ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

25 avril 2020

69 39ème HLM CAC G BRASSENS 20 09 16

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 15 h 25 min

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POUR LA 39ème NOUS RECEVIONS LE THÉÂTRE DES OISEAUX  POUR LA MÉMOIRE D’AINCOURT SANATORIUM DEVENU CAMP DE PRISONNIERS EN 1940. CLAIRE LA DIRECTRICE DU CAC.

Histoire 

La création de la « Maison de la Cure » d’Aincourt

 

À la fin des années 1920, le département de Seine-et-Oise enregistrait une recrudescence inquiétante de cas de tuberculose pulmonaire, notamment dans les centres urbains alors en plein essor industriel et démographique. Environ 10 000 tuberculeux mouraient par an et en 1929, une épidémie toucha 700 000 personnes en France. En 1930, le préfet du département et le conseil général décidèrent la création d’une « Maison de la Cure » sur la colline de la « Bucaille » (nom courant dérivé du bas latin buca : la vache), un ancien rendez-vous de chasse situé à la sortie du village d’Aincourt (actuel Val-d’Oise), à 55 km au nord-ouest de Paris, dans le Vexin français.

 

Un concours architectural fut lancé, remporté par le projet commun d’Édouard Crevel et Paul-Jean Decaux. Les travaux débutèrent en avril 1931 et s’achevèrent en juillet 1933, date de l’ouverture du sanatorium. C’est l’entreprise de construction parisienne Lauret qui obtint le marché du gros œuvre. L’ensemble qui vit le jour en un temps record est un des plus grands et des plus remarquables sanatoriums construits au XXe siècle.

 

Le chantier du sanatorium d’Aincourt suscita un tel engouement dans l’opinion publique que des photos des différents stades de la construction furent commercialisées en cartes postales, dans les années 1930, par l’éditeur Thévenin.

 

En 1936, le sanatorium, alors au faîte de son fonctionnement, accueillait 430 tuberculeux.

 

1940-1943, le temps du camp d’internement et du camp de la Milice

 

Situé en pleine zone de conflit armé, le sanatorium d’Aincourt dut, en juin 1940, évacuer les malades qui furent répartis dans différents centres de cure provinciaux protégés, en Bretagne notamment.

 

En octobre 1940, le pavillon Bonnefoy-Sibour fut alors réquisitionné par les autorités militaires d’occupation sur ordre du Préfet de Seine et Oise, Marc Chevalier3, pour devenir le premier « Camp d’Internement Administratif de la Zone Nord ». Le commissaire Andrew, ancien des Renseignements généraux et ex-directeur du camp de Bellay durant la « drôle de guerre », en devint le directeur.3 Des prisonniers « suspects » arrêtés pour fait de résistance, commencèrent à arriver le 5 octobre. Un peloton de gendarmes surveillait l’ancien sanatorium, devenu « Centre de Séjour Surveillé ». Initialement prévu pour 150 prisonniers, le camp en comptait plus de 667 en mai 1941. En tout, environ 1500 prisonniers, hommes et femmes, furent détenus à Aincourt, dont les députés communistes Fernand Grenier et Robert Philippot. Des centaines furent déportés vers les camps de concentration d’Auschwitz, Buchenwald et Oranienburg-Sachsenhausen, d’où peu revinrent. Le camp d’internement d’Aincourt ferma ses portes le 15 septembre 1942 pour être remplacé par un centre d’entraînement de miliciens des Groupes mobiles de réserve (GMR).

 

Les premiers miliciens arrivèrent à Aincourt dès le mois de novembre 1942. Le 31 mars 1943 eut lieu la cérémonie de remise des fanions des GMR en présence de René Bousquet, Secrétaire Général à la Police du gouvernement de Vichy. Le camp des GMR fut dissous le 13 septembre de la même année.

 

Une stèle commémorative fut érigée sur le site en 1994. Elle stipule qu’Aincourt est considéré comme un camp de concentration. Chaque année, une cérémonie a lieu le premier samedi d’octobre, en mémoire des déportés qui furent internés là entre 1940 et 1942.

 

Aincourt : un petit village du Vexin français, à la limite nord-ouest de l’ile de France, entre Mantes la Jolie et Pontoise. C’est le 2 juillet 1929 que le Conseil Général de la Seine et Oise y décide la construction d’un Hôpital-Sanatorium dont la première pierre est posée le 29 octobre 1931. Le projet, architecturalement novateur, comprenait trois bâtiments principaux figurant « un transatlantique vivant, prêt à voguer vers la haute mer ». L’ouverture a lieu le 18 juillet 1933 : 100 lits confiés au Dr Albert Feret, élève du Pr Léon Bernard, spécialiste des traitements médicaux et chirurgicaux de la tuberculose (pneumolyse, thoracoplastie, phrénisectomie, collapsothérapie, etc. …). L’ouverture à 500 lits a lieu en octobre 1933. En 1934, 150 hommes, 141 femmes, 127 enfants sont hospitalisés ; la même année, 209 patients quittent le sanatorium, 45 décèdent… ! Le pavillon des enfants ferme le 9 février 1939 ;

Le camp

 

 Le 5 octobre 1940 s’ouvre le premier camp d’internement administratif de la zone nord, en lieu et place du sanatorium. Les premiers internés arrivent le 9 octobre 1940: dans un bâtiment prévu pour 150 malades se retrouvent initialement 210 internés, 600 fin novembre 1940, 667 en juin 1941 ; essentiellement des cadres, élus et militants communistes de région parisienne. Un grand nombre est transféré vers d’autres camps, dont Chateaubriand (9 seront fusillés dont JP Timbaud), Compiègne, Drancy et les camps de la mort.

 

Les « politiques » sont remplacés par des femmes (résistantes et juives)  à partir de mai 1942, avant qu’elles ne soient transférées vers Drancy et Auschwitz.

 

Le camp ferme définitivement le 15 septembre 1942. Il a représenté un lieu de répression, de tri, organisé contre les communistes et les résistants, mis sur pieds et dirigé par Vichy, administré par les français, en collaboration étroite avec les nazis.

Le camp d’internement d’Aincourt

     Le village d’Aincourt n’appartient plus à l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, lorsque celle-ci était sous-préfecture de Seine-et-Oise. Aincourt et le canton de Magny-en-Vexin sont désormais dans le département du Val-d’Oise. Pour autant, sous l’Occupation, le sanatorium d’Aincourt fut réquisitionné par le régime de Vichy pour être un lieu de détention des communistes de la région parisienne, militants de ce parti interdit et syndicalistes de l’ex-CGTU, dès le 5 octobre 1940. Et nombre de ceux-ci habitant le Mantois s’y trouvèrent internés. (Voir la page Gabriel Roulleau, un métallo résistant).

     Voici un résumé de son histoire durant ces années noires.

AINCOURT

 

 

Affichette, découverte par la gendarmerie d’Argenteuil, sur la rafle des militants de la CGT chassés de la Confédération avant-guerre et qui vont être internés à Aincourt.

       Communiqué du préfet collaborationniste de Seine-Oise 

AINCOURT 2

 

      Aincourt, le camp oublié

     La courte existence du camp d’internement d’Aincourt d’octobre 1940 à mai 1942, son isolement dans une forêt au coeur du Vexin Français, le fait aussi qu’une stèle commémorant sa triste histoire n’est apposée qu’en 1994, peuvent sans doute induire cette méconnaissance. Pourtant, comme tous ces camps encerclés par des barbelés, gardés par des gendarmes français et sous contrôle total des autorités de Vichy,  il fut aussi l’antichambre de la déportation et de la mort.

     Le sanatorium est réquisitionné par Marc Chevalier, préfet de Seine-et-Oise, sans papier officiel, parce qu’écrit ce dernier « les circonstances en commandaient l’urgence et l’opportunisme ». En effet, l’un des premiers soucis du régime de Vichy est la « répression du communisme ». De ce fait, les autorités d’occupation sont sollicitées pour l’ouverture du camp, même si les Allemands n’en sont pas demandeurs. Dès lors, le camp d’Aincourt est bien le prélude à cette collaboration franche entre le maréchal Pétain et l’Allemagne nazie.

     Et voici un sanatorium transformé en camp d’internement par les premiers prisonniers, après la rafle de 182 communistes ou supposés l’être. Ces internés déboisent les alentours du pavillon Bonnefoy-Sibour, l’encerclent de trois rangs de barbelés; ils construisent aussi les guérites et les miradors de leurs gardiens. Fin décembre, ils s’entassent à 670 dans un bâtiment initialement prévu pour 150 malades. Ils sont incarcérés là, sans jugement ni procédure judiciaire à leur encontre.

     Marcel Peyrouton, ministre de l’Intérieur de Vichy, se félicite de l’emplacement du camp, isolé, sans transport en commun pour le desservir, ce qui est bien, car « les familles des internés n’auront pas l’idée de venir manifester en ses abords ».  Aincourt est administré avec un zèle excessif par son directeur, le commissaire Andrey, sous les ordres du non moins collaborationniste préfet de Seine-et-Oise. Celui-ci se permet d’écrire à son ministre ou à la prison allemande de Compiègne, pour que soit appliqué le régime draconien sévissant dans le camp: brimades et sanctions de toutes sortes, transfert dans des prisons ou dans d’autres camps pour « les plus dangereux d’entre eux », avec pour ceux-ci avis à la Feldkommandantur de Saint-Cloud. De sorte, les Allemands vont puiser parmi eux nombre d’otages pour la déportation ou le peloton d’exécution. Au fil des mois, l’internement reste à prédominance communiste.

     Au débit de 1942, Vichy décide de fermer le camp, afin que la Résistance ne soit pas tenter de libérer « ce brûlot communiste aux portes de Paris ». Les hommes sont transférés ailleurs; demeurent à Aincourt qu’une centaine d’entre eux chargés d’aménager un pavillon pour interner des femmes. Elles arrivent en mai 1942: résistantes communistes, mais aussi juives et « indésirables » selon le vocable de Vichy (étrangères ou Tziganes françaises). Huit enfants vont être internés avec leurs mères.

     Le 15 septembre 1942, le camp ferme définitivement. Il devient centre de formation des GMR, Groupes mobiles de réserve aux ordres de la collaboration contre la Résistance et les Juifs. Les hommes du camp ont été transférés à Voves, autre lieu d’internement qui va être remis aux autorités allemandes; les femmes sont parties pour Gaillon; ensuite, certaines d’entre elles vont être envoyées en Allemagne et ne pas revenir des camps nazis de la mort. Les Juives ont été séparées de leurs enfants; après Drancy, elles périront toutes en déportation.

     Concernant les hommes, Aincourt reste aussi l’antichambre directe de la mort ou de la déportation: 7 internés sont fusillés au Mont-Valérien; plus d’une centaine sont déportés en Allemagne et peu en reviendront. ils ont tous été désignés comme otages par le directeur du camp avec l’aval du préfet de Seine-et-Oise.

La mémoire contre l’oubli, voilà ce qui doit entourer le camp d’Aincourt et les 1056 hommes, femmes et enfants qui y furent détenus par l’Etat français de Pétain. 

AINCOURT 3

 

Chaque année, le premier samedi d’octobre, jour anniversaire du camp, se déroule une cérémonie patriotique devant la stèle commémorative de ce tragique événement, à l’hôpital public d’Aincourt.

 

Pour plus d’informations, mon travail d’écriture puisé aux archives de l’ex-Seine-et-Oise (archives départementales des Yvelines): Aincourt, le camp oublié aux éditions Le Temps des Cerises.

Le camp d’Aincourt

 

CAMP AINCOURTTRIANGLE

 

 

A peine au pouvoir comme chef de l’Etat français, Pétain s’attaque à ceux qui, à ses yeux font partie de «l’Anti-France» (les Juifs, les communistes, les étrangers, les francs maçons). 

 

Il promulgue une loi sur la dénaturalisation des Juifs (22 juillet 1940). Puis il prépare le premier statut des Juifs, qui exclut ceux-ci de la fonction publique et des fonctions commerciales et industrielles (3 octobre 1940).

Parallèlement, il s’attache à la « lutte contre le communisme » et n’a de cesse, au fil de nombreuses conférences avec les autorités d’occupation, de convaincre celles-ci de ne pas s’opposer à la remise en vigueur du décret du 18 novembre 1939 sur l’éloignement des suspects et indésirables (1).

PREFET

 

Dès septembre 1940, le ministre de l’intérieur de Vichy, Marcel Peyrouton s’alarme en effet de la recrudescence de la propagande communiste «qui continue à se développer dans la région parisienne. A Boulogne-Billancourt, aux Usines Renault, la recrudescence de cette propagande est très nette. Un tract intitulé «Peuple de France» imprimé au nom du Comité central du Parti communiste français, signé par Maurice Thorez et Jacques Duclos, a été diffusé en un grand nombre d’exemplaires dans les milieux ouvriers. Ce tract essaie de démontrer que tous les gouvernements passés, y compris le gouvernement actuel, sont responsables des malheurs de la France : «Seuls, les communistes ont lutté contre la guerre, le Parti communiste français, parti du peuple, est au service du peuple et d’une France qui veut vivre libre et indépendante». À Boulogne-Billancourt, le Comité populaire des Usines Renault s’est doublé d’un Comité des Usines de Boulogne, sous le prétexte de revendications diverses (salaires, congés payés, indemnités de toutes sortes). Le but de ce comité est de grouper le plus d’ouvriers possible, sous l’égide du Parti communiste. Chaque nuit, de nombreux papillons sont apposés sur les murs de l’usine Renault. Des tracts sont distribués aux chômeurs par le Comité populaire des chômeurs de Boulogne-Billancourt, qui exposent quelles sont leurs revendications. Des numéros spéciaux de l’«Humanité» clandestine se passent sous le manteau. Ces tracts, papillons, pamphlets et journaux attaquent avec violence le Gouvernement» (2).

SANATORIUM

 

La décision est prise d’interner les militants communistes connus et jugés particulièrement actifs. Des bâtiments du sanatorium d’Aincourt à La Bucaille, par Fontenay-Saint-Père (Seine-et-Oise) sont réquisitionnés à cet effet. 
Aincourt devient ainsi le premier «Camp d’Internement Administratif de la Zone Nord», puis «Centre de séjour surveillé». «Le camp d’Aincourt héberge tous les indésirables désignés par les préfets des départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, en dehors de toute enquête et de tout jugement, au seul motif qu’ils pouvaient être dangereux pour la défense nationale » (3). 
Peyrouton se félicite de l’emplacement du camp, isolé, sans transport en commun pour le desservir.
«Dès le 5 octobre, le Sanatorium d’Aincourt, actuellement vide de malades, a été aménagé pour l’internement des individus dangereux pour la sécurité publique. Ce sanatorium permet de détenir dans des conditions excellentes d’hygiène, de commodité, et de surveillance, un nombre important de détenus. L’accès du sanatorium, distant de Paris de 70 km et dont la gare la plus proche est à 12 km, est particulièrement difficile et onéreux. Son éloignement de la région parisienne et les difficultés ferroviaires permettront d’éviter un défilé continuel de parents et de camarades, source d’incidents parfois sérieux. L’isolement du camp d’internement présente toutes les garanties désirables. Le 5 octobre, les services de la Préfecture de Police ont conduit au camp d’Aincourt, 182 individus internés en vertu du décret du 18 novembre 1939. Tous ces internés sont des militants communistes, la plupart dangereux. Parmi eux se trouvent : 2 députés de la Seine (4), 15 conseillers généraux, 40 conseillers municipaux de la Seine, 2 membres importants de l’ex-C.G.T.U. La Préfecture de Police a fait connaître que d’autres individus seraient prochainement internés et il est à présumer qu’avant peu, lorsque le contingent de Seine-et-Oise aura rejoint, tous les pavillons seront utilisés» (2).
Les militants parisiens sont regroupé au Stade Jean Bouin à Paris et sont emmenés par cars à Aincourt. Le préfet de Seine-et-Oise, Marc Chevallier, exécute une rafle identique à celle de Paris dans son département. Au total, plus de 300 militants communistes, syndicalistes ou d’organisations dites «d’avant-garde», sont envoyés à Aincourt au début octobre 1940. Le pavillon des hommes de l’ancien sanatorium sur le site de la Bucaille, conçu à l’origine pour 150 malades, est rapidement surpeuplé : fin octobre, le camp d’internement compte déjà 367 hommes et 670 fin décembre. «Les internés déboisent les alentours du pavillon Bonnefoy-Sibour, l’encerclent de trois rangs de barbelés ; ils construisent aussi les guérites et les miradors de leurs gardiens» (5). Les bâtiments sont gardés par des gendarmes français et sous contrôle total des autorités de Vichy. «Aincourt est administré avec un zèle excessif par son directeur, le commissaire Andrey, sous les ordres du non moins collaborationniste préfet de Seine-et-Oise. Celui-ci se permet d’écrire à son ministre ou à la prison allemande de Compiègne, pour que soit appliqué le régime draconien sévissant dans le camp : brimades et sanctions de toutes sortes, transfert dans des prisons ou dans d’autres camps pour « les plus dangereux d’entre eux », avec pour ceux-ci avis à la Feldkommandantur de Saint-Cloud. De sorte, les Allemands vont puiser parmi eux nombre d’otages pour la déportation ou le peloton d’exécution. Au fil des mois, l’internement reste à prédominance communiste» (5).

 

Le camp d’Aincourt est très tôt rempli. 

FRONT ROUGE

publication du PC clandestin de Seine Sud

Le préfet Ingrand représentant du ministre de l’Intérieur au sein de la délégation de Vichy auprès des Allemands à Paris, s’inquiète de la situation et envisage la « transportation » des individus les plus dangereux du camp en Afrique du nord, suivant en cela les préconisations du cabinet De Brinon (1) : le 28 décembre 1940, note du cabinet de De Brinon au chef du 2ème bureau : « Jusqu’en novembre dernier, le seul camp dont la création avait été autorisée officiellement par les Autorités allemandes, était celui du sanatorium d’Aincourt, pouvant contenir environ 500 personnes et qui était uniquement destiné à recevoir les indésirables français de la Seine et de Seine-et-Oise. (…). J’ai demandé, à plusieurs reprises, que l’on envisage le transfert, en Afrique du Nord, des individus les plus dangereux qu’un coup de main pourrait facilement délivrer en raison des faibles moyens de gardiennage et de l’armement insuffisant du personnel ». En mars 1941, les communistes de Villejuif dénoncent ce projet dans le titre de « Front Rouge », journal du Parti communiste du « carrefour de Villejuif ».

Le 4 décembre 1940, 100 internés sont dirigés sur la centrale de Fontevraud, via la centrale de Clairvaux, puis le camp de Châteaubriant. Le 7 avril 1941, 54 internés sont transférés vers la centrale de Poissy, puis le camp de Châteaubriant.

Le 5 juin 1941, 31 internés sont dirigés sur les prisons de Gaillon et Rambouillet. 
Le 6 septembre 1941, 149 internés sont dirigés sur le CSS de Rouillé, pour l’ouverture de celui-ci (VRID).
Le 6 octobre 1941, 150 internés sont transférés à Rouillé.

INTERNE

 

Le 17 octobre 1941 : « Les internés du centre d’Aincourt ont observé aujourd’hui une minute de silence à l’occasion de l’anniversaire de la révolution russe. Il n’y a pas eu d’incident » (Archives de la préfecture de police de Paris, Cartons occupation allemande, BA 2374). 

Le 27 juin 1941, Quatre vingt huit internés d’Aincourt sont transférés à Compiègne (mémoire de maîtrise d’Emilie Bouin). Ils ont tous été désignés par le directeur du camp avec l’aval du préfet de Seine-et-Oise.

1941

Le 24 décembre 1941, dans un courrier titré “Déportation de 500 communistes pour mise au travail vers l’Est”, le commandement militaire de la zone A écrit que selon la Feldkommandantur de St Germain «il y a au camp d’Aincourt 125 communistes nés entre 1911 et 1922 dont on peut disposer en application des mesures de représailles décidées par le commandement militaire en France le 14 décembre 1941. Ces détenus seront d’abord soumis à un court examen médical par le médecin du camp qui jugera s’ils sont aptes physiquement à travailler. Parmi les recrues, la Feldkommandantur de St Cloud en choisira immédiatement 110 et les enregistrera sur une liste (…) Les détenus ainsi enregistrés resteront dans le camp où ils se trouvent jusqu’à ce qu’on les appelle. A l’intérieur du camp, il faudra les isoler, de même que pendant l’enregistrement, il faudra éviter toutes mesures qui pourraient provoquer une agitation parmi les détenus du camp (…)» (Document CDJC IV 198).

Le 9 février 1942, 21 internés d’Aincourt sont transférés à Compiègne (13 d’entre eux seront déportés à Auschwitz).

« Le rassemblement des éléments les plus agités et les plus déterminés du Parti communiste aux portes de Paris » pose des problèmes de sécurité au Préfet de Seine-et-Oise. Il ira même jusqu’à proposer le transfert du camp en Algérie (…) afin d’écarter de France, des députés et des conseillers municipaux communistes de la région parisienne.

Le Parti Communiste, qui est très implanté dans la région parisienne, inquiète les autorités qui craignent toujours une attaque du camp. Cette situation motivera la fermeture d’Aincourt et l’ouverture du centre de séjour surveillé de Voves. Ce dernier offre des infrastructures déjà existantes pour interner des civils et sa situation géographique évite un éloignement trop important de la région parisienne tout en évitant une présence trop importante de militants communistes  » Stéphane Fourmas (6).

Au début de 1942, Vichy décide de fermer le camp des hommes, «afin que la Résistance ne soit pas tentée de libérer «ce brûlot communiste» aux portes de Paris » (5). Ils sont transférés dans d’autres camps : Châteaubriant, Voves (48 en avril, 149 le 5 mai et 91 en mai 1942), Rouillé, Clairvaux, Fontevraud, Poissy, Rambouillet, Gaillon… et Compiègne (21 le 6 février 1942, 15+9 en mai, 42 le 6 juillet 1942 (mémoire de maîtrise d’Emilie Bouin). N’y subsistent que quelques hommes (26 qui seront transférés à Compiègne le 6 septembre 1942) chargés de préparer le camp pour l’internement des femmes, qui arrivent en mai 1942 venant du camp de Châteaubriant. Le camp fermera définitivement le 15 septembre 1942, pour être remplacé par un centre d’entraînement de miliciens des Groupes Mobiles de Réserve (GMR).

Plus de 1500 militants et militantes seront internés à Aincourt. Neuf d’entre eux seront fusillés à Châteaubriant le 22 octobre 1941, 9 autres à Rouillé en avril 1942 et la plupart déportés dans les camps de concentration nazis. 

  • Note 1 : Note des Renseignements généraux sur les «menées communistes» envoyée à l’amiral Darlan. Synthèse du 1er avril 1941 rappelant l’historique de la répression. In «Quaderni e documenti inediti» Angelo Tasca et Denis Pechanski.
  • Note 2 : Note de synthèse du Ministre de l’intérieur de Vichy, Marcel Peyrouton (Source : AJ41 397) @ IHTP/CNRS.
  • Note 3. N° 227 du Journal de l’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française et de leurs Amis.
  • Note 4 : Pierre Dadot (en fait député de Seine et Oise) et Fernand Grenier.
  • Note 5 : citation in blog-de-roger-colombier.over-blog.com
  • Note 6 Stéphane Fourmas, Le centre de séjour surveillé de Voves (Eure-et-Loir) janvier 1942 – mai  1944, mémoire de maîtrise, Paris-I (Panthéon-Sorbonne), 1998-1999.

 

SECONDE PARTIE DE L’EMISSION CLAIRE DIRECTRICE DU CAC G BRASSENS

Le cac c koi

30 activités

Accompagnement des pratiques musicales, éducation populaire, échange, permet l’initiative artistique

On trouve presque tout au CAC kizomba, illustration, danses et musiques celtiques, hip hop, yoga, tai chi, sophro, théatre, cours de langues,

13 personnes composent l’équipe.

Il y a radio CAC vachement axé sur le groupe 45 s dont fait parti JP et bien sur Radio Libertaire 

La programmation

 journées portes ouvertes le 12/09

hlm à la roche pour Emmaüs 13/09

backshift le 17/09

hip hop day avec différentes assso le 19 /09

no remorse dans le cadre du Zebra hommage à metallica le 24/09

les fils de teupuh+boa brass band le 25/09

Mais d’où vient ce titre de noblesse ?
Un drôle de nom défiant les barrières. L’insulte n’a plus de sens. Un nom qui jette aux yeux une poudre de perlimpimpin, une boîte à diable qui fait fuir les pisse-vinaigre et autres méfiants méchants jamais contents. Ne pas se fier au nom, donc. Sans trop se prendre au sérieux, trompette, trombone, sax baryton, banjo, batterie, et pour la basse, une poubelle ou un soubassophone (cousin de l’hélicon), ou une pelle électrique, forment la « moulinette » Teuhpu d’où sortent des instrumentations fraîches et ouvertes, des chansons simples, ironiques ou absurdes sur un ton volontairement léger. Ils jouent comme des enfants, avec fougue et sincérité. C’est précisément la façon de mélanger qui fait le style Teuhpu.

Fanfare gonflée à bloc, composée de sept talentueux musiciens, le Boa brass band, c’est aussi un panaché de reprises et de compositions originales savamment orchestrées. Mêlant ska, rock, musiques classique et balkanique, on découvre avec eux une 25e symphonie de Mozart réarrangée à la sauce « fanfaro-rock », un Mingus « soubassiphié » ou encore un Swing des années 30. Bref, un vent de folie musicale qui emporte le public dans des rythmes endiablés !

dj fly le 1/10

burning heads+45 secondes le 02/10

Véritable influence pour la scène punk rock française, les Burning Heads se sont imposés comme les fers de lance du genre, tournant au fil des années à travers l’Europe, les USA et le Canada avec des groupes internationaux tels que Satanic Surfers, NRA, The Adolescents… Après avoir sorti de nombreux albums punk rock (dont deux reggae dub, signe de leur ouverture musicale) ils repartent en tournée avec leur dernier double album  « Choose Your Trap » & « Opposite III ». Avec plus de 25 ans de carrière au compteur, Burning Heads reste un modèle d’intégrité tant par leur engagement que par leur activisme musical.

Avec 45 secOndeS attendez-vous à un condensé d’énergies brutes… c’est speed et rock’n’roll… de quoi vous mettre en transe !

kriss adagio le 08 /10 au zebra

expo de jerome gueffier peintre illustrateur du 09 au 31/10

octobre rose asso que l’on recevra et qui milite pour que le cancer du sein ne soit plus vecu comme un fleau auquel on ne peut rien faire et pour venir en aide aux femmes qui se battent contre ctte saloperie

lofofora  le 16 octobre

Voilà plus de vingt ans que ça dure et Lofofora est toujours là, frais comme au premier jour ! Le combo parisien, qui doit son nom au peyotl, un cactus hallucinogène mexicain, est considéré comme l’un des pionniers de la fusion rock métal en France. C’est à base de guitares saturées, de phrasé rappé et d’envolées punk, que Reuno, leader charismatique, éveille les consciences à travers leurs textes plus qu’engagés ! Influencés par le punk (Dead Kennedys, The Exploited, the Ramones…) ainsi que par les précurseurs du mouvement Hip-hop (Grandmaster Flash, Niggaz With Attitude ou Public Enemy), Lofofora tout en puissance, s’exprime toujours aussi bien, et nous défoule comme au premier jour.

 

En appetizer DJ Dixscipline, « The » DJ punk / Hardcore / Rock’n'r.

 

Et pour finir la soirée, The 2 Jizz , Arno de Lofo et 10G Le Fourb’ aux platines pour un double fucked dj set.

 

Gratuit ! De 18h à 19h, venez assister à l’interview collective de Lofofora par les musiciens répétant dans nos studios. Pour tout entendre de la carrière du groupe, des parcours de ses musiciens et leur poser LA question qui vous taraude depuis Peuh ! … Interview enregistrée et animée par Squale de Radio Libertaire

 

Yuli au zebra le 22/10

 

Hip hop day au zebra le 24/10

 

Natural vibz au zebra le 30/10

 

 Les zembruns de comptoirs  groupe mythique de chansons de marin le 31/10

 Et bien d’autres concert et expo dont nous parlerons le 13 octobre avec la note rose

 

 

 

 

 

 

 

 

Les commentaires sont desactivés.

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