ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

25 avril 2020

69 39ème HLM CAC G BRASSENS 20 09 16

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 15 h 25 min

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POUR LA 39ème NOUS RECEVIONS LE THÉÂTRE DES OISEAUX  POUR LA MÉMOIRE D’AINCOURT SANATORIUM DEVENU CAMP DE PRISONNIERS EN 1940. CLAIRE LA DIRECTRICE DU CAC.

Histoire 

La création de la « Maison de la Cure » d’Aincourt

 

À la fin des années 1920, le département de Seine-et-Oise enregistrait une recrudescence inquiétante de cas de tuberculose pulmonaire, notamment dans les centres urbains alors en plein essor industriel et démographique. Environ 10 000 tuberculeux mouraient par an et en 1929, une épidémie toucha 700 000 personnes en France. En 1930, le préfet du département et le conseil général décidèrent la création d’une « Maison de la Cure » sur la colline de la « Bucaille » (nom courant dérivé du bas latin buca : la vache), un ancien rendez-vous de chasse situé à la sortie du village d’Aincourt (actuel Val-d’Oise), à 55 km au nord-ouest de Paris, dans le Vexin français.

 

Un concours architectural fut lancé, remporté par le projet commun d’Édouard Crevel et Paul-Jean Decaux. Les travaux débutèrent en avril 1931 et s’achevèrent en juillet 1933, date de l’ouverture du sanatorium. C’est l’entreprise de construction parisienne Lauret qui obtint le marché du gros œuvre. L’ensemble qui vit le jour en un temps record est un des plus grands et des plus remarquables sanatoriums construits au XXe siècle.

 

Le chantier du sanatorium d’Aincourt suscita un tel engouement dans l’opinion publique que des photos des différents stades de la construction furent commercialisées en cartes postales, dans les années 1930, par l’éditeur Thévenin.

 

En 1936, le sanatorium, alors au faîte de son fonctionnement, accueillait 430 tuberculeux.

 

1940-1943, le temps du camp d’internement et du camp de la Milice

 

Situé en pleine zone de conflit armé, le sanatorium d’Aincourt dut, en juin 1940, évacuer les malades qui furent répartis dans différents centres de cure provinciaux protégés, en Bretagne notamment.

 

En octobre 1940, le pavillon Bonnefoy-Sibour fut alors réquisitionné par les autorités militaires d’occupation sur ordre du Préfet de Seine et Oise, Marc Chevalier3, pour devenir le premier « Camp d’Internement Administratif de la Zone Nord ». Le commissaire Andrew, ancien des Renseignements généraux et ex-directeur du camp de Bellay durant la « drôle de guerre », en devint le directeur.3 Des prisonniers « suspects » arrêtés pour fait de résistance, commencèrent à arriver le 5 octobre. Un peloton de gendarmes surveillait l’ancien sanatorium, devenu « Centre de Séjour Surveillé ». Initialement prévu pour 150 prisonniers, le camp en comptait plus de 667 en mai 1941. En tout, environ 1500 prisonniers, hommes et femmes, furent détenus à Aincourt, dont les députés communistes Fernand Grenier et Robert Philippot. Des centaines furent déportés vers les camps de concentration d’Auschwitz, Buchenwald et Oranienburg-Sachsenhausen, d’où peu revinrent. Le camp d’internement d’Aincourt ferma ses portes le 15 septembre 1942 pour être remplacé par un centre d’entraînement de miliciens des Groupes mobiles de réserve (GMR).

 

Les premiers miliciens arrivèrent à Aincourt dès le mois de novembre 1942. Le 31 mars 1943 eut lieu la cérémonie de remise des fanions des GMR en présence de René Bousquet, Secrétaire Général à la Police du gouvernement de Vichy. Le camp des GMR fut dissous le 13 septembre de la même année.

 

Une stèle commémorative fut érigée sur le site en 1994. Elle stipule qu’Aincourt est considéré comme un camp de concentration. Chaque année, une cérémonie a lieu le premier samedi d’octobre, en mémoire des déportés qui furent internés là entre 1940 et 1942.

 

Aincourt : un petit village du Vexin français, à la limite nord-ouest de l’ile de France, entre Mantes la Jolie et Pontoise. C’est le 2 juillet 1929 que le Conseil Général de la Seine et Oise y décide la construction d’un Hôpital-Sanatorium dont la première pierre est posée le 29 octobre 1931. Le projet, architecturalement novateur, comprenait trois bâtiments principaux figurant « un transatlantique vivant, prêt à voguer vers la haute mer ». L’ouverture a lieu le 18 juillet 1933 : 100 lits confiés au Dr Albert Feret, élève du Pr Léon Bernard, spécialiste des traitements médicaux et chirurgicaux de la tuberculose (pneumolyse, thoracoplastie, phrénisectomie, collapsothérapie, etc. …). L’ouverture à 500 lits a lieu en octobre 1933. En 1934, 150 hommes, 141 femmes, 127 enfants sont hospitalisés ; la même année, 209 patients quittent le sanatorium, 45 décèdent… ! Le pavillon des enfants ferme le 9 février 1939 ;

Le camp

 

 Le 5 octobre 1940 s’ouvre le premier camp d’internement administratif de la zone nord, en lieu et place du sanatorium. Les premiers internés arrivent le 9 octobre 1940: dans un bâtiment prévu pour 150 malades se retrouvent initialement 210 internés, 600 fin novembre 1940, 667 en juin 1941 ; essentiellement des cadres, élus et militants communistes de région parisienne. Un grand nombre est transféré vers d’autres camps, dont Chateaubriand (9 seront fusillés dont JP Timbaud), Compiègne, Drancy et les camps de la mort.

 

Les « politiques » sont remplacés par des femmes (résistantes et juives)  à partir de mai 1942, avant qu’elles ne soient transférées vers Drancy et Auschwitz.

 

Le camp ferme définitivement le 15 septembre 1942. Il a représenté un lieu de répression, de tri, organisé contre les communistes et les résistants, mis sur pieds et dirigé par Vichy, administré par les français, en collaboration étroite avec les nazis.

Le camp d’internement d’Aincourt

     Le village d’Aincourt n’appartient plus à l’arrondissement de Mantes-la-Jolie, lorsque celle-ci était sous-préfecture de Seine-et-Oise. Aincourt et le canton de Magny-en-Vexin sont désormais dans le département du Val-d’Oise. Pour autant, sous l’Occupation, le sanatorium d’Aincourt fut réquisitionné par le régime de Vichy pour être un lieu de détention des communistes de la région parisienne, militants de ce parti interdit et syndicalistes de l’ex-CGTU, dès le 5 octobre 1940. Et nombre de ceux-ci habitant le Mantois s’y trouvèrent internés. (Voir la page Gabriel Roulleau, un métallo résistant).

     Voici un résumé de son histoire durant ces années noires.

AINCOURT

 

 

Affichette, découverte par la gendarmerie d’Argenteuil, sur la rafle des militants de la CGT chassés de la Confédération avant-guerre et qui vont être internés à Aincourt.

       Communiqué du préfet collaborationniste de Seine-Oise 

AINCOURT 2

 

      Aincourt, le camp oublié

     La courte existence du camp d’internement d’Aincourt d’octobre 1940 à mai 1942, son isolement dans une forêt au coeur du Vexin Français, le fait aussi qu’une stèle commémorant sa triste histoire n’est apposée qu’en 1994, peuvent sans doute induire cette méconnaissance. Pourtant, comme tous ces camps encerclés par des barbelés, gardés par des gendarmes français et sous contrôle total des autorités de Vichy,  il fut aussi l’antichambre de la déportation et de la mort.

     Le sanatorium est réquisitionné par Marc Chevalier, préfet de Seine-et-Oise, sans papier officiel, parce qu’écrit ce dernier « les circonstances en commandaient l’urgence et l’opportunisme ». En effet, l’un des premiers soucis du régime de Vichy est la « répression du communisme ». De ce fait, les autorités d’occupation sont sollicitées pour l’ouverture du camp, même si les Allemands n’en sont pas demandeurs. Dès lors, le camp d’Aincourt est bien le prélude à cette collaboration franche entre le maréchal Pétain et l’Allemagne nazie.

     Et voici un sanatorium transformé en camp d’internement par les premiers prisonniers, après la rafle de 182 communistes ou supposés l’être. Ces internés déboisent les alentours du pavillon Bonnefoy-Sibour, l’encerclent de trois rangs de barbelés; ils construisent aussi les guérites et les miradors de leurs gardiens. Fin décembre, ils s’entassent à 670 dans un bâtiment initialement prévu pour 150 malades. Ils sont incarcérés là, sans jugement ni procédure judiciaire à leur encontre.

     Marcel Peyrouton, ministre de l’Intérieur de Vichy, se félicite de l’emplacement du camp, isolé, sans transport en commun pour le desservir, ce qui est bien, car « les familles des internés n’auront pas l’idée de venir manifester en ses abords ».  Aincourt est administré avec un zèle excessif par son directeur, le commissaire Andrey, sous les ordres du non moins collaborationniste préfet de Seine-et-Oise. Celui-ci se permet d’écrire à son ministre ou à la prison allemande de Compiègne, pour que soit appliqué le régime draconien sévissant dans le camp: brimades et sanctions de toutes sortes, transfert dans des prisons ou dans d’autres camps pour « les plus dangereux d’entre eux », avec pour ceux-ci avis à la Feldkommandantur de Saint-Cloud. De sorte, les Allemands vont puiser parmi eux nombre d’otages pour la déportation ou le peloton d’exécution. Au fil des mois, l’internement reste à prédominance communiste.

     Au débit de 1942, Vichy décide de fermer le camp, afin que la Résistance ne soit pas tenter de libérer « ce brûlot communiste aux portes de Paris ». Les hommes sont transférés ailleurs; demeurent à Aincourt qu’une centaine d’entre eux chargés d’aménager un pavillon pour interner des femmes. Elles arrivent en mai 1942: résistantes communistes, mais aussi juives et « indésirables » selon le vocable de Vichy (étrangères ou Tziganes françaises). Huit enfants vont être internés avec leurs mères.

     Le 15 septembre 1942, le camp ferme définitivement. Il devient centre de formation des GMR, Groupes mobiles de réserve aux ordres de la collaboration contre la Résistance et les Juifs. Les hommes du camp ont été transférés à Voves, autre lieu d’internement qui va être remis aux autorités allemandes; les femmes sont parties pour Gaillon; ensuite, certaines d’entre elles vont être envoyées en Allemagne et ne pas revenir des camps nazis de la mort. Les Juives ont été séparées de leurs enfants; après Drancy, elles périront toutes en déportation.

     Concernant les hommes, Aincourt reste aussi l’antichambre directe de la mort ou de la déportation: 7 internés sont fusillés au Mont-Valérien; plus d’une centaine sont déportés en Allemagne et peu en reviendront. ils ont tous été désignés comme otages par le directeur du camp avec l’aval du préfet de Seine-et-Oise.

La mémoire contre l’oubli, voilà ce qui doit entourer le camp d’Aincourt et les 1056 hommes, femmes et enfants qui y furent détenus par l’Etat français de Pétain. 

AINCOURT 3

 

Chaque année, le premier samedi d’octobre, jour anniversaire du camp, se déroule une cérémonie patriotique devant la stèle commémorative de ce tragique événement, à l’hôpital public d’Aincourt.

 

Pour plus d’informations, mon travail d’écriture puisé aux archives de l’ex-Seine-et-Oise (archives départementales des Yvelines): Aincourt, le camp oublié aux éditions Le Temps des Cerises.

Le camp d’Aincourt

 

CAMP AINCOURTTRIANGLE

 

 

A peine au pouvoir comme chef de l’Etat français, Pétain s’attaque à ceux qui, à ses yeux font partie de «l’Anti-France» (les Juifs, les communistes, les étrangers, les francs maçons). 

 

Il promulgue une loi sur la dénaturalisation des Juifs (22 juillet 1940). Puis il prépare le premier statut des Juifs, qui exclut ceux-ci de la fonction publique et des fonctions commerciales et industrielles (3 octobre 1940).

Parallèlement, il s’attache à la « lutte contre le communisme » et n’a de cesse, au fil de nombreuses conférences avec les autorités d’occupation, de convaincre celles-ci de ne pas s’opposer à la remise en vigueur du décret du 18 novembre 1939 sur l’éloignement des suspects et indésirables (1).

PREFET

 

Dès septembre 1940, le ministre de l’intérieur de Vichy, Marcel Peyrouton s’alarme en effet de la recrudescence de la propagande communiste «qui continue à se développer dans la région parisienne. A Boulogne-Billancourt, aux Usines Renault, la recrudescence de cette propagande est très nette. Un tract intitulé «Peuple de France» imprimé au nom du Comité central du Parti communiste français, signé par Maurice Thorez et Jacques Duclos, a été diffusé en un grand nombre d’exemplaires dans les milieux ouvriers. Ce tract essaie de démontrer que tous les gouvernements passés, y compris le gouvernement actuel, sont responsables des malheurs de la France : «Seuls, les communistes ont lutté contre la guerre, le Parti communiste français, parti du peuple, est au service du peuple et d’une France qui veut vivre libre et indépendante». À Boulogne-Billancourt, le Comité populaire des Usines Renault s’est doublé d’un Comité des Usines de Boulogne, sous le prétexte de revendications diverses (salaires, congés payés, indemnités de toutes sortes). Le but de ce comité est de grouper le plus d’ouvriers possible, sous l’égide du Parti communiste. Chaque nuit, de nombreux papillons sont apposés sur les murs de l’usine Renault. Des tracts sont distribués aux chômeurs par le Comité populaire des chômeurs de Boulogne-Billancourt, qui exposent quelles sont leurs revendications. Des numéros spéciaux de l’«Humanité» clandestine se passent sous le manteau. Ces tracts, papillons, pamphlets et journaux attaquent avec violence le Gouvernement» (2).

SANATORIUM

 

La décision est prise d’interner les militants communistes connus et jugés particulièrement actifs. Des bâtiments du sanatorium d’Aincourt à La Bucaille, par Fontenay-Saint-Père (Seine-et-Oise) sont réquisitionnés à cet effet. 
Aincourt devient ainsi le premier «Camp d’Internement Administratif de la Zone Nord», puis «Centre de séjour surveillé». «Le camp d’Aincourt héberge tous les indésirables désignés par les préfets des départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, en dehors de toute enquête et de tout jugement, au seul motif qu’ils pouvaient être dangereux pour la défense nationale » (3). 
Peyrouton se félicite de l’emplacement du camp, isolé, sans transport en commun pour le desservir.
«Dès le 5 octobre, le Sanatorium d’Aincourt, actuellement vide de malades, a été aménagé pour l’internement des individus dangereux pour la sécurité publique. Ce sanatorium permet de détenir dans des conditions excellentes d’hygiène, de commodité, et de surveillance, un nombre important de détenus. L’accès du sanatorium, distant de Paris de 70 km et dont la gare la plus proche est à 12 km, est particulièrement difficile et onéreux. Son éloignement de la région parisienne et les difficultés ferroviaires permettront d’éviter un défilé continuel de parents et de camarades, source d’incidents parfois sérieux. L’isolement du camp d’internement présente toutes les garanties désirables. Le 5 octobre, les services de la Préfecture de Police ont conduit au camp d’Aincourt, 182 individus internés en vertu du décret du 18 novembre 1939. Tous ces internés sont des militants communistes, la plupart dangereux. Parmi eux se trouvent : 2 députés de la Seine (4), 15 conseillers généraux, 40 conseillers municipaux de la Seine, 2 membres importants de l’ex-C.G.T.U. La Préfecture de Police a fait connaître que d’autres individus seraient prochainement internés et il est à présumer qu’avant peu, lorsque le contingent de Seine-et-Oise aura rejoint, tous les pavillons seront utilisés» (2).
Les militants parisiens sont regroupé au Stade Jean Bouin à Paris et sont emmenés par cars à Aincourt. Le préfet de Seine-et-Oise, Marc Chevallier, exécute une rafle identique à celle de Paris dans son département. Au total, plus de 300 militants communistes, syndicalistes ou d’organisations dites «d’avant-garde», sont envoyés à Aincourt au début octobre 1940. Le pavillon des hommes de l’ancien sanatorium sur le site de la Bucaille, conçu à l’origine pour 150 malades, est rapidement surpeuplé : fin octobre, le camp d’internement compte déjà 367 hommes et 670 fin décembre. «Les internés déboisent les alentours du pavillon Bonnefoy-Sibour, l’encerclent de trois rangs de barbelés ; ils construisent aussi les guérites et les miradors de leurs gardiens» (5). Les bâtiments sont gardés par des gendarmes français et sous contrôle total des autorités de Vichy. «Aincourt est administré avec un zèle excessif par son directeur, le commissaire Andrey, sous les ordres du non moins collaborationniste préfet de Seine-et-Oise. Celui-ci se permet d’écrire à son ministre ou à la prison allemande de Compiègne, pour que soit appliqué le régime draconien sévissant dans le camp : brimades et sanctions de toutes sortes, transfert dans des prisons ou dans d’autres camps pour « les plus dangereux d’entre eux », avec pour ceux-ci avis à la Feldkommandantur de Saint-Cloud. De sorte, les Allemands vont puiser parmi eux nombre d’otages pour la déportation ou le peloton d’exécution. Au fil des mois, l’internement reste à prédominance communiste» (5).

 

Le camp d’Aincourt est très tôt rempli. 

FRONT ROUGE

publication du PC clandestin de Seine Sud

Le préfet Ingrand représentant du ministre de l’Intérieur au sein de la délégation de Vichy auprès des Allemands à Paris, s’inquiète de la situation et envisage la « transportation » des individus les plus dangereux du camp en Afrique du nord, suivant en cela les préconisations du cabinet De Brinon (1) : le 28 décembre 1940, note du cabinet de De Brinon au chef du 2ème bureau : « Jusqu’en novembre dernier, le seul camp dont la création avait été autorisée officiellement par les Autorités allemandes, était celui du sanatorium d’Aincourt, pouvant contenir environ 500 personnes et qui était uniquement destiné à recevoir les indésirables français de la Seine et de Seine-et-Oise. (…). J’ai demandé, à plusieurs reprises, que l’on envisage le transfert, en Afrique du Nord, des individus les plus dangereux qu’un coup de main pourrait facilement délivrer en raison des faibles moyens de gardiennage et de l’armement insuffisant du personnel ». En mars 1941, les communistes de Villejuif dénoncent ce projet dans le titre de « Front Rouge », journal du Parti communiste du « carrefour de Villejuif ».

Le 4 décembre 1940, 100 internés sont dirigés sur la centrale de Fontevraud, via la centrale de Clairvaux, puis le camp de Châteaubriant. Le 7 avril 1941, 54 internés sont transférés vers la centrale de Poissy, puis le camp de Châteaubriant.

Le 5 juin 1941, 31 internés sont dirigés sur les prisons de Gaillon et Rambouillet. 
Le 6 septembre 1941, 149 internés sont dirigés sur le CSS de Rouillé, pour l’ouverture de celui-ci (VRID).
Le 6 octobre 1941, 150 internés sont transférés à Rouillé.

INTERNE

 

Le 17 octobre 1941 : « Les internés du centre d’Aincourt ont observé aujourd’hui une minute de silence à l’occasion de l’anniversaire de la révolution russe. Il n’y a pas eu d’incident » (Archives de la préfecture de police de Paris, Cartons occupation allemande, BA 2374). 

Le 27 juin 1941, Quatre vingt huit internés d’Aincourt sont transférés à Compiègne (mémoire de maîtrise d’Emilie Bouin). Ils ont tous été désignés par le directeur du camp avec l’aval du préfet de Seine-et-Oise.

1941

Le 24 décembre 1941, dans un courrier titré “Déportation de 500 communistes pour mise au travail vers l’Est”, le commandement militaire de la zone A écrit que selon la Feldkommandantur de St Germain «il y a au camp d’Aincourt 125 communistes nés entre 1911 et 1922 dont on peut disposer en application des mesures de représailles décidées par le commandement militaire en France le 14 décembre 1941. Ces détenus seront d’abord soumis à un court examen médical par le médecin du camp qui jugera s’ils sont aptes physiquement à travailler. Parmi les recrues, la Feldkommandantur de St Cloud en choisira immédiatement 110 et les enregistrera sur une liste (…) Les détenus ainsi enregistrés resteront dans le camp où ils se trouvent jusqu’à ce qu’on les appelle. A l’intérieur du camp, il faudra les isoler, de même que pendant l’enregistrement, il faudra éviter toutes mesures qui pourraient provoquer une agitation parmi les détenus du camp (…)» (Document CDJC IV 198).

Le 9 février 1942, 21 internés d’Aincourt sont transférés à Compiègne (13 d’entre eux seront déportés à Auschwitz).

« Le rassemblement des éléments les plus agités et les plus déterminés du Parti communiste aux portes de Paris » pose des problèmes de sécurité au Préfet de Seine-et-Oise. Il ira même jusqu’à proposer le transfert du camp en Algérie (…) afin d’écarter de France, des députés et des conseillers municipaux communistes de la région parisienne.

Le Parti Communiste, qui est très implanté dans la région parisienne, inquiète les autorités qui craignent toujours une attaque du camp. Cette situation motivera la fermeture d’Aincourt et l’ouverture du centre de séjour surveillé de Voves. Ce dernier offre des infrastructures déjà existantes pour interner des civils et sa situation géographique évite un éloignement trop important de la région parisienne tout en évitant une présence trop importante de militants communistes  » Stéphane Fourmas (6).

Au début de 1942, Vichy décide de fermer le camp des hommes, «afin que la Résistance ne soit pas tentée de libérer «ce brûlot communiste» aux portes de Paris » (5). Ils sont transférés dans d’autres camps : Châteaubriant, Voves (48 en avril, 149 le 5 mai et 91 en mai 1942), Rouillé, Clairvaux, Fontevraud, Poissy, Rambouillet, Gaillon… et Compiègne (21 le 6 février 1942, 15+9 en mai, 42 le 6 juillet 1942 (mémoire de maîtrise d’Emilie Bouin). N’y subsistent que quelques hommes (26 qui seront transférés à Compiègne le 6 septembre 1942) chargés de préparer le camp pour l’internement des femmes, qui arrivent en mai 1942 venant du camp de Châteaubriant. Le camp fermera définitivement le 15 septembre 1942, pour être remplacé par un centre d’entraînement de miliciens des Groupes Mobiles de Réserve (GMR).

Plus de 1500 militants et militantes seront internés à Aincourt. Neuf d’entre eux seront fusillés à Châteaubriant le 22 octobre 1941, 9 autres à Rouillé en avril 1942 et la plupart déportés dans les camps de concentration nazis. 

  • Note 1 : Note des Renseignements généraux sur les «menées communistes» envoyée à l’amiral Darlan. Synthèse du 1er avril 1941 rappelant l’historique de la répression. In «Quaderni e documenti inediti» Angelo Tasca et Denis Pechanski.
  • Note 2 : Note de synthèse du Ministre de l’intérieur de Vichy, Marcel Peyrouton (Source : AJ41 397) @ IHTP/CNRS.
  • Note 3. N° 227 du Journal de l’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance Française et de leurs Amis.
  • Note 4 : Pierre Dadot (en fait député de Seine et Oise) et Fernand Grenier.
  • Note 5 : citation in blog-de-roger-colombier.over-blog.com
  • Note 6 Stéphane Fourmas, Le centre de séjour surveillé de Voves (Eure-et-Loir) janvier 1942 – mai  1944, mémoire de maîtrise, Paris-I (Panthéon-Sorbonne), 1998-1999.

 

SECONDE PARTIE DE L’EMISSION CLAIRE DIRECTRICE DU CAC G BRASSENS

Le cac c koi

30 activités

Accompagnement des pratiques musicales, éducation populaire, échange, permet l’initiative artistique

On trouve presque tout au CAC kizomba, illustration, danses et musiques celtiques, hip hop, yoga, tai chi, sophro, théatre, cours de langues,

13 personnes composent l’équipe.

Il y a radio CAC vachement axé sur le groupe 45 s dont fait parti JP et bien sur Radio Libertaire 

La programmation

 journées portes ouvertes le 12/09

hlm à la roche pour Emmaüs 13/09

backshift le 17/09

hip hop day avec différentes assso le 19 /09

no remorse dans le cadre du Zebra hommage à metallica le 24/09

les fils de teupuh+boa brass band le 25/09

Mais d’où vient ce titre de noblesse ?
Un drôle de nom défiant les barrières. L’insulte n’a plus de sens. Un nom qui jette aux yeux une poudre de perlimpimpin, une boîte à diable qui fait fuir les pisse-vinaigre et autres méfiants méchants jamais contents. Ne pas se fier au nom, donc. Sans trop se prendre au sérieux, trompette, trombone, sax baryton, banjo, batterie, et pour la basse, une poubelle ou un soubassophone (cousin de l’hélicon), ou une pelle électrique, forment la « moulinette » Teuhpu d’où sortent des instrumentations fraîches et ouvertes, des chansons simples, ironiques ou absurdes sur un ton volontairement léger. Ils jouent comme des enfants, avec fougue et sincérité. C’est précisément la façon de mélanger qui fait le style Teuhpu.

Fanfare gonflée à bloc, composée de sept talentueux musiciens, le Boa brass band, c’est aussi un panaché de reprises et de compositions originales savamment orchestrées. Mêlant ska, rock, musiques classique et balkanique, on découvre avec eux une 25e symphonie de Mozart réarrangée à la sauce « fanfaro-rock », un Mingus « soubassiphié » ou encore un Swing des années 30. Bref, un vent de folie musicale qui emporte le public dans des rythmes endiablés !

dj fly le 1/10

burning heads+45 secondes le 02/10

Véritable influence pour la scène punk rock française, les Burning Heads se sont imposés comme les fers de lance du genre, tournant au fil des années à travers l’Europe, les USA et le Canada avec des groupes internationaux tels que Satanic Surfers, NRA, The Adolescents… Après avoir sorti de nombreux albums punk rock (dont deux reggae dub, signe de leur ouverture musicale) ils repartent en tournée avec leur dernier double album  « Choose Your Trap » & « Opposite III ». Avec plus de 25 ans de carrière au compteur, Burning Heads reste un modèle d’intégrité tant par leur engagement que par leur activisme musical.

Avec 45 secOndeS attendez-vous à un condensé d’énergies brutes… c’est speed et rock’n’roll… de quoi vous mettre en transe !

kriss adagio le 08 /10 au zebra

expo de jerome gueffier peintre illustrateur du 09 au 31/10

octobre rose asso que l’on recevra et qui milite pour que le cancer du sein ne soit plus vecu comme un fleau auquel on ne peut rien faire et pour venir en aide aux femmes qui se battent contre ctte saloperie

lofofora  le 16 octobre

Voilà plus de vingt ans que ça dure et Lofofora est toujours là, frais comme au premier jour ! Le combo parisien, qui doit son nom au peyotl, un cactus hallucinogène mexicain, est considéré comme l’un des pionniers de la fusion rock métal en France. C’est à base de guitares saturées, de phrasé rappé et d’envolées punk, que Reuno, leader charismatique, éveille les consciences à travers leurs textes plus qu’engagés ! Influencés par le punk (Dead Kennedys, The Exploited, the Ramones…) ainsi que par les précurseurs du mouvement Hip-hop (Grandmaster Flash, Niggaz With Attitude ou Public Enemy), Lofofora tout en puissance, s’exprime toujours aussi bien, et nous défoule comme au premier jour.

 

En appetizer DJ Dixscipline, « The » DJ punk / Hardcore / Rock’n'r.

 

Et pour finir la soirée, The 2 Jizz , Arno de Lofo et 10G Le Fourb’ aux platines pour un double fucked dj set.

 

Gratuit ! De 18h à 19h, venez assister à l’interview collective de Lofofora par les musiciens répétant dans nos studios. Pour tout entendre de la carrière du groupe, des parcours de ses musiciens et leur poser LA question qui vous taraude depuis Peuh ! … Interview enregistrée et animée par Squale de Radio Libertaire

 

Yuli au zebra le 22/10

 

Hip hop day au zebra le 24/10

 

Natural vibz au zebra le 30/10

 

 Les zembruns de comptoirs  groupe mythique de chansons de marin le 31/10

 Et bien d’autres concert et expo dont nous parlerons le 13 octobre avec la note rose

 

 

 

 

 

 

 

 

23 avril 2020

68 TETES DE CHIEN ET GUYOM TOUSEUL 13 09 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 20 h 54 min

GROUPE VOCAL A CAPELLA LES TÈTES DE CHIEN

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Des racines sous le béton

Venus de la chanson française, du théâtre, de l’opéra, ou des musiques traditionnelles, ces cinq chanteurs a cappella réinventent leur propre folklore contemporain et urbain nourri de la tradition orale des anciens, et ouvrent un nouvel espace aux pratiques polyphoniques. Ayant des rôles différents, tant sur le plan vocal que scénique, ces cinq personnalités marquées, aux tessitures et styles de voix complémentaires, donnent vie ensemble à des spectacles et à des événements toujours imprévus… Tragique, comique et poésie, s’enchaînent avec virtuosité et sobriété, comme autant de jeux familiers avec le public.​

Têtes de Chien par Têtes de Chien…

« Lorsque nos cinq voix se mêlent, dans la simplicité et le dépouillement du chant a capella, c’est pour exprimer ce que nous sommes : des hommes d’aujourd’hui qui n’oublient pas leurs origines. La musique nous vient d’hommes et de femmes qui, partout en France, ont vécu en chantant : berceuses, histoires chantées, chants à danser ou à prier. Puisant dans ce répertoire populaire et provincial, nous inventons notre manière de chanter, plus savante, plus urbaine. C’est cette démarche de création que nous partagerons avec vous. Un joli mélange régional, secoué et mixé à Paris, De vraies Têtes de Chien!

Annabelle Stefani
Metteur en Scène

Le parcours de metteur en scène d’Annabelle Stefani a d’abord été nourri par l’exercice du métier de comédienne. Elle a beaucoup joué en Aquitaine et à Montréal, dirigée par de nombreux metteurs en scènes de théâtre contemporain dont Frédéric Maragnani (« Le Renard du Nord » de Noëlle Renaude), Kristian Frédéric (« Stabat Mater Furiosa » et « Ya Basta » de Jean-Pierre Siméon où elle est comédienne et dramaturge.)
Pédagogue, elle coache de nombreux comédiens et chanteurs pour leur travail scénique.
Elle signe aussi plusieurs mises en scène de théâtre, dont « Autopsie de Crimes Innocents » de Gérald Gruhn avec la comédienne Juliette Stevez, crée au théâtre des déchargeurs à Paris. 
Amoureuse de la chanson française, elle chante avec l’auteur-compositeur Vincent 2G dans le groupe « Duaux », un piano/voix drôle et tendre qui s’est produit dans divers cabarets et en Avignon.
Sa connaissance de la scène et de la voix, son amour pour la création collective, son goût pour les aventures novatrices et originales, ont rendu la rencontre avec Têtes de Chien aussi fructueuse que naturelle.

Caroline Marçot
Arrangements

Pianiste de formation, Caroline Marçot se passionne pour le phénomène sonore dans ses trois dimensions : élaboration, interprétation et perception.

Elle acquiert une solide expérience de la musique vocale à la Maîtrise de Radio-France puis au Jeune Choeur, et obtient au CNSM de Paris les prix d’analyse, d’harmonie, de contrepoint renaissance, d’écriture XXème siècle, d’esthétique, d’orchestration et d’acoustique.

Chanteuse dans plusieurs choeurs de chambre aux répertoires éclectiques, notamment les Éléments, dirigés par Joël Suhubiette, ou l’ensemble Aedes de Mathieu Romano, elle défend le patrimoine sonore médiéval, lyrique et de transmission orale au sein de l’ensemble de solistes Mora Vocis.

En 2013, Caroline rejoint les Têtes de Chien et s’attelle aux arrangements du nouveau spectacle « la Marelle ».​

Cette première collaboration fut un succès, et c’est en toute logique que le quintette travaille avec Caroline sur les arrangements de leur prochain programme, Faces Cachées! 

 

 

GUYOM TOUSEUL

 

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Tout est soigné dans cet ouvrage : un digifile à trois volets, illustrés de fort belles compositions dessins/photos comme un collage (ceux du livret sont de Guyom (1) lui-même, touseul mais bien accompagné par les photos « écologiques » d’Anne-Claire Bertin). Des teintes sépias, pas seulement celles de la nostalgie, mais celle de cette terre qu’il vénère. Si j’insiste là-dessus, c’est parce que cela me semble bien refléter l’état d’esprit du chanteur tulliste parfaitement autonome (il dessine aussi ses affiches), parfaitement solidaire et remerciant tous ceux qui ont collaboré avec lui, pour des Chemins d’écriture (la Manufacture Chanson et Xavier Lacouture), pour une écoute, un conseil, un bon mot, une belle impression (La Gutemberg à Tulle), un instrument, des photos. Très heureuse de retrouver le nom de notre consœur de NosEnchanteurs Catherine Cour, pour celles de Prémilhat.

Rémi [Fraisse] n’est pas un réquisitoire. C’est un petit film où Guyom réalise à la première personne une sorte de documentaire qui suit pas à pas l’action, comme un dialogue, donnant tour à tour la parole au gendarme : « Je sers à vous faire peur(…) Et puis aussi on m’a donné des consignes de fermeté  » puis à Rémi : « J’aime les fleurs, j’aime la vie (…) J’suis dans une manif pacifiste (…) Je m’élance comme une bombe / Soudain, je tombe ». Enfin à un commentateur absent de la scène, qui se pose des questions : « Depuis quand on doit se faire tuer, « mourir pour des idées » ? » Sur la guitare un peu rugueuse la voix court. On voit, on sent la fumée âcre qui obscurcit la scène… La guitare ralentit, la voix aussi, et ça tourne, ça tourne, tandis que la guitare déraille : « Je me retrouve alors dans un jardin d’ivresse / Dans mon poing une ogresse a griffé sa caresse / Insensible à ce froid qui peu à peu m’oppresse / Je me sens doucement rempli par la paresse ». Rémi a rejoint le dormeur du val de Rimbaud , qui dort dans le soleil, tranquille : « Mais pourquoi…mort / Et pourquoi pas l’Amour ? »

Guyom a l’art. De générer l’émotion, avec sa Lettre à un frère qu’il ne voit plus qu’en photo, ponctuée de quelques son de métallophone : «  Je t’écris ces mots là / Que tu ne liras pas / Qui ne m’apaiseront pas ».

De l’humour aussi, quand il chante son aversion du foot, sur un petit air dansant au ukulele et des vocalises dignes d’un supporter. Pas dénué de réflexion : « Sur cet étrange phénomène / Qui fait que tout tourne autour / D’un ballon qui nous rend sourds ». Et le joyeux Yapa (« mais du travail : y’a pas, Y’a pas… ») est bien une contestation de l’aliénation au travail : « On est les mécréants de la croissance / On est les partisans d’la désobéissance ».

Illustration pour Les maux des mots, Guyom Photo ©Anne-Claire Bertin

Illustration pour  Les maux des mots, Guyom / Photo ©Anne-Claire Bertin

Guyom dit qu’il fait de la chanson impliquée et pas compliquée. Je ne suis pas d’accord avec lui sur le deuxième qualificatif ! Si ses mots sont simples, ils sont aussi plus efficaces que des pamphlets élaborés ( Ah la merveilleuse ballade au réfugié, à l’immigré, tout en espoir déçu, Les maux des mots). Plus poétiques que des chansons d’amour remplies de mots rares et de métaphores capillotractées, comme dit l’un de mes collègues. Ecoutez le doux et triste aveu d’On s’est loupés : « Je me sens sale de mes absences / Tu te sens seule dans tes silences ». Jolie mélodie où l’accordéon soutient les arpèges de guitare, en mélancolie espérante. Envolez-vous sur Elle a des ailes, qui m’a fait penser aux chansons d’amour les plus réussies de Gérard Morel, toute de sensuelle tendresse : « J’aime à la regarder en douce quand elle est nue / J’aime à la regarder aussi qu’elle est vêtue »

Encore un superbe album court qui égale en qualité bien des albums plus longs… original, tant par l’inspiration que par la mise en scène subtilement musicale. Avec peu de moyens : guitares, ukulélés, accordéon, métallophone sont tous joués par Guyom qui porte bien son épithète de Touseul !

(1) Guyom est diplômé d’architecture.

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67 L’émission du CSPB 30 08 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 20 h 21 min

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L’ACTU EN EUSKAL HERRIA.

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66 SPÉCIALE ROCKSTEADY 16 08 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 18 h 58 min

 

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Ska/Rocksteady, l’identité musicale jamaïcaine se forge petit à petit

 

Le ska

En 1960, le Rhythm and Blues Shuffle va connaitre une révolution majeure. En effet, le rythme syncopé du boogie habité par le contretemps va se renforcer, pour devenir le socle de la future musique inventée en Jamaïque, le ska. A la suite de la mort du célèbre jazzman jamaïcain, Eric Dean, son groupe deviendra le groupe d’enregistrement attitré du studio d’enregistrement de Clément Coxsone Dodd, fondateur du très renommé Studio One. Le batteur Lloyd Knibb, futur membre de la formation des Skatalites, décida de modifier encore le rythme du shuffle. Celui-ci devient un quatre temps, encadré par la guitare, le clavier et les cuivres. Les morceaux ne sont pas forcément vocaux mais font danser toute l’île de la Jamaïque au cours des sound system.  Le nouveau rythme sera baptisé Ska, mélange de jazz, chants rhythm and blues et woogie shuffle. Au niveau des intruments, c’est un équilibre mélodique entre batterie, cuivres, guitare et contrebasse. En ce qui concernent les textes, ils parlent beaucoup d’amour et les histoires de Gangsters et des mauvais garçons (appelés « rude boy » par les jamaïcains) commencent à émerger

L’indépendance de la jamaique va confier au ska, un puissant rôle identitaire à l’île. C’est la première musique 100% jamaicaine.

Prince Buster est une des principales figures de l’éclosion du ska. Il a participé à sa montée en puissance en produisant des morceaux au sein de sa maison de disque et en assurant sa promotion au cours de ses Sound System. Un des premiers morceaux de ska qui a fait connaitre cette musique hors des frontières jamaïcaines fut le morceau « Al Capone » de Prince Buster, sorti en 1965. Tandis que le premier morceau de ska tout court fut l’œuvre de Millie Small, « My Boblollypop » en 1964. Le ska va largement influencer des artistes anglais à se lancer sur le créneau, à l’exemple de Madness, The Toaster ou the Busters.

 

Du Ska au Rocksteady

A partir du milieu des 1960’s, le shuffle ralentit encore. Le tempo devient binaire, plus lent avec moins de cuivre et une accentuation du clavier et du chant. Le rocksteady est très influencé par la soul. De nombreux jamaïcains vont ainsi réaliser des reprises à la sauce rocksteady, de morceaux de James Brown, Marvin Gaye ou encore de Steevie Wonder.

Le troisième temps de la mesure est marqué par la caisse claire, qui devient un mouvement caractéristique de la musique jamaïcaine. De nombreux artistes vont émerger durant cette période comme The Ethiopians, Toot’s and the Maytals, The Melodians et bien d’autres.

Le Rocksteady va également renforcer la concurrence entre les différents Sound System. La politique et la violence dans les quartiers sensibles vont être au cœur des textes de ce nouveau mouvement. Les mélodies seront concoctées par un ensemble basse, percussions, orgue et batterie. 

le Rocksteady.

Commençons par un petit rappel : le Ska fut le premier style musical inventé par les jamaïcains et célébrait l’indépendance de l’île obtenue en 1962. Les rythmes endiablés et chargés en cuivres faisaient danser toute la Jamaïque dans la bonne humeur. La scène jamaïcaine s’est structurée avec des artistes comme Skatalites, Byron Lee And the Dragonaires, Prince Buster, Desmond Dekker, Les Wailers ou encore Toot’s Hibbert. Pour l’anecdote : lorsque les Wailers ont auditionné chez Clément Coxsonne pour la première fois, les premiers morceaux n’ont pas réussi à le convaincre. C’est alors que Peter Tosh commence à chanter « Simmer Down », un titre qui a immédiatement séduit Sir C. Le lendemain, les Wailers étaient de retour au studio pour enregistrer le morceau avec la participation des Skatalites

Le contexte social influence beaucoup l’évolution de la musique, progressivement le doute sur le futur de la nation s’est installé dans l’esprit des jamaïcains. A partir du milieu des années 1960’s, le rythme se décélère, les compositions deviennent moins riches musicalement avec des cuivres ne marquant plus que le refrain. On le ressent aussi au travers de l’écriture, où l’on voit doucement apparaître des textes exposant le contexte social ainsi qu’un retour à des thèmes s’approchant du Blues. Le rocksteady est parfois qualifié de Soul jamaïcaine ou l’amour et les filles font également partie des thèmes centraux. Une anecdote plus fantaisiste existe quant à l’émergence du genre. Lors d’un concert de ska d’Alton Ellis, surnommé « mr Soul »,  le bassiste était malade. Alton Ellis s’empara alors de la basse mais ne parvint pas à reproduire l’accord propre au ska, le shuffle se trouva modifié, et ce serait la naissance du rocksteady. Il est considéré comme le précurseur du rocksteady et a même produit un titre éponyme « Get Ready, Rocksteady »

Derrière Alton Ellis, le paysage musical s’est profondément enrichi. La scène jamaïcaine va littéralement exploser. Aux cotés de chanteurs déjà confirmés comme Ken Boothe, Stranger Cole, Delroy Wilson (qui a enregistré ses premiers titres à seulement 14 ans), l’exceptionnel Jackie Opel ou Jackie Edwards, pléthore de groupes se forment : The Heptones, The Paragons, The Jamaicans, The Techniques, The Uniques, The Sensations, The Cables, The Clarendonians, The Gaylads et tant d’autres encore.  Excepté les Heptones, la plupart de ces formations ont connu un rayonnement local assez court ponctué par un ou deux albums mais n’ont pas réussi à se renouveler musicalement. Nombreux membres issus de ces groupes ont alors poursuivi leur carrière en solo avec plus ou moins de succès, pensons à John Holt, Bob Andy, I-Kong, Slim Smith, Cornell Campbell ou bien Leroy Sibbles. Les premiers opus solo des chanteurs présentent clairement la transition entre rocksteady et reggae. Le troisième temps marqué par une caisse claire se fait de plus en plus pressant. Du rocksteady au reggae, il n’y eu qu’un pas, ou plutôt que quelques accords à modifier. Il fut franchi en 1968, mais qu’il est dur de dire qui est le père fondateur du reggae : Toot’s and The Maytals, Clancy Eccles, Bob Marley ??! 

 

 UNE PÉPITE  DU ROCKSTEADY QUE JE VOUS LAISSE DÉCOUVRIR PAR UN FAN  BIG UP !!! A YOUSS MERCI….. 

Tout le Monde aime le Rocksteady

Entre Treasure Isle et Studio One

Plongée dans les origines Soul du Reggae

En musique (25 morceaux), infos et images

Avec Desmond Dekker, Alton Ellis, Ken Boothe, Bob Andy, Delroy Wilson, Marcia Griffiths, Bob Marley, Slim Smith, Hopeton Lewis, The Gaylads, The Paragons, The Heptones, The Versatiles, The Minstrels, etc…

 

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Mouvement musical né entre 1964 et 1968 en Jamaïque, le rocksteady a éclos lors du flétrissement du ska, genre qui faisait alors des ravages.

L’année 1964 est présentée par nombre de spécialistes comme une année charnière, car c’est durant celle-ci que l’explosion du ska s’est faite, avec le premier hit international « My Boy Lollipop » sur le célèbre label Island Records. La déferlante ska était alors lancée et, compte tenu de son rythme endiablé et de son public chaud bouillant, elle dévasta rapidement tout sur son passage à cause notamment de l’engouement phénoménal des rude boys (jeunes désoeuvrés des quartiers difficiles) qui semaient la terreur sur l’île, dégradant, pillant, et adoptant un nouveau look propre à horrifier la population : treillis militaires, pantalons pattes d’eph, T-shirts décolorés, badges, cheveux longs, bijoux… l’horreur.

Ainsi, malgré que les différents groupes de musique appelèrent dans leurs lyrics les rude boys à s’assagir, rien n’y fit, et la terreur continua à gagner les rues. Cette violence palpable se ressentit rapidement jusque dans le rythme de plus en plus frénétique du ska, qui après une incroyable vague de chaleur durant l’été de cette même année, se ralentit soudainement, annonçant par là même les prémices du rocksteady. On raconte que le rythme s’est à ce point freiné parce que les danseurs ne parvenaient plus à soutenir le rythme de cette musique punchy.

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Un exemple de ce ralentissement encore relatif, avec :

Feel Like Jumping – MARCIA GRIFFITHS

https://www.youtube.com/watch?v=kMgQvAoQN-c

 

En 1965, alors que l’euphorie liée à l’acquisition de l’indépendance (1962) était déjà bien loin, la Jamaïque était violentée par plusieurs événements et la généralisation des comportements rudes boy trouva son point d’orgue après la mort de Malcom X, en février. Pour rajouter au climat tendu, le célèbre ghetto Back-a-Wall, véritable centre névralgique de la culture rasta, fut rasé par des bulldozers, et le parti J.L.P., fraîchement élu et pro-américain, fit reconstruire de nouveaux bâtiments salubres pour y installer ses plus ardents défenseurs. Du coup, les nombreux rastas qui vivaient là-bas se réfugièrent à Trenchtown, quartier bien connu des amateurs de reggae pour y avoir nourri entre autres : Desmond Dekker, Alton Ellis et Ken Boothe, trois piliers du rocksteady.

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Rejoice Jah Jah Children – THE SILVERTONES

https://www.youtube.com/watch?v=DC2ozIxPM-0

 

Dans ce contexte social délétère et revendicatif, le ska semblait un peu trop « ras-les-pâquerettes » pour libérer les consciences, et apparut alors ce nouveau son, nouveau en Jamaïque, plus lent, davantage influencé par la soul américaine. Appelé rocksteady, ce nouveau style musical amena plusieurs changements : la basse remplaça la contrebasse, une seconde guitare fut ajoutée, les cuivres (éléments centraux de toute compagnie ska) se firent plus discrets. Et plus tard l’orgue et le piano s’imposèrent comme les nouveaux points centraux, avant de passer la main au profit des voix, extraordinaires, comme seule l’île sait en sortir. De façon générale, le rocksteady délaissa les influences jazz et le tempo soutenu du ska pour des harmonies proches de la soul, plus tranquilles, s’inspirant des musiques américaines type rythm and blues, ce qui ne l’empêcha nullement de très bien marcher dans les dancehalls et, plus tard, d’être au top des charts anglais.

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Au rayon chanson, on notera que de nombreuses reprises de soul U.S. furent enregistrées dans des versions rocksteady par des chanteurs comme Alton Ellis, John Holt ou Ken Boothe… et que les américains The Supremes, The Temptations, Wilson Pickett, Gene Chandler, Marvin Gaye ou encore le groupe The Impressions – qui avaient l’habitude de faire des tournées en Jamaïque -, influencèrent considérablement le rocksteady pour le faire devenir en 1966 le genre musical dominant, et être alors assimilé à de la soul locale, reconnaissable par ces choeurs qui répondent en écho à la mélodie façon gospel. A ce moment-là, les chansons d’amour étaient notamment en pleine effervescence et ces titres remportaient tous les suffrages sur les nombreuses pistes de danse que comptait et compte toujours la Jamaïque.

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My Worlds Is Empty With You – THE HEPTONES (reprise de « The Supremes »)

https://www.youtube.com/watch?v=2xsNFk-c9lo

 

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I Wanna Hold Your Hand – SLIM SMITH

https://www.youtube.com/watch?v=04q7ATkasU8

Aussi à cette époque-là pour être clair, une autre guerre faisait rage en coulisses . Deux producteurs aussi audacieux que véreux créaient leur label : Duke Reid, et son Treasure Isle, et Coxsone et son Studio One, et la chasse aux nouveaux artistes rocksteady s’intensifia pas toujours dans les règles, pour proposer au final : une richesse de catalogue absolument stupéfiante qui fait encore aujourd’hui les beaux jours de ces deux monstres de la production jamaïcaine.

 

 

Chez le Treasure Isle du Bad Boy Duke Reid, les principales stars de l’époque s’appelaient : Phyllis Dillon (« la diva rocksteady »), The Paragons de John Holt, The Jamaicans, The Techniques de Pat Kelly, The Melodians, The Ethiopians, Justin Hinds and The Dominoes… sans parler de ceux qui mangeaient à tous les râteliers, comme Alton Ellis par exemple.

 

Man Next Door – THE PARAGONS

https://www.youtube.com/watch?v=xKzG53ZuH5I

 

Taking Over Orange Street – GLEN ADAMS

https://www.youtube.com/watch?v=LWIV73icUIg

 

Quant au Studio One du roublard Dodd Coxsone, contrairement à Treasure Isle, il ne se cantonna pas au seul rocksteady, mais dénicha tout de même : les Heptones, les Gaylads, Ken Boothe, Delroy Wilson, Marcia Griffiths, The Wailing Souls… et Alton Ellis, of curse !

 

Let Them Say – BOB ANDY 

https://www.youtube.com/watch?v=Y02uC1IwqSE

 

Me And You – CARLTON & THE SHOES

https://www.youtube.com/watch?v=GNDhUtKt_bU

 

Dancing Mood – DELROY WILSON

https://www.youtube.com/watch?v=oZvtZEh3QUg

 

Yours Until Tomorrow – THE MINSTRELS

https://www.youtube.com/watch?v=1_h6bMjTZpw

 

 

Trois maîtres du genre : Desmond Dekker (1941-2006), Ken Boothe (1948-), Alton Ellis (1938-2008),

à retenir pour frimer en soirée.

 

 

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Alton Ellis (dans le style Rythm And Blues)

 

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Desmond Dekker (dans le style Rock)

 

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Ainsi en Jamaïque, le rocksteady fut un genre qui concerna tout le monde, et auxquels tous s’essayèrent. D’ailleurs, la plupart des artistes reconnus n’enregistraient pas pour un seul et unique producteur, comme ce fut le cas pour le cultissime Slim Smith et beaucoup d’autres. Petite revue d’effectif des indépendants évitant de bosser de façon continue avec les deux frères ennemis Duke Reid et Dodd Coxsone :


 

 Trying To Keep Me Down – ERROL DUNKLEY

https://www.youtube.com/watch?v=8UhRFgXlkPE

 

Pick My Pocket – THE VERSATILES

https://www.youtube.com/watch?v=VKdqBQ7pkeg

 

 

La postérité laissée par le rocksteady est forte mais teintée de nostalgie. Si beaucoup de musique ont été reprises pour servir de bases à de nouveaux tubes, il faut avouer que la relève « active » s’est longtemps fait attendre (contrairement à celle du ska), jusqu’à proposer il y a peu, Alpheus (2011), un Jamaïcain qui retourne aux sources du reggae, et Resonators (2012), des Anglais bien cool.

Live And Learn – ALPHEUS

https://www.youtube.com/watch?v=s9qdqbsuiqo

 

Try Again – RESONATORS

https://www.youtube.com/watch?v=5s14chJO634

 

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Je vous laisse pour finir trois perles qui achèvent notre tour Rocksteady en 25 chansons. Et je compte sur vous pour donner un nouveau souffle à ce genre qui risque de revenir à grande vitesse.

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Pour tous les amateurs de Oldies… 

 

 

Publié il y a 24th July 2014 par Youss L1

Libellés: Top Music Youss

 

65 L’émission du CSPB 26 07 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 17 h 30 min

autocollant 7

 

 

L’EMISSION DU COMITÉ DE SOLIDARITÉ POUR LE PEUPLE BASQUE.

images (11)iparherriko talde antifaxista

64 SPÉCIALE DUB JAMAIQUE 12 07 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 27 min

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Volume !
1 : 1  (2002)
Varia
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… Wilfried Elfordy
Le Dub jamaïcain : du fond sonore au
genre musical
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Référence électronique
Wilfried Elfordy, «  Le Dub jamaïcain : du fond sonore au genre musical », Volume ! [En ligne], 1 : 1 | 2002, mis en
ligne le 15 mai 2004, consulté le 12 mars 2014. URL : http://volume.revues.org/2500
Éditeur : Editions Seteun
http://volume.revues.org
http://www.revues.org
Document accessible en ligne sur : http://volume.revues.org/2500
Ce document est le fac-similé de l’édition papier.
Editions Seteun
Wilfried ELFORDY, « Le dub jamaïcain : du fond sonore au genre musical », Volume ! La revue des
musiques populaires, n° 1(1), 2002, p. 39-46
Éditions Mélanie Seteun
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Volume! 2002 – 1
Résumé. Etudier la musique dub, c’est remonter au berceau d’un grand nombre de musiques populaires urbaines de la fi du vingtième siècle (rap, disco remix, trip-hop…). Nous
allons donc donner dans cet article une vision globale du dub jamaïcain autour d’une
réflxion qui aura pour enjeux de déterminer si cette musique peut être considéré comme
un « genre musical ». On s’intéressera notamment au travail novateur de certains ingé-
nieurs du son sur de la matière sonore préenregistrée dans les studios d’enregistrement de
Jamaïque au début des années soixante-dix.
Mots-clefs. Dub – Reggae – Musique populaire – Jamaïque.
le dub jamaïcain :
du fond sonore au genre musical
par
Wilfried ELFORDY
Université de Tours, département de musicologie
40
Volume! 2002 – 1
Celafait maintenant près de quarante ans que la Jamaïque, une île des Caraïbes comptant moinsde trois millions d’habitants, inonde le marché du disque de musiques « populaires », telles
que le mento, le rocksteady, le ska, ou encore le reggae. Pourtant, le succès mondial du reggae et de son
emblématique porte-parole Bob Marley, associé au rastafarisme 1, cache quelques innovations musicales bien
plus importantes, notamment en ce qu’elles ont pu apporter aux musiques électroniques et amplifies de la
fi du vingtième siècle. En effet, est née en Jamaïque aux alentours de 1968 2, une musique connue sous le
nom de dub. Plus discrète que le reggae, elle s’avère pourtant bien plus inflente sur nos musiques urbaines contemporaines que ce dernier, tout au moins sur le plan technique et musical. Ce paradoxe vient du
fait que le dub est défiit de manière générale 3 par l’approche technique de la matière sonore qu’il soustend 4. On pratique le dub, mais en déconsidérant l’aspect musical (condamné à n’être qu’un simple « fond
sonore » 5). On le présente alors comme un style de reggae.
Mais le dub jamaïcain ne peut-il pas être considéré comme un genre musical à part entière, un modèle dont
un certain nombre de traits de caractères feraient se réunir dans une même famille des styles musicaux différents 6 ? C’est à cette question que nous allons tenter de répondre dans le présent article, en éclairant dans
un premier temps les facteurs qui nous ont conduit à une telle problématique.
I. Techniques et innovations musicales
Si nombreux sont ceux qui considèrent le dub comme un ensemble de techniques, c’est avant tout parce
qu’ils associent cette musique aux outils de création qui lui sont dédiés ou à des traits culturels vecteurs de
technicité : le compositeur de morceaux dubs, le sound system 7, le dub-plate… Prenons pour exemple le
cas du compositeur. Ce dernier, ingénieur du son aussi appelé dub-master ou mixer 8, est un passionné de
l’électronique et du son, sans formation musicale particulière, dont le but avoué est d’entrer au cœur de la
matière sonore à l’aide d’effets spéciaux pour changer ses paramètres (hauteur, intensité, durée, couleur…).
Fait nouveau dans le monde de la composition musicale, le dub est la musique de techniciens du son. On
comprend alors pourquoi des traits sociaux, bien qu’ayant participé à l’émergence du dub, ont aussi eu pour
conséquence de stigmatiser ce dernier au détriment de la musique.
Des expérimentations matérielles novatrices menées en studio par les mixeurs pour composer du dub eurent
la même conséquence. C’est, en effet, à l’aube des années soixante-dix, que le studio d’enregistrement 9,
initialement équipé pour enregistrer des disques, devint une sorte d’instrument de musique sous l’impulsion
de dub-masters comme King Tubby et Errol Thompson. Ces derniers n’hésitèrent pas à modifir concrètement leurs outils de travail, souvent rudimentaires, pour pratiquer d’innovantes expérimentations sonores.
Par exemple, un simple magnétophone à bandes se métamorphosait dans les mains de King Tubby en une
sorte « d’échantillonneur à bandes », un instrument avec lequel on conserve des portions d’une chanson
déjà enregistrée et enchaîne cette matière sonore de manière nouvelle 10. De même, ce dernier se bricola
en 1974 un effet d’écho qu’on a prit l’habitude d’appeler « écho à bandes » 11. Le principe en était simple :
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Volume! 2002 – 1
il suffiait d’isoler une boucle de bande magnétique (une séquence musicale), qu’on passait ensuite sur les
têtes d’un vieux magnétophone deux pistes, le tout en jouant sur la vitesse de déroulement de la bande.
Cette séquence était fialement injectée dans le morceau dub lors du mixage.
Le troisième facteur de technicité qui fausse la défiition du dub est l’incidence musicale de ces expérimentations matérielles. Le travail de composition du mixeur s’apparente ici à un jeu de construction. Pour faire
un dub, le mixeur va utiliser comme matière sonore de base le riddim 12 d’une chanson reggae. En fait, il
va séparer dans une chanson le riddim des pistes vocales et instrumentales, puis découpera les pistes ainsi
obtenues. Il pourra alors entamer la composition de son morceau en élaborant, autour du riddim, une dramatique musicale différente de celle de la chanson dont il se sert. Pour cela, le mixeur injectera lors du
mixage des «enveloppes sonores» 13, de la même manière qu’un compositeur « classique » aurait utilisé des
notes 14. Il pourra par la suite mettre en relief à son gré certaines de ces « enveloppes », principalement
grâce à des méthodes d’arrangement (disposition des enveloppes sonores…), d’égalisation (accentuation
du volume sonore…), ou l’aide d’effets spéciaux (écho, déphasage, réverbération…).
Bien que ces manipulations semblent prendre le pas sur l’idée même d’un paysage sonore spécifiuement
« dub » 15, on ne peut s’empêcher de penser qu’il manque, pour défiir cette musique, une étude de son
univers sonore. C’est pourquoi nous allons l’effectuer maintenant.
II. Un nouvel univers sonore
Sur le plan sonore, le dub comporte tout d’abord un aspect récurrent incarné par un ensemble basse/
batterie surexposé. En effet, le passage de l’univers musicale du reggae à celui du dub entraîne la disparition
de certaines lignes mélodiques (celles du chant ou des cuivres) pour une mise en avant de la rythmique. Des
indices plus précisément délimités nous permettent aussi de repérer l’espace sonore du dub. Par exemple,
les effets d’écho et de réverbération, tels qu’ils sont utilisés par les mixeurs, peuvent dilater et/ou transformer l’espace sonore dans lequel ils évoluent. La réminiscence d’un thème peut, d’autre part, servir de lien
entre la chanson reggae et le morceau dub. C’est un lieu où l’oreille de l’auditeur pourra se reposer, un terrain connu. L’auditeur pourra aussi remarquer qu’une fois le mixage du morceau dub accompli, la situation
d’isolement de certaines enveloppes sonores décrira un lieu infiiment vaste et inconnu.
Bien qu’une description détaillée de ces enveloppes sonores soit ici une entreprise vaine, on peut tout de
même en donner les principales caractéristiques. Tout d’abord, on retrouve les instruments familiers du
reggae : batterie, claviers, cuivres, basse et guitare électriques. On y entend aussi d’éclectiques images sonores (des sons transformés, des bruitages incongrus ou des mélodies rapportées), parfois réunies autour de
thématiques pour contribuer à un imaginaire inflencé par le cinéma (western, science-fition, kung-fu),
la bande dessinée ou la religion (Bible, éthiopisme…), mais plus souvent n’ayant de commun que l’univers
dans lequel elles sont projetés 16.
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Volume! 2002 – 1
En résumé, on peut dire que le dub ne peut pas être réduit à un simple « ensemble de techniques » qui visent
à remixer une chanson reggae, car les mixeurs cherchent à travers cette musique à faire passer des émotions
particulières (étonnement, excitation…) en entraînant l’auditeur dans un paysage sonore différent de celui
du reggae. Le dub est conçu pour mettre les sens en éveil par différents traitements de la matière sonore. On
note alors deux approches sonores différentes, l’une concentrée sur la transformation du son, et l’autre sur
la création de paysages sonores. En effet, si Perry entrevoit dans le dub la possibilité de créer de petits univers
sonores fait de bruitages, de gags sonores, d’onomatopées ou de salades de mots délirantes 17, Tubby l’aborde
plutôt comme un moyen de faire évoluer le son jamaïcain 18 (en modifint les timbres, saturant les sons de
la grosse caisse…). Ces différentes approches renforcent l’identité d’une musique défiitivement détachée
du reggae.
On peut d’ailleurs constater qu’il existe des points de basculement qui détachent l’auditeur de l’univers
du reggae pour l’emmener progressivement vers celui du dub. Certains mixeurs exécutent, par exemple,
un geste compositionnel qui consiste à commencer un morceau dub par un extrait de la chanson originale
(celle qui sera placée sur la face A du disque), puis à en réduire l’orchestration à sa substantifiue moelle,
l’ensemble basse/batterie, provoquant concrètement la sensation de basculement.
D’une autre manière, les producteurs se servent des pochettes d’albums pour rendre le dub tributaire d’une
image différente de celles des musiques distribuées sur le marché du disque jamaïcain; on remarque pré-
cisément que cette imagerie proche d’un « surréalisme pictural » décrit des situations liées aux esthétiques
« fantastique » (« Scientist Rids the World of the Evil Curse of the Vampires » de Scientist) et de « sciencefition » (« Scientist And Jammy Strike Back ! » de Scientist et Prince Jammy) à l’opposé de celles délivrées
par les disques reggae, en cela que les pochettes de ces derniers montrent généralement des photos d’artistes, d’armes ou de cannabis. Politisées, violentes ou à connotations sexuelles, les pochettes de disques de
reggae expriment plutôt la réalité du quotidien.
On ajoutera aussi que les dub-masters créent un décalage entre la terminologie dub et celle plus traditionnelle du reggae en s’inventant des surnoms 19 en adéquation avec l’univers musical et pictural précédemment
décrit. On appellera alors « King Tubby » (« le roi des tubes cathodiques ») le dub-master Osbourne Ruddock. On préférera aussi aux noms Neil Fraser et Hopeton Brown ceux, respectivement, de Mad Professor
(« Professeur fou ») et « Scientist » (« Scientifiue »). En s’emparant des clichés de la vision humaine du
futur véhiculée par le cinéma et la bande dessinée, les mixers et les producteurs offraient au dub, avec
un second degré non dissimulé, l’image crédible d’une musique futuriste. Le dub est donc une musique
jamaïcaine originale qui se différencie en tout point du reggae. Cependant, il nous reste encore à en défiir
l’essence.
43
Volume! 2002 – 1
III. L’essence du dub
Comprendre le dub, c’est avant tout saisir l’importance de son inflence sur l’ensemble des musiques populaires qui sont, à un moment ou à un autre, entrées en contact avec la musique jamaïcaine dans les années
soixante-dix. Pour des raisons historiques 20 ou liées à des mouvements migratoires importants 21, les pays
dont nous étudierons les musiques sont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
Depuis la fi de la seconde guerre mondiale, une tendance à l’émigration fait qu’une communauté
jamaïcaine déshéritée est présente aux Etats-Unis. La méthode de travail du son que s’est révélé être le dub
(découpage des morceaux, ajout d’effet…) a donc pu se généraliser dans le monde des musiques urbaines
(en notant tout de même que les racines de ces musiques américaines sont nombreuses, variées et parfois
paradoxales). Il existe de nombreux indices (historiques ou musicaux) permettant de rapprocher la «culture
des sound-systems» de celles plus tardives du rap des ghettos new-yorkais 22, et des musiques populaires électroniques 23 (disco remix…). Mais si l’on veut résumer l’apport des dub-masters sur la modernisation des
techniques de composition aux Etats-Unis, on peut dire que dans les musiques où l’on considère la table de
mixage comme un instrument de musique et le deejay/mixer comme un artiste, on est incontestablement
sous l’inflence du dub.
En Grande-Bretagne, l’inflence du dub fut particulière, car cette musique y avait déjà trouvé un écho à
travers la personne d’Adrian Sherwood (producteur et mixeur anglais). Ce dernier imposa dès la fi des
années soixante-dix une empreinte mêlant inflences rock, funk, rythmes steppers (un style plus énergique
de reggae né en Angleterre), techniques du dub, racines analogiques (utilisation de bandes, effets…) et
sonorités électroniques. Ce métissage fut un premier pas vers un style de dub purement anglais, qui sera
suivie au cours des années quatre-vingt-dix par des labels comme Universal Egg, Third Eye Music ou Word
Sound. Mais plus important encore, la création d’un tel style de dub a permis aux musiques pop britanniques
de s’imprégner du dub jamaïcain. On retrouvera alors le dub dans des productions de groupes rocks, triphops ou jungle (The Clash, XTC, The Wild Bunch, Asian Dub Foundation…). Cependant, on constate que
tout ces métissages sont le fruit de politiques consistant à réunir différentes communautés autour de projets
culturels. On considère la richesse sonore de chaque musique pour l’exotisme qu’elle apporte. Ce n’est pas
le travail que peut effectuer le dub-master qui est pris en compte ici, même si la composition à partir de
boucles sonores n’est pas sans rappeler celle des aînés jamaïcains. Reste, pourtant, ce sentiment que l’on
cherche à donner à l’auditeur l’impression d’entendre du dub, au travers de quelques clichés : un univers
submergé d’échos, d’effets sonores aériens, de profondes basses réverbérées, et de rythmiques hypnotiques.
Peut-être est-ce là un moyen d’emmener le dub vers de nouveaux horizons. Mais alors, quelle est la véritable
nature du dub ? Quelle est la défiition la plus juste qu’on puisse lui donner ?
On constate à l’écoute de l’album « No Protection », réalisé par le dub-master anglais Mad Professor en
1995 à partir de l’album « Protection » (Circa Records, 1994) de Massive Attack, que l’on tient là une œuvre
qui synthétise parfaitement les facteurs d’originalités du dub. En premier lieu, Mad Professor utilise déli
44
Volume! 2002 – 1
bérément son matériel de manière peu optimale. Il met les technologies actuelles à l’épreuve, à la manière
de King Tubby. Cela donne des morceaux aux paysages sonores proches de ceux développés dans le dub
des origines, régis par le même principe de dilatation de l’espace-temps et une vision « surréaliste » de la
musique que viennent à envier certains des plus grands dub-masters comme « Scratch » 24. De plus, le travail
effectué par le Mad Professor sur la voix est proche de celui de Perry 25 (un univers qui se défii par ses
textes hachés, onomatopées et autres glossolalies); en ajoutant à cela une mise en avant de la rythmique
basse/batterie 26 et une application d’effets (écho, reverb, phaser…) sur les enveloppes sonores.
Réalisé à partir d’un album trip-hop (« Protection »), les morceaux de Mad Professor montrent surtout que le
caractère « reggae » du dub originel n’est pas une de ses spécifiités. Il y a, en effet, beaucoup de disc-jockeys
qui considèrent le dub comme le versant expérimentale du reggae. Si Tubby et ses disciples ont développés le
dub autour du reggae, c’est avant tout parce que les studios et les producteurs, pour lesquels ils travaillaient,
leur offraient essentiellement ce type de matière sonore. Il ne faut pas oublier que Perry, tout comme
d’autres compositeurs jamaïcains, livraient parfois des œuvres teintées de rythmes « souls » et « funks ».
Nous pouvons alors conclure sur une défiition du dub qu’on peut résumer comme étant l’art de transformer la matière sonore d’un album de musique populaire (rock, trip-hop, reggae, disco, funk…) en un album
qui met en avant l’ensemble basse/batterie, à l’aide de la technologie de studio et des techniques développées par King Tubby et ses disciples. « Lorsque le dub est bien fait, il prend chaque fragment et l’imprègne
d’une nouvelle vie, transformant un ordre rationnel de séquences musicales en un océan de sensations. » 27
C’est le principal facteur d’originalité du dub jamaïcain, celui qui le sépare défiitivement de son image de
« version » pour lui offrir celle de genre musical. Et même si beaucoup d’albums dub des années soixante-dix
n’étonnent plus vraiment l’auditeur d’aujourd’hui, on peut comprendre que l’important dans cette musique n’est pas tant dans le résultat musical à proprement parler, mais plutôt dans le fait qu’elle fut celle de
« visionnaires » jamaïcains ayant anticipé trente ans de musiques populaires urbaines du monde entier.
Bibliographie
BARROW (S.) et DALTON (P.), Reggae: The Rough Guide, Rough Guides/Penguin, 1997, 395 p.
BLUM (B.), Le reggae, Librio musique, Paris, mai 2000, 95 p.
CHEESEMAN (P.), « History Of House », DJ magazine, 1985
CONSTANT (D.), « Aux sources du reggae. Musique, société et politique en Jamaïque », Epistrophy, 1986/2, Editions
Parenthèses.
KATZ (D.), People Funny Boy : The Genius Of Lee «Scratch» Perry, Payback Press, 2000
« Mad Professor », The Wire, 148, june 1996
SALEWICZ (C.) et BOOT, (A.), Reggae Explosion – histoire des musiques de Jamaïque, Editions du Seuil, 2001
TOOP (D.), Ocean Of Sound : Ambient music, mondes imaginaires et voix de l’éther, Kargo, Cahors, 2000
« Trip-hop », Mix Mag, June 1994.

 

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Charte de la Campagne BDS France

Charte des principes qui guident notre action pour le BDS

1 – Le boycott représente une prise de position, c’est un acte de dénonciation politique qui se poursuivra jusqu’à ce qu’Israël s’engage clairement dans le respect du droit international, la fin de l’occupation et de la colonisation.

2- Cette campagne de Boycott de l’Etat d’Israël en tant qu’occupant et colonisateur, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, n’est pas une fin en soi, destinée à discriminer une population. Elle constitue un outil de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien, qui servira à imposer la seule issue pour cette région : l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens.

3- Notre action est éthique, citoyenne et politique.

Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme.

Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits.

Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas.

Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans.

 

4 – Nous nous engageons

À refuser d’acheter ou de consommer les produits et les services de l’économie israélienne ;

À refuser de participer à toute action culturelle sportive… promue en France par des institutions officielles israéliennes ;

À informer les partenaires commerciaux ou institutionnels des raisons de notre boycott ;

À mener des campagnes d’information et de sensibilisation du public sur les raisons du boycott, et sur les entreprises françaises qui participent à l’occupation et à la colonisation israélienne ;

À mener des actions d’information auprès des entreprises et comités d’entreprise français sur les produits israéliens et les raisons de cesser leur distribution.

5 – Notre action est non violente et respecte les personnes et les biens.

 

C’est le nombre de citoyens, associations, organisations syndicales et politiques qui nous rejoindront dans cette campagne solidaire et déterminée qui permettra d’atteindre ce but.

 

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Appel de la Campagne BDS France

Appel pour une Campagne nationale de
Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS)

IL FAUT DIRE STOP À ISRAËL !

Nous constatons que loin de chercher une solution juste et pacifique avec les Palestiniens, Israël, à travers ses gouvernements successifs, s’engage toujours plus avant dans la violence de l’occupation, de la colonisation, la violation des droits humains et du droit international. Cette situation a atteint un point culminant en 2009 avec l’offensive criminelle sur Gaza dont le siège se poursuit. Le nouveau gouvernement israélien ne programme, pour seul horizon, que le transfert des Palestiniens, la poursuite de la colonisation et un régime légal discriminant envers les citoyens palestiniens d’Israël qui s’apparente de plus en plus à celui de l’ex-Apartheid sud africain.

Les droits des Palestiniens sont bafoués depuis trop longtemps, nous devons agir !

Nous considérons que la politique destructrice d’Israël se poursuit parce que personne ne l’arrête. La communauté internationale ne joue pas son rôle, l’Union Européenne et le gouvernement français les premiers :

  • Qui refusent de sanctionner les violations des droits humains par la suspension des accords d’association conférant à cet état un statut de partenaire commercial et économique privilégié ;
  • Qui veulent même aujourd’hui imposer le renforcement de ces privilèges ;
  • Qui ne suivent pas non plus les avis de la Cour Internationale de Justice les incitant à prendre des mesures contre l’illégalité du Mur dit de Séparation et contre la colonisation en Cisjordanie, ni même sur la détention de milliers de prisonniers politiques.

Cette communauté internationale ne fait rien pour empêcher les assassinats ciblés, l’emprisonnement de députés élus démocratiquement, les châtiments collectifs, ni pour la levée du siège de Gaza.

Nous, société civile française, citoyens, associations, organisations syndicales et politiques, décidons de nous engager activement dans la Campagne internationale de BDS appelée à l’unanimité de la société civile palestinienne:

…«Nous, représentants de la société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les hommes et femmes de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissements contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid. (…)

Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos États respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël.

Ces mesures de sanction non violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international. »…

Cet appel palestinien a été adopté par des centaines de mouvements progressistes internationaux dont de nombreux militants, associations et intellectuels israéliens opposés à cette politique coloniale.

Nous nous engageons à agir dans un cadre politique, citoyen et éthique, sur la base de la charte des principes jointe, pour une véritable mise en œuvre de cette campagne, en créant des cadres unitaires de mobilisation, d’information, et/ou d’action, ou au sein de collectifs déjà existants.

Appel de la société civile palestinienne

Appel au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements contre Israël jusqu’à ce qu’il applique le Droit International et les Principes Universels des Droits de l’Homme.

Un an après que l’avis consultatif historique de la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui a jugé illégal le mur qu’Israël construit sur le territoire palestinien occupé, Israël continue sa construction du mur colonial au mépris total de la décision de la Cour. Après trente huit ans d’occupation par Israël de la Cisjordanie palestinienne (y compris Jérusalem-Est), de la Bande de Gaza et des Hauteurs du Golan syriens, Israël continue à accroître les colonies juives. Il a unilatéralement annexé Jérusalem-Est Occupé et les Hauteurs du Golan et annexe maintenant de facto de grandes parties de la Cisjordanie à l’aide du mur. Israël prépare également, dans l’ombre, son redéploiement prévu de la bande de Gaza – pour établir et accroître les colonies en Cisjordanie. Cinquante sept ans après que l’État d’Israël ait été établi principalement sur la terre ethniquement nettoyée de ses propriétaires palestiniens, une majorité de Palestiniens sont des réfugiés, dont la plupart sont apatrides. D’ailleurs, le système de discrimination raciale contre ses propres citoyens Arabes-Palestiniens derrière lequel il s’est retranché demeure intact.

À la lumière des violations persistantes du droit international par Israël, Étant donné que, depuis 1948, les centaines de résolutions de l’ONU ont condamné les politiques coloniales et discriminatoires d’Israël en tant qu’illégales et ont appelé à des remèdes immédiats, proportionnés et efficaces, Étant donné que toutes les formes d’intervention internationale et de tentatives de paix n’ont pas jusqu’ici convaincu ou forcé Israël à se conformer à la loi humanitaire, à respecter les Droits de l’Homme fondamentaux et à mettre fin à son occupation et son oppression du peuple de la Palestine, En raison du fait que les peuples de conscience parmi la communauté internationale ont historiquement Appel au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements contre Israël endossé la responsabilité morale de combattre l’injustice, comme illustré dans la lutte pour abolir l’Apartheid en Afrique du Sud par diverses formes de boycott, de retrait d’investissement et de sanctions; Inspirés par la lutte des Sud-Africains contre l’Apartheid et dans l’esprit de la solidarité internationale, de la cohérence morale et de la résistance à l’injustice et à l’oppression.
Nous, représentants de la société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos états respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël. Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l’intérêt de la justice et d’une véritable paix. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :

1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de tous les terres Arabes et en démantelant le Mur
2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue; et
3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.

 

Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann, militantEs BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) étaient convoquéEs devant le tribunal correctionnel de Toulouse le jeudi 30 juin. Déjà reporté le 9 décembre dernier, le procès est renvoyé une nouvelle fois au 22 septembre et encore une fois à la demande des officines pro-israéliennes déclarées parties civiles.Les 4 prévenus sont poursuivis au départ pour « entrave à l’exercice normal d’une activité économique » sur dénonciation de la LICRA locale et du BNVCA reprise par le procureur. Le dossier « entrave » était tellement peu sérieux que deux nouvelles officines (France Israël et Avocats sans frontières) ont lancé une seconde accusation, pour les mêmes faits, via une « citation directe » celle « d’incitation à la discrimination… liée à une nation », basée sur la loi de la presse.

Les 4 officines auxquelles s’est joint, à la dernière minute et pour la première fois dans un procès contre le mouvement BDS, le CRIF Toulouse (Conseil prétendument Représentatif des Institutions Juives de France) ont prétexté ne pas avoir eu le temps de travailler les conclusions de la défense communiquées, à leur avis, trop tard. Alors qu’aucune d’entre elles n’a remis une seule ligne de conclusion ! Qu’à cela ne tienne, le procureur est venu porter secours aux parties civiles empêtrées dans l’imbroglio juridique qu’elles ont elles-mêmes créé en soutenant le report.

Pendant ce temps-là, à peu près 300 personnes venues de toutes les régions de France (Marseille, Lyon, Paris, Bordeaux, Perpignan, Couserans, Montauban, Figeac, Nîmes, Albi, Pau, Auch, Agen, Montpellier…) ont participé au rassemblement de soutien devant le tribunal. Une réussite par le nombre et la diversité des participants qui s’appuie sur une campagne unitaire de longue haleine. De nombreux messages de soutien d’organisations, de personnalités et de simples citoyens sont parvenus de toute la France et aussi de l’étranger.Le CRIF et le gouvernement français relaient la stratégie de l’État d’Israël dans sa campagne de diffamation et d’intimidation contre BDS considéré comme une « menace stratégique ». Cette stratégie d’usure et de pressions, loin d’affaiblir la détermination de ceux qui luttent pour la justice et les droits des palestiniens, apparaît de plus en plus clairement comme une atteinte délibérée contre la liberté d’expression et renforce une solidarité active de tous ceux qui y sont attachés.

Il nous faut donc maintenant continuer à construire cette campagne en vue de préparer le rassemblement du jeudi 22 septembre à partir de 13h devant le tribunal de Toulouse, poursuivre la signature de la pétition et le soutien financier plus que jamais nécessaire.

Comité BDS France Toulouse
Le 4 juillet 2016

 

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Pourquoi la campagne BDS ?

Nous considérons que la politique destructrice d’Israël se poursuit parce que personne ne l’arrête. La communauté internationale ne joue pas son rôle, l’Union Européenne et le gouvernement français les premiers :

Qui  refusent de sanctionner  les violations des droits humains  par la suspension des accords d’association conférant à cet Etat un statut de partenaire commercial et économique privilégié.Qui veulent même aujourd’hui imposer le renforcement de ces privilèges.Qui ne suivent pas non plus les avis de la cour internationale de Justice les incitant à prendre des mesures contre l’illégalité du Mur dit de Séparation et contre la colonisation en Cisjordanie, ni même sur la détention de milliers de prisonniers politiques.Cette communauté internationale ne fait rien pour empêcher les assassinats ciblés, l’emprisonnement de députés élus démocratiquement, les châtiments collectifs, ni pour la levée du siège de Gaza.

Nous, société civile française, citoyens, associations, organisations syndicales et politiques, décidons de nous engager activement dans la Campagne Internationale BDS.

1 – Le boycott représente une prise de position

2- Cette campagne de Boycott de l’Etat d’Israël en tant qu’occupant et colonisateur, comme celle du Boycott de l’Afrique du Sud de l’Apartheid, n’est pas une fin en soi, destinée à discriminer une population. Elle constitue un outil  de pression sur nos gouvernements pour qu’ils appliquent des sanctions et un levier sur le gouvernement israélien, qui servira à imposer la seule issue pour cette région : l’application du droit international et le respect des droits des Palestiniens.

3- Notre action est éthique, citoyenne et politique.

Elle s’inscrit dans notre combat permanent contre toute forme de racisme. Elle ne vise pas des personnes ou des groupes en raison de leur origine ou de leur religion juive, ni leurs entreprises ou leurs produits. Nous faisons une différence évidente entre un produit israélien que nous boycottons, et un produit casher produit par une entreprise non israélienne que nous ne boycottons pas. Ce boycott ne vise pas la société israélienne ni les individus qui la composent, en tant que tels, il vise la politique coloniale d’occupation israélienne et ses partisans.

4 – Nous nous engageons

À refuser d’acheter ou de consommer les produits et les services de l’économie israélienne ; À refuser de participer à toute action culturelle sportive… promue en France À informer les partenaires commerciaux ou institutionnels des raisons de notre boycott ; À mener des campagnes d’information et de sensibilisation du public sur les raisons du boycott, et sur les entreprises françaises qui participent à l’occupation et à la colonisation israélienne ; À mener des actions d’information auprès des entreprises et comités d’entreprise français sur les produits israéliens et les raisons de cesser leur distribution.

5 – Notre action est non violente et respecte les personnes et les biens.

 

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62 L’émission du CSPB 28 06 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 16 h 38 min

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61 DAVID STYGMATE ET LISE CABARET 21 06 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 16 h 35 min

Biographie de David Stygmate

Son groupe avec lequel il a partagé de nombreuses scènes avec le groupe mythique « Parabellum » dont il a aussi organisé les concerts, il jouait jusqu’alors avec Sven (disparu en janvier 2017) le guitariste de Parabellum et du Bal des enragés avec le groupe « Fatal Monstrum ». Il a également partagé la scène des groupes tels que Lofora, les Ramoneurs de Menhir, les Wampas, Skip the use, les Cadavres.

Lise Cabaret a grandi et mûri ses textes, tantôt festifs, tantôt acides ; des textes qui se souviennent, et font se souvenir. Inspirée par l’humain et le nocturne, Le décadent et l’enjoué, elle fait de sa guitare un instrument de résistance et de quotidien. Avec la résonance chaude d’une voix qui ne s’oublie pas…
David Stygmate est lui aussi auteur compositeur interprète. Issu du milieu Punk Rock, il travaille depuis plus de 20 ans avec les groupes phares de la scène Rock tels que Fatal Monstrum, Diego Pallavas, Miss Helium ou encore Stygmate dont il est le leader. David « c’est comme la beauté Fellinienne, à tâtons dans le noir, les aspérités de sélène… » (bat bat)
La fusion de leurs univers nous transporte dans une atmosphère parfois sombre, parfois piquante mais surtout captivante et incomparable. Depuis la création du duo au début de l’année, ils ont déjà parcouru de nombreux lieux de concerts en France. Le maquis au cœur et la langue tranchante comme un couteau.

« Pantalon destroy et bracelet de force, Lise Cabaret incarne une rébellion cloutée, le capillaire travaillé crasseux et la corde vocale semi-rocailleuse, elle s’élève sur le fil du rasoir, se brisant parfois au gré des salves électriques (…) Grunge oui mais avec du rouge à lèvres, les monologues de riffs s’assourdissent derrière les paroles assoiffées de liberté.En gros, la life est complètement merdique et si tu oses t’aventurer dans les ruelles de Paname la grande maquerelle du rêve, soit tu crèves pour une croûte de fromage comme un rat au fond d’une poubelle, soit tu aimes et tu peux encaisser les coups» (Foggy’s Delight)

2013 Sortie du premier EP « Les hommes sensibles ».
2016 Rencontre avec le ténébreux punk rockeur David Stygmate (Stygmate, Miss Helium, Diego Pallavas). David a partagé de nombreuses scènes avec le groupe mythique « Parabellum » dont il a aussi organisé des concerts.
La fusion des univers de Lise Cabaret et David Stygmate forme un équilibre parfait entre chanson française et rock

 

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Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 16 h 21 min

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POUR CETTE 38ème NOUS RECEVIONS LE FESTIVAL CONTENTPOURRIEN

 

CONTENTPOURRIEN 8EME EDITION

Ce projet porté par les bénévoles de l’association A chacun son cirque a pour objectif de faire rayonner la culture sous différentes formes à travers le territoire de Mantes-en-Yvelines. Cette volonté se concrétise par l’organisation de concerts, de spectacles et des expositions dans différents lieux culturels et associatifs, ainsi que dans des écoles et l’espace public de la région.

 

A l’arrivée des grandes vacances, le Festival Contentpourien est un rendez-vous devenu incontournable permettant à la population locale de découvrir des artistes venus de différents horizons et exerçant dans une multitude de disciplines : musique, théâtre, arts du cirque, arts de rue, arts plastiques,…

Même si l’esprit “fait maison” reste une des marques de fabrique de l’événement, le Festival Contentpourien gagne en professionnalisme et en qualité au fil de ses éditions grâce au savoir-faire de ses techniciens, bénévoles et partenaires. Tous se retrouvent avec impatience chaque année, animés par l’envie de proposer une édition meilleure que la précédente en mettant les bouchées-doubles sur la décoration, la scénographie, la qualité de l’accueil du public et des artistes…

 

Que vous soyez jeunes ou moins jeunes, en famille ou entre amis, amateurs de musique ou de spectacles, vous aurez forcément une bonne raison de venir nous rendre visite à l’un des événement du festival Contentpourien ! Nous vous attendons avec impatience pour cette nouvelle édition.

 

Et comme nous aimons le répéter, “plus on est de fous, plus on est contentpourien” : parlez-en autour de vous !

 

L’équipe du Festival Contentpourien

27 JUIN AU 7 JUILLET 7 SPECTACLE GRATUIT DANS LE MANTOIS

A propos

Fanfare Afro-Jazz
Bénin

Infos pratiques

Dimanche 9 Juillet

Parc de la Vallée
78711 MANTES-LA-VILLE
Plan

Entrée gratuite

 

Eyo’nlé Brass Band  (« Réjouissons-nous » en Yoruba) a été créé par Mathieu Ahouandjinou, dont la motivation est de valoriser la musique béninoise hors des frontières du Bénin en produisant une musique moderne basée sur les rythmes traditionnels du pays. 

Eyo’nlé Brass Band nous emmène dans un voyage unique et authentique le long de ses racines africaines où se mêlent rythmes, danses et chants. Ces huit musiciens ont su allier ingénieusement l’héritage des musiques festives béninoises, que l’on retrouve dans les percussions et la musique jazzy des fanfares de rue, présente dans les arrangements des cuivres. Alors que les percussions rythment les cuivres, les chants, eux, se collent à l’actualité : démocratie, sida, chômage des jeunes. Ces chants célèbrent également les divertissements traditionnels, les cérémonies du culte vaudou, les funérailles rituelles et les rites initiatiques. 

Avec Eyo’nlé Brass Band, ça chante, ça bouge, ça danse, bref, ça vit ! 

Eyo’nlé Brass Band est l’une des rares fanfares africaines à faire découvrir à l’international, cette tradition des cuivres issues des pays du pourtour du golf de Guinée, où se mélange l’afrobeat yoruba, le high life Ghanéen et les musiques vaudou du Bénin. Un mélange musicale remarquable enrichit des expériences et des multiples collaborations du groupe. 

Les Ogres de Barback ont croisé plusieurs fois leur route et leur rythme avec cette fanfare atypique durant ces dernières années. C’est tout naturellement qu’ils les ont invités à participer à la tournée anniversaire de leur 20 ans de carrière pour l’ année 2014. Un spectacle où les 2 fratries ont mélangés leurs mots, leurs chants et leurs riffs cuivrés pour une conversation musicale Cotonou-Paris des plus festive. Spectacle qui a donné  lieu à un album live sorti le 8 avril 2015 chez Irfan le Label. 

Mélangeant toutes leurs influences Eyo’nlé Brass Band propose un répertoire mêlant des standards de la chanson française (Brassens, Gainsbourg), des compositions issues des musiques vaudou Béninoise et des influences afrobeat Yoruba. Le tout orchestré à la façon Brass Band avec des chorus jazzy et des percussions traditionnelles (Talking drum,) soutenant la section rythmique grosse caisse, souba, caisse claire. La création 2015 s’était faite en partenariat avec la SMAC 07 à Annonay.

  • Raphy B-Good DJ SET SOUL RNB FUNK J 07JUILLET 21H CAC G BRASSENS 

Tarifs sur place

Pass weekend : 16€

Pass journée (Tarif plein) : 12€

Pass journée (Tarif réduit*) : 10€

Gratuit tout le weekend pour les moins de 16 ans

(*) Offre valable sur présentation d’un justificatif en cours de validité pour : étudiant, moins de 18 ans, plus de 65 ans, grand invalide civil, grand invalide de guerre et sans emploi.

Entrées et sorties

Le bracelet qui vous sera fourni à l’entrée vous permet d’entrer et sortir du site du festival.

Parkings

Parking : Rue des soupirs 78711 MANTES-LA-VILLE

Moyens de paiement

Le festival n’est pas équipé de terminal pour cartes bancaires.

Des distributeurs sont à votre disposition à proximité du festival :

Banque popuplaire, banque postale et Caisse d’épargne sur la route le Houdan à Mantes-la-Ville

Camping

Un camping gratuit sera à disposition des festivaliers sur le site du festival.

L’accueil des festivaliers se fera du vendredi 8 juillet à partir de 18h30 jusqu’au lundi 11 juillet à midi.

Les feux et camping-gaz sont interdits sur le camping.

Restauration

Restauration salée (grillades, frites, salades,…)

Candy Gaufre (gaufres, crêpes sucettes,…)

Bar

Bières artisanales Hotteterre (blonde, rousse, brune)

Vin

Softs

Interdiction sur le festival

Bouteilles en verre

Animaux de compagnie

Objets contondants ou coupants

Camping gaz

 

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59 LILLABOX ET SÉBASTIEN BERTRAND 07 06 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 16 h 13 min

NOUS RECEVIONS SÉBASTIEN BERTRAND ET LILLABOX

Alors on te recevait en nov. 2011 pour le projet du chemin de la belle étoile sur des textes de Yannick Jaulin mise en musique par Sébastien Bertrand. Un beau parcours depuis ses débuts avec son oncle Thierry Bertrand à l’âge de 7 ans. Le chemin de la belle étoile racontait ton parcours depuis l’orphelinat du Liban à ton arrivée dans le pays marais en Vendée. Alors toujours fidèle à l’accordéon diatonique. Depuis 2011 tu as travaillé sur plein de projets, notamment le grand danse connection club en 2012, nahas project avec Lo Jo et un quatuor à corde pour des textes croisés de Sébastien Bertrand, Denis péan et Alban darche en mars 2013, tu participes à la créa de Born in Lebanon une ONG qui accompagne des adultes adopté au Liban en 2014.

Travail d’écriture dans les CP des pays de Loire, sur les thèmes de l’identité, de l’appartenance, sur 2mois en 2014

Tu es toujours à cheval entre le Liban et la France, sur ton dernier album, on retrouve toujours cette quête d’identité avec bouchara, carnaval et marche de tatihou

Mais aussi un lien avec l’actu et le déracinement avec la mazurka du voyageur.

Cet album est encore une fois très personnel lien avec le Liban mais également avec les lieux de ton enfance de ton parcours tu seras sur le festival de joutes de correns le 21.

Né au Liban, adopté en France à l’âge de neuf mois,  Sébastien Bertrand a grandi dans une famille de musiciens et de collecteurs du marais breton vendéen. Nourri des traditions musicales de sa terre d’adoption, il est reconnu comme un des grands noms des musiques traditionnelles, mais également comme un accordéoniste diatonique virtuose et des plus novateurs.

Après les créations collectives où il a associé divers genres: musiques traditionnelle, orientale, jazz, électro, hip hop, rock, théâtre, danse, cinéma … il reprend ici le fil de son spectacle autobiographique écrit avec Yannick Jaulin « Chemin de la Belle Etoile ».

Et c’est un album et un concert solo bouleversant qu’il nous offre, une musique puissante, innovante au son plein, respirant, vivant.

Compositeur et mélodiste talentueux, artiste généreux de l’instant et de la rencontre, il fait partager avec beaucoup de finesse et de subtilité ses pulsations intimes et ses voyages intérieurs entre Méditerranée et Atlantique.

D’un coup le temps s’arrête, le son vibrant de l’instrument nous happe, nous envahit et nous emmène loin du brouhaha … nous propulse au plus profond de nous-même, au cœur d’une émotion simple et vraie. 

Ses musiques racontent sa vie, celle d’un homme touchant au destin singulier, entre deux pays et deux cultures.

Inspiré par son Liban natal,  Sébastien Bertrand évoque sa quête d’identité dans Bouchara, « Bonne Nouvelle », son nom  d’emprunt attribué par l’orphelinat au Liban, Carnaval, écrit sur les toits de l’orphelinat à Beyrouth en écoutant la rue… « Aujourd’hui c’est carnaval – Nous mangeons Ket Ben Aye – Prendre le temps de respirer – Toutes ces odeurs du passé – Aujourd’hui je tombe le voile – Teint mat et cheveux frisés – Avec honneur et fierté – Plus peur d’être un étranger… », Marche de Tatihou & Nuit à Beyrouth.

Son analyse de la marche du monde et ses convictions personnelles donnent du sens à sa musique, entrent en résonnance avec l’actualité : La Mazurka du Voyageur parle d’un voyage sans frontière, sans visa, du droit de partager la terre et de changer d’espace, Terre Gagnée (Maraîchine des Ecluses & Salicorne), de la fragilité d’un territoire gagné sur l’océan, La Fraternelle, de l’importance du collectif.

Il livre des moments d’intimité : La Tranquillité, un petit chemin près de l’océan…

La Dorne, une maison qui l’a souvent accueilli … le lien charnel entre une mère et son enfant, Basmati musique surprenante du dedans, du ventre de l’instrument…, Ile était, petite musique délicate, Devant Bordeaux, un hommage à toutes celles et ceux qui ont accepté de dire, de partager devant un micro … Il nous entraîne dans la pulsation de danses renouvelées : Valse d’en Face, Le Temps, Suite du Cailloux… ou dans l’imaginaire splendide de Détournement, référence au « Chemin de la Détourne » où il a habité sur l’Ile d’Yeu et à la légende du voyageur qui, foulant une petite orchidée, en perd le sens de l’orientation, condamné à tourner en rond jusqu’à ce que quelqu’un vienne le délivrer : « On dit que les malicieux “fras”, petits hommes doués du pouvoir de faire ramollir les pierres auraient planté cette fleur »…

 

Cette production sonore est le reflet d’un travail entrepris depuis janvier 2015 autour de la création du spectacle solo « Traversées Diatoniques ». Cette création s’est articulée autour de « Labos Sonores » en solo ou en duo avec Pascal Cacouault. 

Co-production : Les Nuits Atypiques (33), Le Chantier – Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles – Correns (83), Les Traversées de Tathiou – Conseil départemental de la Manche (50), La Soufflerie – Scène conventionnée de Rezé (44), avec le soutien financier de la DRAC et du Conseil régional des Pays de la Loire.

Musique traditionnelle : Cours d’accordéon diatonique

 

Sébastien BERTRAND : Titulaire du DE pour l’enseignement des musiques traditionnelles

 

En tant qu’accordéoniste diatonique, son jeu se caractérise par un toucher léger et rapide. Sa technique s’inspire des ornementations utilisées sur la « veuze » (cornemuse), instrument dont il maîtrise également la pratique, et des techniques du chant traditionnel. On le reconnaît à la manière de faire sonner son accordéon, à sa maîtrise du passage de l’air dans le soufflet.

Le souffle et la respiration sont au cœur de sa pratique instrumentale.    

Comme toute activité d’apprentissage, la proposition s’appuie sur la régularité et sur le suivi des progressions de l’élève. Pour distendre le temps et permettre une bonne immersion, une formule d’atelier, par niveaux et âges, permet de recevoir les élèves pour des sessions de 50 minutes et de créer une émulation de groupe…des cours individuels ou des programmes spécifiques sont disponibles sur demande…

Trois grilles de lecture de la musique : comme pour la majorité des musiques traditionnelles, un travail sur l’oreille et la mémoire sera valorisé et favorisé. Une tablature spécifique + partition seront également disponibles en complément.

L’élève pourra enregistrer les morceaux à la fin du cours et les retrouver sur un espace internet dédié.

Il ne s’agit pas de restreindre l’aire géographique des répertoires mais bien d’asseoir l’apprentissage technique et artistique de l’instrument – l’idée est que les élèves développent une autonomie et une curiosité à découvrir des répertoires nouveaux et à les partager.

Un travail de compositions spécifiques pour les cours (en complément du répertoire universel) : cette adaptabilité permet de répondre aux demandes des élèves sur les styles, de répondre à des difficultés techniques et d’adapter les propositions aux évolutions et rythmes de chacun.

Une pratique hors les murs : toutes les musiques trouvent écho face à un public – les musiques traditionnelles conjuguent l’idée du concert et de la pratique de la danse – des escapades artistiques régulières permettront à chacun de surmonter ses peurs, de partager et de donner un sens communautaire à l’apprentissage.

Des rencontres thématiques : il s’agit de provoquer et de permettre des rencontres avec des porteurs de l’instrument ou de cultures environnantes : master class, conférence, après-concert en coulisse, concert à domicile, exposition, fabrication/réglage…. 

Pour les Cours :

**Atelier principal : MusiKadomia – 35 Chemin de Crec’h an Devet – Servel – 22300 LANNION

**Atelier complémentaire : possibilité d’ouvrir un atelier au centre « Ti ar Vro Treger-Goueloù » – Cavan (22) – cette extension géographique peut permettre de faciliter la venue d’élèves de ce secteur et permet aussi de s’inscrire dans la dynamique culturelle du territoire.

Contact : Sébastien BERTRAND – 0607607849 - musikadomia@gmail.com -

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LILLABOX Mathieu DERANHOTet Alexandre HETZEL

Deux personnes qui se retrouvent après s’être trouvé à jouer ensemble dans le groupe cirrus c’était en 2010, décident d’unir leurs talents pour nous offrir cet album sorti le 24 mai avant un concert au divan du monde le 15 septembre.

Désireux de proposer un univers musical unique et novateur, deux musiciens (anciens membres du groupe Cirrus) réunis autour d’une même passion pour les musiques modernes astucieusement mêlées aux sonorités traditionnelles world, forment en 2013 le duo Lillabox.

Coups d’archets dynamiques et riffs inspirés leur permettent d’explorer et de fusionner différents univers (pop-rock, world), pour une alliance inédite.

Le duo nous offre ainsi un répertoire varié, aux mélodies tantôt douces, tantôt endiablées, se jouant des frontières conventionnelles, et nous invitant à une inoubliable et singulière expérience musicale.

Album « Faidherbe Street » (sortie le 24 mai 2016 label // Plaza Mayor)

 Mathieu Deranlot : Violoncelle // Alexandre Hetzel : Guitare // Youssef Hbeisch (trio Joubran) : Percussions
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58 L’émission du CSPB 31 05 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 15 h 05 min

L’ACTU DU PAYS BASQUE PAR LE COMITÉ DE SOLIDARITÉ DU PEUPLE BASQUE LE DERNIER MARDI DU MOIS.

autocollant 7

22 avril 2020

57 LA REVOLUTION/LA COMMUNE DE PARIS 24 05 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 21 h 06 min

 

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LA GARDE NATIONALE
EN 1870 ET 1871

mercredi 11 mai 2016

 

 

Barricade rue de la Roquette 18 mars 1871

La Garde nationale de Paris, créée pendant la Révolution de 1789, a joué un rôle considérable pendant la Commune de Paris de 1871.

Début juillet 1789, les États généraux convoqués par le roi Louis XVI à Versailles viennent de se transformer en Assemblée constituante pour mettre fin à la monarchie absolue et construire une société de liberté, d’égalité et de fraternité.

À Paris, les notables bourgeois ont créé la première Commune de Paris pour administrer la ville. Ils se sont dotés d’une milice pour se protéger contre les troubles qui accompagnent les débuts de la Révolution. Cette force armée participera le 14 juillet à la prise de la Bastille.
Elle sera nommée Garde nationale et étendue à toutes les moyennes et grandes villes du pays par le décret du 12 juin 1790.

À l’origine, la Garde nationale est recrutée parmi les citoyens aisés dits «  actifs  », ainsi nommés parce qu’ils paient un impôt égal à trois journées de travail. Compte tenu de ce mode de recrutement, la Garde nationale est plutôt de tendance modérée. À partir de 1791, elle est influencée par les clubs révolutionnaires sensibles aux revendications populaires. Elle est à la pointe de l’insurrection qui renverse la monarchie en 1792 et proclame la République.

La première Commune de Paris, jugée par les Thermidoriens trop sensibles aux revendications populaires, est supprimée par le décret du 14 fructidor an II (31 août 1794).
Cependant, les gardes nationales, à Paris comme en province, perdureront pendant les régimes qui suivent la Première République : Consulat, Premier et Second Empires, Restauration de 1815, Monarchie de juillet en 1830, Deuxième République en 1848.

LA GARDE NATIONALE EN 1870 ET 1871

Pendant le Second Empire, la Garde nationale parisienne est peu active. Elle est réduite à 14.000 hommes et 60 bataillons. Après la déclaration de guerre à la Prusse fin juillet 1870, Napoléon III décide de doubler ses effectifs, mais le recrutement est lent parmi la population bourgeoise de la capitale.

Le renforcement s’accélère après les revers militaires et l’encerclement de Paris par les Prussiens. Fin septembre 1870, 250 bataillons sont formés et 300 000 hommes mobilisés. Une solde de trente sous par jour est accordée aux gardes nécessiteux, de plus en plus nombreux à cause du chômage consécutif au ralentissement de l’activité industrielle. La Garde nationale devient une milice populaire et républicaine qui s’oppose de plus en plus au Gouvernement (dit) de Défense nationale.
C’est le peuple en armes.

COMPOSITION ET FONCTIONNEMENT

La Garde nationale parisienne est composée de vingt légions, une par arrondissement. Chaque légion compte plusieurs bataillons ; leur nombre varie en fonction de la population de l’arrondissement. En septembre 1870, la Garde nationale parisienne est composée de 234 bataillons. Chaque compagnie compte environ 125 hommes. Les bataillons sont formés de quatre compagnies de marche (ou de guerre) et de quatre compagnies sédentaires. Les compagnies de guerre sont composées de volontaires et des gardes les plus jeunes ayant peu ou pas d’enfants. Les gardes des compagnies sédentaires restent à leur domicile. Un point de ralliement est fixé dans chaque quartier pour les besoins de leur service. Les gardes nationaux des compagnies de marche et sédentaires sont donc très proches des populations qu’ils représentent. Des bataillons spéciaux sont recrutés dans les administrations et services publics : Poste et télégraphes, Finances, Octroi, Banque de France, Chemins de Fer, etc.

La loi du 2 septembre 1870, confirmée par la circulaire du 6 septembre, organisait l’élection des officiers, sous-officiers et caporaux par les gardes nationaux de leur compagnie. Les officiers des compagnies de guerre élisaient leur chef de bataillon.
Ce mode de désignation des cadres aboutit à l’élection de citoyens actifs dans les organisations populaires : clubs, chambres syndicales, sections de l’Internationale.

LE SIÈGE DE PARIS PAR LES PRUSSIENS

Le gouvernement de défense nationale, installé à l’Hôtel de Ville, se méfie de la Garde nationale. Trochu, général bonapartiste, choisi comme gouverneur de Paris et chef du Gouvernement provisoire, les engage dans des sorties mal préparées dont l’objectif réel est de calmer leur ardeur patriotique et révolutionnaire en faisant des saignées dans leurs rangs. C’est le cas des sorties de Champigny, de Montretout et de Buzenval.

Le reste du temps, l’inactivité des gardes nationaux les incite à participer aux réunions des clubs, des sections de l’Internationale, des comités de vigilance d’arrondissement, fédérés depuis le 5 septembre 1870 dans le Comité central républicain des vingt arrondissements, lequel appelle à la création d’une Commune de Paris.

Le gouvernement capitule devant les Prussiens et signe un armistice le 28 janvier 1871. La Garde nationale hostile à la capitulation va s’organiser pour défendre la République mise en péril par la majorité monarchiste de l’Assemblée élue le 8 février 1871 et qui siège à Bordeaux.

LE COMITÉ CENTRAL

Le 15 février 1871, les délégués de dix-huit légions de la Garde nationale se réunissent au Tivoli-Vauxhall, une salle de réunions républicaines située dans le Xe arrondissement, près de l’actuelle place de la République. Ils décident de créer un Comité central de la Garde nationale pour coordonner l’action des 20 légions d’arrondissements. Ils chargent une commission provisoire d’en élaborer les statuts. Le 15 mars, 215 bataillons ont adhéré à la Fédération républicaine de la Garde nationale et constitué son Comité central composé de deux délégués par arrondissement élus par le conseil de légion et d’un chef de bataillon par légion délégué par ses collègues.

LE 18 MARS 1871
ET L’ÉLECTION DE LA COMMUNE

Le 18 mars 1871, l’armée, envoyée par Adolphe Thiers, tente de s’emparer des canons de la Garde nationale entreposés à Montmartre et Belleville. La population s’y oppose et fraternise avec les soldats. Thiers s’enfuit à Versailles. Le soir, le Comité central de la Garde nationale s’installe à l’Hôtel de Ville. Le lendemain, il convoque les électeurs parisiens pour élire une assemblée communale. Les élections ont lieu le 26 mars. La Commune est proclamée le 28 sur la place de l’Hôtel de Ville en présence d’une foule enthousiaste. Le Comité central remet ses pouvoirs entre les mains de la Commune. Entre sa prise de pouvoir, le 18 mars, et la proclamation de la Commune le 28, le Comité central de la Garde nationale avait pris des mesures d’urgence : nomination de plusieurs de ses membres à la tête des principaux services publics, levée de l’état de siège, liberté de la presse, libération des prisonniers politiques, suspension de la vente des objets déposés au Mont-de-Piété, rétablissement de la solde des gardes nationaux, moratoire sur les loyers et échéances.

LES COMBATS CONTRE VERSAILLES

Le 2 avril 1871, les versaillais engageaient les hostilités contre la Commune à Courbevoie, où se trouve aujourd’hui le quartier d’affaires de la Défense, faisant des premières victimes dans les rangs de la Garde nationale et parmi la population civile. À l’issue de cette première journée de combats, des fédérés faits prisonniers sont exécutés. En riposte les généraux Bergeret, Eudes et Duval, qui commandaient la Garde nationale, décidaient, sans en référer à la Commune, une sortie le 3 avril en direction de Versailles par Rueil-Malmaison, Meudon et Chatillon. Insuffisamment préparée, cette tentative échouait. Faits prisonniers, les membres de la Commune Duval et Flourens étaient exécutés sommairement.

 

Gardes nationaux fédérés à l’école des Beaux-Arts

Après, une trêve de huit jours, les versaillais commençaient le siège de Paris. Commandés par Mac-Mahon, ils avaient reçu des renforts venus des garnisons de province et des prisonniers des Prussiens libérés par Bismarck. A Neuilly et Asnières, les gardes nationaux repoussaient les assauts des troupes versaillaises. Au centre du dispositif, les fédérés sous le feu des canons versaillais, résistaient avec détermination. Mais, devenus très inférieurs en nombre, ils étaient contraints d’abandonner les forts d’Issy le 8 mai et de Vanves le 13. Les versaillais étaient maintenant au pied des remparts situés à l’emplacement de l’actuel boulevard périphérique.

Le 21 mai, les versaillais entraient dans Paris par la porte de Saint-Cloud. La semaine sanglante commençait et allait durer jusqu’au 28 mai, huit jours pendant lesquels la Garde nationale allait se battre derrière les barricades avec courage et héroïsme, et payer un lourd tribut à la répression versaillaise.

La bourgeoisie était victorieuse mais elle avait eu très peur du peuple parisien en armes. C’est pourquoi l’assemblée de Versailles prononçait la suppression définitive de la Garde nationale le 25 août 1871.

YVES LENOIR

 

La politique sociale de la Commune

samedi 17 mars 2012

 

Détenteur du pouvoir à Paris depuis le 18 mars 1871, le Comité central de la Garde nationale invite les électeurs à voter pour une assemblée communale en conseillant de désigner des « hommes qui vous serviront le mieux » et qui sont «  parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux ». Après cinq mois de siège en effet, la population parisienne est épuisée ; on a consommé plus d’alcool que de pain. Les ouvriers, habitués à vivre au jour le jour, ne touchent pas de salaires et n’espèrent pas de travail avant longtemps. Un décret du 15 février restreint aux seuls gardes nationaux justifiant du défaut de travail, l’allocation de 1 franc 50 par jour. Cette solde est pour le plus grand nombre le pain journalier et il n’est pas question de songer à quitter l’uniforme nécessaire à leur survie et celle de leur famille. Les commerçants et artisans sont talonnés par les échéances dont les délais augmentés par le gouvernement du 4 septembre, restés insuffisants, sont réduits par la nouvelle Assemblée élue le 8 février. Ils sont ruinés par l’arrêt des transactions dans la ville désertée par ceux qui ont pu se réfugier «  à la campagne  ». Tous ceux qui n’ont pas d’épargne et qui sont sans ressources s’inquiètent du paiement de leur loyer. Les petits rentiers, les professions libérales, tous ceux que Jules Ferry considère comme « un Tiers état renouvelé de 89  », sont désemparés et préoccupés, comme les autres Parisiens, par le ravitaillement quotidien.

Obligée de remplir en même temps les fonctions de gouvernement et de municipalité, l’assemblée de la Commune élue le 26 mars, composée d’hommes aux positions politiques différentes, soumise à l’extérieur aux pressions des clubs, des assemblées d’arrondissements, des cercles de gardes nationaux, assaillie militairement par la réaction versaillaise, a eu très peu de temps pour mener une « politique » économique et sociale cohérente qui satisfasse la majorité de ceux qui l’ont désignée.

Les loyers et échéances

Elle veut d’abord régler les questions des loyers et des échéances. Dès le 29 mars, elle règle la première : « Considérant que le travail, l’industrie et le commerce ont supporté toutes les charges de la guerre, il est juste que la propriété fasse au pays sa part de sacrifices  » ; en vertu de quoi, on remet aux locataires les termes d’octobre, janvier et avril, tout paiement fait devant être imputé sur les dettes à échoir ; on remet les dettes pour les locations en garnis, on accorde aux locataires le droit de résilier leurs baux pendant six mois, ou de proroger pendant trois mois le congé donné. Les ouvriers et petits bourgeois locataires ne tardent pas à user de ce décret, déménageant avec l’aide des gardes nationaux lorsque les concierges s’opposent à leur départ. Le bombardement de Neuilly par les troupes de Versailles accentue le sens révolutionnaire de la législation communaliste qui dépasse de loin les mesures de l’Assemblée : un décret du 25 avril réquisitionne les logements vacants, à la seule condition de délivrer des états des lieux aux représentants des possesseurs en titre, et de sceller les meubles contenant des objets portatifs.

Concernant la question des échéances, dès le 1er avril, la Commune invite les sociétés ouvrières et les chambres syndicales à lui faire parvenir tous les renseignements utiles, le projet de Charles Beslay étant publié au Journal officiel les 11 et 14 avril. Après de sérieuses discussions, un arrêté du 12 prévoit la suspension des poursuites jusqu’à la parution du décret sur cette question. Le 16 avril, le décret en question arrête que le remboursement des dettes de toute nature, portant échéance, devra être effectué dans les trois années, à partir du 15 juillet 1871, sans intérêt par trimestre.

Le Mont-de-Piété

Néanmoins, ces mesures ne suffisent pas à faire sortir le peuple de Paris de la situation précaire où il se trouve qui se traduit par la courbe ascendante des remboursements faits par la Caisse d’épargne et le petit nombre des versements opérés. C’est ainsi que se pose la question du Mont-de-piété.

 

Le Mont de Piété (Arch. Livre Club Diderot)

Le 29 mars, un décret suspend la vente des objets déposés. C’est insuffisant, et Augustin Avrial ouvre une discussion sur ce sujet le 25 avril, quelques jours avant la publication des rapports rédigés par la Commission du travail, de l’industrie et des échanges. Mais les débats traînent en longueur. Sur l’insistance d’Arthur Arnould, la discussion est reprise le 3 mai. Elle aboutit à un projet de François Jourde, voté le 6 mai qui, tout en indemnisant l’administration du Mont-de-piété, autorise le dégagement gratuit (à partir du 12 mai) de toutes les reconnaissances antérieures au 25 avril qui portent engagement, jusqu’à 20 francs, d’effets d’habillement, de meubles, de linges, d’objets de literie et d’instruments de travail. L’opération devant porter sur au moins 1,8 millions d’articles, on répartit ceux-ci, les 12 et 20 mai, en 48 séries à tirer au sort [1].

 

Augustin Avrial Membre de la commission du Travail et de l’échange (29 mars)

 

Arthur Arnould Membre de la commission du Travail et de l’échange (6 avril) puis des Subsistances (21 avril)

 

Françis Jourde Membre de la commission des Finances (29 mars)

Cette politique de dégrèvement aurait dû être complétée par l’utilisation des ressources publiques comme celles de l’Assistance publique. Mais cette administration comme toutes les autres, a été consciemment « désorganisée et abandonnée par la presque totalité des employés qui en ressortent  ». De fait, l’action de Camille Treillard, nommé inspecteur principal de l’Assistance publique et de la Santé publique, et dont l’intention est de faire en sorte que « l’assistance communale ne devrait plus être considéré à l’avenir comme une aumône », bien que louée par tous pour sa générosité et sa probité, reste assez symbolique : révocation du directeur de l’Hôtel-dieu, remplacement du nom des salles par exemple, et n’empêche pas la mendicité de continuer [2].

Malgré la désorganisation administrative due à l’abandon de Paris par les réactionnaires et aux pressions de l’ennemi versaillais, deux commissions ont une action assez importante sur la vie économique et sociale des Parisiens et traduisent en somme, tout ce que la Commune contient de « socialiste  ».

La Commission des subsistances animée par François Parisel puis Auguste Viard à partir du 21 avril, fait tous ses efforts pour assurer l’approvisionnement de Paris et la diminution des prix, compromis par certains fonctionnaires peu scrupuleux [3]. A partir du 25 avril, est ainsi autorisée la sortie des marchandises de transit, sauf les denrées alimentaires et les munitions.

Le blocus prussien et la suppression des correspondances avec les départements et l’interdiction des convois par eau décidée par Versailles n’empêchent pas l’approvisionnement du marché par la zone neutre et par terre, à l’exception de la viande, et les prix continuent de baisser. Le 30 avril, les boulangers se voient offrir le sel nécessaire à leur fabrication «  dans un but humanitaire ». Il est décidé de l’achat en gros de denrées pour les vendre à la consommation à prix coûtant par l’entremise d’établissements placés sous la garantie des municipalités. La Commission vérifie également le débit de la viande au marché libre de boucherie des Halles, à partir du 6 mai, et dans les quatre boucheries de Montmartre.

Prémices de l’autogestion

De son côté, la Commission du travail, de l’industrie et des échanges sous l’impulsion d’abord d’une commission d’initiative instituée le 5 avril, puis à partir du 20 avril, du délégué unique Léo Fränkel, tente de répondre à la satisfaction des « intérêts ouvriers  » [4]. C’est ainsi qu’un décret du 16 avril demande aux chambre syndicales ouvrières de constituer une commission d’enquête ayant pour but de dresser la statistique des ateliers abandonnés et l’inventaire des instruments de travail, de présenter un rapport sur les conditions pratiques pour remettre promptement en exploitation ces ateliers par l’association coopérative des ouvriers et employés, d’élaborer un projet de constitution de ces sociétés coopératives ouvrières. Ce sont, en quelque sorte, les prémices de l’autogestion.

 

Léo Fränkel (1844–1895) fait fonction de ministre du Travail. Il déclare : «  Nous ne devons pas oublier que la révolution du 18 mars a été faite par la classe ouvrière. Si nous ne faisons rien pour la classe ouvrière, je ne vois pas la raison d’être de la Commune »

Le décret prévoit aussi le paiement d’une indemnité à payer aux patrons, à leur retour, d’après les décisions d’un jury arbitral. A partir du 6 avril, un local est mis à la disposition des chambres syndicales au ministère des Travaux publics et les syndicats commencent à travailler en désignant leurs délégués. La commission d’enquête tient deux séances les 10 et 18 mai mais ne peut s’en tenir qu’aux études préliminaires, la répression versaillaise ne permettant pas d’aller plus loin.

Sur demande de Fränkel, la Commission exécutive interdit, le 20 avril, le travail de nuit des ouvriers boulangers en même temps que sont supprimés les placeurs institués par la police de Napoléon III.

Appliqué à partir du 3 mai et sanctionné par la saisie des pains des patrons contrevenants, le décret est accueilli avec gratitude par les ouvriers boulangers qui manifestent en sa faveur le 16 mai. Une mesure plus générale est prise le 27 avril interdisant, sous peine de poursuite devant les tribunaux, les amendes et retenues sur salaires dans les administrations publiques et privées et restituant celles qui l’ont été depuis le 18 mars.

Une circonstance particulière oblige la Commune à aller plus loin. Le 4 mai, elle a confié à Lazare Lévy et Edmond Evette le soin de surveiller la confection des habillements militaires.

Leur rapport lu à la séance du 12 mai par Fränkel, constate que le prix d’adjudication a causé une diminution des salaires. La Commune paye ses fournitures 2,5% de moins que le Gouvernement du 4 septembre, et Fränkel ainsi que Benoît Malon concluent à la nécessité de recourir aux corporations ouvrières. Le 12 mai, la Commission du travail, de l’industrie et des échanges est autorisée à réviser les marchés conclus jusqu’à ce jour, à donner la préférence aux associations ouvrières, d’après des cahiers des charges fixées par l’intendance, les chambres syndicales et un délégué de la Commission, et fixant le salaire minimum du travail à la journée ou à façon [5]. Malgré le souhait de Fränkel de limiter à huit heures la journée de travail, plusieurs règlements d’ateliers comme celui des ouvriers du Louvre pour la réparation et la transformation des armes, la fixe à dix heures. Dans ces ateliers, le directeur, le chef d’atelier et les chefs de banc sont nommés par les ouvriers disposant de moyens quotidiens d’action sur la direction.

Aussi, malgré la diminution du nombre des ouvriers occupés qui passent de 600 000 en 1870 à environ 114 000 (dont 62 500 femmes), malgré la guerre et la situation économique, la vie syndicale et corporative réussit à se développer.

Dès le 23 mars, la chambre syndicale des tailleurs et scieurs de pierres décide de s’occuper d’organiser des secours en cas de blessures ou d’accidents. Le 27 avril, les fondeurs en suif et stéariniers, les fondeurs en fer se réunissent pour former une chambre syndicale et une association coopérative. Les ouvriers bouchers veulent organiser une chambre syndicale grâce à laquelle il serait possible de supprimer l’exploitation patronale. En tout, on recense l’action de 43 associations de production, 34 chambres syndicales, 7 sociétés d’alimentation et 4 groupes de la Marmite, coopérative alimentaire rattachée à l’Internationale [6].

Les femmes aussi

Les ouvrières tentent également de suivre l’action engagée par leurs camarades masculins. Le Comité central de l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins au blessés, ayant été chargé par la Commission du travail, de l’industrie et des échanges de l’organisation du travail des femmes, convoque le 10 mai les ouvrières à la Bourse pour nommer des déléguées dans chaque corporation, et arriver à la constitution de chambres syndicales et d’une chambre fédérale.

Une seconde réunion, fixée pour le 21 mai, où la constitution doit intervenir, ne peut se tenir en raison de l’entrée des Versaillais dans Paris.

Quelques-uns peuvent penser que la Commune eût pu mieux faire dans le domaine social en faveur de ceux qui l’ont portée au pouvoir. Mais si l’on songe qu’avec ses divisions politiques, avec la lourde tâche de réorganisation gouvernementale et municipale qu’elle eût à assumer, elle dût encore soutenir le poids d’une guerre de près de deux mois contre les troupes de Versailles, on doit admettre qu’elle a esquissé ce que serait une politique véritablement socialiste que les générations futures devront mettre en oeuvre.

PIERRE-HENRI ZAIDMAN

La source principale des décisions officielles de la Commune est le Journal officiel.

 

[1] P. Lanjalley et P. Corriez, Histoire de la Révolution du 18 mars, Bruxelles : Librairie Internationale Lacroix-Verboeckoven, 1871, p. 469 ;

[2] P. Lanjalley et P. Corriez, ouvrage cité, p. 303 (Deux arrêtés de Raoul Rigault) ;

[3] Le 13 avril, on arrête l’inspecteur des halles et marchés, accusé de dissimulation d’une partie du stock de farine ;

[4] L’expression est du Versaillais Martial Delpit dans son rapport devant la Commission d’enquête parlementaire ;

[5] Par exemple, le 14 mai, Parisel, chef de la délégation scientifique fait appel aux ouvriers sans emploi pour travailler le papier ;

[6] Commission d’enquête parlementaire, t. 3, Cerf, Imprimeur de l’Assemblée Nationale, 1872, p. 246-248.

 

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56 LES ACQUIS SOCIAUX 17 05 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 20 h 51 min
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Historique des acquis sociaux en France
 
1803 : Jean Baptiste Say, libéral, défend l’idée d’une instruction primaire obligatoire.
• 1841 : Sous le gouvernement de François Guizot, libéral, mais faite par Armand de Melun (légitimiste) : adoption de la loi relative au travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers, donnant un âge minimum (8 ans si plus de 20 employés) et limitant le travail de nuit et le dimanche. Cette loi faisait suite au rapport du médecin Louis René Villermé de 1840, le Tableau de l’état physique et moral des ouvriers dans les manufactures de coton, de laine et de soie.
• 1848 : Sous la Deuxième République (progressiste), décret du 2 mars8 limitant la journée de travail des adultes à dix heures à Paris et à onze en province
• 1849 : Frédéric Bastiat, député libéral, soutien un amendement destiné à autoriser les syndicats ouvrier et la grève. Sans succès. Il faudra attendre 1864.
• 1851 : Sous le gouvernement conservateur de Louis-Napoléon Bonaparte. Loi limitant la durée du travail : 8 heures avant 14 ans, 12 heures de 14 à 16 ans.
• 1864 : La loi du 25 mai établit le Droit de grève : Par le député libéral Émile Ollivier, sous le gouvernement conservateur de Louis-Napoléon Bonaparte.
• 1864 : Assurances contre les accidents du travail, inventées par un chef d’entreprise Hippolite Mariste, puis promulguées le 9 avril 1898 par Frédéric Passy, député libéral, sous la présidence de Félix Faure.
• 1874: Sous le gouvernement conservateur de Mac Mahon. Loi sur le travail des enfants et filles mineures dans l’industrie, limitant l’emploi avant 12 ans.
• 1884 : Droit syndical Waldeck-Rousseau, libéral, sous le gouvernement Gambetta conservateur.
• 1887 : Création de la première bourse du travail de France à Paris par le conseil municipal à majorité radical-social et blanquiste. Celle-ci sert de base pour la création de la Fédération des Bourses du travail en 1892, imaginé en 1845 par Gustave de Molinari, fondateur de l’anarcho-capitalisme. C’est une des premières véritables structures syndicales ouvrières, son secrétaire général est l’anarchiste Fernand Pelloutier
• 1893 : La durée maximum de travail est ramenée à 10 heures quotidiennes à 13 ans, à 60 heures hebdomadaires entre 16 et 18 ans, et un certificat d’aptitude est nécessaire. Sous la présidence de Sadi Carnot
• 1900 : Pierre Waldeck-Rousseau libéral, devenu président du Conseil tenta pendant deux ans d’accorder la personnalité civile aux unions de syndicats.
• 1906 : Repos compensateur de 24 heures hebdomadaire sous un ministère Clemenceau (radical-socialiste).
• 1910 : La durée maximum du travail est limitée pour tous à 10 heures quotidienne. Loi Millerand (socialiste puis centre droit à l’époque de cette loi) sous un ministère d’Aristide Briand libéral.
• 1910 : Retraites à 65 ans sous un ministère Briand ancien socialiste devenu libéral.
• 1918 : Allocations familiales : Émile Marcesche à Lorient janvier 1918 et Emile Romanet à Grenoble 29 avril 1918 (Deux chefs d’entreprises). Généralisé en 1930 sous la présidence du Conseil d’André Tardieu Centre droit.
• 1919 : Temps de travail loi du 17 avril 1919 sous la présidence de Clemenceau (radical-socialiste) instaurant la semaine de quarante-huit heures et la journée de huit heures
• 1928 : Assurance maladie sous le ministère de Raymond Poincaré de l’Alliance démocratique.
• 1936 : Délégués du personnel sous le Front populaire (socialistes, communistes, radicaux de gauche).
• 1936 : Congés payés de quinze jours sous Léon Blum Front populaire (socialistes, communistes, radicaux de gauche).
• 1936 : Semaine de 40 heures sous Léon Blum Front populaire (socialistes, communistes, radicaux de gauche).
• 1936 : Convention collective sous Léon Blum Front populaire (socialistes, communistes, radicaux de gauche).
• 1941 : Comités sociaux d’établissement sous Pétain.
• 1941 : Minimum vieillesse et Retraite par répartition Loi du 1er janvier 1941 par le secrétaire d’état René Belin, ancien leader CGT, sous le régime de Vichy (Pétain)
 
• 1941 : Salaire Minimum Loi du 4 octobre 1941 contenue dans la Charte du Travail 10
• 1941 : Nationalisation des différentes caisses d’assurances santé qui deviendra à la Libération la Sécurité Sociale.
• 1942 : la Loi du 28 juillet instaure la Médecine du Travail obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. Sous Pétain.
• 1945 : Transformation des comités sociaux d’établissement en Comité d’Entreprise sous De Gaulle conservateur par Mendès-France radical-socialiste
• 1946 : Création du statut de la fonction publique par Maurice Thorez communiste. Généralisation de la médecine du travail à toutes les entreprises par Ambroise Croizat communiste.
• 1950 : SMIG ancêtre du SMIC, créé sous la présidence de Vincent Auriol socialiste
• 1956 : Congés payés Troisième semaine Guy Mollet (secrétaire général de la SFIO)
• 1958 : Assurance chômage sous le gouvernement Pflimlin centriste.
• 1969 : Congés payés Quatrième semaine sous De Gaulle conservateur.
• 1967 : Intéressement et actionnariat ouvrier ministère Pompidou sous la présidence de De Gaulle conservateur.
• 1971 : Formation Professionnelle Continue sous la Présidence de Pompidou conservateur.
• 1975 : Assurance Vieillesse pour tous, Ministère Chirac sous la présidence de Giscard conservateur.
• 1982 : Congés payés Cinquième semaine par Pierre Mauroy sous la présidence de Mitterrand socialiste.
• 1982 : Temps de travail ordonnance n°82-4111 instituant la semaine de trente-neuf heures sous Mitterrand
• 1983 : Retraite a 60 ans sous la présidence de Mitterrand socialiste.
• 1998 : Temps de travail lois Aubry du 13 juin 1998 12 et du 19 janvier 200013 instituant la semaine de trente-cinq heures, socialiste.

“Il y a ceux qui les défendent, et ceux qui les attaquent : les acquis sociaux apparaissent aujourd’hui comme un patrimoine figé, une série de droits menacés disent les uns, dépassés répondent les autres. Faut-il en inventer de nouveaux ?

Pourquoi perdre les droits existants qui permettent aux gens d’avoir une vie plus agréable. Il faudrait au contraire, en créer de nouveaux, au détriment de gens qui en gagnent de plus en plus à ne savoir quoi en faire si ce n’est de les entasser. Ils ne partiront pas avec. Pour le plaisir de quelques un, le plus grand nombre souffre, il faudra un jour que cela change. »

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55 37ème HLM CAC G.BRASSENS 10 05 16

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 18 h 20 min

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POUR CETTE 37ème NOUS RECEVIONS LE THÉÂTRE DES OISEAUX .

Le Théâtre des Oiseaux
Compagnie théâtrale implantée dans le Val de Seine depuis 1994.

  • Production et création de nombreux spectacles avec des artistes comédiens, musiciens, circassiens et danseurs.
  • Nombreuses représentations à Paris au Théâtre d’Edgar, en Ile de France, et des tournées dans la France entière.
  • Action culturelle et animation d’ateliers de sensibilisation artistique théâtre/écriture/contes,… stages,… auprès des publics.
  • Valorisation des traditions orales populaires.

Histoire de la compagnie
Bernard Martin et Nathalie Cario se rencontrent au Café des Oiseaux à Paris en 1991. Entre amour et désir artistiques, ils fondent le Théâtre des Oiseaux. Cette « fusion » va donner naissance à de nombreuses créations qui mènent la Compagnie sur la plage St-Marc (de Mr Hulot) pour sa toute première création – baptême artistique -, elle ira ensuite, et chaque spectacle en son temps, au Théâtre d’Edgar à Paris, en tournée nationale, au Festival Diagonale (Réseau Chaînon), au Festival d’Avignon Off’07 et dans de nombreuses autres salles de spectacles non moins réputées.

Très présent en Ile de France et nomade dans le Mantois où il a établi son siège depuis 1994, le Théâtre des Oiseaux suscite de nombreuses rencontres et interventions artistiques : théâtre, musique, cirque, danse, chant ; ces rencontres ont permis d’imaginer une forme originale de théâtre multidisciplinaire qui revisite singulièrement des textes dramatiques.

La Compagnie Théâtre des Oiseaux entre en 2008 dans le dispositif d’aide à la permanence artistique du Conseil Régional d’Ile de France et signe une convention d’objectifs triennale avec la Communauté d’agglomération de Mantes en Yvelines. Plusieurs de ses productions obtiennent une aide à la création théâtrale du Conseil Général des Yvelines. En 2009, la Commune de Buchelay accueille le siège de la Compagnie et lui met à disposition des locaux. 

Bernard Martin Fargier

Metteur en scène, comédien, conteur et écrivain

Après des études de lettres et de musique, j’ai été élève aux Ateliers du Théâtre des Quartiers d’Ivry (81 à 84) - j’y ai suivi les cours de Yorgos Sévastikoglou (Textes), Alain Knapp (Impro), Jacques Bioulès (Clown), Laurie Maklin (Danse) -, ensuite, j’ai eu le bonheur de devenir un comédien du Théâtre du Soleil (direction Ariane Mnouchkine) où d’abord la pratique des masques, puis l’expérience d’un théâtre historique - Sihanouk…, L’Indiade…, - dans lequel j’ai eu la chance d’interpréter des rôles magnifiques, m’ont marqué profondément.
J’ai fondé, ensuite, la Compagnie du Théâtre des Oiseaux au sein de laquelle je continue de défendre une approche festive et populaire de la pratique théâtrale et une création pluridisciplinaire avec une équipe de comédiens, musiciens, circassiens, danseurs de grand talent. Une sorte de fusion entre ces différentes sources artistiques s’est opérée en moi au fil du temps, des rencontres et des réalisations.
Je suis heureux de trouver, depuis des années, à travers mon action culturelle auprès des jeunes beaucoup de réceptivité à mon travail. 

Nathalie Cario

Comédienne, Chanteuse

J’ai découvert l’art théâtral aux Ateliers des Quartiers d’Ivry en 1982. Dans cet espace atypique, la rencontre avec d’éminents professeurs tels, Yorgos Sevasticoglou - l’acteur et le texte -, Alain Knapp - l’art de l’improvisation -, Jacques Bioulès - pratique du clown -, a très fortement influencé mon approche du jeu scénique. J’ai ensuite été reçue au Conservatoire national de Strasbourg, mais je me suis éloignée assez rapidement du Jeune Théâtre National à la recherche d’un travail plus en phase avec ma sensibilité. J’ai alors eu la chance de jouer dans le premier spectacle mis en scène par Bernard Martin Fargier, « Les Troïades » d’Euripide. La rencontre avec ce talentueux metteur en scène et directeur d’acteur donnera naissance à une complicité artistique qui perdure jusqu’aujourd’hui à travers de nombreux spectacles. Comédienne, je travaille également à la conception des costumes et à la relation publique. Je dirige également des ateliers dans le cadre de l’action culturelle de la compagnie. 

Christian Leroy

Musicien, Comédien

Musicien multi-instrumentiste, compositeur, j’ai fait mes premiers pas sur scène en tant que bassiste. J’étudie ensuite le violon au conservatoire puis découvre le jazz et la musique tzigane. Je forme mon premier orchestre, « l’effet Koulechov » qui m’amènera sur de nombreuses scènes (divan du monde, new morning, théâtre de St Germain). Parallèlement à mes activités musicales je découvre le théâtre avec Bernard Martin. Très rapidement l’envie de mélanger les deux disciplines nous pousse à intégrer la musique dans les spectacles de théâtre comme un personnage à part entière ; ce qui m’amènera à jouer divers personnages-musiciens dans de nombreuses créations du Théâtre des Oiseaux qui seront tournées dans toute la France. Je participe à la création d’album avec l’orchestre « Zo et les dents de scies » que nous présentons à Paris (zèbre de Belleville, divan du monde … ) et en tournée en province. Récemment, je suis à l’origine de la création de l’orchestre Joccubata, mélange de thèmes et d’airs traditionnels tziganes, klezmer et de flamenco.

www.myspace.com/joccubata 

Pierre Gaspar

Comédien, Musicien

C’est la rencontre avec Bernard Martin en 1999 à l’âge de 12 ans à l’école des 4′z’Arts de Magnanville qui m’a donné l’envie d’entamer des études artistiques en baccalauréat spécialisation théâtre du lycee Saint-Exupery de Mantes-la-Jolie puis au côté de différents formateurs tels que Louis Espinassou (fondateur en 1976 du label Éducation Environnement) qui m’a enseigné l’art du conte en milieu naturel et Guerassim Dicheliev (assistant de Marcel Marceau) qui m’a transmis les bases du mime. Par ailleurs, j’ai passé un diplôme de musiques actuelles à l’école ATLA de Paris. En 2006, je deviens comédien professionnel au Théâtre des Oiseaux puis chanteur et musicien du groupe Manouch’K avec lequel je sortirai 2 albums en 2010 et 2014. 

Sophie Lemesle

Comédienne

À 9 ans, je commençais le théâtre d’improvisation avec Bernard Martin.
À 14 ans, je jouais ma première pièce en professionnelle avec le Théâtre des Oiseaux  « La Savane » de Ray Bradbury.
J’ai dû arrêter le théâtre quelques années, je suis devenue intermittente du spectacle dans la sculpture sur ballons.
À 25 ans, j’aidais à la réalisation du décor de « Bonheur voyage » de Bernard Martin.
À 26 ans, j’intégrais à nouveau la compagnie avec les évocations théâtrales de la Résistance.
À 30 ans, je jouais le rôle de Clara dans la pièce « Histoire » d’Alain Knapp.
En réalité, depuis mon enfance, le Théâtre des Oiseaux ne m’a jamais quittée! 

Mathias Bauret

Comédien, Réalisateur

Après une formation de comédien à l’école du Cerisier au sein du Styx théâtre où nous travaillons la tragédie grec, l’improvisation, et le rapport intime entre l’Homme / Acteur, je rejoins la troupe ( 2006- 2009 ) pour plusieurs tournées dans des spectacles oniriques tels que « le Cabaret NoNo » ou « Entremets Entremots » (création collective).
Par la suite j’écris un court métrage « Je regarderai le ciel quand ce sera par terre » et je rentre à l’EICAR (école de réalisation cinématographique) et durant trois ans je me forme à l’ensemble des corps de métier cinématographiques (Montage, réalisation, lumière etc…).
Après plusieurs années en tant qu’assistant réalisateur, j’intègre la troupe du Théâtre des Oiseaux en ma qualité de réalisateur / comédien. Je joue dans les créations « Ces étrangers de l’ombre » et « Des internés du Camp d’Incourt » de Bernard Martin Fargier et « Histoire » d’Alain Knapp.
Au sein de la Compagnie, je dirige aussi des ateliers cinématographiques où nous réalisons des courts métrages avec un jeune public.  

Mélusine Martin

Comédienne, Circassienne, Aérialiste, Danseuse

Mes parents qui sont artistes de théâtre m’ont toujours intégrée à leur vie professionnelle. Avec mes sœurs et frère, que de fois nous sommes-nous endormies dans les gradins alors que la répétition du spectacle auquel participait mes parents se prolongeait tard dans la nuit. Cela m’est restée, La scène fait partie de ma vie de façon évidente.
Je commence l’art dramatique à l’âge de 6 ans avec les ateliers dirigée par Nathalie Cario. En 2008, j’intègre le Groupe Jeune Théâtre Intercommunal et participe à ses spectacles.
Par ailleurs, je me suis formée aux arts du cirque auprès de Sandy Sun, Caixia Sun, Alexei Anoufriev, Sasha Doubrovski et Marina Bouglione et à la danse classique. Je suis des cours de Mime à l’école Magénia (Paris)
Très tôt, je joue dans plusieurs spectacles professionnels – Théâtre-Cirque – du Théâtre des Oiseaux et aujourd’hui je fais partie du Trio Freikopf dans « La chambre émerveillée »… 

Milo Martin Cario

Comédien, Musicien

D’abord enfant-comédien dans les spectacles professionnels de mes parents (Les marrons du feu Musset, Le voleur transfiguré Martin Fargier), j’ai ensuite intégré le Groupe Jeune Théâtre Intercommunal dans ses créations et ses films documentaires, une formation qui, depuis 2014, m’accompagne dans mon évolution artistique. Depuis 2012, je prends part à de nombreuses créations professionnelles du Théâtre des Oiseaux, Ces étrangers de l’ombre, Histoires du Camp oublié, Los ! Los ! …
Sensible à la scène dans toutes ses formes, je pratique le chant et l’écriture de chansons, c’est pourquoi je rejoins en 2016 les ateliers et stages d’écriture du célèbre auteur de la chanson française qu’est Claude Lemesle (parolier de Serge Reggiani, Joe Dassin,…).

THÉÂTRE DES OISEAUX
Licence Entrepreneur Spectacles n° 2-1105312
Maison du village – Place Jules Trolliard – 78200 Buchelay

Tél. : 01 30 94 51 64
Courriel : theatredesoiseaux@wanadoo.fr

Ariane Lefèvre (Présidente)
Bernard Martin Fargier (Directeur artistique)

Le Théâtre des Oiseaux est une association reconnue d’intérêt général
La Cie est habilitée à recevoir des dons, et à ce titre elle délivre des reçus.

 http://theatredesoiseaux.fr/

 

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54 BOUALEM SANSAL écrivain 03 05 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 18 h 19 min

On recevait A LA LIBRAIRIE LNR DE LIMAY.

Boualem Sansal pour son livre 2084.

Boualem Sansal, né le 15 octobre 1949 à Theniet El Had, petit village des monts de l’Ouarsenis, est un écrivain algérien d’expression française, principalement

romancier mais aussi essayiste, censuré en Algérie à cause de sa position très critique envers le pouvoir en place. Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d’Alger. Il a fait des études d’ingénieur et un doctorat en économie.

Il était haut fonctionnaire au ministère de l’Industrie algérien jusqu’en 2003. Il a été limogé en raison de ses écrits et de ses prises de position.

Son premier roman, »Le serment des barbares », a reçu le prix du premier Roman et le prix Tropiques 1999.

Son livre Poste restante, une lettre ouverte à ses compatriotes, est resté censuré dans son pays. Après la sortie de ce pamphlet, il est menacé et insulté mais décide de rester en Algérie.

Un autre de ses ouvrages, Petit éloge de la mémoire est un récit épique de l’épopée berbère.

Boualem Sansal est lauréat du Grand Prix RTL-Lire 2008 pour son roman Le Village de l’Allemand sorti en janvier 2008.

En juin 2012, il reçoit le prix du Roman arabe pour son livre Rue Darwin, avec l’opposition des ambassadeurs arabes qui financent le prix. Le 13 juin 2013 l’Académie française lui décerne le grand prix de la Francophonie, doté de 20 000 euros.

En novembre 2015, il reçoit le Grand Prix du roman 2015 de l’Académie française pour son livre ’2084′.

 

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53 Emission DU CSPB 26 04 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 18 h 11 min

badge independenzia

 

 

L’ACTU EN EUSKAL HERRIA PAR LE COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE BASQUE. RETROUVE LE COMITÉ SUR 

https://cspb.unblog.fr/

 

autocollant 7

 

 

19 avril 2020

52 NUIT DEBOUT A RÉPUBLIQUE 19 04 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 18 h 44 min

 

 

 

 

antifa

 

De la nécessité d’en finir avec la naïveté sur les violences policières

Publié le 7 avril 2016

violences policières

Par les temps qui courent, ils, (nous ?) sont (sommes ?) nombreux-euses, à partir en manif, sauvage ou non, les mains dans les poches, et à les lever vers le ciel à la première matraque taché de sang, comme si un-e journaliste-ange allait vite alerter une divine opinion publique, qui saura, elle, parler d’une voix forte auprès des responsables, pour que s’arrête le « dysfonctionnement » des violences policières … On arrête quand le délire ?

 

Une Violence industrielle et rationnelle : Celle de l’État.

Voilà bientôt 1 mois que partout en France, les mouvements contre la loi Travail et son monde montent en puissance, et avec elle, bien évidemment la peur du pouvoir. Peur qui prend une forme somme-toute très classique : l’ultra-violence et la répression dans le sang.
Ces derniers jours ont ainsi vu : des flics toujours plus nombreux-ses, plus armés-es, des gazages, des tabassages, à la matraque, au bouclier, aux poings gantés, aux pieds rangerés, des agressions de cortèges, 134 arrestations au dernier rendez-vous parisien, jusqu’à, il y a peu : la présence de baceux-euses en motos, rappelant tristement les brigades de voltigeurs, et l’assassinat dégueulasse de Malik Oussekine de 1986 .

Face à cette répression sanglante pensée, organisée, construite, industrielle et rationalisée (je vous assure que les motos étaient au chaud dans un garage de la nation, le chef de la bac ne les a pas acheté le matin-même parce que c’était plus pratique pour aller chercher les croissants pour l’équipe), face à cette répression donc, qu’avons-nous ? des étudiants-es, des lycéens-nes, des chomeurs-euses, des travailleurs-euses, des précaires, qui nourrissent une idée très naïve : celle que les Gardes mobiles ou la Police nationale seraient là en cas de « débordement » pour « la protection des bons manifestants », et pour la « protection des biens » (alors que la somme de l’histoire militante ne démontre qu’une chose : le tabassage est un enjeux politique : celui qui consiste à te faire fermer ta gueule en te brisant la mâchoire.)

Le grand déballage des communiquant d’État sur les opérations policières, même si nous en restons très critiques (une arme non-létale qui arrache un morceau de colonne vertébrale à Rémi Fraisse, allons bon, la pilule ne passe pas … Et quand bien même le débat porterait sur « la méthode de l’usage de la grenade »), nous touche malgré tout, et la preuve s’y fait lors des manifs : on sait que la police fiche et filme les manifestants, combien sommes-nous visage découvert ? On sait que la matraque est un bâton plombé qui sert a frapper, et qui a déjà tué par le passé. Combien somme-nous sans casques, genouillères, coudières et bouclier ? On sait que les grenades servent a blesser, mutiler les jambes, et nous faire perdre en audition par leur décibels. Combien sommes nous sans protège-tibia et sans bouchon anti-bruit ? On sait que les flashball et LBD blessent, mutilent, et tuent (voir le dernier rapport de l’ACAT) , combien sommes nous sans masque (à gaz) et protection pour nos yeux ?

Nous autres, manifestants-es, considérons que nous exerçons un droit, (dans un cadre imaginaire, celui de la loi), et c’est dans cette vue de l’esprit totale que nous nous rendons à nos rendez-vous : en bonne chair à matraque, nos chairs noires, roses ou jaunes, excitant les chiens assermentés.

On attend quoi pour se poser la question de notre autodéfense ?

Organisons nous, papotons avec nos voisins en manifs, construisons des rencontres, échangeons nos numéros (utilisons des services de messageries cryptées, Signal ou Riseup en sont des bons), que nos révoltes survivent au moment de la manifestation : qu’elles essaiment au-delà.
Montons des groupes organisés en boucliers, casqués, des équipes de médic, des formations aux soin, des legal team, organisons des groupes de coordinations, qui suggéreraient les déplacements ensemble, carte en main, pour éviter les nasses, trouvons des systèmes pour brouiller les communications talkie-walkie de la police, organisons des groupes qui iraient, musclement et ensemble, chercher les camarades arrêtés-ées, construisons des moments, des situations, prenons a revers les fourgons de polices sans leur effectifs, la nasse est une stratégie très efficace : alors nassons la police ! Et faisons le équipés-ées pour parer aux agressions, construisons en pratique notre auto-défense tous ensemble !

Nous sommes bien plus nombreux : mais ils disposent d’un arsenal qui nous réduit à attendre les prochains coups : prenons acte de leurs violences, de ses buts, reprenons l’initiative, organisons matériellement la riposte !

 

Les violences en manifestation ? Cherchez les policiers en civil

14 avril 2016 / Vladimir Slonska-Malvaud (Reporterre)

 

Les images de « débordements » lors des Nuits debout et des manifestations contre la loi travail excitent les médias et contribuent à empêcher l’émergence d’un mouvement de masse. Mais ces débordements sont souvent suscités par des policiers en civil, dont l’usage est bien peu « républicain ».

 Nantes, correspondance

À Nantes, comme à Paris quelques heures plus tard sur la place de la République, la manifestation contre le projet de loi sur le travail se finit, samedi 9 avril, dans les fumées de gaz lacrymogène. Ainsi, à Nantes, ce jour-là, on observe des policiers présents en nombre, des canons à eau stationnés sur les places, des rangées de CRS à chaque croisement de rue. À l’angle de la rue de la Basse-Casserie, un petit groupe attend, aligné le long du mur : des policiers en civils. Lunettes de ski, cagoules et casques, matraques télescopiques à la main, ils se jettent sur une personne, qu’ils emmènent, non sans avoir au préalable lancé quelques grenades assourdissantes sur la foule. L’action est rapide. Mais suffit à provoquer les manifestants, dont plusieurs, en réaction, lancent des cailloux et des pavés contre les CRS et des policiers en civil casqués. Les manifestants en colère contre les tirs aveugles des CRS semblent ne pas avoir remarqué les « cagoulés » qui, de leur côté, ont enfin obtenu le Graal : une belle bataille rangée.

 

Des « casseurs » ? Non. Des policiers en civil, lors de la manifestation nantaise du samedi 9 avril contre le projet de loi El Khomri. Sans doute mécontent d’être photographié, un policier jette une première grenade assourdissante (visible au bas du dos du policier au dos tourné) dans la direction du photographe.

Le scénario semble réglé comme du papier à musique. Les trois coups du premier acte sont frappés par une presse spéculant sur les nécessaires dégradations à venir. Une présence policière massive est installée à quelques pas du cortège pour échauffer les esprits. Quelques projectiles volent. La répression massive et indiscriminée est alors déclenchée, désorganisant le service d’ordre de la manifestation et faisant basculer celle-ci dans l’émeute. Enfin, la récupération politique, son cortège de condamnations indignées et de commentaires affligés sur les « casseurs ».

Escouade de policiers surarmés n’ayant rien à protéger 

Les exemples se répètent à l’infini, dans toute la France. À Sivens, où un jeune écologiste, Rémi Fraisse, avait été tué par la gendarmerie, on se demande par exemple encore pourquoi la zone de vie à proximité du site occupé était défendue par une escouade de policiers surarmés, alors qu’il n’y avait plus rien à protéger. Sinon pour provoquer d’inévitables affrontements, justification commode pour réclamer, séance tenante, l’interdiction des rassemblements et criminaliser le mouvement. Comme à Nantes, où des provocations policières lors de la manifestation du mardi 5 avril avaient provoqué des incidents, suscitant dans la foulée d’insistantes demandes de la droite d’interdire la marche du samedi suivant. Quitte à invoquer la « sécurité des manifestants » pour faire pleuvoir les coups de matraque ou, comme Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, le 11 avril, annoncer la présence de CRS pour « que les violences ne viennent pas perturber ceux qui veulent discuter ».

 

En fin de manifestation, samedi 9 avril, à Nantes, l’étau se reserre. Les manifestants sont peu à peu cantonnés sur un petit périmètre à grand renfort de gaz irritant, de grenades assourdissantes et de désencerclement.

Ces affrontements sont commodes pour fustiger des manifestants violents, donc illégitimes, et ainsi décrédibiliser les revendications de tous. Commode aussi pour isoler le mouvement, susciter la peur de le rejoindre chez ceux qui n’en sont pas encore, et la peur de continuer chez ceux qui en sont déjà.

Sabotage systématique des manifestations sociales 

Il faut dire que la cible est facile. La figure du « casseur » est antipathique aux yeux d’une grande partie de la population. Elle fait peur, et sa répression apparaît légitime, quelle qu’en soit la forme. Même les manifestants les plus endurcis expriment parfois leur exaspération face à des provocateurs indélicats, peu soucieux que leurs projectiles mal lancés tombent tantôt sur les policiers, tantôt sur leurs camarades. Peu soucieux aussi que la répression s’abatte d’abord sur ceux qui ne s’y étaient pas préparés, sur les marcheurs ordinaires, les mômes de banlieue attirés par le souffle des affrontements. Le samedi 9 avril, nous avons ainsi vu à Nantes des lanceurs de pavés prendre leurs jambes à leur cou, laissant un petit groupe de pacifistes, en première ligne, recevoir en réponse les tirs de lacrymogènes et des canons à eau.

Ce sabotage systématique des manifestations sociales par de petits groupes minoritaires — qui le revendiquent parfois politiquement — fait le jeu du pouvoir. Dès lors, la question de l’identité réelle de ces provocateurs fait régulièrement l’objet de spéculations : vrais « casseurs » ou policiers ? D’autant que, si ces derniers sont en général identifiables par un brassard ou un casque siglé, ce n’est pas toujours le cas, comme en témoigne la photographie ci-dessous. Dès lors, quel rôle jouent-ils ? Comment les distinguer des briseurs de vitrines ?

 

Près de la place de la Nation, à Paris, en marge de la manifestation contre la loi El Khomri du samedi 9 avril. L’homme à capuche est un policier.

À Lyon, en 2010, il avait été prouvé que des policiers en civil s’étaient fait passer pour des syndicalistes de la CGT en arborant des autocollants de ce syndicat. Le recours désormais systématique à des policiers en « civil », à la tenue très proche de celle des militants violents qu’ils sont supposés arrêter, pose question. En ces temps d’invocations constantes des valeurs républicaines, leur attirail tranche avec l’idée que l’on peut se faire de policiers « républicains » : treillis militaires, cagoules, foulards, matraques télescopiques, gants renforcés… Certains ont même pu pousser le bouchon très loin : lors d’une manifestation nantaise après la mort de Rémi Fraisse, fin 2014, des policiers étaient, tout simplement, venus équipés de masques à tête de mort, comme l’avait révélé Reporterre.

 

Un comportement similaire avait valu à un soldat de la Légion étrangère, au Mali, le renvoi de l’armée. Les policiers à la tête de mort sont restés impunis, un de leurs syndicats ayant invoqué la nécessité de se fondre dans la masse.

Stoprepression

18 avr 16 Posté dans Non classé

par stoprepression

Appel: « Un pouvoir qui matraque la jeunesse est faible et méprisable »

Cet appel a commencé à circuler le 16 avril 2016. Pour le soutenir et y apporter votre signature, écrire à : stopviolencespolicieres@laposte.net

Depuis novembre dernier et la proclamation de l’état d’urgence, l’État de la régression sociale et de la matraque a brutalement accéléré sa décomposition. Sa soumission à un capital piaffant d’impatience de pouvoir exploiter et jeter n’importe qui, quand et comme ça lui chante, est radicalement décomplexée. Le nombre de celles et ceux qui, se battant sans courber l’échine pour leur dignité, leur avenir, ou tout simplement leur quotidien, peuvent être traînés devant les tribunaux, traités comme des terroristes et, à l’image des Goodyear, condamnés à de la prison ferme, ne cesse de croître. Au même rythme ont progressé les violences policières les plus méthodiques.

La jeunesse étudiante et lycéenne en fait les frais depuis plusieurs semaines, à un niveau de répression proprement insoutenable. Les 300 et quelques arrestations lors de la manifestation du 29 novembre à République contre la COP21 étaient bien un avant-goût. Depuis le 17 mars et l’expulsion violente d’un groupe d’étudiant-e-s de l’université de Tolbiac, chaque journée de mobilisation des jeunes occasionne un crescendo dans les gazages, les matraquages et les interpellations. Quelle honteuse hypocrisie quand Bernard Cazeneuve se dit « choqué » de la violence par laquelle un jeune de 15 ans, du lycée Bergson à Paris, avait été le 24 mars tabassé par trois policiers surarmés. Le 5 avril, ce sont encore plus de 130 lycéen-ne-s, gazé-e-s et matraqué-e-s par des CRS et policiers en civil, qui ont été interpellé-e-s avant même d’arriver à la manifestation prévue à Bastille l’après-midi. Quant à ce 14 avril, le nombre de casques, de tonfas, de gazeuses et de boucliers destinés à enfermer le cortège parisien pourtant pacifique était tellement important, un drone couvrant carrément la zone, que des passants ont demandé si c’était… une manifestation de policiers. La liste est longue, et le procédé n’est pas seulement parisien. Nantes, Rennes, Lyon, Strasbourg, Montpellier, Rouen, Caen, Grenoble, Toulouse etc., l’ont également subi. Et, bien sûr, les grévistes de Mayotte.

Combien de crânes ouverts et autres blessures graves, d’hospitalisations comme de points de suture, de tirs de flashballs, d’insultes, de menaces, d’arrestations jusque devant les lycées, de gardes à vue et de procès, avant que nous ne cessions de tolérer cela ? Combien de Malik Oussekine, combien de Rémi Fraisse, finiront-ils par s’autoriser, combien  d’Amine Bentounsi,  de Zyed Benna, de Bouna Traoré et de violences policières quotidiennes dans les quartiers populaires surviendront encore, si nous ne mettons pas un terme à cette mécanique aussi sinistre qu’indigne ? Une telle violence exprime bel et bien l’infini mépris à l’égard de ces jeunes que Hollande avait prétendu mettre au cœur de son mandat. C’est ce pouvoir qui matraque la jeunesse qui est aussi faible et apeuré que méprisable. Il tremble devant elle, car sa radicalité n’est pas contrôlable. Il sait que la colère et la solidarité des jeunes contre ce qui n’offre que désespoir, misère et régression, grandissent. Il n’a pas oublié l’influence déterminante qu’elles et ils peuvent avoir sur l’ensemble des travailleur-se-s. La façon incroyablement violente dont les CRS ont « accueilli » les étudiant-e-s venus rencontrer les cheminots à la gare Saint Lazare mardi 12 avril, et arrêté arbitrairement l’un d’entre eux,  illustre avec éloquence sa hantise à l’égard de toute jonction des étudiant-e-s et des salarié-e-s.

Alors que des politiciens, jusque dans les rangs du PS, veulent aller jusqu’à dissoudre « Nuit Debout ! », le gouvernement, profitant de l’ambiance entretenue par un blackout aussi complet que complice de la part des grands médias, lâche ainsi quelques miettes d’un côté tout en laissant, de l’autre, se succéder des journées saute-moutons qui, à elles seules, l’impressionnent peu. En tout cas bien moins que cette jeunesse déterminée qu’il cherche, à l’orée des vacances scolaires, à briser par la force.

Laisser la matraque impunie, c’est porter aussi une immense responsabilité. La condamnation de cette violence récurrente devrait être sans appel ; or, on est encore bien en-deçà du nécessaire à l’échelle nationale. Les prises de position locales, lorsqu’elles existent, de partis, syndicats, associations en tout genre, ou encore au sein de corporations comme les enseignants et universitaires, restent largement insuffisantes à ce jour pour briser l’omerta. Il n’y a rien à relativiser ni à nuancer. Il est grand temps de se déshabituer de ce qui n’a aucune justification possible, sinon l’arbitraire des princes de l’État policier et du CAC40. Il est grand temps qu’avec les étudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les travailleur-se-s qui se battent non seulement contre un projet de loi inique, mais de plus en plus aussi pour une vie qui ne soit pas une simple survie, nous fassions masse pour y mettre fin.

Une matraque, un insigne de CRS, du sang et un slogan : « la police doit protéger les citoyens et non les frapper ». Une affiche d’une organisation de la CGT dénonçant les violences policières contre les jeunes a provoqué lundi 18 avril la colère du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a dénoncé une campagne « choquante ».

L’affiche a été publiée samedi par la section Info’com de la CGT (salariés de l’information et de la communication) dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail. « On ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu’ils soient étudiants ou lycéens », écrit le site du syndicat, dans un court texte, qui se conclut par un appel à « riposter si besoin à ces méthodes ».

Un syndicat réclame une plainte

Ce visuel met « gravement en cause la police nationale », a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la « violence » d’une campagne « choquante ». Le ministre, qui rappelle que plus de 18 000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l’ordre sont « soumises à un contrôle étroit et exigeant » et il appelle à « protéger, plutôt que de chercher à détruire » le « lien de confiance entre la population » et les forces de sécurité.

Plus tôt dans la journée, deux syndicats d’officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police), c’est une « affiche de la honte ». « C’est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l’exercice de leur fonction », a-t-il écrit, ajoutant se réserver le « droit de porter plainte ».

Le syndicat Synergie a pour sa part évoqué (PDF) un « appel abject à la haine » et à la « violence » contre les forces de l’ordre. Il a demandé au ministère de l’Intérieur de « déposer plainte contre cette campagne calomnieuse ».

L’Association pour une démocratie directe demande l’arrêt du versement d’une indemnité supplémentaire accordée aux présidents du Sénat, de l’Assemblée nationale, aux questeurs des deux chambres, aux vice-présidents

La transparence autour des indemnités des parlementaires continue de poser problème. L’Association pour une démocratie directe (APDD), qui s’est distinguée par le passé par ses révélations sur la réserve parlementaire et l’indemnité représentative de frais de mandat, demande mardi 19 avril l’arrêt du « versement des suppléments illégaux aux hauts parlementaires »

Parmi les élus pointés du doigt, le président de l’Assemblée nationale, celui du Sénat, les vice-présidents des deux assemblées, des questeurs, des présidents de commissions… L’ADPP dresse une liste des parlementaires concernés et elle chiffre le « surplus » mensuel pour chacun.

Jusqu’à 7 000 euros de « surplus » par mois 

Claude Bartolone, président socialiste de l’Assemblée nationale, et, Gérard Larcher, président Les Républicains du Sénat, sont épinglés. L’association estime qu’ils bénéficient de 7 057,55 euros par mois d’indemnités en plus de celles octroyées à chaque parlementaire. 

Les députés Bernard Roman (PS), Marie-Françoise Clergeau (PS) et Philippe Briand profitent d’une rallonge de 4 927,50 euros par mois, parce qu’ils sont questeurs de l’Assemblée nationale. Les six vice-présidents de l’Assemblée touchent 1 022,42 euros par mois. La somme est fixée à 866,22 euros par mois pour les huit présidents de commissions permanentes. Idem pour la rapporteure générale de la commission des Finances, la députée socialiste Valérie Rabault. Les élus secrétaires de l’Assemblée perçoivent, eux, 681,61 euros par mois. Au total, l’APDD estime que l’Assemblée nationale verse 563 694,48 euros d’indemnités « en surplus »

Au Sénat, la somme annuelle versée « en sus des montants définis par la loi organique » atteint 1 087 666,56 euros. Les trois questeurs de la chambre haute du Parlement bénéficient de 4 132,29 euros par mois en plus de leurs indemnités légales. Les huit vice-présidents, les six présidents de commission ainsi que les sept présidents de groupe politique perçoivent 2 030,64 euros de rallonge par mois… 

« La loi doit être respectée »

« Rien ne permet de justifier à l’Assemblée nationale et au Sénat ces surplus d’indemnités », explique Hervé Lebreton, président de l’association, à francetv info. « Il y a une loi encadrant les indemnités des élus, elle est justement faite pour que les parlementaires n’aient pas cette tentation de s’augmenter. Elle doit être respectée », insiste Hervé Lebreton.

Que dit la loi justement ? « Une loi organique fixe la durée des pouvoirs de chaque assemblée, le nombre de ses membres, leur indemnité, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités », indique l’article 25 de la Constitution. Cette loi organique (ordonnance n°58-1210 du 13 décembre 1958 portant loi organique) fixe deux sortes d’indemnités pour les parlementaires : l’indemnité parlementaire et l’indemnité de fonction.

Et l’ordonnance encadre les montants des indemnités : « L’indemnité parlementaire (…) est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie [fonctionnaires classés hors échelle]. » Celle-ci s’élève à 5 514, 68 euros, selon les sites de l’Assemblée nationale et du Sénat. Concernant l’indemnité de fonction, l’ordonnance indique que « le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire », soit 1 420,03 euros.

L’ordonnance précise également que le règlement intérieur de chaque assemblée détermine « les conditions dans lesquelles le montant de l’indemnité de fonction varie en fonction de la participation du parlementaire aux travaux de l’assemblée à laquelle il appartient ». De fait, les règlements intérieurs de l’Assemblée et du Sénat prévoit des baisses d’indemnités en cas d’absences répétées en Commission, de non participation à des votes solennels ou encore en cas d’« actes d’indiscipline »

« Il faut rembourser les trop-perçus, comme on ferait partout ailleurs »

« Par contre, aucune ligne de ce règlement ne prévoit d’augmenter l’indemnité de fonction », souligne à juste titre l’APDD. Et l’association dénonce des suppléments d’indemnités accordés à « certains hauts parlementaires », parfois intitulés « indemnité spécifique de fonction ».

Sans surprise, l’APDD demande l’arrêt du versement de ces indemnités supplémentaires perçues « contrairement à la loi »« Il faut également rembourser les trop-perçus, comme on ferait partout ailleurs », explique Hervé Lebreton. « Etre élu, ce n’est pas un métier. C’est une mission d’intérêt général et non un travail. A ce titre, les parlementaires sont indemnisés, ils ne touchent pas un salaire », poursuit le président de l’association. « S’il est normal que nos élus bénificient de moyens supplémentaires pour mener à bien leur mission spécifique, ce n’est pas normal que les parlementaires puissent s’augmenter ainsi en dehors de tout cadre légal et de tout contrôle. » Contacté par francetv info, le déontologue de l’Assemblée nationale n’a pas donné suite à nos sollicitations. 

 

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Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 18 h 35 min

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POUR CETTE 36ème NOUS RECEVIONS LA NOTE ROSE ASSO DE LUTTE CONTRE LE CANCER DU SEIN ET G.SHADE ARTISTE IVOIRIEN.

 

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Cancer du sein : un dépistage revu et corrigé

Alors que débute la campagne « Octobre rose », destinée à promouvoir le dépistage du cancer du sein, le ministère de la Santé a annoncé ce 3 octobre « une rénovation profonde » du programme français. Cette annonce fait suite à la remise d’un rapport remettant en perspective les bénéfices, pour une partie de la population, du dépistage non ciblé.

Douze ans après sa généralisation à l’ensemble des femmes françaises de plus de 50 ans, le programme de dépistage du cancer du sein peut – et doit – se réinventer. Tel est l’avis du ministère de la Santé qui, dans un communiqué diffusé ce 3 octobre, juge nécessaire d’aller vers plus de personnalisation, et de mieux informer les bénéficiaires du programme de ses avantages et de ses inconvénients. Les modalités de cette refonte seront annoncées d’ici à la fin de l’année 2016.

Cette annonce fait suite au lancement, fin 2015, d’une « concertation citoyenne et scientifique » destinée à « améliorer » le programme de dépistage organisé du cancer du sein. Début septembre, les conclusions ont été remises à Marisol Touraine. Ce document préconise l’ »arrêt du dépistage organisé tel qu’il existe aujourd’hui » et la « mise en place d’un nouveau dépistage organisé, profondément modifié ». Certains membres de ce comité réclamaient même l’arrêt pur et simple du programme de dépistage organisé, pour laisser les médecins décider au cas par cas de la pertinence d’une mammographie, selon les conclusions de ce rapport.

L’Institut national du cancer rejoint les conclusions du rapport Sur la base de ce rapport, l’Institut national du cancer (INCa) a envoyé un courrier le 16 septembre à Mme Touraine, l’encourageant à engager sans tarder la rénovation du programme de dépistage, « en l’inscrivant dans une logique plus individualisée du parcours de santé, prenant appui sur le médecin généraliste ».

Il juge aussi nécessaire de donner aux femmes « une information complète, fiable et neutre, pour leur permettre de prendre une décision éclairée ». Ne pas abandonner le dépistage, mais l’améliorer

L’INCa, organisme qui coordonne l’ensemble des acteurs français de la cancérologie, appelle à soutenir la recherche pour mieux reconnaître les anomalies susceptibles d’évoluer rapidement ou de se transformer en cancer agressif, et ainsi limiter le surdiagnostic et le surtraitement (détection et ablation de cellules anormales, mais qui n’auraient jamais évolué en cancer du sein).

L’institut estime en revanche qu’un abandon pur et simple du programme serait « très risqué, générateur d’inéquités et de pertes de chance ». Il prône par ailleurs un remboursement à 100% de l’échographie comme outil de dépistage complémentaire à la mammographie, pour « supprimer les freins financiers qui demeurent ». Des arguments solides en faveur d’une réfonte

Actuellement, toutes les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à faire une mammographie tous les deux ans pour détecter une éventuelle tumeur – et tous les ans pour celles qui présentent des risques accrus de développer un cancer du sein. Mais certains professionnels de santé, sur la base de nombreux arguments épidémiologiques, estiment que cette politique n’a pas d’effet sur le niveau de mortalité par cancer du sein. 

Jusqu’ici, ces critiques à l’égard de la politique systématique de dépistage étaient écartées par les autorités, qui assuraient que les bénéfices du dépistage en termes de santé publique étaient largement supérieurs aux risques.

Le cancer du sein, le plus fréquent chez la femme, cause encore près de 12.000 décès par an en France. Lorsqu’il est détecté tôt, il est guéri dans 9 cas sur 10, rappelle toutefois le ministère. Ce chiffre inclut le traitement de tumeurs qui n’auraient pas nécessairement évolué de façon dangereuse pour les patientes, jugent les détracteurs et critiques de l’actuel programme de dépistage.

Cancer du sein : un cancer surdiagnostiqué ?

Avec 20 % de surdiagnostic, pourquoi le dépistage organisé existe-t-il toujours ? Qui va indemniser les femmes opérées pour rien ?

Les réponses avec le Dr Marc Espié, directeur du centre des maladies du sein à l’hôpital Saint-Louis (Paris) :

« Le surdiagnostic, c’est quand on va diagnostiquer un cancer qui n’aurait jamais eu de traduction clinique du vivant de la personne concernée.

« 20 % de surdiagnostic est un chiffre exagéré. On est plutôt aux alentours de 10 % de surdiagnostic. C’est très compliqué car on ne peut pas savoir quel « petit cancer » va rester petit et ne pas évoluer par rapport à ceux qui vont vraiment évoluer. On va faire du surdiagnostic quand par exemple on va diagnostiquer un cancer de 2 millimètres à une dame de 74 ans qui va mourir d’un infarctus à 76 ans. Son cancer de 2 millimètres ne serait probablement pas apparu cliniquement et ne l’aurait pas tuée. Malheureusement on ne peut pas savoir si cette personne va mourir ou non d’un infarctus à 76 ans. À partir du moment où l’on a une image évocatrice d’un cancer, il est impossible de la regarder car on n’a pas la possibilité de savoir si elle va évoluer ou pas. »

Le dépistage du cancer du sein sauve des vies, malgré un surdiagnostic 

Le dépistage organisé du cancer du sein sauve des vies, mais entraîne un surdiagnostic estimé à près de 20% des cancers dépistés, selon une étude britannique qui rassemble les résultats d’une douzaine d’études européennes et nord-américaines.

L’étude a été réalisée par un comité d’experts indépendants, invité à donner son avis sur l’intérêt du programme national britannique de dépistage du cancer du sein qui propose depuis 1988 à toutes les femmes d’effectuer une mammographie tous les trois ans.

Baisse du risque de décès par cancer du sein

En se basant sur des chiffres déjà anciens – remontant à plus de 20 ans -, l’étude, rendue publique mardi 30 octobre 2012, par la revue médicale britannique The Lancet, estime que le dépistage s’est traduit par une baisse du risque de décès par cancer du sein de l’ordre de 20%, soit une mort évitée pour 180 femmes dépistées.

Mais dans le même temps, le surdiagnostic (c’est-à-dire le dépistage d’un cancer qui n’aurait pas été diagnostisqué pendant la vie du patient en l’absence de dépistage) aurait atteint 19% de tous les cancers dépistés pendant le programme de dépistage, selon les estimations du comité d’experts. Il présente l’inconvénient majeur de subir un traitement conséquent que l’on n’aurait pas reçu sans dépistage.

Pour résumer, le dépistage de 10 000 femmes britanniques pendant 20 ans permettrait de dépister 681 cancers, dont 129 considérés comme du surdiagnostic, alors que dans le même temps 43 décès par cancers du sein pourraient être évités.

Au total, ce sont « probablement » 1 300 décès par cancers du sein qui pourraient être évités chaque année en Grande-Bretagne, tandis que 4 000 femmes feraient l’objet d’un surdiagnostic au cours de la même période, selon l’étude. Environ 50 000 nouveaux cas de cancer du sein sont répertoriés chaque année en Grande-Bretagne.

Dépistage organisé : les bénéfices l’emportent

Le dépistage « permet d’allonger les vies », conclut le comité dirigé par le Pr. Michael Marmot, en soulignant que les « bénéfices l’emportent sur les inconvénients ».

Cependant en raison des incertitudes entourant ces estimations, le comité recommande de conduire de nouvelles recherches pour « définir de manière plus précise les bénéfices et les inconvénients ».

« Pour chaque femme, le choix est clair, ajoutent les experts. D’un côté, le dépistage entraîne une réduction de la mortalité par cancer du sein en raison de la détection et du traitement précoces. De l’autre, la femme sait qu’elle court le risque d’avoir un diagnostic et un traitement pour un cancer qui n’aurait jamais posé de problème s’il n’avait pas été dépisté ».

Le surdiagnostic aboutit à des traitements chirurgicaux ou des chimiothérapies. « Les femmes doivent avoir accès à ces derniers résultats pour faire un choix en toute connaissance de cause », estime pour sa part The Lancet dans un éditorial. 

En 2010, seulement 5% des opérations du cancer du sein en France étaient réalisées en ambulatoire, c’est-à-dire sans hospitalisation de nuit, mais ce chiffre est passé à près de 25% en 2015, selon l’organisme Unicancer. Et la proportion dépasse même 40% pour les opérations pratiquées dans les seuls centres de lutte contre le cancer (CLCC) gérés par Unicancer. 

La chirurgie ambulatoire est fortement encouragée par le gouvernement, qui y voit un levier pour réaliser des économies. Dans le cadre du plan cancer présenté en 2014, il estime que cette pratique « pourrait concerner 50% de la chirurgie des cancers du sein » d’ici 2020. 

La chirurgie réparatrice adaptée à l’ambulatoire 

Pour Sylvia Giard, chirurgienne au département de sénologie du Centre Oscar Lambret à Lille, l’opération du cancer du sein se prête pourtant bien à la chirurgie ambulatoire, du moins dans sa forme la moins mutilante: l’ablation de la tumeur et d’un ou plusieurs ganglions. « Cette chirurgie conservatrice semble particulièrement adaptée à l’ambulatoire », car elle est de courte durée, à faible risque de complications sévères mais aussi « relativement peu douloureuse » et « peu invalidante » pour la patiente, selon elle. Or, du fait de dépistages plus précoces et de recours moins systématiques aux traitements plus lourds (ablation totale du sein ou extraction de tous les ganglions de l’aisselle), ce type de chirurgie est aujourd’hui le plus répandu. 

« L’intérêt premier est pour les patientes » 

Les incitations tarifaires des pouvoirs publics, qui ont aligné la rémunération des actes ambulatoires sur ceux suivis d’une hospitalisation, ont aussi poussé les établissements à développer cette pratique. Mais pour Charles Coutant, chef de la chirurgie au centre anticancer Georges François Leclerc de Dijon, la principale motivation n’est pas économique. « L’intérêt premier est pour les patientes », a-t-il affirmé à l’AFP, expliquant que les opérations en ambulatoire entraînent moins de risques d’infections nosocomiales et une anxiété limitée du fait d’un retour plus rapide dans le cadre familier du foyer. 

97% des patientes satisfaites 

Dans son centre de Dijon, où 66% des opérations « standard » de cancer du sein sont réalisées en ambulatoire, 97% des patientes se sont dit satisfaites de ce mode de soin et seules 4% estiment qu’elles auraient été mieux prises en charge avec une hospitalisation traditionnelle, selon une enquête présentée par le Pr Coutant lors d’une conférence de presse de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire. 

Néanmoins, Pascal Bonnier, cancérologue à l’Hôpital Beauregard de Marseille, indique que « tous les établissements n’ont pas un service de radiologie et de scintigraphie dans leurs murs » permettant la prise en charge sur une seule journée, dit-il. Quant au suivi post-opératoire, « est-ce qu’il ne vaut pas mieux être hospitalisé 48 heures pour faire tous les examens plutôt que de faire cinq allers-retours », s’interroge-t-il, soulignant que les patientes peuvent parfois habiter loin des établissements de soin. 

Cancer le plus fréquent chez les femmes, le cancer du sein cause encore près de 12.000 décès chaque année.

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50 ROGER COLOMBIER A LA LIBRAIRIE LNR 05 04 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 16 h 23 min

LA LIBRAIRIE LNR DE LIMAY RECEVAIT ROGER COLOMBIER POUR SON LIVRE « JULES DURAND SYNDICALISTE DOCKER »

Jules Durand, né le 6 septembre 1880 au Havre et mort le 20 février 1926 à l’asile de Sotteville-lès-Rouen, est un syndicaliste libertaire français victime en 1910 d’une grave erreur judiciaire, parfois appelée l’« affaire Dreyfus du monde ouvrier » ou l’« affaire Dreyfus du pauvre ».
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Nous connaissions deux portraits de Jules Durand, les photographies dites « avant » et « après ». De la première, nous ignorons tout, de la seconde, nous savons seulement qu’elle a été prise à l’hôpital Sainte Anne, à Paris, où Jules Durand fut interné, en observation, pendant près de douze mois de septembre 1911 à septembre 1912. 

 Cette photo de Jules Durand fut prise le 23 novembre 1910, premier jour de sa comparution devant la Cour d’Assises de Rouen ; elle fut publiée dans Le Matin du 26 janvier 1911. 

 Le 24 novembre 1910, Le Matin avait déjà publié une photo du banc des accusés, ainsi que les portraits de Mme Dongé et du président. 

La découverte de ce document enrichit considérablement la connaissance que nous avions du visage de Jules Durand. Et elle confirme, une nouvelle fois, que des archives disparues ne doivent pas servir d’alibis pour ne pas chercher.

 

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Contrairement à ce que l’on suppose fréquemment, nous connaissons peu la vie de Jules Durand, notamment sur les années antérieures à la grève des charbonniers qu’il impulse. Beaucoup d’éléments relèvent de la transmission orale, d’autres proviennent d’écrits dont les approximations, reprises de texte en texte, se retrouvent élevées au statut de certitudes sans la moindre vérification. Nous présentons ici de premières données, sommaires, qui seront reprises et développées prochainement.

  Au début du siècle, les parents de Jules Durand sont allés habiter sur le port, quai de Saône, au-dessus du P’tit sou qui deviendra un des plus fameux cafés de dockers, mais Jules est né en centre ville le 6 septembre 1880, au 73 rue Saint-Thibault.
Son père, chef d’équipe aux Docks et Entrepôts, « ouvrier modèle », souhaitait qu’il devienne artisan : aussi, après l’école primaire, il commença son apprentissage de sellier-bourrelier, profession qui devait lui assurer sécurité et aisance, introuvables sur le port. Cependant, ce n’est pas ce qu’il souhaitait. Jules Durand, qui, par conviction, ne but jamais que de l’eau et adhéra à la Ligue antialcoolique, s’inscrivit à l’Université Populaire et très vite milita à la Ligue des Droits de l’Homme, pacifiste et syndicaliste révolutionnaire, orateur avide d’instruction, « toujours très proprement vêtu » et n’ayant jamais franchi le seuil des cafés, refusa la quiétude de l’emploi pour aller travailler sur les quais. D’abord employé aux Docks et Entrepôts, il en est licencié en 1908 pour propagande et actions syndicales (il était trésorier). Il retrouve cependant rapidement du travail, Alors qu’il aurait pu aspirer à d’autres emplois, il choisit de devenir docker charbonnier (un milieu composé à 90 %  d’alcooliques selon Gérooms, le secrétaire de l’Union des Syndicats), avant d’être peu après, en 1910, élu secrétaire du Syndicat ouvrier des charbonniers du port du Havre qu’il réorganisa en rupture avec le corporatisme.

 Le 18 août 1910, Jules Durand lance une grève très suivie : outre une augmentation de salaire, le syndicat réclame une réduction du temps de travail pour compenser le préjudice de la mécanisation et préserver l’emploi. Jules Durand avance également des revendications concernant l’installation de douches sur les quais et la suppression du fourneau économique, charité humiliante. Il devient alors un personnage public ; il devient surtout le responsable syndical à abattre. Ces événements tragiques, notamment l’acharnement judiciaire, sont relatés dans la rubrique « périple judiciaire » de notre site .
En prison, l’état mental de Jules Durand se détériore rapidement. Les campagnes locales, nationales et internationales pour sa libération ajoutent un nouveau mot d’ordre : « Pire que la mort, sauvons Durand, c’est un corps sans pensée qui demain nous sera rendu. » Libéré le 16 février 1911, son retour au Havre est triomphal, mais il ne peut que bafouiller quelques mots de remerciements à ceux qui sont venus le fêter. Les semaines suivantes, son état se détériore considérablement et il est interné, d’abord au service Pinel de l’Hôpital général du Havre. Le 5 avril 1911, il sera transféré à l’asile départemental d’aliénés de Quatre-Mares, à Sotteville-lés-Rouen, dirigé par le docteur Lallemand, ancien président du jury d’assises qui l’avait condamné à mort quelques mois auparavant… Jules Durand y finira sa vie au « régime des indigents » ; il y meurt le 20 février 1926, sans avoir jamais su que, le 15 juin 1918, un arrêt de la Cour de Cassation a reconnu son innocence, sans avoir vu grandir sa fille Juliette, née le 14 mars 1911. Il repose au cimetière Sainte-Marie, au Havre, auprès de sa mère.

La vie de Jules Durand est courte, intense, brisée, mais elle ne cesse de nous maintenir en éveil : c’est la vie d’une parole subversive, libre et sans concessions, au service de l’émancipation et de la dignité.

18 avril 2020

49 L’émission du CSPB 29 03 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 20 h 57 min

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48 35ème HLM CAC G BRASSENS XS QUARTET 08 03 16

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 20 h 51 min

 

POUR CETTE 35ème UNE SOIRÉE AVEC XS QUARTET FORMATION JAZZ.

Le XS Quartet

c’est l’essence même du jazz originel, c’est 4 musiciens au swing ravageur qui évoquent la naissance de cette musique dans une Amérique mâtinée de prohibition, d’élégance et d’humour. Vous y croiserez Al Capone le Cotton Club et Douglas Fairbanks.

Un voyage dans le temps du 78 tour à ne manquer sous aucun prétexte !

 

 

 

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47 Spéciale GAINBOURG 25ANS 01 03 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 20 h 45 min

A L’OCCASION NOUS AVIONS REÇU ELISABETH LEVITZKY. ELLE ÉTAIT VENU AVEC DES INÉDITS DE GAINSBOURG. EN 2010 ELLE AVAIT SORTI UN LIVRE RACONTANT SES 10ANS AVEC SERGE. 

« Lise et Lulu » sont les mémoires inédits de 40 ans d’amour entre Elizabeth Levitzky et celui qu’elle appelait « lulu » Gainsbourg.

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46 émission du CSPB 23 02 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 17 h 52 min

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Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 48 min

POUR LA SORTIE DE SON ROMAN « CACHÉ DANS LA MAISON DES FOUS »

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1943, asile de fous de Saint-Alban en Lozère. Deux psychiatres organisent la résistance à l’embrigadement des fous et à leur négation. L’un, Tosquelles, a fui l’Espagne franquiste ; l’autre, Bonnafé, communiste, est un ami des surréalistes. Ils cachent les résistants blessés de la région..

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44 34ème HLM CAC G.BRASSENS 10 02 16

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 17 h 31 min

ON RECEVAIT POUR L’ÉMISSION LA RADIO DROIT DE CITÉ ET POUR LA PARTIE MUSIQUE  HAJMO RAPPEUR

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Radio Droit de Cité (RDC), la station associative qui émettait sur 95.5 FM entre 1988 et 2007 depuis le collège André Chénier implanté dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines) fait son retour.

Trois personnes sont à l’origine de ce come-back. Il s’agit de Yann Angneroh, co-fondateur de la radio, Saliha Guerfi (directrice d’antenne) et Mohamed Cheikh (directeur artistique). RDC a pour objectif de promouvoir les talents locaux, favoriser le débat et la réalisation de programmes consacrés à la communication sociale de proximité.

Émission Zéro

Radio Droit de Cité organise une avant-première privée intitulée « Émission Zéro » samedi prochain à partir de 19 heures au centre culturel Le Chaplin. Les nouveaux membres devraient être présentés. Un débat-concert est également programmé avec la présence de Thomas Guénolé (politologue), Pierre Carles (réalisateur, documentariste) et plusieurs artistes locaux.

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Fermée depuis 2007, la radio RDC s’apprête à reprendre du service. Média emblématique des années 1990 à Mantes-la-Jolie, Radio Droit de Cité émettait depuis le Val-Fourré avant de fermer ses portes à la suite de rivalités internes.Pour célébrer le retour de RDC sur la scène locale, une « émission zéro » est prévue ce samedi soir sur la scène du Chaplin à Mantes-la-Jolie. Des débats et des conférences sont prévus pour animer ce programme spécial. Pour la suite, en revanche, c’est un peu plus compliqué.La radio, qui doit toucher une aide de la députée (PS) Françoise Descamps-Crosnier, est pour l’instant uniquement présente sur Facebook où elle publie des liens vers des vidéos musicales. « A partir d’aujourd’hui inventons la radio forum 2.0 ! », peut-on lire sur son profil. A moyen terme, une fréquence provisoire pourrait lui être accordée.Elle pourrait également être accessible sur Internet. Mais pour profiter du nom « radiodroitdecité.fr », ses responsables devront en référerâ?¦ à l’artiste local Raïs Tijani, propriétaire du nom. Le chanteur a en effet Å?uvré au retour de RDC avant que l’histoire ne s’envenime. « Les autres acteurs du dossier ont profité de mon réseau et de mes contacts puis m’ont oublié, confie Tijani. Je me sens un peu berné. Mais je ne leur mettrai pas de bâtons dans les roues. »Sollicité à plusieurs reprises, Yann Angneroh, cofondateur de la radio et ancien responsable de RDC, n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.La voix des quartiers pendant 25 ans Un emblème du Val-Fourré. Créée en 1992 à Mantes-la-Jolie, la radio RDC a longtemps été considérée comme le porte-parole du quartier et, d’une manière plus large, des cités de banlieue. Prisée des jeunes et des associations locales, redoutée par les politiques pour sa liberté de ton, Radio droit de cité a donné la parole à tous. Luc Besson, Dominique de Villepin ou David Pujadas figurent parmi les interviewés les plus célèbres. Installée dans le collège Chénier du Val-Fourré, elle en a été expulsée en 2007 à la demande du président (UMP) du conseil général, Pierre Bédier. Des rivalités internes au sein de l’association qui en avait la gestion ont précipité sa chute. En 2008, le CSA lui retirait sa fréquence.

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43 SPECIALE PSYCHEDELIQUE Part.2 02 02 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 28 min

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42 EMISSION DU CSPB 26 01 16

Classé sous CSPB — SQUALE @ 17 h 24 min

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41 SPÉCIALE MUSIQUE PSYCHÉDÉLIQUE Part.1 19 01 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 21 min

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40 JE NE SUIS PAS CHARLIE (rediff du 13 01 15) 05 01 16

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 10 min

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SQUALE « ÇA BOOSTE SOUS LES PAVES » RADIO LIBERTAIRE.

(Je ne suis et ne serai pas Charlie. Pas plus que je ne suis et/ou ne serai Juif, Musulman, Chrétien, Flic ou Militaire.)

Dans mon émission sur RL j’ai abordé les événements de ces derniers jours qui ont créé un sursaut républicain dans l’opinion publique française face aux assassinats perpétués par des individus se réclamant d’un islamisme radical. Intégristes religieux qui aux travers de leurs actes tentent de déstabiliser et diviser la société française. Au regard des réactions de ces derniers jours  il semblerait qu’ils ont atteint en partie leurs objectifs, si tel était en sous main leurs desseins (et non pas une caricature). Donc dans l’émission  j’ai parlé de l’assassinat ou plutôt de la récupération médiatico/politique de ces assassinats, des journalistes de Charlie Hebdo ainsi que de ceux perpétués dans la supérette de la porte de Vincennes. J’ai également lu des réactions de journalistes, de militants, de citoyens lambda, indépendants des médias officiels liés au pouvoir et de la classe politique.

Tout d’abord je ne suis pas Charlie, je ne suis pas juif, pas plus que musulman ou bouddhiste ou je ne sais quelle autre religion nauséabonde, je suis encore moins policier ou ami de la police et de l’armée. Je suis contre la récupération qui est faite de cet acte perpétué par des fanatiques,  j’abhorre  les donneurs de leçons qu’ils soient issus des médias ou des politiques. J’ai ma        conscience pour moi, je ne crois pas en un monde de rédemption dans un au delà imagé et hypothétique. Ce qui c’est passé à Charlie et à la supérette est dégueulasse ce n’est pas eux qui auraient du mourir, mais plutôt ceux qui nous gouvernent ou ont le pouvoir. Ces événements sont le reflet d’une jeunesse perdue, cantonnée dans des cités ou règne la précarité et la misère, une jeunesse en recherche d’identité, une jeunesse à qui on n’offre d’autre perspective que pôle emploi. Cela doit t’il être une excuse… certainement pas. Je rejette cette faute sur la classe politique dans son ensemble. Le mal est enraciné depuis très longtemps. C’est la résultante des restes de la colonisation, puis de la pseudo intégration de ces personnes issues de nos anciennes colonies, comment l’état français a traité ces personnes, à qui on disait qu’elles étaient françaises, mais auquel on niait les droits élémentaires dû à tout français. Et aujourd’hui ces enfants issus de cette immigration, rejetés de part et d’autre, sur fond de misère sociale et de précarité, que ce soit en France ou lors de séjours dans le pays d’origine, souvent par dépit, pour coller à une image qui se veut proche et dans le même temps très éloignée des valeurs de leurs parents, se tournent inexorablement presque toujours vers le communautarisme et la religion sans en appréhender les codes. J’en veux à ces politiques et une certaine gauche angélique qui n’ont pas été assez fermes sur les principes de la laïcité, face à la montée du religieux dans notre société. Sous couvert de paix sociale l’état à failli à ses préceptes. J’en veux à ces politiques d’anciens colonisateurs qui continuent de façon plus pernicieuse leur mainmise sur ces pays, en achetant les matières premières à vil prix et revendant ensuite les produits manufacturés et souvent inutiles mais avec une marge scandaleuse à ces mêmes populations qui les ont fabriqués en étant payées une misère quand elles sont payées. Aujourd’hui nous commençons à payer les erreurs de notre pseudo suprématie. Tout d’abord avec l’Afghanistan, puis l’Irak, la Syrie, la Lybie, les printemps arabes, le conflit israélo- palestinien, la non acceptation de la Turquie dans l’Europe. Nos politiques de droite comme de gauche, nous font payer au prix fort leur aveuglement au profit d’intérêts et de retour sur investissement que génèrent tous ces conflits, dans le but de faire marcher l’industrie de l’armement. Notre suivisme sur la politique étasunienne et son nationalisme exacerbé. Notre implication dans cette Afrique que l’on a rendue exsangue. Oui nous sommes responsables et je rejette cette union nationale, ce sursaut républicain, cette pseudo alliance de façade de ces chefs d’états ou de gouvernement, bras dessus bras dessous pour dénoncer la barbarie. Alors que dans le même temps, par avidité ces gouvernants se vendent, aux monarchies du golfe, qui sont les grands financiers du salafisme et de l’islamisme radical. Ces politiques que l’on a vus dans cette manif propre sur eux mais la merde au cul défiler pour la liberté d’expression et alors qu’il l’interdise dans leurs pays respectifs, honte à eux. Voir un Netanyahou qui affame, tue et jette en prison des palestiniens qui demandent juste à vivre sur la terre qui est la leur, en bonne intelligence avec des israéliens. Tout palestinien n’est pas un terroriste en puissance comme tout israélien n’est pas un sioniste fasciste. Combien d’israéliens dans les geôles pour délit d’opinion ? Ce sont les occidentaux et les sionistes de par leur politique de non reconnaissance de la Palestine qui ont crée le Hamas et avec eux toute cette nébuleuse se réclamant d’un islamiste radical. De voir un Rajoy manifester pour la liberté de la presse et qui fait fermer des journaux en langue basque, qui emprisonne et torture des journalistes pour appartenance à ETA (Euskadi Ta Askatasuna). De même que la Turquie, la Hongrie, l’Egypte, la Russie etc. qui pratiquent la même politique contre la liberté d’expression dans leur pays. Voir des Sarko, Hollande et Valls manifester, eux qui nient les droits les plus élémentaires à une grande partie de la population, qui sous couvert de liberté et de démocratie, musellent un peu plus chaque jour cette même liberté par des décrets liberticides au nom de la sacro sainte politique sécuritaire, qu’ils agitent tel une marotte. On ne gouverne jamais mieux que dans la division en distillant la peur et la haine de l’autre, tout cela enrobé dans un joli papier cadeau que l’on nomme démocratie. Une démocratie qui à défaut d’être clairvoyante est pour le moins borgne voir aveugle. Il nous faut accepter le multiculturalisme, car c’est une grande richesse humaine, mais en étant ferme sur le principe d’une laïcité sans compromis. Ni dieu, ni maître.  

Paris 13/01/2015   

7 avril 2020

39 33ème HLM CAC G.BRASSENS les Ateliers Chopin et Nicky Black Bird 08 12 15

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 17 h 19 min

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POUR CETTE 33EME NOUS RECEVIONS LES ATELIERS CHOPIN.

Implanté en plein cœur du Val Fourré, la structure les « Ateliers Chopin » (appelée également « Le LASS » est un établissement culturel municipal, existant depuis les années 90 (1995).

C’est aujourd’hui, un lieu d’expression, de création et d’échange. On y propose un ensemble de services favorisant plusieurs pratiques culturelles et artistiques, basées plus particulièrement sur le courant artistique urbain.

Les activités des Ateliers Chopin sont les suivantes :

- Cours de musique : guitare, batterie, synthétiseur, basse
- Cours de danse hip-hop : breaking (danse au sol), Locking (danse debout)
- Mise à disposition des studios de répétition équipés
- Familiarisation à la Musique Assistée par Ordinateur (M.A.O.)
- Création de spectacles vivants
- Stage divers
- Organisation d’événements

NICKY BLACK BIRD

JEUNE MUSICIEN DE HIP-HOP PASSÉ PAR LES STUDIOS CHOPIN

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Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 15 h 13 min

BIOGRAPHIE

Malik Soarès est Auteur, compositeur et interprète, il développe une démarche musicale et scénique originale en mêlant différentes disciplines artistiques à ces créations musicales.

 

Malik Soarès commence en 2000 une formation des techniques du son dans le spectacle vivant, il poursuit en parallèle une pratique autodidacte de la lap steel guitare et classique commencée quelques années auparavant. Suite à sa formation, il effectue différents stage au Grame, centre national de création musicale de Lyon ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Lyon, notamment sur l’exposition de Laurie Anderson et du collectif d’artiste « New york, New sound, New space ».
En 2003, il approche le monde du théâtre comme technicien au sein de différentes structures et compagnies, dont le Théâtre du Soleil, le proscenium (etc)…
Suite à ces expériences théâtrales, il commence un travail de composition et d’interprétation pour le spectacle vivant, d’abord avec Lilian Lloyd pour la pièce « Lavage délicat », puis avec les chorégraphes Christian et François Ben Aïm pour le spectacle « You’re a bird now! » ainsi que pour différentes formes dansées autour de ce spectacle.
Il poursuit son travail de création avec le chorégraphe Hamid Ben Mahi lors de Laboratoire et manifestation réunissant des artistes de différentes disciplines en Seine-Saint-Denis, au Centre Georges Pompidou, au Palais des Congrès de Pau…

En 2011, il crée le collectif Home pour sa première création musicale Ce(ux) que nous sommes … réunissant différentes disciplines artistiques autour des questions de l’exclusion et du devenir.
En 2013-2014, il compose les musiques de la création théâtrale jeune public L’Odyssée de la compagnie Auboise Solentiname.
Il continue son travail autour de l’improvisation avec le danseur et chorégraphe Babacar Cissé de la compagnie les Associés Crew sur différents événements à Biarritz, Bordeaux et au CCN de la Rochelle.
En 2014, il réalise différents ateliers enfants, au Collectif 12 de Mantes-la-Jolie et au conservatoire de Charenton, autour de la musique dans le spectacle vivant… Il fera la coordination musicale du projet Les Mutants de la compagnie Mange ta tête, création pour quinze adolescents, qui se jouera au Collectif 12 en septembre 2015.

Enfin, il entame avec son groupe Red Castle la création de Straight to the moon, spectacle mêlant musique et vidéo live, en partenariat avec le Collectif 12 et le festival international Blues sur Seine où il présente une première maquette lors de l’événement Hip-Hop Blues Revue le 16 novembre 2014. Il se produira également en solo en première partie du bluesman américain Boo Boo Davis dans le cadre de ce même festival en novembre 2014.

En 2012, il crée « Ce(ux) que nous sommes », performance
pluridisciplinaire pour six interprètes.
En 2015, « Straight to the Moon », un spectacle associant
musique et vidéo live en mapping.

 

Portrait par Claude Rambaud – Journaliste

« Malik Soarès est un musicien assis. Pas seulement parce qu’il caresse une guitare lap-steel allongée sur ses cuisses. Il est assis comme un conteur dans l’alcôve de la nuit, comme un rêveur qui nous invite dans sa chambre sous les toits, comme un trimardeur devant son feu…

Pas d’excitation, pas de frime, pas d’effets de manche – c’est la hampe de ses guitares qui tient le manche. Il est assis là, comme sous l’arbre d’une fable, amarré dans la musique, ancré dans le chant qui sourd directement du ventre, ce noyau de l’émotion.

On ne peut pas échapper au tête-à-tête auquel il nous convie. Intense. Concentré. Tendu. Un moment qui tient sur un fil. Fragile. Puissant parce que fragile. Il nous offre cette faveur d’une émotion brute, ni jolie ni aimable, sans filtre confortable, devenue rare et précieuse dans le vacarme continu qui nous abrutit.

Sa musique est faite toute à la main, tout au coeur, juste avec des guitares en bois et une voix frottée de grattures d’écorce. A l’ancienne. On entend quelque chose qui vient du blues de jadis bien sûr, des empreintes de ces musiciens vagabonds qui accrochaient chaque matin leur survie aux cordes de leur voix et de leur guitare.

Ce n’est pas seulement affaire de bottleneck, de rythme ternaire ou de gamme pentatonique mineure… Mais bien plus une sensibilité, une tranquille urgence par laquelle Malik nous maraboute : « Un sentiment, tout un ensemble d’émotions et d’attitudes […] : un mélange tourbillonnant de peur, de désespoir, de fureur, de chagrin d’amour, d’agitation extrême, de sexualité débridée et d’obstination à durer contre vents et marées et à chanter la chanson douce-amère de cette survivance », comme l’écrivain et musicien Adam Gussow évoque le blues. »

 

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Bachir Sanogo

débute son expérience en terre africaine puis en Europe. A Paris, où il vit depuis 2000, il a l’occasion de confronter et mêler sa culture à d’autres formes musicales enrichissant son univers et stimulant sa créativité. Il réalise ainsi diverses collaborations fructueuses avec des artistes de renommée internationale, tels que Frederic Galliano, Mina Agossi, Trilok Gurtu, Jean-Hacqyes Milteau, Jean-Philippe Rikiel et Jan Garbarek avec lequel il a fait plusieurs tournées à travers le monde (Brésil, Hongrie, Japon, Scandinavie, Mexique, Maghreb…).

 

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5 avril 2020

37 CSPB Comité Solidarité Peuple Basque 24 11 15

Classé sous CSPB — SQUALE @ 13 h 45 min

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ACTUALITÉS SUR LA SITUATION POLITIQUE EN EUSKAL HERRIA. CE SOIR L’ETAT D’URGENCE ET LA LIBÉRATION  DE JAVIER DIRECTEUR DU JOURNAL EGIN

 

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36 32ème HLM du CAC G.BRASSENS Université Populaire du Mantois et DMajestic 10 11 15

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 13 h 36 min

 

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Pour cette 32ème HLM en direct du CAC G.Brassens, nous recevions l’Université Populaire du Mantois et pour la partie musicale DMajestic

 

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Présentation de l’UPM

     L’ambition historique des Universités Populaires est d’offrir à tous un accès au savoir. Cette ambition est née au XIXème siècle, à une époque où les études, pour la plupart, étaient très courtes (parfois inexistantes), et où l’on estimait que le savoir enseigné à l’école surpassait tous les autres. Les Universités Populaires faisaient en somme la classe à ceux qui n’avaient pas eu la chance d’aller en classe.

     L’université Populaire du Mantois s’inscrit dans cette tradition: les cours et les conférences qu’elle donne sont d’accès libre et gratuit, et à des horaires qui s’efforcent de permettre à ceux qui travaillent dans la journée d’y assister.

     Mais l’ambition des Universités Populaires contemporaines ne peut s’arrêter-là. Les savoirs dont l’avenir a besoin ne sont pas tous déjà fixés comme des vérités qu’on pourrait enseigner telles quelles et recevoir passivement. Dans notre époque troublée, ces savoirs sont à construire, à discuter.

     Le bénéfice qu’on peut dès lors tirer de la fréquentation d’une Université Populaire est d’y entendre un autre discours que celui relayé par les institutions dominantes du jour (l’école et les médias de grande diffusion), l’écouter et y participer.

     L’université Populaire doit rester le lieu d’une pensée active, et non celui d’un savoir installé. C’est pourquoi après une heure de présentation par un-e intervenant-e  une heure d’interaction avec le public est réservée pour construire ensemble ce savoir vivant.

Association des Amis de l’Université Populaire du Mantois

Il n’est pas nécessaire d’être adhérent de l’Association pour assister aux cours et conférences.

Il n’y a pas d’inscription, l’entrée est libre et gratuite 

Mais c’est l’Association qui fait vivre l’Université Populaire du Mantois.

Etre adhérent c’est exprimer son soutien pour que dure ce projet d’Université Populaire qui est maintenant dans sa 2ème année de fonctionnement.

Le conseil d’administration organise les cours, conférences et événements du point de vue pratique.

Les cotisations sont les seuls revenus qui permettent de faire vivre l’UPM. 

Nous vous invitons à adhérer ou à renouveler votre adhésion en envoyant le Aaupm bulletin d adhesion 2015  ci-joint à l’adresse indiquée et en y joignant un chèque de 10€.

Vous pouvez consulter les Statuts de l’Association 

Ce sont ses Ami(e)s qui donneront à l’Université Populaire du Mantois la possibilité de vivre et de s’améliorer.

Venez, adhérez, participez!

 

DMAJESTIC

Dmajestic est un groupe composé de deux chanteurs caribéens homme et femme qui ont pour pseudonyme Mad Léo et Leeza.Ils commencent leurs duo musical après une rencontre au festival des Francofolies, cette rencontre sera le début d’une complicité musicale sans limite et dans la foulée la crÈation du groupe en 2005.

Ayant la meme passion pour la musique, ils mélangent leur atout vocal  partir de ce moment Dmajestic comprend quíil peut rÈvolutionner la musique caribÈenne et française. Ce nom qui vient du créole  pour traduction deux pour le ´ D ª et majestueux pour majestic ª.L’originalité de ce groupe est de mélanger leurs influences reggae, soca , rnb , hip hop , qui donne leur style musical le Reggaernb.

Possédant un large répertoire, tout style confondus, leur diversité musical sont l’un des atouts du groupe, s’adapte toutes les scènes petites et grandes permettant de satisfaire tout public..

DMajestic continu  ce jour, de travailler et partager avec passion leurs propres sons. Un plaisir à partager pour tous.

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35 INTERVIEW DU GROUPE LOFOFORA AU CAC G.BRASSENS 03 11 15

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 11 h 19 min

 

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A L’OCCASION DU PASSAGE DE LOFOFORA POUR UN CONCERT AU CAC G.BRASSENS. ÇA BOOSTE A ITW REUNO ET LES MEMBRES DU GROUPE LOFO.

Lofofora est un groupe heavy metal français, originaire de Paris. Formé en 1989, il est composé de Reuno (chant), Phil Curty (guitare basse), Daniel Descieux (guitare) et Vincent Hernault (batterie). Le nom du groupe est une référence au peyotl dont le nom scientifique est Lophophora williamsii1. Lofofora est considéré comme l’un des pionniers du rock fusion métal (guitares saturées, phrasé rappé, envolées punk) en France2.

C’est peu de temps après la rencontre de Phil Curty (basse) et de Erik « Ragout » Rossignol (batteur) au sein du groupe The Hammers que l’impulsion d’un nouveau style de musique s’affirme. Les premiers concerts du quartet ont lieu en 1990-1991. Lofofora signe, en juin 1994 après plusieurs mois de négociations, avec Polygram qui permet de financer un album enregistré et mixé par Daniel Weber (Treponem PalYoung Gods) en octobre, aux studios des Forces motrices à Genève. Entre janvier et mai 1996, Lofofora compose les titres de son deuxième album. À la fin de l’année 2001, Lofofora répète en vue d’un nouvel album. En 2014, le groupe sort son huitième album studio.

De Monstre ordinaire à L’Épreuve du contraire (2009-2017)

En mars 2009, le batteur Pierre Belleville décide de quitter le groupe pour officier au sein du groupe pop The Dø. Selon les membres de Lofofora, la nouvelle leur est parvenue par le biais d’un courriel où Pierre Belleville évoque sa « lassitude » ainsi qu’un choix dicté par « l’amour de la musique ». Il est remplacé, sur scène, par le batteur du groupe de stoner rock dunkerquois Zoé, Vincent Hernault.

Les membres de Lofofora rejoignent le Bal des Enragés, collectif comprenant des membres de ParabellumTagada JonesLoudblastetc., pour reprendre des standards du rock, punk, metal ou indus, lors de trois tournées (13 dates en janvier et février 2010, 19 dates en avril et mai 2011 et une tournée lors de l’hiver 2012/2013) et qui donnera naissance à l’album Le grand retour (avril 2013)17. En avril 2011, le groupe annonce, sur son site internet officiel, l’enregistrement d’un nouvel album, au mois de juillet, au Rec-Studio (Genève), sous la houlette de Serge Morattel (Hateful MondayKnut). L’album, intitulé Monstre Ordinaire, sort dans les bacs le 24 octobre 2011 et « se veut plus métal et plus sombre que les précédents.».

En avril 2014, Lofofora entre en studio près de Rennes pour enregistrer son huitième album, sous la houlette de Serge Morattel qui avait déjà officié pour Monstre Ordinaire. Annoncé lors de leur prestation au festival du Hellfest du 22 juin, L’épreuve du Contraire sort le 15 septembre 2014.

 

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Crédit photos: Squale

SITE LOFOFORA:

 https://www.lofofora.com/

34 CSPB reçoit RENÉ LACAILLE 27 10 15

Classé sous CSPB — SQUALE @ 10 h 40 min

DERNIER MARDI DU MOIS C’EST L’ÉMISSION DU CSPB. ACTU DU CONFLIT EN EUSKAL HERRIA. AVEC COMME INVITÉ RENÉ LACAILLE.

Biographie

Musicien étonnant, figure emblématique de la musique réunionnaise, René Lacaille est né en 1946 dans une famille de musiciens de bal « la poussière » à la Réunion. Il joue avec son père et ses frères, à la batterie et à l’accordéon, avant de passer à la guitare et au saxophone, en autodidacte. Il quitte la Réunion une première fois en 1966. En métropole, il apprend le solfège avec son frère Renaud, trompettiste. Il rentre à la Réunion au début des années 70 pour la grande aventure des groupes qu’il monte sur place : Ad HocCaméléon, avec Alain Péters et Loy Erlich. Ils créent ensemble ce qu’on appelle le maloya électrique : René ne joue plus alors que de la guitare. De retour en France, il fait l’expérience du jazz, joué dans les boîtes à Paris, mais il accompagne aussi des musiciens créoles, comme Luc Donat. Il découvre Danyèl Waro à Bourges à la fin des années 80 et décide de reprendre l’accordéon, retour aux sources enrichi de tous les rythmes et de toutes les musiques croisées, venues d’Afrique ou d’Amérique du Sud. Depuis il ne cesse de se produire avec toutes sortes de formations, les siennes et celles des musiciens avec qui il fait un bout de chemin, mais toujours en fier ambassadeur de la musique de l’Océan Indien.

René aime les sonorités et les rythmes métissés, les rencontres, et il joue avec ceux qui comme lui ne boudent jamais leur plaisir, quand il s’agit de partager un peu de chaleur : Bob Brozman, Debashish et Subashish Bhattacharya, les accordéonistes Jean-Luc Amestoy, Michel Macias et Philippe de Ezcurra (au sein des Accordéons Daquí, Raul Barboza et Antonio Rivas (Accordéons en Escales), Régis Guizavo, Marcel Loeffler. Joaquin Dias, Richard Galliano…

René Lacaille se produit avec ses propres formations, en duo au gré des rencontres et des coups de cœur, et du trio avec ses deux enfants au septet Fanfaroné en passant par le quartet Lacaille èk Marmaille avec lequel il a enregistré l’album POKSINA (2011). Un enregistrement live du groupe Fanfaroné à la Réunion est sorti en septembre 2014. Nouvelle création de Lacaille èk Marmaille en 2014.

Sites des musiciens

Oriane Lacaille: http://www.titizaro.com

Marco Lacaille: http://www.marcolacaille.com

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Fidélité aux rythmes de l’Océan Indien et créativité, inventivité verbale et musicale. Groove imparable et musicalité inoubliable ! 

Multi-instrumentiste de grand talent, René Lacaille grandit dans une famille de musiciens et monte sur scène dès le plus jeune âge. Amoureux de l’accordéon depuis son enfance, il joue aussi des percussions, de la batterie, de la guitare et du saxophone. Il  s’est surtout  fait connaître comme guitariste à partir des années 60. Avec ses enfants et son neveu, dans le spectacle POKSINA  il a porté sur scène pendant plusieurs années de magnifiques chansons traditionnelles réunionnaises.

En 2014, le groupe Lacaille èk Marmaille crée un nouveau spectacle.

GATIR”, ce sont des compositions et des chansons inédites et une nouvelle formule artistique : René est autant à la guitare électro-acoustique qu’à l’accordéon et aux percussions, Oriane à la batterie, aux percussions et au ukulélé et Marco à la basse et aux percussions. Tous chantent en lead ou en choriste à tour de rôle.

Les arrangements et les harmonisations  ainsi que le groove légendaire des Lacaille donnent la couleur de ce trio hors norme.

René Lacaille èk Marmaille c ‘est une histoire de famille, qui suit une tradition séculaire maintenant. C’est aussi une belle histoire de fidélité et de créativité sur des décennies de musique pour le père et déjà bien des années pour les enfants : Marco accompagne son père depuis plus de 15 ans, Oriane depuis plus de 10 ans sur les scènes du monde (concerts avec Bob Brozman, Debashish Bhattacharya, La Campagnie des musiques à ouïr, André Minvielle, Fantazio, Romane…, tournées Cordéon KaméléonPoksina, avec le septet Fanfaroné…).

Oriane et Marco Lacaille construisent leur propre chemin dans la musique : Oriane au sein du duo Titi Zaro (album “Poème de zoréol” sorti en septembre 2013 à l’Autre Distribution), avec la Campagnie des musiques à ouïr (spectacle Ô Brigitte) et en duo avec le chanteur JeReM; Marco en tournant avec Cocorosie entre 2009 et 2012, désormais au sein de son duo Waloya, du Bal Takamba,de la fanfare Tropikal et avec le ciné-concert Salomé.

L’album “GATIR” sortira en 2015 à l’Autre Distribution.

Une histoire à suivre…

33 REDIFF DE LA NOTE ROSE DU 13/10 20 10 15

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 10 h 21 min

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REDIFF DE LA NOTE ROSE DU 13/10  LE 20 10 15

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32 31ème HLM en direct du CAC G.BRASSENS 13 10 15

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 10 h 14 min

Ça Booste recevait pour l’occasion en direct du CAC G.Brassens la note Rose association aidant les femmes atteintes d’un cancer du sein et pour la partie musicale le groupe C’est-à-Dire.

 
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La Note Rose est une association qui se propose d’accompagner les femmes touchées par un cancer du sein et plus largement par un cancer dit « féminin ».
Elle rayonne sur un territoire qui couvre les départements 78 et 27  depuis 2013 et accueille sur ses activités et événements presque une centaine de participantes. Parallèlement l’association compte plus de cent adhérents, valides ou non, mais tous concernés de près ou de loin par le sujet.
Les enjeux de cet accompagnement sont importants car le parcours de soin pour le traitement du cancer du sein est vraiment très lourd à supporter.
chorale. Si 8 femmes sur 10 sont tirées d’affaire au bout de 5 ans, 12000 d’entre elles décèdent chaque année en France, où l’on comptabilise 53 000 cas environ annuellement. La sensibilisation au dépistage fait partie des missions que nous nous sommes données car « l’apprendre tôt est l’apprendre à temps ». Un slogan qui doit faire son chemin pour toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans en France. A propos d’âge moyen de survenue d’un cancer du sein, la structure est contactée par des femmes de plus en plus jeunes. Elles ont autour de 35 ans et sont dévastées par ce qui leur arrive et n’ont pas les clés pour faire face à ce tunnel qui les aspire.
 
La souffrance liée aux traitements
Le dépistage peut permettre d’éviter l’apparition d’un cancer, grâce au repérage et au traitement d’une anomalie qui aurait pu évoluer vers un cancer.
Bien sûr le cancer du sein n’est en général pas douloureux mais ce qui fait souffrir ce sont les traitements : chirurgie plus ou moins lourde avec ou sans mastectomie, chimiothérapie, radiothérapie et hormonothérapie sont les ingrédients d’un traitement de choc classique.
Etre accompagnée durant ce parcours de combattante, c’est la garantie de traverser la tempête de façon moins chaotique en terme de condition physique et morale.
La Note Rose met le cap sur la résolution de différentes problématiques : la disparité de l’information, la perte de l’estime de soi, la fatigue et l’isolement.
Et pour répondre positivement à ces problématiques l’association met en place des activités exclusivement dédiées aux femmes atteintes par cette maladie :
 
Une newsletter mensuelle circule au sein des hôpitaux, sur les réseaux sociaux, auprès d’autres associations partenaires et bien sûr auprès de toute personne, malades ou professionnels souhaitant la recevoir.
Des ateliers de socio esthétiques mensuels animés par une professionnelle diplômée offrent un moment de répit, très apprécié par nos adhérentes.
Et pour ne pas laisser sur le bord de la route les patientes qui ne seraient pas encore en capacité de nous rejoindre en ville, nous leur faisons parvenir des kits de soins de support par l’intermédiaire des équipes de l’hôpital de Mantes la Jolie.
 
Restaurer l’image de soi
« La restauration de l’image de soi, souvent très malmenée pendant les traitements fait partie intégrante de nos préoccupations. Au point que nous organisons chaque année une exposition photos avec la complicité discrète et bienveillante de notre photographe attitré Malik Chaïb. Rompre l’isolement est également au cœur de nos objectifs car cancer ou pas les malades se plaignent toujours et à juste titre d’un isolement difficilement supportable et qui n’aide pas à la guérison », indique la présidente, Pascale Watrin.
C’est pour cette raison que l’association La Note Rose met en place depuis plusieurs années des cafés rencontres, qui, de l’avis de l’association, font bien plus sens que de simples groupes de parole. Car cette parole se libèrera bien mieux à la faveur d’activité partagée. Les intervenants, tous spécialistes de leur domaine emmènent les participantes dans une demi-journée vers des contrées  apaisantes et réparatrices. Les adhérentes sont sensibilisées aux bienfaits de la digitothérapie, du yoga du rire, de la reconnexion avec la nature, de la nutrition à l’indice calorique bas, de la pratique du sport, des exercices pour la mémoire, de la pensée positive, des astuces beauté, des cures thermale, etc.
« La problématique de la fatigue, qui s’est invitée dans notre corps de façon durable est traitée radicalement par la reprise de l’activité physique. En effet nous constatons que les douleurs liées à la prise de l’hormonothérapie par exemple régressent à force de pratique régulière et de moyenne intensité ».
Ainsi les adhérentes ont le choix de pratiquer la marche nordique, le Qi gong, la danse indienne Bollywood, le Pilates mais aussi la relaxation pour réapprendre à respirer et détendre les muscles.
Dans ce programme de Ministre, l’art thérapie n’est pas en reste et l’association s’est tournée vers des opérateurs locaux pour dispenser des séances d’art thérapie par les arts plastiques et par la voix.
 
La médiation culturelle pour « dé-tabouiser »
La sensibilisation au dépistage doit rester notre toile de fond. Pour ce faire, La Note Rose utilise la médiation culturelle pour parler « autrement » du cancer du sein, sans tabou et avec une visée de rayonnement large sur la population. « Notre plus extravagante opération a été l’élévation d’une pyramide de 2000 soutien gorges teints en rose, savamment éclairée dans le centre culturel de notre ville. Nos vernissages d’expositions photos rassemblent toujours un nombre impressionnant de visiteurs. Preuve que nous visons juste dans nos actions de sensibilisation. »
La Campagne Octobre Rose offre à l’association un plateau médiatique et ne manque jamais de l’exploiter le mieux possible chaque année, que ce soit en organisant une Marche Rose géante, des conférences/débats, des concerts de soutien, des flash mob, des enrubannages d’arbres ou même le dressage de murs de seins customisés…
Vous l’aurez compris les missions de l’association La Note Rose sont multiples : les événements grand public et les activités dédiées.
« Nous nous sentons soutenues par un nombre croissant de partenaires, par une population de plus en plus nombreuses à plébisciter nos actions et cela fait chaud au cœur. Nous sommes néanmoins en perpétuelle recherche de financements pour pouvoir pérenniser nos actions et faire des soins de support les alliés indispensables pour un pronostic le meilleur possible. Les valeurs de l’association La Note Rose, que nous souhaitons porter haut sont la solidarité, la bienveillance et le partage », termine la présidente.
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MISES A JOUR DU BLOG

Classé sous ҪA BOOSTE SOUS LES PAVÉS — SQUALE @ 9 h 36 min

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APRÈS UNE LONGUE PÉRIODE DE SOMMEIL.

JE RÉACTIVE LE BLOG, RESTE 3 ANS POUR ETRE A JOUR.

POUR SUIVRE LA CHRONOLOGIE

JE POSTE L’INTITULÉ  DES EMISSIONS

QUE J’ALIMENTERAI EN TEMPS VOULU.

CECI POUR RATTRAPER LE TEMPS PERDU

ET COLLER A L’ACTUALITÉ

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1 avril 2020

31 FESTIVAL MUSIQUE DU MONDE ET LUTTE CONTRE MC DO 06 10 15

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 21 h 03 min

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DEUXIÈME ÉMISSION AVEC DES ARTISTES ET LE STAFF DU FESTIVAL.

EN SECONDE PARTIE D’ÉMISSION NOUS RECEVONS BENOIT MILITANT LIBERTAIRE ET SYNDICALISTE CHEZ MC DO AVEC LEQUEL IL MÈNE UNE ACTION SYNDICALE POUR FAIRE RECONNAÎTRE SES DROITS. DNS LE LIEN CI_DESSOUS, VOUS POURREZ RETROUVER L’ARRÊTÉ DE LA COUR D’APPEL

https://www.chronique-ouvriere.fr/spip.php?article889

 

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Le directeur du McDo de Passy a un problème avec la grammaire et avec la CGT

vendredi 18 septembre 2015 par Pascal MOUSSY

Benoît est étudiant en art dramatique. Comme l’apprentissage du théâtre ne nourrit pas forcément son homme, il gagne quelques maigres subsides en travaillant comme équipier polyvalent au restaurant de Passy de la société McDonald’s Paris Sud.

Benoît était souvent amené à participer à des représentations théâtrales qui avaient lieu le samedi, soit dans le courant de l’après-midi, soit en début de soirée. Il était également planifié pour travailler le samedi au McDo. Mais comme McDonalds a à cœur d’encourager les jeunes talents, des arrangements étaient trouvés pour que la planification des (brillantes) interventions de Benoît en qualité d’équipier polyvalent tienne compte des changements intervenant dans le moment des représentations théâtrales (passant du samedi soir au samedi après-midi ou inversement).

C’est dans ce contexte qu’à la mi-février 2014, Benoît apprenait que la programmation du théâtre allait changer et qu’il était prévu qu’il participe à des représentations prévues pour les samedis 15 et 22 mars 2014 en début de soirée.

Benoît demandait alors au directeur du restaurant s’il lui était possible de prendre en en compte ce changement. Il lui était répondu que cela ne posait pas de problème et il lui était demandé d’écrire les dates des deux représentations sur un bout de papier pour pouvoir organiser la modification de la planification de Benoît.

Il était convenu que Benoît et le directeur du restaurant se revoient le 1er mars 2014 pour entériner le changement de disponibilité de Benoît. Cette rencontre n’ayant pu avoir lieu à l’heure prévue, Benoît laissait un courrier rappelant son indisponibilité pour les 15 et 22 mars en début de soirée et demandant un changement de sa planification à partir du mois d’avril.

N’ayant pas vu le planning modifié, Benoît demandait au directeur du restaurant si celui-ci se rappelait de son indisponibilité pour le 15 mars. Il lui était répondu oralement que c’était bon, qu’il n’y avait pas de problème.

Le 15 mars 2014 à 20 h 45, Benoît participait au théâtre du Nord-Ouest à la représentation de Richard II. Il se présentait ensuite au restaurant à 22 h 28 pour assurer la suite de son service. Il ne lui était alors adressé aucun courrier lui demandant des explications ou formulant des reproches à propos de son horaire d’arrivée le 15 mars.

Benoît n’est pas seulement un étudiant passionné par l’art dramatique. C’est également un salarié conscient. Le 18 mars 2014, il répondait à l’appel des organisations syndicales et participait à la journée de grève interprofessionnelle organisée pour protester contre le « pacte de responsabilité ».

Ce qui provoquait un mouvement de mauvaise humeur de la part du directeur du restaurant qui, par son courrier du 11 avril 2014, informait Benoît qu’il était dans l’impossibilité d’accepter sa demande de changement de disponibilité à partir du mois d’avril.

Mais Benoît devait aussi se révéler comme un syndicaliste consciencieux.

Le 14 avril 2014, le directeur du restaurant prenait connaissance du courrier de Benoît lui demandant l’autorisation de s’absenter pour participer à un stage organisé par la « formation syndicale CGT ».

La coupe était pleine.

Le 24 avril 2014, Benoît était convoqué à un entretien préalable à une mesure disciplinaire pouvant aller jusqu’au licenciement et, par courrier du 15 mai 2014, le directeur du restaurant notifiait à Benoît son licenciement pour faute grave. La lettre de licenciement reprochait à Benoît le retard injustifié à son poste de travail survenu le samedi 15 mars 2014.

Le retard du 15 mars, qui n’avait jusqu’alors fait l’objet d’aucune remontrance particulière de la part de la direction du restaurant, devenait subitement un drame, plus d’un mois après, mais quelques jours après la découverte du sérieux avec lequel Benoît entendait se lancer dans le syndicalisme avec la CGT.

La Cour d’appel de Paris, intervenant en qualité de juge des référés, n’a pu que constater le trouble manifestement illicite constitué par un licenciement en réalité motivé par l’activité syndicale de Benoît.

Pour tenter de convaincre d’une absence de discrimination, la société McDonald’s a plaidé devant les juges que Benoît avait été traité avec impartialité, dans le cadre de la « lutte contre l’absentéisme », quatre de ses collègues de travail ayant été licenciés pour le même motif que celui inscrit dans la lettre de licenciement de Benoît.

La Cour d’appel a relevé que les autres salariés cités par McDonald’s avaient été licenciés pour « retards injustifiés et répétés » ou pour « absence injustifiée ».

Et les juges ont rappelé que l’article 8 du règlement intérieur applicable au McDo de Passy, consacré aux « retards et absences », distingue les « retards injustifiés et répétés » et « l’absence injustifiée » du premier retard et que celui-ci n’est pas considéré comme une cause de sanction disciplinaire.

C’est à la suite de son premier retard que Benoît a fait l’objet d’une procédure de licenciement pour faute grave.

Aveuglé par son anticégétisme primaire, le directeur du McDo de Passy, commettant une grosse faute de grammaire, a lu le règlement intérieur en ne faisant pas la distinction entre le pluriel et le singulier.

La Cour d’appel a également souligné la concomitance entre la demande de congé pour suivre la formation syndicale et l’engagement de la procédure de licenciement.

La discrimination syndicale a donc été appréhendée par le juge des référés et la société McDonald’s Paris Sud a été condamnée à poursuivre le contrat de travail de Benoît.

Le directeur du McDo de Passy va peut-être prendre le temps de lire l’arrêt rendu par la Cour d’appel et d’en retenir la leçon.

Lors de son prochain retour sur son lieu de travail et d’activité syndicale, Benoît peut connaître la joie de se voir accueilli par son directeur lui tendant les bras et déclamant : « Reviens, je ne te hais point ! »

 

Pascal MOUSSY

 

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30 EMISSION DU CSPB Comité de Solidarité avec la Peuple Basque 29/09/15

Classé sous CSPB — SQUALE @ 18 h 43 min

ÉMISSION MENSUELLE DU COMITÉ SUR L’ACTU ET LE CONFLIT QUI OPPOSE EUSKAL HERRIA ET LES ETATS FRANÇAIS ET ESPAGNOL

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POUR LA RÉSOLUTION DU CONFLIT ET LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES

GORA EUSKAL HERRIA

GORA ANARKIA

GORA ASKATUTA

ETA ROUGE DETOURE N

29 FESTIVAL DES MUSIQUES DU MONDE 22/09/15

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 16 h 40 min
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Ouverture du festival

  • FestivalAUTOMNE

    Notre rendez-vous automnal avec une programmation de musiques et danses du monde  qui fait résonner l’ailleurs, tout aussi bien présent ici. Des artistes emblématiques croisent de nouveaux talents, la tradition musicale se frotte à des expressions actuelles dans une alchimie de spectacles stimulée par les multiples rencontres avec les publics…

CONCERTS

 

28 30ème HLM CAC G.BRASSENS 08/09/15

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 16 h 26 min

A L’OCCASION DE LA 30ème HLM EN DIRECT DU CAC G. BRASSENS NOUS RECEVONS LA LIBRAIRIE LA NOUVELLE RÉSERVE DE LIMAY. ELLE VIENT D’OUVRIR CETTE ANNÉE ET C’EST CRÉER EN SCOP.  LIBRAIRIE ALTERNATIVE,  ÇA BOOSTE  A CRÉER UN PARTENARIAT ET NOUS DIFFUSONS DANS LA MESURE DU POSSIBLE LES RENCONTRES ORGANISÉES LORS DE SOIRÉES THÉMATIQUES  . EN PLUS D’ÊTRE UNE LIBRAIRIE ELLE ORGANISE RÉGULIÈREMENT DES RENCONTRES AVEC DES ARTISTES, ÉCRIVAINS ETC…

 

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