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23 avril 2020

68 TETES DE CHIEN ET GUYOM TOUSEUL 13 09 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 20 h 54 min

GROUPE VOCAL A CAPELLA LES TÈTES DE CHIEN

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Des racines sous le béton

Venus de la chanson française, du théâtre, de l’opéra, ou des musiques traditionnelles, ces cinq chanteurs a cappella réinventent leur propre folklore contemporain et urbain nourri de la tradition orale des anciens, et ouvrent un nouvel espace aux pratiques polyphoniques. Ayant des rôles différents, tant sur le plan vocal que scénique, ces cinq personnalités marquées, aux tessitures et styles de voix complémentaires, donnent vie ensemble à des spectacles et à des événements toujours imprévus… Tragique, comique et poésie, s’enchaînent avec virtuosité et sobriété, comme autant de jeux familiers avec le public.​

Têtes de Chien par Têtes de Chien…

« Lorsque nos cinq voix se mêlent, dans la simplicité et le dépouillement du chant a capella, c’est pour exprimer ce que nous sommes : des hommes d’aujourd’hui qui n’oublient pas leurs origines. La musique nous vient d’hommes et de femmes qui, partout en France, ont vécu en chantant : berceuses, histoires chantées, chants à danser ou à prier. Puisant dans ce répertoire populaire et provincial, nous inventons notre manière de chanter, plus savante, plus urbaine. C’est cette démarche de création que nous partagerons avec vous. Un joli mélange régional, secoué et mixé à Paris, De vraies Têtes de Chien!

Annabelle Stefani
Metteur en Scène

Le parcours de metteur en scène d’Annabelle Stefani a d’abord été nourri par l’exercice du métier de comédienne. Elle a beaucoup joué en Aquitaine et à Montréal, dirigée par de nombreux metteurs en scènes de théâtre contemporain dont Frédéric Maragnani (« Le Renard du Nord » de Noëlle Renaude), Kristian Frédéric (« Stabat Mater Furiosa » et « Ya Basta » de Jean-Pierre Siméon où elle est comédienne et dramaturge.)
Pédagogue, elle coache de nombreux comédiens et chanteurs pour leur travail scénique.
Elle signe aussi plusieurs mises en scène de théâtre, dont « Autopsie de Crimes Innocents » de Gérald Gruhn avec la comédienne Juliette Stevez, crée au théâtre des déchargeurs à Paris. 
Amoureuse de la chanson française, elle chante avec l’auteur-compositeur Vincent 2G dans le groupe « Duaux », un piano/voix drôle et tendre qui s’est produit dans divers cabarets et en Avignon.
Sa connaissance de la scène et de la voix, son amour pour la création collective, son goût pour les aventures novatrices et originales, ont rendu la rencontre avec Têtes de Chien aussi fructueuse que naturelle.

Caroline Marçot
Arrangements

Pianiste de formation, Caroline Marçot se passionne pour le phénomène sonore dans ses trois dimensions : élaboration, interprétation et perception.

Elle acquiert une solide expérience de la musique vocale à la Maîtrise de Radio-France puis au Jeune Choeur, et obtient au CNSM de Paris les prix d’analyse, d’harmonie, de contrepoint renaissance, d’écriture XXème siècle, d’esthétique, d’orchestration et d’acoustique.

Chanteuse dans plusieurs choeurs de chambre aux répertoires éclectiques, notamment les Éléments, dirigés par Joël Suhubiette, ou l’ensemble Aedes de Mathieu Romano, elle défend le patrimoine sonore médiéval, lyrique et de transmission orale au sein de l’ensemble de solistes Mora Vocis.

En 2013, Caroline rejoint les Têtes de Chien et s’attelle aux arrangements du nouveau spectacle « la Marelle ».​

Cette première collaboration fut un succès, et c’est en toute logique que le quintette travaille avec Caroline sur les arrangements de leur prochain programme, Faces Cachées! 

 

 

GUYOM TOUSEUL

 

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Tout est soigné dans cet ouvrage : un digifile à trois volets, illustrés de fort belles compositions dessins/photos comme un collage (ceux du livret sont de Guyom (1) lui-même, touseul mais bien accompagné par les photos « écologiques » d’Anne-Claire Bertin). Des teintes sépias, pas seulement celles de la nostalgie, mais celle de cette terre qu’il vénère. Si j’insiste là-dessus, c’est parce que cela me semble bien refléter l’état d’esprit du chanteur tulliste parfaitement autonome (il dessine aussi ses affiches), parfaitement solidaire et remerciant tous ceux qui ont collaboré avec lui, pour des Chemins d’écriture (la Manufacture Chanson et Xavier Lacouture), pour une écoute, un conseil, un bon mot, une belle impression (La Gutemberg à Tulle), un instrument, des photos. Très heureuse de retrouver le nom de notre consœur de NosEnchanteurs Catherine Cour, pour celles de Prémilhat.

Rémi [Fraisse] n’est pas un réquisitoire. C’est un petit film où Guyom réalise à la première personne une sorte de documentaire qui suit pas à pas l’action, comme un dialogue, donnant tour à tour la parole au gendarme : « Je sers à vous faire peur(…) Et puis aussi on m’a donné des consignes de fermeté  » puis à Rémi : « J’aime les fleurs, j’aime la vie (…) J’suis dans une manif pacifiste (…) Je m’élance comme une bombe / Soudain, je tombe ». Enfin à un commentateur absent de la scène, qui se pose des questions : « Depuis quand on doit se faire tuer, « mourir pour des idées » ? » Sur la guitare un peu rugueuse la voix court. On voit, on sent la fumée âcre qui obscurcit la scène… La guitare ralentit, la voix aussi, et ça tourne, ça tourne, tandis que la guitare déraille : « Je me retrouve alors dans un jardin d’ivresse / Dans mon poing une ogresse a griffé sa caresse / Insensible à ce froid qui peu à peu m’oppresse / Je me sens doucement rempli par la paresse ». Rémi a rejoint le dormeur du val de Rimbaud , qui dort dans le soleil, tranquille : « Mais pourquoi…mort / Et pourquoi pas l’Amour ? »

Guyom a l’art. De générer l’émotion, avec sa Lettre à un frère qu’il ne voit plus qu’en photo, ponctuée de quelques son de métallophone : «  Je t’écris ces mots là / Que tu ne liras pas / Qui ne m’apaiseront pas ».

De l’humour aussi, quand il chante son aversion du foot, sur un petit air dansant au ukulele et des vocalises dignes d’un supporter. Pas dénué de réflexion : « Sur cet étrange phénomène / Qui fait que tout tourne autour / D’un ballon qui nous rend sourds ». Et le joyeux Yapa (« mais du travail : y’a pas, Y’a pas… ») est bien une contestation de l’aliénation au travail : « On est les mécréants de la croissance / On est les partisans d’la désobéissance ».

Illustration pour Les maux des mots, Guyom Photo ©Anne-Claire Bertin

Illustration pour  Les maux des mots, Guyom / Photo ©Anne-Claire Bertin

Guyom dit qu’il fait de la chanson impliquée et pas compliquée. Je ne suis pas d’accord avec lui sur le deuxième qualificatif ! Si ses mots sont simples, ils sont aussi plus efficaces que des pamphlets élaborés ( Ah la merveilleuse ballade au réfugié, à l’immigré, tout en espoir déçu, Les maux des mots). Plus poétiques que des chansons d’amour remplies de mots rares et de métaphores capillotractées, comme dit l’un de mes collègues. Ecoutez le doux et triste aveu d’On s’est loupés : « Je me sens sale de mes absences / Tu te sens seule dans tes silences ». Jolie mélodie où l’accordéon soutient les arpèges de guitare, en mélancolie espérante. Envolez-vous sur Elle a des ailes, qui m’a fait penser aux chansons d’amour les plus réussies de Gérard Morel, toute de sensuelle tendresse : « J’aime à la regarder en douce quand elle est nue / J’aime à la regarder aussi qu’elle est vêtue »

Encore un superbe album court qui égale en qualité bien des albums plus longs… original, tant par l’inspiration que par la mise en scène subtilement musicale. Avec peu de moyens : guitares, ukulélés, accordéon, métallophone sont tous joués par Guyom qui porte bien son épithète de Touseul !

(1) Guyom est diplômé d’architecture.

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67 L’émission du CSPB 30 08 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 20 h 21 min

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L’ACTU EN EUSKAL HERRIA.

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66 SPÉCIALE ROCKSTEADY 16 08 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 18 h 58 min

 

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Ska/Rocksteady, l’identité musicale jamaïcaine se forge petit à petit

 

Le ska

En 1960, le Rhythm and Blues Shuffle va connaitre une révolution majeure. En effet, le rythme syncopé du boogie habité par le contretemps va se renforcer, pour devenir le socle de la future musique inventée en Jamaïque, le ska. A la suite de la mort du célèbre jazzman jamaïcain, Eric Dean, son groupe deviendra le groupe d’enregistrement attitré du studio d’enregistrement de Clément Coxsone Dodd, fondateur du très renommé Studio One. Le batteur Lloyd Knibb, futur membre de la formation des Skatalites, décida de modifier encore le rythme du shuffle. Celui-ci devient un quatre temps, encadré par la guitare, le clavier et les cuivres. Les morceaux ne sont pas forcément vocaux mais font danser toute l’île de la Jamaïque au cours des sound system.  Le nouveau rythme sera baptisé Ska, mélange de jazz, chants rhythm and blues et woogie shuffle. Au niveau des intruments, c’est un équilibre mélodique entre batterie, cuivres, guitare et contrebasse. En ce qui concernent les textes, ils parlent beaucoup d’amour et les histoires de Gangsters et des mauvais garçons (appelés « rude boy » par les jamaïcains) commencent à émerger

L’indépendance de la jamaique va confier au ska, un puissant rôle identitaire à l’île. C’est la première musique 100% jamaicaine.

Prince Buster est une des principales figures de l’éclosion du ska. Il a participé à sa montée en puissance en produisant des morceaux au sein de sa maison de disque et en assurant sa promotion au cours de ses Sound System. Un des premiers morceaux de ska qui a fait connaitre cette musique hors des frontières jamaïcaines fut le morceau « Al Capone » de Prince Buster, sorti en 1965. Tandis que le premier morceau de ska tout court fut l’œuvre de Millie Small, « My Boblollypop » en 1964. Le ska va largement influencer des artistes anglais à se lancer sur le créneau, à l’exemple de Madness, The Toaster ou the Busters.

 

Du Ska au Rocksteady

A partir du milieu des 1960’s, le shuffle ralentit encore. Le tempo devient binaire, plus lent avec moins de cuivre et une accentuation du clavier et du chant. Le rocksteady est très influencé par la soul. De nombreux jamaïcains vont ainsi réaliser des reprises à la sauce rocksteady, de morceaux de James Brown, Marvin Gaye ou encore de Steevie Wonder.

Le troisième temps de la mesure est marqué par la caisse claire, qui devient un mouvement caractéristique de la musique jamaïcaine. De nombreux artistes vont émerger durant cette période comme The Ethiopians, Toot’s and the Maytals, The Melodians et bien d’autres.

Le Rocksteady va également renforcer la concurrence entre les différents Sound System. La politique et la violence dans les quartiers sensibles vont être au cœur des textes de ce nouveau mouvement. Les mélodies seront concoctées par un ensemble basse, percussions, orgue et batterie. 

le Rocksteady.

Commençons par un petit rappel : le Ska fut le premier style musical inventé par les jamaïcains et célébrait l’indépendance de l’île obtenue en 1962. Les rythmes endiablés et chargés en cuivres faisaient danser toute la Jamaïque dans la bonne humeur. La scène jamaïcaine s’est structurée avec des artistes comme Skatalites, Byron Lee And the Dragonaires, Prince Buster, Desmond Dekker, Les Wailers ou encore Toot’s Hibbert. Pour l’anecdote : lorsque les Wailers ont auditionné chez Clément Coxsonne pour la première fois, les premiers morceaux n’ont pas réussi à le convaincre. C’est alors que Peter Tosh commence à chanter « Simmer Down », un titre qui a immédiatement séduit Sir C. Le lendemain, les Wailers étaient de retour au studio pour enregistrer le morceau avec la participation des Skatalites

Le contexte social influence beaucoup l’évolution de la musique, progressivement le doute sur le futur de la nation s’est installé dans l’esprit des jamaïcains. A partir du milieu des années 1960’s, le rythme se décélère, les compositions deviennent moins riches musicalement avec des cuivres ne marquant plus que le refrain. On le ressent aussi au travers de l’écriture, où l’on voit doucement apparaître des textes exposant le contexte social ainsi qu’un retour à des thèmes s’approchant du Blues. Le rocksteady est parfois qualifié de Soul jamaïcaine ou l’amour et les filles font également partie des thèmes centraux. Une anecdote plus fantaisiste existe quant à l’émergence du genre. Lors d’un concert de ska d’Alton Ellis, surnommé « mr Soul »,  le bassiste était malade. Alton Ellis s’empara alors de la basse mais ne parvint pas à reproduire l’accord propre au ska, le shuffle se trouva modifié, et ce serait la naissance du rocksteady. Il est considéré comme le précurseur du rocksteady et a même produit un titre éponyme « Get Ready, Rocksteady »

Derrière Alton Ellis, le paysage musical s’est profondément enrichi. La scène jamaïcaine va littéralement exploser. Aux cotés de chanteurs déjà confirmés comme Ken Boothe, Stranger Cole, Delroy Wilson (qui a enregistré ses premiers titres à seulement 14 ans), l’exceptionnel Jackie Opel ou Jackie Edwards, pléthore de groupes se forment : The Heptones, The Paragons, The Jamaicans, The Techniques, The Uniques, The Sensations, The Cables, The Clarendonians, The Gaylads et tant d’autres encore.  Excepté les Heptones, la plupart de ces formations ont connu un rayonnement local assez court ponctué par un ou deux albums mais n’ont pas réussi à se renouveler musicalement. Nombreux membres issus de ces groupes ont alors poursuivi leur carrière en solo avec plus ou moins de succès, pensons à John Holt, Bob Andy, I-Kong, Slim Smith, Cornell Campbell ou bien Leroy Sibbles. Les premiers opus solo des chanteurs présentent clairement la transition entre rocksteady et reggae. Le troisième temps marqué par une caisse claire se fait de plus en plus pressant. Du rocksteady au reggae, il n’y eu qu’un pas, ou plutôt que quelques accords à modifier. Il fut franchi en 1968, mais qu’il est dur de dire qui est le père fondateur du reggae : Toot’s and The Maytals, Clancy Eccles, Bob Marley ??! 

 

 UNE PÉPITE  DU ROCKSTEADY QUE JE VOUS LAISSE DÉCOUVRIR PAR UN FAN  BIG UP !!! A YOUSS MERCI….. 

Tout le Monde aime le Rocksteady

Entre Treasure Isle et Studio One

Plongée dans les origines Soul du Reggae

En musique (25 morceaux), infos et images

Avec Desmond Dekker, Alton Ellis, Ken Boothe, Bob Andy, Delroy Wilson, Marcia Griffiths, Bob Marley, Slim Smith, Hopeton Lewis, The Gaylads, The Paragons, The Heptones, The Versatiles, The Minstrels, etc…

 

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Mouvement musical né entre 1964 et 1968 en Jamaïque, le rocksteady a éclos lors du flétrissement du ska, genre qui faisait alors des ravages.

L’année 1964 est présentée par nombre de spécialistes comme une année charnière, car c’est durant celle-ci que l’explosion du ska s’est faite, avec le premier hit international « My Boy Lollipop » sur le célèbre label Island Records. La déferlante ska était alors lancée et, compte tenu de son rythme endiablé et de son public chaud bouillant, elle dévasta rapidement tout sur son passage à cause notamment de l’engouement phénoménal des rude boys (jeunes désoeuvrés des quartiers difficiles) qui semaient la terreur sur l’île, dégradant, pillant, et adoptant un nouveau look propre à horrifier la population : treillis militaires, pantalons pattes d’eph, T-shirts décolorés, badges, cheveux longs, bijoux… l’horreur.

Ainsi, malgré que les différents groupes de musique appelèrent dans leurs lyrics les rude boys à s’assagir, rien n’y fit, et la terreur continua à gagner les rues. Cette violence palpable se ressentit rapidement jusque dans le rythme de plus en plus frénétique du ska, qui après une incroyable vague de chaleur durant l’été de cette même année, se ralentit soudainement, annonçant par là même les prémices du rocksteady. On raconte que le rythme s’est à ce point freiné parce que les danseurs ne parvenaient plus à soutenir le rythme de cette musique punchy.

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Un exemple de ce ralentissement encore relatif, avec :

Feel Like Jumping – MARCIA GRIFFITHS

https://www.youtube.com/watch?v=kMgQvAoQN-c

 

En 1965, alors que l’euphorie liée à l’acquisition de l’indépendance (1962) était déjà bien loin, la Jamaïque était violentée par plusieurs événements et la généralisation des comportements rudes boy trouva son point d’orgue après la mort de Malcom X, en février. Pour rajouter au climat tendu, le célèbre ghetto Back-a-Wall, véritable centre névralgique de la culture rasta, fut rasé par des bulldozers, et le parti J.L.P., fraîchement élu et pro-américain, fit reconstruire de nouveaux bâtiments salubres pour y installer ses plus ardents défenseurs. Du coup, les nombreux rastas qui vivaient là-bas se réfugièrent à Trenchtown, quartier bien connu des amateurs de reggae pour y avoir nourri entre autres : Desmond Dekker, Alton Ellis et Ken Boothe, trois piliers du rocksteady.

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Rejoice Jah Jah Children – THE SILVERTONES

https://www.youtube.com/watch?v=DC2ozIxPM-0

 

Dans ce contexte social délétère et revendicatif, le ska semblait un peu trop « ras-les-pâquerettes » pour libérer les consciences, et apparut alors ce nouveau son, nouveau en Jamaïque, plus lent, davantage influencé par la soul américaine. Appelé rocksteady, ce nouveau style musical amena plusieurs changements : la basse remplaça la contrebasse, une seconde guitare fut ajoutée, les cuivres (éléments centraux de toute compagnie ska) se firent plus discrets. Et plus tard l’orgue et le piano s’imposèrent comme les nouveaux points centraux, avant de passer la main au profit des voix, extraordinaires, comme seule l’île sait en sortir. De façon générale, le rocksteady délaissa les influences jazz et le tempo soutenu du ska pour des harmonies proches de la soul, plus tranquilles, s’inspirant des musiques américaines type rythm and blues, ce qui ne l’empêcha nullement de très bien marcher dans les dancehalls et, plus tard, d’être au top des charts anglais.

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Au rayon chanson, on notera que de nombreuses reprises de soul U.S. furent enregistrées dans des versions rocksteady par des chanteurs comme Alton Ellis, John Holt ou Ken Boothe… et que les américains The Supremes, The Temptations, Wilson Pickett, Gene Chandler, Marvin Gaye ou encore le groupe The Impressions – qui avaient l’habitude de faire des tournées en Jamaïque -, influencèrent considérablement le rocksteady pour le faire devenir en 1966 le genre musical dominant, et être alors assimilé à de la soul locale, reconnaissable par ces choeurs qui répondent en écho à la mélodie façon gospel. A ce moment-là, les chansons d’amour étaient notamment en pleine effervescence et ces titres remportaient tous les suffrages sur les nombreuses pistes de danse que comptait et compte toujours la Jamaïque.

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My Worlds Is Empty With You – THE HEPTONES (reprise de « The Supremes »)

https://www.youtube.com/watch?v=2xsNFk-c9lo

 

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I Wanna Hold Your Hand – SLIM SMITH

https://www.youtube.com/watch?v=04q7ATkasU8

Aussi à cette époque-là pour être clair, une autre guerre faisait rage en coulisses . Deux producteurs aussi audacieux que véreux créaient leur label : Duke Reid, et son Treasure Isle, et Coxsone et son Studio One, et la chasse aux nouveaux artistes rocksteady s’intensifia pas toujours dans les règles, pour proposer au final : une richesse de catalogue absolument stupéfiante qui fait encore aujourd’hui les beaux jours de ces deux monstres de la production jamaïcaine.

 

 

Chez le Treasure Isle du Bad Boy Duke Reid, les principales stars de l’époque s’appelaient : Phyllis Dillon (« la diva rocksteady »), The Paragons de John Holt, The Jamaicans, The Techniques de Pat Kelly, The Melodians, The Ethiopians, Justin Hinds and The Dominoes… sans parler de ceux qui mangeaient à tous les râteliers, comme Alton Ellis par exemple.

 

Man Next Door – THE PARAGONS

https://www.youtube.com/watch?v=xKzG53ZuH5I

 

Taking Over Orange Street – GLEN ADAMS

https://www.youtube.com/watch?v=LWIV73icUIg

 

Quant au Studio One du roublard Dodd Coxsone, contrairement à Treasure Isle, il ne se cantonna pas au seul rocksteady, mais dénicha tout de même : les Heptones, les Gaylads, Ken Boothe, Delroy Wilson, Marcia Griffiths, The Wailing Souls… et Alton Ellis, of curse !

 

Let Them Say – BOB ANDY 

https://www.youtube.com/watch?v=Y02uC1IwqSE

 

Me And You – CARLTON & THE SHOES

https://www.youtube.com/watch?v=GNDhUtKt_bU

 

Dancing Mood – DELROY WILSON

https://www.youtube.com/watch?v=oZvtZEh3QUg

 

Yours Until Tomorrow – THE MINSTRELS

https://www.youtube.com/watch?v=1_h6bMjTZpw

 

 

Trois maîtres du genre : Desmond Dekker (1941-2006), Ken Boothe (1948-), Alton Ellis (1938-2008),

à retenir pour frimer en soirée.

 

 

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Alton Ellis (dans le style Rythm And Blues)

 

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Desmond Dekker (dans le style Rock)

 

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Ainsi en Jamaïque, le rocksteady fut un genre qui concerna tout le monde, et auxquels tous s’essayèrent. D’ailleurs, la plupart des artistes reconnus n’enregistraient pas pour un seul et unique producteur, comme ce fut le cas pour le cultissime Slim Smith et beaucoup d’autres. Petite revue d’effectif des indépendants évitant de bosser de façon continue avec les deux frères ennemis Duke Reid et Dodd Coxsone :


 

 Trying To Keep Me Down – ERROL DUNKLEY

https://www.youtube.com/watch?v=8UhRFgXlkPE

 

Pick My Pocket – THE VERSATILES

https://www.youtube.com/watch?v=VKdqBQ7pkeg

 

 

La postérité laissée par le rocksteady est forte mais teintée de nostalgie. Si beaucoup de musique ont été reprises pour servir de bases à de nouveaux tubes, il faut avouer que la relève « active » s’est longtemps fait attendre (contrairement à celle du ska), jusqu’à proposer il y a peu, Alpheus (2011), un Jamaïcain qui retourne aux sources du reggae, et Resonators (2012), des Anglais bien cool.

Live And Learn – ALPHEUS

https://www.youtube.com/watch?v=s9qdqbsuiqo

 

Try Again – RESONATORS

https://www.youtube.com/watch?v=5s14chJO634

 

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Je vous laisse pour finir trois perles qui achèvent notre tour Rocksteady en 25 chansons. Et je compte sur vous pour donner un nouveau souffle à ce genre qui risque de revenir à grande vitesse.

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Pour tous les amateurs de Oldies… 

 

 

Publié il y a 24th July 2014 par Youss L1

Libellés: Top Music Youss

 

65 L’émission du CSPB 26 07 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 17 h 30 min

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L’EMISSION DU COMITÉ DE SOLIDARITÉ POUR LE PEUPLE BASQUE.

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64 SPÉCIALE DUB JAMAIQUE 12 07 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 27 min

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Volume !
1 : 1  (2002)
Varia
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… Wilfried Elfordy
Le Dub jamaïcain : du fond sonore au
genre musical
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Référence électronique
Wilfried Elfordy, «  Le Dub jamaïcain : du fond sonore au genre musical », Volume ! [En ligne], 1 : 1 | 2002, mis en
ligne le 15 mai 2004, consulté le 12 mars 2014. URL : http://volume.revues.org/2500
Éditeur : Editions Seteun
http://volume.revues.org
http://www.revues.org
Document accessible en ligne sur : http://volume.revues.org/2500
Ce document est le fac-similé de l’édition papier.
Editions Seteun
Wilfried ELFORDY, « Le dub jamaïcain : du fond sonore au genre musical », Volume ! La revue des
musiques populaires, n° 1(1), 2002, p. 39-46
Éditions Mélanie Seteun
39
Volume! 2002 – 1
Résumé. Etudier la musique dub, c’est remonter au berceau d’un grand nombre de musiques populaires urbaines de la fi du vingtième siècle (rap, disco remix, trip-hop…). Nous
allons donc donner dans cet article une vision globale du dub jamaïcain autour d’une
réflxion qui aura pour enjeux de déterminer si cette musique peut être considéré comme
un « genre musical ». On s’intéressera notamment au travail novateur de certains ingé-
nieurs du son sur de la matière sonore préenregistrée dans les studios d’enregistrement de
Jamaïque au début des années soixante-dix.
Mots-clefs. Dub – Reggae – Musique populaire – Jamaïque.
le dub jamaïcain :
du fond sonore au genre musical
par
Wilfried ELFORDY
Université de Tours, département de musicologie
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Volume! 2002 – 1
Celafait maintenant près de quarante ans que la Jamaïque, une île des Caraïbes comptant moinsde trois millions d’habitants, inonde le marché du disque de musiques « populaires », telles
que le mento, le rocksteady, le ska, ou encore le reggae. Pourtant, le succès mondial du reggae et de son
emblématique porte-parole Bob Marley, associé au rastafarisme 1, cache quelques innovations musicales bien
plus importantes, notamment en ce qu’elles ont pu apporter aux musiques électroniques et amplifies de la
fi du vingtième siècle. En effet, est née en Jamaïque aux alentours de 1968 2, une musique connue sous le
nom de dub. Plus discrète que le reggae, elle s’avère pourtant bien plus inflente sur nos musiques urbaines contemporaines que ce dernier, tout au moins sur le plan technique et musical. Ce paradoxe vient du
fait que le dub est défiit de manière générale 3 par l’approche technique de la matière sonore qu’il soustend 4. On pratique le dub, mais en déconsidérant l’aspect musical (condamné à n’être qu’un simple « fond
sonore » 5). On le présente alors comme un style de reggae.
Mais le dub jamaïcain ne peut-il pas être considéré comme un genre musical à part entière, un modèle dont
un certain nombre de traits de caractères feraient se réunir dans une même famille des styles musicaux différents 6 ? C’est à cette question que nous allons tenter de répondre dans le présent article, en éclairant dans
un premier temps les facteurs qui nous ont conduit à une telle problématique.
I. Techniques et innovations musicales
Si nombreux sont ceux qui considèrent le dub comme un ensemble de techniques, c’est avant tout parce
qu’ils associent cette musique aux outils de création qui lui sont dédiés ou à des traits culturels vecteurs de
technicité : le compositeur de morceaux dubs, le sound system 7, le dub-plate… Prenons pour exemple le
cas du compositeur. Ce dernier, ingénieur du son aussi appelé dub-master ou mixer 8, est un passionné de
l’électronique et du son, sans formation musicale particulière, dont le but avoué est d’entrer au cœur de la
matière sonore à l’aide d’effets spéciaux pour changer ses paramètres (hauteur, intensité, durée, couleur…).
Fait nouveau dans le monde de la composition musicale, le dub est la musique de techniciens du son. On
comprend alors pourquoi des traits sociaux, bien qu’ayant participé à l’émergence du dub, ont aussi eu pour
conséquence de stigmatiser ce dernier au détriment de la musique.
Des expérimentations matérielles novatrices menées en studio par les mixeurs pour composer du dub eurent
la même conséquence. C’est, en effet, à l’aube des années soixante-dix, que le studio d’enregistrement 9,
initialement équipé pour enregistrer des disques, devint une sorte d’instrument de musique sous l’impulsion
de dub-masters comme King Tubby et Errol Thompson. Ces derniers n’hésitèrent pas à modifir concrètement leurs outils de travail, souvent rudimentaires, pour pratiquer d’innovantes expérimentations sonores.
Par exemple, un simple magnétophone à bandes se métamorphosait dans les mains de King Tubby en une
sorte « d’échantillonneur à bandes », un instrument avec lequel on conserve des portions d’une chanson
déjà enregistrée et enchaîne cette matière sonore de manière nouvelle 10. De même, ce dernier se bricola
en 1974 un effet d’écho qu’on a prit l’habitude d’appeler « écho à bandes » 11. Le principe en était simple :
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Volume! 2002 – 1
il suffiait d’isoler une boucle de bande magnétique (une séquence musicale), qu’on passait ensuite sur les
têtes d’un vieux magnétophone deux pistes, le tout en jouant sur la vitesse de déroulement de la bande.
Cette séquence était fialement injectée dans le morceau dub lors du mixage.
Le troisième facteur de technicité qui fausse la défiition du dub est l’incidence musicale de ces expérimentations matérielles. Le travail de composition du mixeur s’apparente ici à un jeu de construction. Pour faire
un dub, le mixeur va utiliser comme matière sonore de base le riddim 12 d’une chanson reggae. En fait, il
va séparer dans une chanson le riddim des pistes vocales et instrumentales, puis découpera les pistes ainsi
obtenues. Il pourra alors entamer la composition de son morceau en élaborant, autour du riddim, une dramatique musicale différente de celle de la chanson dont il se sert. Pour cela, le mixeur injectera lors du
mixage des «enveloppes sonores» 13, de la même manière qu’un compositeur « classique » aurait utilisé des
notes 14. Il pourra par la suite mettre en relief à son gré certaines de ces « enveloppes », principalement
grâce à des méthodes d’arrangement (disposition des enveloppes sonores…), d’égalisation (accentuation
du volume sonore…), ou l’aide d’effets spéciaux (écho, déphasage, réverbération…).
Bien que ces manipulations semblent prendre le pas sur l’idée même d’un paysage sonore spécifiuement
« dub » 15, on ne peut s’empêcher de penser qu’il manque, pour défiir cette musique, une étude de son
univers sonore. C’est pourquoi nous allons l’effectuer maintenant.
II. Un nouvel univers sonore
Sur le plan sonore, le dub comporte tout d’abord un aspect récurrent incarné par un ensemble basse/
batterie surexposé. En effet, le passage de l’univers musicale du reggae à celui du dub entraîne la disparition
de certaines lignes mélodiques (celles du chant ou des cuivres) pour une mise en avant de la rythmique. Des
indices plus précisément délimités nous permettent aussi de repérer l’espace sonore du dub. Par exemple,
les effets d’écho et de réverbération, tels qu’ils sont utilisés par les mixeurs, peuvent dilater et/ou transformer l’espace sonore dans lequel ils évoluent. La réminiscence d’un thème peut, d’autre part, servir de lien
entre la chanson reggae et le morceau dub. C’est un lieu où l’oreille de l’auditeur pourra se reposer, un terrain connu. L’auditeur pourra aussi remarquer qu’une fois le mixage du morceau dub accompli, la situation
d’isolement de certaines enveloppes sonores décrira un lieu infiiment vaste et inconnu.
Bien qu’une description détaillée de ces enveloppes sonores soit ici une entreprise vaine, on peut tout de
même en donner les principales caractéristiques. Tout d’abord, on retrouve les instruments familiers du
reggae : batterie, claviers, cuivres, basse et guitare électriques. On y entend aussi d’éclectiques images sonores (des sons transformés, des bruitages incongrus ou des mélodies rapportées), parfois réunies autour de
thématiques pour contribuer à un imaginaire inflencé par le cinéma (western, science-fition, kung-fu),
la bande dessinée ou la religion (Bible, éthiopisme…), mais plus souvent n’ayant de commun que l’univers
dans lequel elles sont projetés 16.
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Volume! 2002 – 1
En résumé, on peut dire que le dub ne peut pas être réduit à un simple « ensemble de techniques » qui visent
à remixer une chanson reggae, car les mixeurs cherchent à travers cette musique à faire passer des émotions
particulières (étonnement, excitation…) en entraînant l’auditeur dans un paysage sonore différent de celui
du reggae. Le dub est conçu pour mettre les sens en éveil par différents traitements de la matière sonore. On
note alors deux approches sonores différentes, l’une concentrée sur la transformation du son, et l’autre sur
la création de paysages sonores. En effet, si Perry entrevoit dans le dub la possibilité de créer de petits univers
sonores fait de bruitages, de gags sonores, d’onomatopées ou de salades de mots délirantes 17, Tubby l’aborde
plutôt comme un moyen de faire évoluer le son jamaïcain 18 (en modifint les timbres, saturant les sons de
la grosse caisse…). Ces différentes approches renforcent l’identité d’une musique défiitivement détachée
du reggae.
On peut d’ailleurs constater qu’il existe des points de basculement qui détachent l’auditeur de l’univers
du reggae pour l’emmener progressivement vers celui du dub. Certains mixeurs exécutent, par exemple,
un geste compositionnel qui consiste à commencer un morceau dub par un extrait de la chanson originale
(celle qui sera placée sur la face A du disque), puis à en réduire l’orchestration à sa substantifiue moelle,
l’ensemble basse/batterie, provoquant concrètement la sensation de basculement.
D’une autre manière, les producteurs se servent des pochettes d’albums pour rendre le dub tributaire d’une
image différente de celles des musiques distribuées sur le marché du disque jamaïcain; on remarque pré-
cisément que cette imagerie proche d’un « surréalisme pictural » décrit des situations liées aux esthétiques
« fantastique » (« Scientist Rids the World of the Evil Curse of the Vampires » de Scientist) et de « sciencefition » (« Scientist And Jammy Strike Back ! » de Scientist et Prince Jammy) à l’opposé de celles délivrées
par les disques reggae, en cela que les pochettes de ces derniers montrent généralement des photos d’artistes, d’armes ou de cannabis. Politisées, violentes ou à connotations sexuelles, les pochettes de disques de
reggae expriment plutôt la réalité du quotidien.
On ajoutera aussi que les dub-masters créent un décalage entre la terminologie dub et celle plus traditionnelle du reggae en s’inventant des surnoms 19 en adéquation avec l’univers musical et pictural précédemment
décrit. On appellera alors « King Tubby » (« le roi des tubes cathodiques ») le dub-master Osbourne Ruddock. On préférera aussi aux noms Neil Fraser et Hopeton Brown ceux, respectivement, de Mad Professor
(« Professeur fou ») et « Scientist » (« Scientifiue »). En s’emparant des clichés de la vision humaine du
futur véhiculée par le cinéma et la bande dessinée, les mixers et les producteurs offraient au dub, avec
un second degré non dissimulé, l’image crédible d’une musique futuriste. Le dub est donc une musique
jamaïcaine originale qui se différencie en tout point du reggae. Cependant, il nous reste encore à en défiir
l’essence.
43
Volume! 2002 – 1
III. L’essence du dub
Comprendre le dub, c’est avant tout saisir l’importance de son inflence sur l’ensemble des musiques populaires qui sont, à un moment ou à un autre, entrées en contact avec la musique jamaïcaine dans les années
soixante-dix. Pour des raisons historiques 20 ou liées à des mouvements migratoires importants 21, les pays
dont nous étudierons les musiques sont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
Depuis la fi de la seconde guerre mondiale, une tendance à l’émigration fait qu’une communauté
jamaïcaine déshéritée est présente aux Etats-Unis. La méthode de travail du son que s’est révélé être le dub
(découpage des morceaux, ajout d’effet…) a donc pu se généraliser dans le monde des musiques urbaines
(en notant tout de même que les racines de ces musiques américaines sont nombreuses, variées et parfois
paradoxales). Il existe de nombreux indices (historiques ou musicaux) permettant de rapprocher la «culture
des sound-systems» de celles plus tardives du rap des ghettos new-yorkais 22, et des musiques populaires électroniques 23 (disco remix…). Mais si l’on veut résumer l’apport des dub-masters sur la modernisation des
techniques de composition aux Etats-Unis, on peut dire que dans les musiques où l’on considère la table de
mixage comme un instrument de musique et le deejay/mixer comme un artiste, on est incontestablement
sous l’inflence du dub.
En Grande-Bretagne, l’inflence du dub fut particulière, car cette musique y avait déjà trouvé un écho à
travers la personne d’Adrian Sherwood (producteur et mixeur anglais). Ce dernier imposa dès la fi des
années soixante-dix une empreinte mêlant inflences rock, funk, rythmes steppers (un style plus énergique
de reggae né en Angleterre), techniques du dub, racines analogiques (utilisation de bandes, effets…) et
sonorités électroniques. Ce métissage fut un premier pas vers un style de dub purement anglais, qui sera
suivie au cours des années quatre-vingt-dix par des labels comme Universal Egg, Third Eye Music ou Word
Sound. Mais plus important encore, la création d’un tel style de dub a permis aux musiques pop britanniques
de s’imprégner du dub jamaïcain. On retrouvera alors le dub dans des productions de groupes rocks, triphops ou jungle (The Clash, XTC, The Wild Bunch, Asian Dub Foundation…). Cependant, on constate que
tout ces métissages sont le fruit de politiques consistant à réunir différentes communautés autour de projets
culturels. On considère la richesse sonore de chaque musique pour l’exotisme qu’elle apporte. Ce n’est pas
le travail que peut effectuer le dub-master qui est pris en compte ici, même si la composition à partir de
boucles sonores n’est pas sans rappeler celle des aînés jamaïcains. Reste, pourtant, ce sentiment que l’on
cherche à donner à l’auditeur l’impression d’entendre du dub, au travers de quelques clichés : un univers
submergé d’échos, d’effets sonores aériens, de profondes basses réverbérées, et de rythmiques hypnotiques.
Peut-être est-ce là un moyen d’emmener le dub vers de nouveaux horizons. Mais alors, quelle est la véritable
nature du dub ? Quelle est la défiition la plus juste qu’on puisse lui donner ?
On constate à l’écoute de l’album « No Protection », réalisé par le dub-master anglais Mad Professor en
1995 à partir de l’album « Protection » (Circa Records, 1994) de Massive Attack, que l’on tient là une œuvre
qui synthétise parfaitement les facteurs d’originalités du dub. En premier lieu, Mad Professor utilise déli
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Volume! 2002 – 1
bérément son matériel de manière peu optimale. Il met les technologies actuelles à l’épreuve, à la manière
de King Tubby. Cela donne des morceaux aux paysages sonores proches de ceux développés dans le dub
des origines, régis par le même principe de dilatation de l’espace-temps et une vision « surréaliste » de la
musique que viennent à envier certains des plus grands dub-masters comme « Scratch » 24. De plus, le travail
effectué par le Mad Professor sur la voix est proche de celui de Perry 25 (un univers qui se défii par ses
textes hachés, onomatopées et autres glossolalies); en ajoutant à cela une mise en avant de la rythmique
basse/batterie 26 et une application d’effets (écho, reverb, phaser…) sur les enveloppes sonores.
Réalisé à partir d’un album trip-hop (« Protection »), les morceaux de Mad Professor montrent surtout que le
caractère « reggae » du dub originel n’est pas une de ses spécifiités. Il y a, en effet, beaucoup de disc-jockeys
qui considèrent le dub comme le versant expérimentale du reggae. Si Tubby et ses disciples ont développés le
dub autour du reggae, c’est avant tout parce que les studios et les producteurs, pour lesquels ils travaillaient,
leur offraient essentiellement ce type de matière sonore. Il ne faut pas oublier que Perry, tout comme
d’autres compositeurs jamaïcains, livraient parfois des œuvres teintées de rythmes « souls » et « funks ».
Nous pouvons alors conclure sur une défiition du dub qu’on peut résumer comme étant l’art de transformer la matière sonore d’un album de musique populaire (rock, trip-hop, reggae, disco, funk…) en un album
qui met en avant l’ensemble basse/batterie, à l’aide de la technologie de studio et des techniques développées par King Tubby et ses disciples. « Lorsque le dub est bien fait, il prend chaque fragment et l’imprègne
d’une nouvelle vie, transformant un ordre rationnel de séquences musicales en un océan de sensations. » 27
C’est le principal facteur d’originalité du dub jamaïcain, celui qui le sépare défiitivement de son image de
« version » pour lui offrir celle de genre musical. Et même si beaucoup d’albums dub des années soixante-dix
n’étonnent plus vraiment l’auditeur d’aujourd’hui, on peut comprendre que l’important dans cette musique n’est pas tant dans le résultat musical à proprement parler, mais plutôt dans le fait qu’elle fut celle de
« visionnaires » jamaïcains ayant anticipé trente ans de musiques populaires urbaines du monde entier.
Bibliographie
BARROW (S.) et DALTON (P.), Reggae: The Rough Guide, Rough Guides/Penguin, 1997, 395 p.
BLUM (B.), Le reggae, Librio musique, Paris, mai 2000, 95 p.
CHEESEMAN (P.), « History Of House », DJ magazine, 1985
CONSTANT (D.), « Aux sources du reggae. Musique, société et politique en Jamaïque », Epistrophy, 1986/2, Editions
Parenthèses.
KATZ (D.), People Funny Boy : The Genius Of Lee «Scratch» Perry, Payback Press, 2000
« Mad Professor », The Wire, 148, june 1996
SALEWICZ (C.) et BOOT, (A.), Reggae Explosion – histoire des musiques de Jamaïque, Editions du Seuil, 2001
TOOP (D.), Ocean Of Sound : Ambient music, mondes imaginaires et voix de l’éther, Kargo, Cahors, 2000
« Trip-hop », Mix Mag, June 1994.

 

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Charte de la Campagne BDS France

Charte des principes qui guident notre action pour le BDS

1 – Le boycott représente une prise de position, c’est un acte de dénonciation politique qui se poursuivra jusqu’à ce qu’Israël s’engage clairement dans le respect du droit international, la fin de l’occupation et de la colonisation.

2- Cette campagne de Boycott de l’Etat d’Israël en tant qu’occupant et colonisateur, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, n’est pas une fin en soi, destinée à discriminer une population. Elle constitue un outil de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien, qui servira à imposer la seule issue pour cette région : l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens.

3- Notre action est éthique, citoyenne et politique.

Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme.

Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits.

Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas.

Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans.

 

4 – Nous nous engageons

À refuser d’acheter ou de consommer les produits et les services de l’économie israélienne ;

À refuser de participer à toute action culturelle sportive… promue en France par des institutions officielles israéliennes ;

À informer les partenaires commerciaux ou institutionnels des raisons de notre boycott ;

À mener des campagnes d’information et de sensibilisation du public sur les raisons du boycott, et sur les entreprises françaises qui participent à l’occupation et à la colonisation israélienne ;

À mener des actions d’information auprès des entreprises et comités d’entreprise français sur les produits israéliens et les raisons de cesser leur distribution.

5 – Notre action est non violente et respecte les personnes et les biens.

 

C’est le nombre de citoyens, associations, organisations syndicales et politiques qui nous rejoindront dans cette campagne solidaire et déterminée qui permettra d’atteindre ce but.

 

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Appel de la Campagne BDS France

Appel pour une Campagne nationale de
Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS)

IL FAUT DIRE STOP À ISRAËL !

Nous constatons que loin de chercher une solution juste et pacifique avec les Palestiniens, Israël, à travers ses gouvernements successifs, s’engage toujours plus avant dans la violence de l’occupation, de la colonisation, la violation des droits humains et du droit international. Cette situation a atteint un point culminant en 2009 avec l’offensive criminelle sur Gaza dont le siège se poursuit. Le nouveau gouvernement israélien ne programme, pour seul horizon, que le transfert des Palestiniens, la poursuite de la colonisation et un régime légal discriminant envers les citoyens palestiniens d’Israël qui s’apparente de plus en plus à celui de l’ex-Apartheid sud africain.

Les droits des Palestiniens sont bafoués depuis trop longtemps, nous devons agir !

Nous considérons que la politique destructrice d’Israël se poursuit parce que personne ne l’arrête. La communauté internationale ne joue pas son rôle, l’Union Européenne et le gouvernement français les premiers :

  • Qui refusent de sanctionner les violations des droits humains par la suspension des accords d’association conférant à cet état un statut de partenaire commercial et économique privilégié ;
  • Qui veulent même aujourd’hui imposer le renforcement de ces privilèges ;
  • Qui ne suivent pas non plus les avis de la Cour Internationale de Justice les incitant à prendre des mesures contre l’illégalité du Mur dit de Séparation et contre la colonisation en Cisjordanie, ni même sur la détention de milliers de prisonniers politiques.

Cette communauté internationale ne fait rien pour empêcher les assassinats ciblés, l’emprisonnement de députés élus démocratiquement, les châtiments collectifs, ni pour la levée du siège de Gaza.

Nous, société civile française, citoyens, associations, organisations syndicales et politiques, décidons de nous engager activement dans la Campagne internationale de BDS appelée à l’unanimité de la société civile palestinienne:

…«Nous, représentants de la société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les hommes et femmes de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissements contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. (…)

Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos États respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël.

Ces mesures de sanction non violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international. »…

Cet appel palestinien a été adopté par des centaines de mouvements progressistes internationaux dont de nombreux militants, associations et intellectuels israéliens opposés à cette politique coloniale.

Nous nous engageons à agir dans un cadre politique, citoyen et éthique, sur la base de la charte des principes jointe, pour une véritable mise en œuvre de cette campagne, en créant des cadres unitaires de mobilisation, d’information, et/ou d’action, ou au sein de collectifs déjà existants.

Appel de la société civile palestinienne

Appel au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements contre Israël jusqu’à ce qu’il applique le Droit International et les Principes Universels des Droits de l’Homme.

Un an après que l’avis consultatif historique de la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui a jugé illégal le mur qu’Israël construit sur le territoire palestinien occupé, Israël continue sa construction du mur colonial au mépris total de la décision de la Cour. Après trente huit ans d’occupation par Israël de la Cisjordanie palestinienne (y compris Jérusalem-Est), de la Bande de Gaza et des Hauteurs du Golan syriens, Israël continue à accroître les colonies juives. Il a unilatéralement annexé Jérusalem-Est Occupé et les Hauteurs du Golan et annexe maintenant de facto de grandes parties de la Cisjordanie à l’aide du mur. Israël prépare également, dans l’ombre, son redéploiement prévu de la bande de Gaza – pour établir et accroître les colonies en Cisjordanie. Cinquante sept ans après que l’État d’Israël ait été établi principalement sur la terre ethniquement nettoyée de ses propriétaires palestiniens, une majorité de Palestiniens sont des réfugiés, dont la plupart sont apatrides. D’ailleurs, le système de discrimination raciale contre ses propres citoyens Arabes-Palestiniens derrière lequel il s’est retranché demeure intact.

À la lumière des violations persistantes du droit international par Israël, Étant donné que, depuis 1948, les centaines de résolutions de l’ONU ont condamné les politiques coloniales et discriminatoires d’Israël en tant qu’illégales et ont appelé à des remèdes immédiats, proportionnés et efficaces, Étant donné que toutes les formes d’intervention internationale et de tentatives de paix n’ont pas jusqu’ici convaincu ou forcé Israël à se conformer à la loi humanitaire, à respecter les Droits de l’Homme fondamentaux et à mettre fin à son occupation et son oppression du peuple de la Palestine, En raison du fait que les peuples de conscience parmi la communauté internationale ont historiquement Appel au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements contre Israël endossé la responsabilité morale de combattre l’injustice, comme illustré dans la lutte pour abolir l’Apartheid en Afrique du Sud par diverses formes de boycott, de retrait d’investissement et de sanctions; Inspirés par la lutte des Sud-Africains contre l’Apartheid et dans l’esprit de la solidarité internationale, de la cohérence morale et de la résistance à l’injustice et à l’oppression.
Nous, représentants de la société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos états respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël. Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l’intérêt de la justice et d’une véritable paix. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :

1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de tous les terres Arabes et en démantelant le Mur
2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue; et
3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.

 

Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann, militantEs BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) étaient convoquéEs devant le tribunal correctionnel de Toulouse le jeudi 30 juin. Déjà reporté le 9 décembre dernier, le procès est renvoyé une nouvelle fois au 22 septembre et encore une fois à la demande des officines pro-israéliennes déclarées parties civiles.Les 4 prévenus sont poursuivis au départ pour « entrave à l’exercice normal d’une activité économique » sur dénonciation de la LICRA locale et du BNVCA reprise par le procureur. Le dossier « entrave » était tellement peu sérieux que deux nouvelles officines (France Israël et Avocats sans frontières) ont lancé une seconde accusation, pour les mêmes faits, via une « citation directe » celle « d’incitation à la discrimination… liée à une nation », basée sur la loi de la presse.

Les 4 officines auxquelles s’est joint, à la dernière minute et pour la première fois dans un procès contre le mouvement BDS, le CRIF Toulouse (Conseil prétendument Représentatif des Institutions Juives de France) ont prétexté ne pas avoir eu le temps de travailler les conclusions de la défense communiquées, à leur avis, trop tard. Alors qu’aucune d’entre elles n’a remis une seule ligne de conclusion ! Qu’à cela ne tienne, le procureur est venu porter secours aux parties civiles empêtrées dans l’imbroglio juridique qu’elles ont elles-mêmes créé en soutenant le report.

Pendant ce temps-là, à peu près 300 personnes venues de toutes les régions de France (Marseille, Lyon, Paris, Bordeaux, Perpignan, Couserans, Montauban, Figeac, Nîmes, Albi, Pau, Auch, Agen, Montpellier…) ont participé au rassemblement de soutien devant le tribunal. Une réussite par le nombre et la diversité des participants qui s’appuie sur une campagne unitaire de longue haleine. De nombreux messages de soutien d’organisations, de personnalités et de simples citoyens sont parvenus de toute la France et aussi de l’étranger.Le CRIF et le gouvernement français relaient la stratégie de l’État d’Israël dans sa campagne de diffamation et d’intimidation contre BDS considéré comme une « menace stratégique ». Cette stratégie d’usure et de pressions, loin d’affaiblir la détermination de ceux qui luttent pour la justice et les droits des palestiniens, apparaît de plus en plus clairement comme une atteinte délibérée contre la liberté d’expression et renforce une solidarité active de tous ceux qui y sont attachés.

Il nous faut donc maintenant continuer à construire cette campagne en vue de préparer le rassemblement du jeudi 22 septembre à partir de 13h devant le tribunal de Toulouse, poursuivre la signature de la pétition et le soutien financier plus que jamais nécessaire.

Comité BDS France Toulouse
Le 4 juillet 2016

 

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Pourquoi la campagne BDS ?

Nous considérons que la politique destructrice d’Israël se poursuit parce que personne ne l’arrête. La communauté internationale ne joue pas son rôle, l’Union Européenne et le gouvernement français les premiers :

Qui  refusent de sanctionner  les violations des droits humains  par la suspension des accords d’association conférant à cet Etat un statut de partenaire commercial et économique privilégié.Qui veulent même aujourd’hui imposer le renforcement de ces privilèges.Qui ne suivent pas non plus les avis de la cour internationale de Justice les incitant à prendre des mesures contre l’illégalité du Mur dit de Séparation et contre la colonisation en Cisjordanie, ni même sur la détention de milliers de prisonniers politiques.Cette communauté internationale ne fait rien pour empêcher les assassinats ciblés, l’emprisonnement de députés élus démocratiquement, les châtiments collectifs, ni pour la levée du siège de Gaza.

Nous, société civile française, citoyens, associations, organisations syndicales et politiques, décidons de nous engager activement dans la Campagne Internationale BDS.

1 – Le boycott représente une prise de position

2- Cette campagne de Boycott de l’Etat d’Israël en tant qu’occupant et colonisateur, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, n’est pas une fin en soi, destinée à discriminer une population. Elle constitue un outil  de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien, qui servira à imposer la seule issue pour cette région : l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens.

3- Notre action est éthique, citoyenne et politique.

Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme. Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits. Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas. Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans.

4 – Nous nous engageons

À refuser d’acheter ou de consommer les produits et les services de l’économie israélienne ; À refuser de participer à toute action culturelle sportive… promue en France À informer les partenaires commerciaux ou institutionnels des raisons de notre boycott ; À mener des campagnes d’information et de sensibilisation du public sur les raisons du boycott, et sur les entreprises françaises qui participent à l’occupation et à la colonisation israélienne ; À mener des actions d’information auprès des entreprises et comités d’entreprise français sur les produits israéliens et les raisons de cesser leur distribution.

5 – Notre action est non violente et respecte les personnes et les biens.

 

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62 L’émission du CSPB 28 06 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 16 h 38 min

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61 DAVID STYGMATE ET LISE CABARET 21 06 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 16 h 35 min

Biographie de David Stygmate

Son groupe avec lequel il a partagé de nombreuses scènes avec le groupe mythique « Parabellum » dont il a aussi organisé les concerts, il jouait jusqu’alors avec Sven (disparu en janvier 2017) le guitariste de Parabellum et du Bal des enragés avec le groupe « Fatal Monstrum ». Il a également partagé la scène des groupes tels que Lofora, les Ramoneurs de Menhir, les Wampas, Skip the use, les Cadavres.

Lise Cabaret a grandi et mûri ses textes, tantôt festifs, tantôt acides ; des textes qui se souviennent, et font se souvenir. Inspirée par l’humain et le nocturne, Le décadent et l’enjoué, elle fait de sa guitare un instrument de résistance et de quotidien. Avec la résonance chaude d’une voix qui ne s’oublie pas…
David Stygmate est lui aussi auteur compositeur interprète. Issu du milieu Punk Rock, il travaille depuis plus de 20 ans avec les groupes phares de la scène Rock tels que Fatal Monstrum, Diego Pallavas, Miss Helium ou encore Stygmate dont il est le leader. David « c’est comme la beauté Fellinienne, à tâtons dans le noir, les aspérités de sélène… » (bat bat)
La fusion de leurs univers nous transporte dans une atmosphère parfois sombre, parfois piquante mais surtout captivante et incomparable. Depuis la création du duo au début de l’année, ils ont déjà parcouru de nombreux lieux de concerts en France. Le maquis au cœur et la langue tranchante comme un couteau.

« Pantalon destroy et bracelet de force, Lise Cabaret incarne une rébellion cloutée, le capillaire travaillé crasseux et la corde vocale semi-rocailleuse, elle s’élève sur le fil du rasoir, se brisant parfois au gré des salves électriques (…) Grunge oui mais avec du rouge à lèvres, les monologues de riffs s’assourdissent derrière les paroles assoiffées de liberté.En gros, la life est complètement merdique et si tu oses t’aventurer dans les ruelles de Paname la grande maquerelle du rêve, soit tu crèves pour une croûte de fromage comme un rat au fond d’une poubelle, soit tu aimes et tu peux encaisser les coups» (Foggy’s Delight)

2013 Sortie du premier EP « Les hommes sensibles ».
2016 Rencontre avec le ténébreux punk rockeur David Stygmate (Stygmate, Miss Helium, Diego Pallavas). David a partagé de nombreuses scènes avec le groupe mythique « Parabellum » dont il a aussi organisé des concerts.
La fusion des univers de Lise Cabaret et David Stygmate forme un équilibre parfait entre chanson française et rock

 

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Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 16 h 21 min

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POUR CETTE 38ème NOUS RECEVIONS LE FESTIVAL CONTENTPOURRIEN

 

CONTENTPOURRIEN 8EME EDITION

Ce projet porté par les bénévoles de l’association A chacun son cirque a pour objectif de faire rayonner la culture sous différentes formes à travers le territoire de Mantes-en-Yvelines. Cette volonté se concrétise par l’organisation de concerts, de spectacles et des expositions dans différents lieux culturels et associatifs, ainsi que dans des écoles et l’espace public de la région.

 

A l’arrivée des grandes vacances, le Festival Contentpourien est un rendez-vous devenu incontournable permettant à la population locale de découvrir des artistes venus de différents horizons et exerçant dans une multitude de disciplines : musique, théâtre, arts du cirque, arts de rue, arts plastiques,…

Même si l’esprit “fait maison” reste une des marques de fabrique de l’événement, le Festival Contentpourien gagne en professionnalisme et en qualité au fil de ses éditions grâce au savoir-faire de ses techniciens, bénévoles et partenaires. Tous se retrouvent avec impatience chaque année, animés par l’envie de proposer une édition meilleure que la précédente en mettant les bouchées-doubles sur la décoration, la scénographie, la qualité de l’accueil du public et des artistes…

 

Que vous soyez jeunes ou moins jeunes, en famille ou entre amis, amateurs de musique ou de spectacles, vous aurez forcément une bonne raison de venir nous rendre visite à l’un des événement du festival Contentpourien ! Nous vous attendons avec impatience pour cette nouvelle édition.

 

Et comme nous aimons le répéter, “plus on est de fous, plus on est contentpourien” : parlez-en autour de vous !

 

L’équipe du Festival Contentpourien

27 JUIN AU 7 JUILLET 7 SPECTACLE GRATUIT DANS LE MANTOIS

A propos

Fanfare Afro-Jazz
Bénin

Infos pratiques

Dimanche 9 Juillet

Parc de la Vallée
78711 MANTES-LA-VILLE
Plan

Entrée gratuite

 

Eyo’nlé Brass Band  (« Réjouissons-nous » en Yoruba) a été créé par Mathieu Ahouandjinou, dont la motivation est de valoriser la musique béninoise hors des frontières du Bénin en produisant une musique moderne basée sur les rythmes traditionnels du pays. 

Eyo’nlé Brass Band nous emmène dans un voyage unique et authentique le long de ses racines africaines où se mêlent rythmes, danses et chants. Ces huit musiciens ont su allier ingénieusement l’héritage des musiques festives béninoises, que l’on retrouve dans les percussions et la musique jazzy des fanfares de rue, présente dans les arrangements des cuivres. Alors que les percussions rythment les cuivres, les chants, eux, se collent à l’actualité : démocratie, sida, chômage des jeunes. Ces chants célèbrent également les divertissements traditionnels, les cérémonies du culte vaudou, les funérailles rituelles et les rites initiatiques. 

Avec Eyo’nlé Brass Band, ça chante, ça bouge, ça danse, bref, ça vit ! 

Eyo’nlé Brass Band est l’une des rares fanfares africaines à faire découvrir à l’international, cette tradition des cuivres issues des pays du pourtour du golf de Guinée, où se mélange l’afrobeat yoruba, le high life Ghanéen et les musiques vaudou du Bénin. Un mélange musicale remarquable enrichit des expériences et des multiples collaborations du groupe. 

Les Ogres de Barback ont croisé plusieurs fois leur route et leur rythme avec cette fanfare atypique durant ces dernières années. C’est tout naturellement qu’ils les ont invités à participer à la tournée anniversaire de leur 20 ans de carrière pour l’ année 2014. Un spectacle où les 2 fratries ont mélangés leurs mots, leurs chants et leurs riffs cuivrés pour une conversation musicale Cotonou-Paris des plus festive. Spectacle qui a donné  lieu à un album live sorti le 8 avril 2015 chez Irfan le Label. 

Mélangeant toutes leurs influences Eyo’nlé Brass Band propose un répertoire mêlant des standards de la chanson française (Brassens, Gainsbourg), des compositions issues des musiques vaudou Béninoise et des influences afrobeat Yoruba. Le tout orchestré à la façon Brass Band avec des chorus jazzy et des percussions traditionnelles (Talking drum,) soutenant la section rythmique grosse caisse, souba, caisse claire. La création 2015 s’était faite en partenariat avec la SMAC 07 à Annonay.

  • Raphy B-Good DJ SET SOUL RNB FUNK J 07JUILLET 21H CAC G BRASSENS 

Tarifs sur place

Pass weekend : 16€

Pass journée (Tarif plein) : 12€

Pass journée (Tarif réduit*) : 10€

Gratuit tout le weekend pour les moins de 16 ans

(*) Offre valable sur présentation d’un justificatif en cours de validité pour : étudiant, moins de 18 ans, plus de 65 ans, grand invalide civil, grand invalide de guerre et sans emploi.

Entrées et sorties

Le bracelet qui vous sera fourni à l’entrée vous permet d’entrer et sortir du site du festival.

Parkings

Parking : Rue des soupirs 78711 MANTES-LA-VILLE

Moyens de paiement

Le festival n’est pas équipé de terminal pour cartes bancaires.

Des distributeurs sont à votre disposition à proximité du festival :

Banque popuplaire, banque postale et Caisse d’épargne sur la route le Houdan à Mantes-la-Ville

Camping

Un camping gratuit sera à disposition des festivaliers sur le site du festival.

L’accueil des festivaliers se fera du vendredi 8 juillet à partir de 18h30 jusqu’au lundi 11 juillet à midi.

Les feux et camping-gaz sont interdits sur le camping.

Restauration

Restauration salée (grillades, frites, salades,…)

Candy Gaufre (gaufres, crêpes sucettes,…)

Bar

Bières artisanales Hotteterre (blonde, rousse, brune)

Vin

Softs

Interdiction sur le festival

Bouteilles en verre

Animaux de compagnie

Objets contondants ou coupants

Camping gaz

 

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59 LILLABOX ET SÉBASTIEN BERTRAND 07 06 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 16 h 13 min

NOUS RECEVIONS SÉBASTIEN BERTRAND ET LILLABOX

Alors on te recevait en nov. 2011 pour le projet du chemin de la belle étoile sur des textes de Yannick Jaulin mise en musique par Sébastien Bertrand. Un beau parcours depuis ses débuts avec son oncle Thierry Bertrand à l’âge de 7 ans. Le chemin de la belle étoile racontait ton parcours depuis l’orphelinat du Liban à ton arrivée dans le pays marais en Vendée. Alors toujours fidèle à l’accordéon diatonique. Depuis 2011 tu as travaillé sur plein de projets, notamment le grand danse connection club en 2012, nahas project avec Lo Jo et un quatuor à corde pour des textes croisés de Sébastien Bertrand, Denis péan et Alban darche en mars 2013, tu participes à la créa de Born in Lebanon une ONG qui accompagne des adultes adopté au Liban en 2014.

Travail d’écriture dans les CP des pays de Loire, sur les thèmes de l’identité, de l’appartenance, sur 2mois en 2014

Tu es toujours à cheval entre le Liban et la France, sur ton dernier album, on retrouve toujours cette quête d’identité avec bouchara, carnaval et marche de tatihou

Mais aussi un lien avec l’actu et le déracinement avec la mazurka du voyageur.

Cet album est encore une fois très personnel lien avec le Liban mais également avec les lieux de ton enfance de ton parcours tu seras sur le festival de joutes de correns le 21.

Né au Liban, adopté en France à l’âge de neuf mois,  Sébastien Bertrand a grandi dans une famille de musiciens et de collecteurs du marais breton vendéen. Nourri des traditions musicales de sa terre d’adoption, il est reconnu comme un des grands noms des musiques traditionnelles, mais également comme un accordéoniste diatonique virtuose et des plus novateurs.

Après les créations collectives où il a associé divers genres: musiques traditionnelle, orientale, jazz, électro, hip hop, rock, théâtre, danse, cinéma … il reprend ici le fil de son spectacle autobiographique écrit avec Yannick Jaulin « Chemin de la Belle Etoile ».

Et c’est un album et un concert solo bouleversant qu’il nous offre, une musique puissante, innovante au son plein, respirant, vivant.

Compositeur et mélodiste talentueux, artiste généreux de l’instant et de la rencontre, il fait partager avec beaucoup de finesse et de subtilité ses pulsations intimes et ses voyages intérieurs entre Méditerranée et Atlantique.

D’un coup le temps s’arrête, le son vibrant de l’instrument nous happe, nous envahit et nous emmène loin du brouhaha … nous propulse au plus profond de nous-même, au cœur d’une émotion simple et vraie. 

Ses musiques racontent sa vie, celle d’un homme touchant au destin singulier, entre deux pays et deux cultures.

Inspiré par son Liban natal,  Sébastien Bertrand évoque sa quête d’identité dans Bouchara, « Bonne Nouvelle », son nom  d’emprunt attribué par l’orphelinat au Liban, Carnaval, écrit sur les toits de l’orphelinat à Beyrouth en écoutant la rue… « Aujourd’hui c’est carnaval – Nous mangeons Ket Ben Aye – Prendre le temps de respirer – Toutes ces odeurs du passé – Aujourd’hui je tombe le voile – Teint mat et cheveux frisés – Avec honneur et fierté – Plus peur d’être un étranger… », Marche de Tatihou & Nuit à Beyrouth.

Son analyse de la marche du monde et ses convictions personnelles donnent du sens à sa musique, entrent en résonnance avec l’actualité : La Mazurka du Voyageur parle d’un voyage sans frontière, sans visa, du droit de partager la terre et de changer d’espace, Terre Gagnée (Maraîchine des Ecluses & Salicorne), de la fragilité d’un territoire gagné sur l’océan, La Fraternelle, de l’importance du collectif.

Il livre des moments d’intimité : La Tranquillité, un petit chemin près de l’océan…

La Dorne, une maison qui l’a souvent accueilli … le lien charnel entre une mère et son enfant, Basmati musique surprenante du dedans, du ventre de l’instrument…, Ile était, petite musique délicate, Devant Bordeaux, un hommage à toutes celles et ceux qui ont accepté de dire, de partager devant un micro … Il nous entraîne dans la pulsation de danses renouvelées : Valse d’en Face, Le Temps, Suite du Cailloux… ou dans l’imaginaire splendide de Détournement, référence au « Chemin de la Détourne » où il a habité sur l’Ile d’Yeu et à la légende du voyageur qui, foulant une petite orchidée, en perd le sens de l’orientation, condamné à tourner en rond jusqu’à ce que quelqu’un vienne le délivrer : « On dit que les malicieux “fras”, petits hommes doués du pouvoir de faire ramollir les pierres auraient planté cette fleur »…

 

Cette production sonore est le reflet d’un travail entrepris depuis janvier 2015 autour de la création du spectacle solo « Traversées Diatoniques ». Cette création s’est articulée autour de « Labos Sonores » en solo ou en duo avec Pascal Cacouault. 

Co-production : Les Nuits Atypiques (33), Le Chantier – Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles – Correns (83), Les Traversées de Tathiou – Conseil départemental de la Manche (50), La Soufflerie – Scène conventionnée de Rezé (44), avec le soutien financier de la DRAC et du Conseil régional des Pays de la Loire.

Musique traditionnelle : Cours d’accordéon diatonique

 

Sébastien BERTRAND : Titulaire du DE pour l’enseignement des musiques traditionnelles

 

En tant qu’accordéoniste diatonique, son jeu se caractérise par un toucher léger et rapide. Sa technique s’inspire des ornementations utilisées sur la « veuze » (cornemuse), instrument dont il maîtrise également la pratique, et des techniques du chant traditionnel. On le reconnaît à la manière de faire sonner son accordéon, à sa maîtrise du passage de l’air dans le soufflet.

Le souffle et la respiration sont au cœur de sa pratique instrumentale.    

Comme toute activité d’apprentissage, la proposition s’appuie sur la régularité et sur le suivi des progressions de l’élève. Pour distendre le temps et permettre une bonne immersion, une formule d’atelier, par niveaux et âges, permet de recevoir les élèves pour des sessions de 50 minutes et de créer une émulation de groupe…des cours individuels ou des programmes spécifiques sont disponibles sur demande…

Trois grilles de lecture de la musique : comme pour la majorité des musiques traditionnelles, un travail sur l’oreille et la mémoire sera valorisé et favorisé. Une tablature spécifique + partition seront également disponibles en complément.

L’élève pourra enregistrer les morceaux à la fin du cours et les retrouver sur un espace internet dédié.

Il ne s’agit pas de restreindre l’aire géographique des répertoires mais bien d’asseoir l’apprentissage technique et artistique de l’instrument – l’idée est que les élèves développent une autonomie et une curiosité à découvrir des répertoires nouveaux et à les partager.

Un travail de compositions spécifiques pour les cours (en complément du répertoire universel) : cette adaptabilité permet de répondre aux demandes des élèves sur les styles, de répondre à des difficultés techniques et d’adapter les propositions aux évolutions et rythmes de chacun.

Une pratique hors les murs : toutes les musiques trouvent écho face à un public – les musiques traditionnelles conjuguent l’idée du concert et de la pratique de la danse – des escapades artistiques régulières permettront à chacun de surmonter ses peurs, de partager et de donner un sens communautaire à l’apprentissage.

Des rencontres thématiques : il s’agit de provoquer et de permettre des rencontres avec des porteurs de l’instrument ou de cultures environnantes : master class, conférence, après-concert en coulisse, concert à domicile, exposition, fabrication/réglage…. 

Pour les Cours :

**Atelier principal : MusiKadomia – 35 Chemin de Crec’h an Devet – Servel – 22300 LANNION

**Atelier complémentaire : possibilité d’ouvrir un atelier au centre « Ti ar Vro Treger-Goueloù » – Cavan (22) – cette extension géographique peut permettre de faciliter la venue d’élèves de ce secteur et permet aussi de s’inscrire dans la dynamique culturelle du territoire.

Contact : Sébastien BERTRAND – 0607607849 - musikadomia@gmail.com -

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LILLABOX Mathieu DERANHOTet Alexandre HETZEL

Deux personnes qui se retrouvent après s’être trouvé à jouer ensemble dans le groupe cirrus c’était en 2010, décident d’unir leurs talents pour nous offrir cet album sorti le 24 mai avant un concert au divan du monde le 15 septembre.

Désireux de proposer un univers musical unique et novateur, deux musiciens (anciens membres du groupe Cirrus) réunis autour d’une même passion pour les musiques modernes astucieusement mêlées aux sonorités traditionnelles world, forment en 2013 le duo Lillabox.

Coups d’archets dynamiques et riffs inspirés leur permettent d’explorer et de fusionner différents univers (pop-rock, world), pour une alliance inédite.

Le duo nous offre ainsi un répertoire varié, aux mélodies tantôt douces, tantôt endiablées, se jouant des frontières conventionnelles, et nous invitant à une inoubliable et singulière expérience musicale.

Album « Faidherbe Street » (sortie le 24 mai 2016 label // Plaza Mayor)

 Mathieu Deranlot : Violoncelle // Alexandre Hetzel : Guitare // Youssef Hbeisch (trio Joubran) : Percussions
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58 L’émission du CSPB 31 05 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 15 h 05 min

L’ACTU DU PAYS BASQUE PAR LE COMITÉ DE SOLIDARITÉ DU PEUPLE BASQUE LE DERNIER MARDI DU MOIS.

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