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19 avril 2020

51 36ème HLM CAC G BRASSENS 12 04 16

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 18 h 35 min

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POUR CETTE 36ème NOUS RECEVIONS LA NOTE ROSE ASSO DE LUTTE CONTRE LE CANCER DU SEIN ET G.SHADE ARTISTE IVOIRIEN.

 

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Cancer du sein : un dépistage revu et corrigé

Alors que débute la campagne « Octobre rose », destinée à promouvoir le dépistage du cancer du sein, le ministère de la Santé a annoncé ce 3 octobre « une rénovation profonde » du programme français. Cette annonce fait suite à la remise d’un rapport remettant en perspective les bénéfices, pour une partie de la population, du dépistage non ciblé.

Douze ans après sa généralisation à l’ensemble des femmes françaises de plus de 50 ans, le programme de dépistage du cancer du sein peut – et doit – se réinventer. Tel est l’avis du ministère de la Santé qui, dans un communiqué diffusé ce 3 octobre, juge nécessaire d’aller vers plus de personnalisation, et de mieux informer les bénéficiaires du programme de ses avantages et de ses inconvénients. Les modalités de cette refonte seront annoncées d’ici à la fin de l’année 2016.

Cette annonce fait suite au lancement, fin 2015, d’une « concertation citoyenne et scientifique » destinée à « améliorer » le programme de dépistage organisé du cancer du sein. Début septembre, les conclusions ont été remises à Marisol Touraine. Ce document préconise l’ »arrêt du dépistage organisé tel qu’il existe aujourd’hui » et la « mise en place d’un nouveau dépistage organisé, profondément modifié ». Certains membres de ce comité réclamaient même l’arrêt pur et simple du programme de dépistage organisé, pour laisser les médecins décider au cas par cas de la pertinence d’une mammographie, selon les conclusions de ce rapport.

L’Institut national du cancer rejoint les conclusions du rapport Sur la base de ce rapport, l’Institut national du cancer (INCa) a envoyé un courrier le 16 septembre à Mme Touraine, l’encourageant à engager sans tarder la rénovation du programme de dépistage, « en l’inscrivant dans une logique plus individualisée du parcours de santé, prenant appui sur le médecin généraliste ».

Il juge aussi nécessaire de donner aux femmes « une information complète, fiable et neutre, pour leur permettre de prendre une décision éclairée ». Ne pas abandonner le dépistage, mais l’améliorer

L’INCa, organisme qui coordonne l’ensemble des acteurs français de la cancérologie, appelle à soutenir la recherche pour mieux reconnaître les anomalies susceptibles d’évoluer rapidement ou de se transformer en cancer agressif, et ainsi limiter le surdiagnostic et le surtraitement (détection et ablation de cellules anormales, mais qui n’auraient jamais évolué en cancer du sein).

L’institut estime en revanche qu’un abandon pur et simple du programme serait « très risqué, générateur d’inéquités et de pertes de chance ». Il prône par ailleurs un remboursement à 100% de l’échographie comme outil de dépistage complémentaire à la mammographie, pour « supprimer les freins financiers qui demeurent ». Des arguments solides en faveur d’une réfonte

Actuellement, toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à faire une mammographie tous les deux ans pour détecter une éventuelle tumeur – et tous les ans pour celles qui présentent des risques accrus de développer un cancer du sein. Mais certains professionnels de santé, sur la base de nombreux arguments épidémiologiques, estiment que cette politique n’a pas d’effet sur le niveau de mortalité par cancer du sein. 

Jusqu’ici, ces critiques à l’égard de la politique systématique de dépistage étaient écartées par les autorités, qui assuraient que les bénéfices du dépistage en termes de santé publique étaient largement supérieurs aux risques.

Le cancer du sein, le plus fréquent chez la femme, cause encore près de 12.000 décès par an en France. Lorsqu’il est détecté tôt, il est guéri dans 9 cas sur 10, rappelle toutefois le ministère. Ce chiffre inclut le traitement de tumeurs qui n’auraient pas nécessairement évolué de façon dangereuse pour les patientes, jugent les détracteurs et critiques de l’actuel programme de dépistage.

Cancer du sein : un cancer surdiagnostiqué ?

Avec 20 % de surdiagnostic, pourquoi le dépistage organisé existe-t-il toujours ? Qui va indemniser les femmes opérées pour rien ?

Les réponses avec le Dr Marc Espié, directeur du centre des maladies du sein à l’hôpital Saint-Louis (Paris) :

« Le surdiagnostic, c’est quand on va diagnostiquer un cancer qui n’aurait jamais eu de traduction clinique du vivant de la personne concernée.

« 20 % de surdiagnostic est un chiffre exagéré. On est plutôt aux alentours de 10 % de surdiagnostic. C’est très compliqué car on ne peut pas savoir quel « petit cancer » va rester petit et ne pas évoluer par rapport à ceux qui vont vraiment évoluer. On va faire du surdiagnostic quand par exemple on va diagnostiquer un cancer de 2 millimètres à une dame de 74 ans qui va mourir d’un infarctus à 76 ans. Son cancer de 2 millimètres ne serait probablement pas apparu cliniquement et ne l’aurait pas tuée. Malheureusement on ne peut pas savoir si cette personne va mourir ou non d’un infarctus à 76 ans. À partir du moment où l’on a une image évocatrice d’un cancer, il est impossible de la regarder car on n’a pas la possibilité de savoir si elle va évoluer ou pas. »

Le dépistage du cancer du sein sauve des vies, malgré un surdiagnostic 

Le dépistage organisé du cancer du sein sauve des vies, mais entraîne un surdiagnostic estimé à près de 20% des cancers dépistés, selon une étude britannique qui rassemble les résultats d’une douzaine d’études européennes et nord-américaines.

L’étude a été réalisée par un comité d’experts indépendants, invité à donner son avis sur l’intérêt du programme national britannique de dépistage du cancer du sein qui propose depuis 1988 à toutes les femmes d’effectuer une mammographie tous les trois ans.

Baisse du risque de décès par cancer du sein

En se basant sur des chiffres déjà anciens – remontant à plus de 20 ans -, l’étude, rendue publique mardi 30 octobre 2012, par la revue médicale britannique The Lancet, estime que le dépistage s’est traduit par une baisse du risque de décès par cancer du sein de l’ordre de 20%, soit une mort évitée pour 180 femmes dépistées.

Mais dans le même temps, le surdiagnostic (c’est-à-dire le dépistage d’un cancer qui n’aurait pas été diagnostisqué pendant la vie du patient en l’absence de dépistage) aurait atteint 19% de tous les cancers dépistés pendant le programme de dépistage, selon les estimations du comité d’experts. Il présente l’inconvénient majeur de subir un traitement conséquent que l’on n’aurait pas reçu sans dépistage.

Pour résumer, le dépistage de 10 000 femmes britanniques pendant 20 ans permettrait de dépister 681 cancers, dont 129 considérés comme du surdiagnostic, alors que dans le même temps 43 décès par cancers du sein pourraient être évités.

Au total, ce sont « probablement » 1 300 décès par cancers du sein qui pourraient être évités chaque année en Grande-Bretagne, tandis que 4 000 femmes feraient l’objet d’un surdiagnostic au cours de la même période, selon l’étude. Environ 50 000 nouveaux cas de cancer du sein sont répertoriés chaque année en Grande-Bretagne.

Dépistage organisé : les bénéfices l’emportent

Le dépistage « permet d’allonger les vies », conclut le comité dirigé par le Pr. Michael Marmot, en soulignant que les « bénéfices l’emportent sur les inconvénients ».

Cependant en raison des incertitudes entourant ces estimations, le comité recommande de conduire de nouvelles recherches pour « définir de manière plus précise les bénéfices et les inconvénients ».

« Pour chaque femme, le choix est clair, ajoutent les experts. D’un côté, le dépistage entraîne une réduction de la mortalité par cancer du sein en raison de la détection et du traitement précoces. De l’autre, la femme sait qu’elle court le risque d’avoir un diagnostic et un traitement pour un cancer qui n’aurait jamais posé de problème s’il n’avait pas été dépisté ».

Le surdiagnostic aboutit à des traitements chirurgicaux ou des chimiothérapies. « Les femmes doivent avoir accès à ces derniers résultats pour faire un choix en toute connaissance de cause », estime pour sa part The Lancet dans un éditorial. 

En 2010, seulement 5% des opérations du cancer du sein en France étaient réalisées en ambulatoire, c’est-à-dire sans hospitalisation de nuit, mais ce chiffre est passé à près de 25% en 2015, selon l’organisme Unicancer. Et la proportion dépasse même 40% pour les opérations pratiquées dans les seuls centres de lutte contre le cancer (CLCC) gérés par Unicancer. 

La chirurgie ambulatoire est fortement encouragée par le gouvernement, qui y voit un levier pour réaliser des économies. Dans le cadre du plan cancer présenté en 2014, il estime que cette pratique « pourrait concerner 50% de la chirurgie des cancers du sein » d’ici 2020. 

La chirurgie réparatrice adaptée à l’ambulatoire 

Pour Sylvia Giard, chirurgienne au département de sénologie du Centre Oscar Lambret à Lille, l’opération du cancer du sein se prête pourtant bien à la chirurgie ambulatoire, du moins dans sa forme la moins mutilante: l’ablation de la tumeur et d’un ou plusieurs ganglions. « Cette chirurgie conservatrice semble particulièrement adaptée à l’ambulatoire », car elle est de courte durée, à faible risque de complications sévères mais aussi « relativement peu douloureuse » et « peu invalidante » pour la patiente, selon elle. Or, du fait de dépistages plus précoces et de recours moins systématiques aux traitements plus lourds (ablation totale du sein ou extraction de tous les ganglions de l’aisselle), ce type de chirurgie est aujourd’hui le plus répandu. 

« L’intérêt premier est pour les patientes » 

Les incitations tarifaires des pouvoirs publics, qui ont aligné la rémunération des actes ambulatoires sur ceux suivis d’une hospitalisation, ont aussi poussé les établissements à développer cette pratique. Mais pour Charles Coutant, chef de la chirurgie au centre anticancer Georges François Leclerc de Dijon, la principale motivation n’est pas économique. « L’intérêt premier est pour les patientes », a-t-il affirmé à l’AFP, expliquant que les opérations en ambulatoire entraînent moins de risques d’infections nosocomiales et une anxiété limitée du fait d’un retour plus rapide dans le cadre familier du foyer. 

97% des patientes satisfaites 

Dans son centre de Dijon, où 66% des opérations « standard » de cancer du sein sont réalisées en ambulatoire, 97% des patientes se sont dit satisfaites de ce mode de soin et seules 4% estiment qu’elles auraient été mieux prises en charge avec une hospitalisation traditionnelle, selon une enquête présentée par le Pr Coutant lors d’une conférence de presse de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire. 

Néanmoins, Pascal Bonnier, cancérologue à l’Hôpital Beauregard de Marseille, indique que « tous les établissements n’ont pas un service de radiologie et de scintigraphie dans leurs murs » permettant la prise en charge sur une seule journée, dit-il. Quant au suivi post-opératoire, « est-ce qu’il ne vaut pas mieux être hospitalisé 48 heures pour faire tous les examens plutôt que de faire cinq allers-retours », s’interroge-t-il, soulignant que les patientes peuvent parfois habiter loin des établissements de soin. 

Cancer le plus fréquent chez les femmes, le cancer du sein cause encore près de 12.000 décès chaque année.

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