832), fils de Lazare Carnot (1753-1823), rédigera un ouvrage intitulé Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance, dans lequel il fera un commentaire sur le moteur des frères Niépce :

« Parmi les premières tentatives faites pour développer la puissance motrice du feu par l’intermédiaire de l’air atmosphérique, on doit distinguer celles de MM. Niepce, qui ont eu lieu en France il y a plusieurs années, au moyen d’un appareil nommé par les inventeurs pyréolophore. Voici en quoi consistait à peu près cet appareil : c’était un cylindre, muni d’un piston, où l’air atmosphérique était introduit à la densité ordinaire. L’on y projetait une matière très-combustible, réduite à un grand état de ténuité, et qui restait un moment en suspension dans l’air, puis on y mettait le feu. L’inflammation produisait à peu près le même effet que si le fluide élastique eût été un mélange d’air et de gaz combustible, d’air et d’hydrogène carboné, par exemple ; il y avait une sorte d’explosion et une dilatation subite du fluide élastique, dilatation que l’on mettait à profit en la faisant agir tout entière contre le piston. Celui-ci prenait un mouvement d’une amplitude quelconque, et la puissance motrice se trouvait ainsi réalisée. Rien n’empêchait ensuite de renouveler l’air et de recommencer une opération semblable à la première.

 Cette machine, fort ingénieuse et intéressante surtout par la nouveauté de son principe, péchait par un point capital. La matière dont on faisait usage comme combustible (c’était la poussière de lycopode, employée à produire les flammes sur nos théatres) était trop chère pour que tout avantage ne disparût pas par cette cause ; et malheureusement il était difficile d’employer un combustible de prix modéré, car il fallait un corps en poudre très-fine, dont l’inflammation fût prompte, facile à propager, et laissât peu ou point de cendres. »

Sadi Carnot ne se cantonne qu’au texte du premier brevet et semble ignorer les travaux ultérieurs des frères Niépce avec l’huile de pétrole blanche.

 La note de Carnot très elliptique, prête à confusion. Il est vrai que les frères Niépce avaient démontré la puissance de leur nouveau principe moteur en l’appliquant à un piston (« NOTICE » du 09/11/1806) ; qu’ils avaient envisagé de l’appliquer à « une pompe comme dans les machines à feu » (« NOTE » lue à l’Institut le 17/11/1806), mais l’une des spécificités majeures du pyréolophore était de fonctionner par réaction directe. »

C’est notamment ce qui, en 1925, soit un siècle plus tard, fera l’admiration de Pierre Clerget et Auguste Rateau. 

• 1807 – 1809 : Élaboration d’un projet de pompe hydraulique afin de remplacer la machine de Marly qui servait à alimenter en eau le Château de Versailles.

• 1811 : Travaux sur la culture du pastel destiné à remplacer l’indigo, colorant bleu, manquant à la suite du Blocus continental, institué par Napléon pour ruiner le Royaume-Uni.

Le pastel des teinturiers

Remplacer l’indigo par la fécule bleue provenant du pastel des teinturiers

Indigoterie : série de bassins permettant d’extraire l’indigo (Jean-Baptiste du Tertre Histoire générale des Antilles 1667) 

Indigoterie : série de bassins permettant d’extraire l’indigo (Histoire générale des Antilles 1667)

Le 21 novembre 1806, Napoléon avait décrété le Blocus continental, mesure adoptée pour priver l’Angleterre de toute communication avec le continent. De ce fait, certains produits faisaient défaut tel l’indigo, une variété de colorant bleu. Le gouvernement proposa d’y substituer la fécule bleue provenant du pastel des teinturiers. C’est à partir des feuilles que l’on tire le colorant bleu . En 1811, le gouvernement lança un concours pour développer la culture du pastel. Nicéphore fera le commentaire :« […] il fut question d’extraire l’indigo du pastel. Nous devions naturellement être jaloux de participer à des recherches dont le résultat paraissait lié à la prospérité du commerce et des arts industriels. Celles que nous fîmes furent longues, mais elles ne furent point infructueuses sous le rapport qui nous intéressait le plus ; car des echantillons de cette matiere colorante que l’on adressa des bureaux de la sous-préfecture au ministère de l’Intérieur, nous valurent les encouragemens les plus empressés et les plus flatteurs.»Le but était d’améliorer le rendement de production du colorant. Les frères Niépce transmettent au ministère de l’intérieur des échantillons de la fécule colorante qu’ils ont réussi à extraire des feuilles de la plante, ainsi qu’un rapport expliquant comment ils ont obtenu cette matière colorante.« J’ai lu avec intérêt les observations de M.M Niépce-Barrault, que vous m’avez adressées le 28 novembre, sur l’époque la plus convenable pour couper les feuilles du pastel, et sur les moyens d’en extraire la fécule colorante sans l’intermède d’aucun précipitant ; elles sont, comme vous dites très-bien, une nouvelle preuve de leur sagacité et du zèle qui les anime. Veuillez leur annoncer que je les transmets à la commission chargée de l’examen de toutes celles de la même nature qui ont été faites en divers lieux, et d’indiquer ce qui est le plus propre à établir complètement la théorie de la fabrication de l’indigo-pastel, et à en perfectionner la pratique. »

Réponse du ministre de l’intérieur. 7 décembre 1811

Le concours instauré par le gouvernement n’apporta pas de résultats prometteurs. En 1813, celui-ci décida cependant de relancer l’intérêt pour la culture du pastel et l’extraction de l’indigo, en accordant des primes : trois à cinq francs suivant la qualité et à condition de produire au moins cinquante kilogrammes de bleu par an. Le 24 avril 1813, le préfet lui-même incita les frères Niépce à retravailler sur ce projet . La culture du pastel reprit de plus belle à Saint-Loup de Varennes. Cinquante-six ans plus tard, en 1867, l’historien Fouque témoigna : « […] la culture du Pastel-Indigo, – nous racontons de visu, – a laissé de nombreuses traces dans ce qui constituait autrefois le beau domaine Niépce, au Gras, commune de Saint-Loup-de-Varennes. Les jardins de la résidence de cette famille, les champs, voire même les fossés de la grande route, sur une étendue de plusieurs kilomètres, renferment des plants de Pastel […] qui se reproduisent naturellement sans culture, depuis plus d’un demi-siècle. »

L’année 1812 avait sonné le déclin de l’Empire. L’Empire s’effondrait mettant ainsi fin au blocus. La culture du pastel devint inutile.

• 1816 : Un an avant l’expiration du brevet pour le pyréolophore, Claude quitte Chalon-sur-Saône pour Paris puis l’Angleterre en 1817 afin d’essayer d’exploiter l’invention du moteur.

 Nicéphore entreprend seul de nouvelles recherches sur une idée qui l’obsède depuis de nombreuses années : fixer sur une substance, les images reçues au fond des chambres obscures.

 Jusqu’alors, ces boîtes percées d’un trou muni d’une lentille projetant sur le fond, l’image renversée de la vue extérieure, n’avaient été utilisées que comme instrument à dessiner. 

Le premier négatif au monde (non fixé) 

Pour ses premières expériences, Nicéphore Niépce dispose au fond d’une chambre obscure des feuilles de papier enduites de sels d’argent, connus pour noircir sous l’action de la lumière. Il obtient alors en mai 1816, la première reproduction d’une image de la nature : une vue depuis sa fenêtre. Il s’agit d’un négatif et l’image ne reste pas fixée car, en pleine lumière, le papier continue de se noircir complètement. Il appelle ces images des « rétines ».

Pour obtenir des positifs directs 

Afin d’obtenir des images positives, Niépce s’oriente vers les composés qui se décolorent à la lumière au lieu de noircir. Il essaie alors les sels et oxyde de fer ainsi que l’oxyde noir de manganèse. Bien qu’il obtienne des résultats, il achoppe toujours sur le problème du fixage où il est nécessaire d’éliminer le produit initial qui n’a pas été transformé par la lumière. 

Le concept d’image latente 

Pour résoudre cette difficulté, il cherche une méthode qui conduirait à l’obtention d’images gravées dans un support et étudie l’effet de la lumière sur les acides, espérant observer leur décomposition. Il n’y aurait plus qu’à étendre sur une pierre calcaire, l’acide dont la force variant avec l’intensité lumineuse graverait plus ou moins le support, suivant les teintes de l’image projetée. Mais les acides ne sont pas décomposés par la lumière et c’est un nouvel échec.

 Ces dernières recherches permettent tout de même, à Niépce, de comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’employer un composé dont la transformation photochimique est directement visible à l’œil, et qu’un changement de propriété sous l’action de la lumière, même s’il est invisible, peut induire l’apparition de l’image au cours d’une réaction, soit avec le support, soit avec un autre composé. Il s’intéresse dès lors à toutes les substances qui interagissent avec la lumière. 

Des recherches parallèles 

Niépce interrompt ses études sur la lumière pendant près d’un an. Répondant à un concours lancé pour trouver en France des gisements de pierres calcaires destinées à la lithographie.

 Septembre 1816 : les deux frères qui communiquent par courrier, essaient de trouver un nouveau carburant pour leur moteur. En employant de l’huile de pétrole blanche ils découvrent le principe de l’injection tel que nous le connaissons dans les moteurs actuels.

• 1816 – 1818 : Resté seul, Nicéphore se lance dans des recherches sur la fixation des images projetées au fond des chambres obscures. Premières expériences – premiers échecs. Recherche de carrières de pierres calcaires autour de Chalon-sur-Saône pour trouver en France des pierres propres à la lithographie.

1816-1818 — Les premiers essais de Niépce

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Vers l’invention de la Photographie 

Principe de l’invention de la photographie 

Mars 1817, Niépce, obstiné, reprend ses recherches sur les images. Au cours de ses lectures des traités de Chimie, il s’arrête à la résine de Gaïac extraite d’un résineux. Sous l’action de la lumière, cette résine jaune devient verte, mais ce qui intéresse avant tout Nicéphore c’est qu’elle perd sa solubilité dans l’alcool. Il comprend que grâce à cela on peut faire la différence entre la résine transformée et celle restée intacte, et donc fixer l’image. Après avoir obtenu de bons résultats en faisant les expériences directement sous la lumière du soleil, il échoue en ce qui concerne les images de la chambre obscure. Il ne savait pas que seuls agissent sur cette résine, les rayons ultra-violets malheureusement filtrés par la lentille de sa chambre obscure.

Parallèlement, il se passionne en 1818, pour la draisienne (ancêtre du vélo sans pédalier) et fait sensation en parcourant sur son “vélocipède”, les chemins de Saint-Loup-de-Varennes.

Le vélocipède

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 C’est en 1818, que Nicéphore Niépce se passionna pour cet engin, cousin de la draisienne (ancêtre du vélo sans pédalier) dont il se construisit un exemplaire.

Nicéphore fit bien évidemment sensation en parcourant sur son vélocipède les chemins de la campagne environnante. Mais il n’en resta pas là car il apporta plusieurs perfectionnements, dont la selle réglable. Ce vélocipède avec sa selle, est exposé au Musée Niépce. Dans une lettre à son frère, Nicéphore envisagera de motoriser cette machine, imaginant ainsi le vélomoteur.

• 1818 : Une image est fixée depuis trois mois .

  1819-1824 — L’invention de la photogravure 

Après la résine de Gaïac, Niépce emploie une autre résine d’origine minérale : l’asphalte ou bitume de Judée. Il montre que sous l’action de la lumière cette résine devient insoluble dans ses solvants habituels. A partir de 1822, il réussit à reproduire des dessins placés en contact avec des supports enduits de bitume (plaques de verre, pierres calcaires puis plaques de cuivre ou d’étain). Il utilise ensuite la technique des eaux-fortes pour graver à l’acide, les images obtenues et les imprime sur papier. Ce principe demeurera pendant longtemps la base de la photogravure employée pour imprimer les photos et les documents graphiques. 

Principe et technique 

Dans le but de reproduire des dessins, Niépce conçut vers 1822-1823, ce que nous appelons maintenant le tirage contact. Il expliqua clairement qu’il vernissait le dos d’une gravure afin de rendre le papier translucide et qu’une fois séchée, il appliquait cette gravure directement en contact sur la plaque de cuivre ou d’étain recouverte du vernis au bitume. Il exposait le tout en plein soleil pendant trois à quatre heures puis il rinçait la plaque dans de l’essence de lavande diluée dans de l’huile de pétrole blanche. Le bitume qui avait été préservé de l’action de la lumière sous les traits du dessin, se dissolvait et laissait apparaître le métal à nu. En revanche, la lumière transmise au travers du papier translucide avait rendu le bitume insoluble qui demeurait sur la plaque après le rinçage à l’essence de lavande. L’image au bitume était le négatif du dessin : le fond était de la couleur brune du bitume et les traits étaient représentés par le métal mis à nu. 

C’est alors que Niépce imagina un traitement qui permettrait d’obtenir le dessin gravé dans le métal. Le principe était simple et bien connu puisqu’il s’agissait de celui des eaux-fortes. La plaque portant l’image au bitume de Judée était plongée dans un bain d’acide qui attaquait le métal aux endroits où il était découvert, c’est à dire ceux correspondant aux traits du dessin. En effet, le vernis au bitume est imperméable à l’acide qu’il empêche de pénétrer jusqu’au support. Une fois les traits gravés dans le métal, l’inventeur éliminait de la plaque le vernis au bitume pour ne garder que la plaque métallique portant le dessin gravé.

 Les premiers succès avec cette méthode sont à dater de 1822 pour ce qui est des reproductions par contact puisque cette année là, Niépce reproduisit le portrait du pape Pie VII sur verre. Il n’y avait pas encore de gravure à l’acide. Les tout premiers essais de gravure en 1823 ne seront pas sur métal mais sur des pierres lithographiques. Un imprimeur de Dijon effectuera des tirages sur papier à partir de ces pierres. Niépce aura alors la confirmation que son procédé permet bien, après la reproduction par contact, de multiplier l’original par les moyens de l’imprimerie. En 1825, Niépce gravera ses images sur cuivre puis sur étain à partir de 1826. 

Ce traitement à l’acide est parfaitement adapté à la reproduction de dessins au trait où les nuances sont produites par des hachures. Dans le cas d’images aux nuances continues celles-ci sont reproduites par des épaisseurs variables de bitume que la gravure à l’acide ne peut reproduire tant le vernis est imperméable à la solution d’acide. Niépce l’avait compris et il travailla beaucoup à reproduire des gravures. Plusieurs musées dans le monde conservent des plaques de métal portant un dessin gravé par l’inventeur au moyen de son procédé. C’est le cas du Musée Niépce qui posséde 10 plaques metalliques sur lesquelles Nicéphore avait reproduit une gravure. D’autres plaques de métal gravées par Niépce se trouvent à La Société Française de Photographie, à la Royal Photographic Society ou dans la collection de Janine Niepce. Devant ses échecs répétés pour graver des images à teintes continues obtenues à la chambre obscure, Nicéphore abandonnera progressivement la gravure à l’acide pour ne plus s’y consacrer à partir de juillet 1827.

• 1822 : Réalisation d’une copie de dessin par la seule action de la lumière sur une plaque de verre enduite de bitume de Judée (portrait du pape Pie VII).

• 1823 : Reproduction de dessins par contact sur des vernis au bitume de Judée.

• 1824 : Obtention de “Points de vue à la chambre obscure” (photographies) sur des pierres lithographiques. Le temps de pose est alors de 5 jours.

• 1824 à 1826 : Images gravées sur du cuivre en traitant par la méthode des eaux-fortes, les images obtenues avec le bitume. Niépce fait appel à un graveur Parisien, Augustin Lemaitre, pour le conseiller et effectuer des tirages sur papier à partir de ses plaques gravées.

En 1825, Niépce s’adresse aussi à des opticiens de Paris, Vincent et Charles Chevalier, qui lui fournissent toutes sortes d’optiques afin de perfectionner sa chambre obscure. C’est l‘année du mariage de son fils avec Eugénie de Champmartin.

 1825-1829 — L’invention de la photographie 

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En 1824, il place des pierres lithographiques recouvertes de bitume, au fond d’une chambre obscure et obtient pour la première fois au monde, l’image fixée d’un paysage. Il faut un temps de pose extrêmement long de plusieurs jours en plein soleil. A partir de 1825, il utilise régulièrement le cuivre comme support puis l’étain en 1826 et réalise des images gravées.  

Principe et technique de l’héliographie à la chambre obscure 

Le produit photosensible est le bitume de Judée

 C’est une sorte de goudron naturel, connu depuis l’antiquité. Les anciens le récupéraient à la surface de la mer morte (en grec lac Asphaltite) où il remonte continuellement du fond des eaux. On s’en servait pour embaumer les momies chez les égyptiens, pour calfater les navires ou encore pour faire des terrassements à Babylone. Au XIXe siècle, on savait déjà l’extraire des roches bitumineuses si bien que le bitume utilisé par Niépce ne venait pas de Judée. 

1 – Obtention de l’image au bitume de Judée 

invention photographie-bitume-judee-011 – Niépce dissolvait le bitume de Judée en poudre dans de l’essence de lavande. invention photographie-bitume-judee-012 – Il étalait ensuite cette solution en couche mince sur le support (verre, pierre, cuivre, étain, argent).

invention photographie-bitume-judee-013 – Par séchage à chaud, il obtenait un vernis brillant de couleur vermeil. invention photographie-bitume-judee-014 – Par séchage à chaud, il obtenait un vernis brillant de couleur vermeil.

invention photographie-bitume-judee-015 – Après exposition, aucune image n’était visible. Niépce plongeait la plaque dans un bain d’essence de lavande diluée qui dissolvait les parties n’ayant pas, ou peu, vu la lumière. invention photographie-bitume-judee-016 – L’image obtenue, regardée en incidence normale, était négative. 

Le temps de pose en chambre obscure était de plusieurs jours en plein soleil. 

2 – Utilisation de l’image au bitume de Judée 

invention photographie-bitume-judee-011 – Pour obtenir un positif, Niépce exploita cette image de deux façons :

 Sans traitement ultérieur, à condition de l’avoir réalisée avec un vernis excessivement mince soumis à une légère sous-exposition (à partir de 1827). Dans ce cas, le vernis était mat et par réflexion, sous un éclairage rasant et dans un endroit sombre, l’image apparaissait en positif.

invention photographie-bitume-judee-012 – En l’attaquant par des vapeurs d’iode pour obtenir une image positive sur argent (de 1828 à 1831). Niépce plaçait la plaque dans une boite contenant des cristaux d’iode qui s’évaporaient spontanément.

invention photographie-bitume-judee-013 – En quelques minutes les vapeurs d’iode oxydaient l’argent insuffisamment protégé par le vernis. Il se formait à la surface du métal une couche d’iodure d’argent qui, une fois le vernis éliminé, noircissait sous l’action de la lumière.

invention photographie-bitume-judee-014 – Il obtenait alors une image parfaitement positive.

• 1826 : Images obtenues gravées sur de l’étain. Extraction d’une fécule à partir d’une courge appelée giraumont. Production d’une fibre textile propre au tissage à partir d’une plante l’asclépiade de Syrie.

A l’instar de Parmentier (1737-1813) qui avait publié en 1781 les Recherches sur les végétaux nourrissans qui dans les temps de disettes peuvent remplacer les alimens ordinaires, on tente de trouver de nouveaux aliments. Parmentier lui-même propose de transformer la pomme de terre en une sorte de fécule au moyen d’une machine qu’il a conçue. D’autres inventent des machines pour transformer le fameux légume en vermicelles.

Niépce de son côté, cherche à extraire une fécule alimentaire à partir d’une variété de courge, le giraumon, connu aussi sous le nom de bonnet-turc auquel il ressemble de façon étonnante. « Nous avons mangé plusieurs fois de cette fécule qui nous a paru de même fort bien et très légère » déclarera Nicéphore .

• 1827 : Point de vue sur étain non gravé (le seul exemplaire conservé d’une image réalisée par Niépce à la chambre obscure correspond à cette étape de ses travaux).

 En 1827, Niépce se rend en Angleterre où il découvre son frère mourant, incapable de lui montrer une quelconque amélioration du moteur. Il réalise qu’il ne sera tiré aucun profit de cette invention dans laquelle ils avaient fondé les plus grands espoirs. Après avoir vainement tenté d’intéresser la Société Royale à son procédé de reproduction des images qu’il nomme Héliographie, Niépce rentre en France et continue avec acharnement à perfectionner son invention. En 1828, il découvre une nouvelle méthode qui conduit à des images d’une qualité supérieure avec des demi-teintes. En prenant comme support de l’argent poli et en faisant agir des vapeurs d’iode sur l’image au bitume il obtient de véritables photographies en noir et blanc sur le métal. La précision des images est étonnante pour l’époque. Le temps de pose est toujours de plusieurs jours en plein soleil.

• 1828 : Images non gravées sur argent poli obtenue en traitant l’image au bitume par des vapeurs d’iode.

• 1829 : Association avec Louis Jacques Mandé Daguerre, spécialiste de la chambre obscure, afin d’améliorer la luminosité et la qualité des images au fond de la chambre obscure.

• 1830 : Echec des tentatives des deux associés pour faire blanchir le bitume brun afin d’obtenir des images directement positives. Daguerre découvre le résidu de la distillation de l’essence de lavande sans lui attribuer aucune propriété photosensible

• 1831 : Travaux sur toutes sortes de résines sans obtenir de résultats positifs.

• 1832  : En juin, nouvelle visite de Daguerre chez Niépce. Les associés utilisent ensuite comme produit photosensible le residu de la distillation de l’essence de lavande et obtiennent de images en moins de 8 heures de temps de pose. Il nomme leur nouveau procédé : le physautotype.

• 1832, Novembre : Daguerre revient encore à St-Loup-de-Varennes pour travailler avec Niépce sur le nouveau procédé.

• 5 juillet 1833 : Niépce meurt subitement sans qu’aucune de ses inventions n’aient été reconnues.

Joseph-Nicéphore Niépce (1765-1833) fut un inventeur malchanceux dont les mérites ne furent reconnus que bien après sa disparition. Associé à Louis Daguerre (1787-1851), il mourut trop tôt pour voir le fruit de leurs travaux communs consacré. En 1839, Arago présenta au monde la photographie comme l’invention du seul Daguerre. 

Le musée expose différents objets issus du laboratoire de Niépce, particulièrement des héliographies (du grec hélios , soleil et graphein , écrire). Pièces uniques réalisées par Niépce lui-même, elles sont considérées comme les premières photographies (le terme de photographie ne fit son apparition qu’en 1839 lors du discours de François Arago à l’Académie des sciences). Pour enregistrer une image héliographique, Niépce recouvrait une plaque métallique de bitume de Judée dissout dans de l’essence de lavande. La plaque devenait alors sensible à la lumière. Une fois sèche, elle était placée dans une chambre noire, une camera obscura , puis exposée à la lumière durant de longues heures. L’image captée restait latente ; pour apparaître, la plaque devait être plongée dans un bain qui dissolvait les parties du bitume peu exposées (le bitume fortement exposé durcissant et devenant insoluble). 

La plus ancienne héliographie recensée date de 1826 et se trouve aujourd’hui dans les collections de l’université du Texas à Austin. Intitulée Le Point de vue du Gras , elle représente un paysage saisi non loin de Chalon sur Saône. L’image est fixée sur une plaque d’étain à l’aspect miroitant qui la rend peu lisible. Cette pièce unique est reproduite au musée Niépce grâce aux technologies numériques, par le biais d’un écran plat manipulable par le visiteur. Les technologies actuelles, mises au service d’un film sur l’invention, aident à mieux comprendre le processus initial de Niépce.

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71 FESTIVAL VILLE DES MUSIQUES DU MONDE 04 10 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 15 h 29 min

A L’OCCASION DU FESTIVAL VILLES DES MUSIQUES DU MONDE. NOUS RECEVIONS DANS LES STUDIOS DE RADIO LIBERTAIRE. SIDI BEMOL ET NAWAL

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71 FESTIVAL VILLE DES MUSIQUES DU MONDE 04 10 16  dans EMISSIONS Afya_Sidi_Bemol-500x452

Prenez quelques riffs de rock millésimés, période Rolling Stones ou Led Zeppelin par exemple, plaquez-les sur des rythmiques venues d’Alger ou de Tizi Ouzou et, dès que la chaleur s’élève, arrosez généreusement le tout de paroles caustiques en kabyle. Vous obtiendrez ainsi le « gourbi rock » de Sidi Bémol. C’est ainsi : ce chanteur et guitariste, également dessinateur, ne peut s’empêcher de tout mélanger. « Je me suis toujours intéressé à toutes les musiques qui existent dans le monde » nous a confié l’enfant du port d’Alger. Ses explorations musicales l’ont même poussé à enregistrer deux albums de chants de marins kabyles et à frayer avec les harmonies celtiques. C’est ce qui fait le sel de ses concerts : nul ne sait à l’avance pour quelle destination il embarquera.  

Hocine Boukella : Guitare, chant
Damien  Fleau : Saxophones
Maxime Fleau : Batterie, percussions

* Exposition des dessins d’Elho (Sidi Bémol) dans le hall de l’Embarcadère

Biographie de Sidi Bemol

Âfya

Oui… Sidi Bemol… tout simplement, mettant de côté le titre honorifique de « Cheikh ». Toujours humble et charismatique, Sidi Bemol, qui a maintenant des cheveux gris, n’a pas perdu son ironie corrosive, son esprit bouillonnant, ni son oeil pétillant, mais il a choisi d’intituler son nouvel album Âfya, qui en algérien signifie sérénité, paix, élévation, chaleur, lumière …
« Paix est mon idéologie ; Claires sont mes intentions… » (Âfya 1)

Sidi Bemol a toujours eu cette particularité de savoir naviguer entre tradition et contemporanéité, c’est ce qui fait sa richesse, c’est ce qui enchante son public fidèle.

Musique d’aujourd’hui, forcément de par ses nouvelles compositions (Essala, Nekkni …), Sidi Bemol ne cessant de créer, d’écrire, de composer, d’observer le monde qui l’entoure. Mais aussi de par le choix des musiciens qui l’accompagnent, une jeune génération montante : Damien Fleau, Clement Janinet, Benoit Medrykowski, Maxime Fleau et Jean Rollet-Gérard, ayant quelques points en commun : être sorti de l’Ecole Didier Lockwood, être frère, ami, voguer sur plusieurs genres musicaux (jazz, world, électro, rock, musiques de films…) et être doté de ce talent et cette fougue qu’ils mettent au service de la musique de Sidi Bemol depuis deux ans.

Hocine Boukella (guitare-chant), Damien Fleau (saxophones), Maxime Fleau (batterie), Clément Janinet (violon), Jean Rollet-Gerard (basse), Benoit Medrykowski (guitare)

Hocine Boukella (guitare-chant), Damien Fleau (saxophones), Maxime Fleau (batterie), Clément Janinet (violon), Jean Rollet-Gerard (basse), Benoit Medrykowski (guitare)

Musique qui n’oublie pas ses chants et rythmes traditionnels, ceux des racines mais aussi de l’intemporalité et ceux des grands Maîtres… On s’arrête alors sur la superbe adaptation de la chanson The Face of Love (The Face of Love © 2014 Womad Music Ltd / BMG VM Music / Robbins Eggs Music avec l’aimable autorisation de EMI Music Publishing France) issue de la collaboration entre Nusrat Fateh Ali Khan, David Robbins et Tim Robbins pour le film « Dead Man Walking »

Et puis, Sidi Bemol, le troubadour, l’explorateur du monde, qui continue d’esquisser un paysage musical aux sillons multiples, poussant toujours plus loin sa quête d’autres sources, l’amenant en Inde, en passant par la Turquie (Oylum), et les pays de l’Est (Viraj). Il dessine le croisement des chemins, qu’ils soient musicaux, culturels, spirituels. Le dénominateur commun est peint et dépeint : l’ouverture sur le monde… l’ouverture d’esprit…

C’est ainsi qu’à Alger lors du festival « Gitans Origines », en février 2012, une rencontre artistique, tout aussi improbable qu’évidente, naît sur scène entre Sidi Bemol accompagné de son quintet et le groupe Dhoad Gitans du Rajasthan, d’où va découler l’envie commune de prolonger la route ensemble sur scène et sur CD. Plusieurs titres (Afya 1 et 2, Jnuni, Saâ) nous embarquent pour un nouveau voyage musical à la croisée des cultures maghrébines et indiennes. Une rencontre avant tout musicale et humaine… mais qui naturellement et finalement, prend un autre sens, plus profond… un clin d’oeil de cet ancien sans papiers algérien rendant hommage à ces vagabonds du monde : les apatrides.

Hocine Boukella et Eric Rakotoarivony

Hocine Boukella et Eric Rakotoarivony

« Vagabond du Monde loin des miens, le coeur en peine
Le temps m’a pris dans son jeu et mes cartes sont mauvaises » (Abrid At Yejjar)

Sidi Bemol ne rappelle pas seulement que l’exil rime avec douleur, mais qu’il existe aussi ceux qui sont rejetés en bloc et trop souvent pointés du doigt comme les Roms..
« Sommes-nous empoisonnés ? Chacun s’isole, personne n’est confiant.
Quand le frère a un problème on l’enfonce un peu plus, on le dépouille.
Le Monde va à sa perte, Il est usé, abîmé, c’est la fin des temps,
Les gens deviennent bizarres et multiplient les dérives, les savants sont stupéfaits… » (Saâ)

Il parle aussi de ceux qui s’en remettent à une présence divine, à une croyance qui n’est pas uniquement et seulement religieuse, mais tout simplement… une façon d’aller chercher à l’intérieur de soi ce que l’on ne trouve pas à l’extérieur, car avant tout, on s’adresse à soi-même, afin de révéler les ressorts qui sont en nous.

Par de-là, les compositions, les écrits, la pensée, une voie profonde s’élève, la voix du coeur, celui de Hocine Boukella. Un homme, tout simplement, qui croit en l’amour : c’est fondamental, seul l’amour permet d’accepter les autres malgré leur différence, c’est la seule façon de vivre ensemble en paix.

Hocine Boukella, Khliff Miziallaoua et Eric Rakotoarivony

Hocine Boukella, Khliff Miziallaoua et Eric Rakotoarivony

« L’amour est mon guide quoi qu’il advienne.
Suivons la voie de l’amour, nous atteindrons la sérénité… » (Afya 1)

En 1998, Cheikh Sidi Bémol enregistre un premier disque étonnant de fraîcheur, inclassable par ses sonorités bédouies, blues, traditionnelles et rock, avec la complicité d’artistes qui marqueront la scène musicale algérienne, Youcef Boukella, Kamel Tenfiche et Khliff Miziallaoua (ONB), Amazigh Kateb (Gnawa Diffusion), les frères Laoufi (Gaâda Diwan Béchar), Karim Ziad, Michel Alibo, …

Neuf albums plus tard, Sidi Bémol surprend toujours par la créativité et la diversité de son univers. Du « gourbi rock » des débuts, au « berbéro celtic groove » de l’album « Paris-Alger-Bouzeguène » en passant par les « chants marins kabyles », Sidi Bémol bourlingue, brassant les musiques du Maghreb et du Monde, créant des fusions originales, modernes et authentiques.
Son âme d’explorateur qui musarde, butine, mixe et féconde est peut-être un héritage de l’esprit de Si Mohand Ou Mhand, poète de l’errance et grand barde emblématique de sa Kabylie d’origine. D’ailleurs, Sidi Bémol est aussi un « vagabond » de l’écrit, se jouant des mots et des langues (arabe, kabyle, français, anglais…), dans des textes souvent acides, mais toujours empreints d’humour, de poésie et de tendresse.

Sidi Bémol en concert à Alger

Sidi Bémol en concert à Alger

Alger- Paris.

Dans les années 80, Hocine Boukella (futur Cheikh Sidi Bémol), est un étudiant Algérois qui taquine la guitare et la plume. Musicien, il évolue dans les milieux underground où les musiques maghrébines novatrices sont en gestation ; il est également bédéiste, mais ses planches sont clouées au pilori par une censure frileuse. Bref ! Il vit la galère artistique des jeunes créateurs pris aux rets d’une culture officielle sclérosée. En 1985, il s’offre un recul, loin du microcosme frustrant d’Alger : il débarque à Paris pour … un doctorat en génétique des populations. La quiétude universitaire sera de courte durée.
En 1988, il quitte la science pour se consacrer à l’art. Des expositions de dessins, quelques rares concerts et, surtout, beaucoup de petits boulots sur des chantiers du bâtiment jalonneront cette période de galère artistique parisienne marquée par une expérience éprouvante de plusieurs années « sans papiers », avant d’arriver enfin à… « L’Usine » !

En 1997, Sidi Bémol et des amis musiciens algériens, compagnons de galères, se regroupent en collectif pour louer un local désaffecté qui devient vite un point de ralliement incontournables pour la scène algérienne de Paris, et un laboratoire de création artistique où mûriront de nombreuses expériences musicales comme celles de l’ONB, de Gaâda Diwane de Béchar, et de Sidi Bémol. Le lieu accueille également de plasticiens, des photographes, le site Internet Planet DZ etc. Il est baptisé « LOUZINE » (« l’usine », prononcé à la manière des « chibanis »), clin d’œil à une certaine filiation des exils. Un film témoigne de la vitalité de ce vivier : « Bled Music à l’Usine » (documentaire réalisé par Samia Chala & Sid Ahmed Sémiane en 2007). Pendant 10 ans, Sidi Bémol dirige l’association de artistes de L’Usine tout en menant sa carrière de musicien et de dessinateur. Il organise l’aménagement de studios de répétition et d’enregistrement et oriente l’activité dans le sens de la professionnalisation des artistes, il gère également les rapports délicats entre artistes, les relations fluctuantes avec les institutions municipales et les conflits inévitables avec les propriétaires des locaux.

Sidi Bémol à Alger

Sidi Bémol à Alger

En 2007, l’aventure de L’Usine prend fin et Sidi Bémol se consacre pleinement à la musique et au dessin dans le cadre du label qu’il a créé : CSB Productions.

Gourbi rock.

Les trois premiers albums (Cheikh Sidi Bémol, Samarkand 1998 ; El Bandi, CSB prod. 2003 ; Gourbi Rock, CSB prod. 2007) marquent par l’originalité d’un style nouveau dit « gourbi rock », mêlant blues et musiques du terroir (gnawi, berbère, chaâbi, etc.) en une synthèse tonique et bourrée d’humour. C’est la « Sidi Bémol touch ». Elle fait mouche. Son premier concert à Alger en sera une preuve particulièrement émouvante (après un exil de 12 ans) dont témoigne un album live (Bledstock, 2000). Cheikh Sidi Bémol enchaîne les scènes (France, Algérie, Québec, Suède, Espagne, Belgique, Maroc, Tunisie…). En 2008, c’est la consécration à Alger : deux soirées à guichets fermés devant une dizaine de milliers de fans déchaînés, qui s’époumonent en chœur sur ses titres, dont certains sont devenus cultes, de vrais cris de ralliement de la jeunesse algérienne, notamment « El Bandi » (libre adaptation de « Celui a mal tourné » de Brassens) et « Ma kayen walou kima l’amour » (Rien ne vaut l’amour), un hymne libertaire vigoureux que le réalisateur franco-algérien Lyes Salem mit au générique de son film « Mascarades » (UGC-Canal +, 2008).
Ce succès, loin d’enfermer Cheikh Sidi Bémol dans un genre, l’encourage à être lui-même, explorant davantage d’autres synthèses musicales, déjà tentées ou en gestation dans ses albums.

Affiche Izlan Ibahriyen

Affiche Izlan Ibahriyen

Chants marins kabyles.

« Izlan Ibahriyen » (CSB prod. Vol. 1, 2008 et Vol. 2, 2013) revisite l’univers et la culture marins. Comment Cheikh Sidi Bémol pouvait-il rester sourd aux chants de sirène d’un patrimoine universel, transnational et cosmopolite par définition, lui, l’enfant de la mer, le troubadour-trotter ? Il y adapte en kabyle, avec la complicité du poète Ameziane Kezzar, des chants traditionnels glanés aux quatre coins des mers, dont une version remarquable du titre « Le Sillon de Talberg » rendu mythique par Jacques Brel dans le « Port d’Amsterdam ». Ces albums sont un appel du large, dans une Algérie qui peine à assumer sa dimension méditerranéenne ; ils drainent un parfum paillard et libertin qui « secoue les cocotiers » et agite les chevelures des femmes. Au-delà, c’est un hymne au voyage vers l’Autre, vers l’Ailleurs.

Paris-Alger-Bouzeguène.

Bouzeguène, c’est le petit bout de Kabylie dont partit son vieil instituteur de père pour s’installer à Alger. « Paris-Alger-Bouzeguène » sonne comme un « retour » mais il n’en est pas, vraiment un. Ce n’est pas un retour car Cheikh Sidi Bémol est parti sans quitter. Dans cet album, Sidi Bémol expérimente le mixage des musiques celtes et berbères, comme il l’avait déjà fait en 2001, dans le cadre d’une collaboration éphémère avec le groupe Thalweg.

Berbéro Drom.

Sidi Bémol peaufine de nouveaux voyages musicaux qui vont féconder les musiques algériennes au cœur des musiques indiennes, et tziganes. Ce projet, en cours de réalisation, est issu d’une rencontre avec des musiciens d’Europe de l’Est et du Rajasthan lors d’un festival à Alger. Une douzaine de titres seront enregistrés début 2014 et réunis dans un album dédié aux Roms, trop souvent stigmatisés ces derniers temps, et à leur musique généreuse. Ce disque s’intitulera Berbéro Drom.

Salim Aïssa, 2013.

http://www.sidibemol.com/

 

NAWAL

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(c) Emmanuel Delaloy

Nawal, artiste franco-comorienne, est aujourd’hui une figure marquante de son archipel natal. Elle a trouvé sa « voie », une étoile des Comores au zénith ! Ses cordes vocales et instrumentales, sa gestuelle même, ont su envoûter le public aux quatre coins du monde.

Sa musique est résolument acoustique et forte d’une spiritualité métisse. Sa voix et son univers font vibrer les publics de toutes cultures d’ici et d’ailleurs.

 

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Nawal, artiste franco-comorienne, est aujourd’hui une figure marquante de son archipel natal. Elle a trouvé sa « voie », une étoile des Comores au zénith ! Ses cordes vocales et instrumentales, sa gestuelle même, ont su envoûter le public aux quatre coins du monde. 

Nawal est une femme de la terre et du ciel, signe textes et musiques, chante et joue du gambusi (cordophone traditionnel comorien), de la guitare, du daf (membranophone persan), des flûtes, et du piano à pouce, la mbira zimbabwéenne.

Sa musique est résolument acoustique, et forte d’une spiritualité métisse. Sa voix et son univers font vibrer les publics de toutes cultures d’ici et d’ailleurs.

ALBUMS

En 2001, elle grave son premier enregistrement, Kweli (Vérité), porteur d’un son inédit reflétant la richesse et la diversité rythmique et musicale de ses îles comoriennes. Une spiritualité soufie qui la porte encore et toujours aujourd’hui.

Son deuxième album, Aman (Paix Intérieure) sorti en 2008 (Nawali Prod / Dom Distribution) a révélé au public des compositions épurées et fortement marquées par le soufisme, où la femme tient un rôle central. Une dimension du sacré qui fait face à l’obscurantisme et qui lors d’une écoute attentive est capable de révéler la puissante beauté de l’intime.

Dans son troisième album, Caresse de l’âme (Jade/Universal), Nawal invite en solo au calme et à la sérénité. Dix titres qui fondent en un seul hymne, la paix et à la dignité humaine, et convoque dans un souffle puissant la Liberté.

Elle témoigne de son rêve d’un monde plus harmonieux, chérissant l’instant et l’altérité et nous emporte pour nous caresser l’âme.

Un nouvel album est actuellement en cours de réalisation. Sortie prévu à la rentré 2016.

CONCERTS

« Avec Nawal en concert, c’est une invitation à vivre la scène comme un rituel, où chacun en toute liberté peut se plonger en soi-même » – Caroline Bourgine, Equinoxe, France Culture

Artiste professionnelle, Nawal évolue sur la Scène internationale depuis plus de 25 ans, avec des concerts en Europe,  en Amérique du Nord, dans l’Océan Indien… Afrique, Asie Centrale et Moyen Orient.

Aujourd’hui, Nawal se produit sous différentes formations :

  • en solo, ou avec des musiciens invités, d’univers jazz, musiques du monde ou hors cadre…
  • en spectacle de danse et de musique traditionnelles « revisitées », avec six femmes de Mayotte, spectacle dénommé « Les Femmes de la Lune » Cette rencontre avec le soufisme de l’Archipel à donné naissance à la production d’un coffret CD/DVD témoin d’un concert exceptionnel dans le cadre du festival des musiques du monde, en France, en 2009

COLLABORATION

En 2007, Nawal participe par ses compositions à l’Opéra du Sahel (premier Opéra africain) qui sera donné sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris.

Nawal a composé des musiques de films (Matopos de Stéphanie Machuret, La Résidence Ylang Ylang de Hachimiya Ahamada et a collaboré avec d’autres artistes, danseurs comme Brigitte Dumez, Kari Kamal Kari, musicien les Black Voices, Kiala, Yvan Lantos…

Sortie en novembre 2015, un film documentaire (68’) « Nawal et les Femmes de la Lune » réalisé par Eric Munch et François Kotlarski, invite à suivre Nawal dans sa quête, partageant tout au long du périple ses réfléxions sur la société vu de ce côté de l’Océan Indien

http://www.nawali.com/

 

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70 EMISSION DU CSPB 27 09 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 15 h 10 min

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