ҪA BOOSTE sous les PAVÉS (Radio Libertaire 89.4 Mhz)

31 mars 2020

27 RnCs’ 02/09/15

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 20 h 36 min

RnCs’ DANS ÇA BOOSTE. GROUPE PUNK ROCK D’ORLÉANS. CLIN D’OEIL AU POISSON PILOTE FAN INCONDITIONNELLE

R’n’Cs (Speedrock – Orléans)
Power trio orléanais formé à l’aube du 2ème millénaire en alliant du punk/hard core à un garage survitaminé…donnant naissance à un Rock’n’roll rapide et furieux. Ils ont sorti leur 6ème opus  » When the cat becomes a tiger », début 2017, 16 titres toujours dans la lignée de Zeke, Peter Pan Speedrock, Motorhead. Cette bombe incendiaire transpire la sueur, les flammes et le R’n’R. Hell Yeah !
https://www.facebook.com/RnCs 

 

http://www.reverbnation.com/open_graph/song/26911650

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26 14 JUILLET 14/07/15

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 57 min

 

 

CETTE EMISSION A POUR MODESTE VOCATION DE REVOIR L’HISTOIRE SUR LE 14JUILLET1789.

CETTE RÉVOLUTION EN EST ELLE VRAIMENT UNE?

ON NOUS A RABATTU LES OREILLES A L’ECOLE  QUE LA PRISE DE LA BASTILLE ÉTAIT UNE RÉVOLUTION DU PEUPLE. CERTES LE PEUPLE S’EST SOULEVÉ. MAIS LE PEUPLE EST UNE COMPOSANTE D’UNE MULTITUDE D’INDIVIDUS. CELA A SURTOUT PERMIS A LA PETITE BOURGEOISIE DE PRENDRE SA REVANCHE SUR LA NOBLESSE. LES OUVRIERS(PETIT PEUPLE) ET LES PAYSANS ONT ÉTÉ LES GRANDS PERDANTS DE CETTE RÉVOLUTION CE QUI EST D’AILLEURS LE CAS DE LA PLUPART DES RÉVOLUTIONS QUI ONT ÉMAILLÉ L’HISTOIRE. QUAND A LA DÉCLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN ELLE EST LA BASE DE LA NATION QUI FAIT LOI POUR LES POUVOIRS EN PLACE. SYSTÈME A PLUSIEURS FACETTES QUI DÉTERMINE DES DROITS MAIS DONT LE GARDE FOU EST LA LOI INSTAURÉE PAR LE POUVOIR.

 

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Trois idées fausses sur le 14 juillet

 

Contrairement à certaines idées reçues, le 14 juillet, jour de la fête nationale française, ne célèbre pas la chute de la monarchie, encore moins l’avènement de la République. Il ne commémore pas même explicitement la prise de la Bastille.

Le 14 juillet, fête entre toutes de la République française, marque son avènement ?

Pas du tout, en tout cas pas historiquement. La prise de la Bastille par la foule parisienne le 14 juillet 1789 constitue seulement l’un des premiers actes – majeur – d’un processus révolutionnaire qui s’étend sur une dizaine d’années pour se clore en 1799 par la prise du pouvoir de Bonaparte. 

La République elle-même n’est proclamée que le 21 septembre 1792, après bien d’autres événements et insurrections.

Cette «Première République» dure en théorie 11 ans, jusqu’à l’établissement de l’Empire napoléonien (1804) mais comprend des phases très différentes : Terreur, réaction contre-révolutionnaire, Directoire, coup d’État de Bonaparte, « Consulat ».

Elle est suivie de soixante-dix années de retour de formes anciennes – voire autocratiques – du pouvoir : un empereur (Napoléon 1er), trois rois (deux de la dynastie Bourbon, l’un de la branche rivale Orléans), une brève seconde République (1848), renversée à son tour par un second empereur (Napoléon III, neveu du premier).

Ce n’est qu’à la chute de ce dernier dans une guerre perdue contre la Prusse (1870) que la République parlementaire, dans la décennie suivante, s’installe réellement en France.

Encore s’impose-t-elle presque subrepticement. Le parlement de 1870 est majoritairement royaliste mais il ne s’accorde pas avec l’héritier légitime du Trône, le Duc de Chambord (Henri V pour les royalistes).

Crédibilisée aux yeux des influents milieux économiques par l’écrasement sanglant de l’insurrectionnelle Commune de Paris (1871), une république provisoire s’installe par défaut, formalisée en 1875 par un simple amendement «(« amendement Wallon ») voté avec une voix d’avance.

Ainsi s’instaure de façon peu romanesque la République française moderne qui perdure avec des modifications (IVème et aujourd’hui Vème République), bien loin de l’embrasement du 14 juillet 1789.

Le 14 juillet marque au moins la chute de la monarchie ?

Pas d’avantage, sinon celle de la monarchie absolue. On sait (rétrospectivement) que la Révolution française s’est ouverte quelques semaines plus tôt par la réunion des États Généraux mais ils sont convoqués par le roi Louis XVI, qui cherche l’appui politique et financier de la nation. Les Cahiers de doléances, vaste consultation qui les a précédés, témoignent partout d’un soutien quasi unanime à sa personne et à l’institution monarchique. 

Une crise fracture ces États Généraux en juin 1789 sur la question – essentielle – du vote par tête ou par ordre : la représentation nationale doit-elle être égalitaire ou soumise à la hiérarchie des trois ordres d’ancien régime (noblesse, clergé, tiers-état) ?
Elle débouche – le roi s’accrochant à l’ancien ordre et ayant fait disposer des troupes autour de la capitale – sur l’émeute du 14 juillet 1789. Des dizaines de milliers de Parisiens, dans le désir initial d’y chercher des armes, prennent d’assaut la Bastille, forteresse et vieille prison symbole d’arbitraire.

L’épisode est connu : ils s’en emparent et délivrent les sept prisonniers qui s’y trouvent (dont quatre faux monnayeurs). Une centaine de personnes sont tuées de part et d’autre dans l’assaut dont le marquis de Launay, gouverneur de la place. Sa tête est exhibée sur une pique.

On peut dater de cet événement fondateur la fin symbolique de la monarchie absolue et, d’une certaine façon, de l’ancien régime (le rôle de l’Assemblée devient prépondérant ; la noblesse perd ses privilèges dans les semaines suivantes).

Mais le roi lui-même n’est toujours pas contesté, et fait même l’objet d’un attachement renouvelé. Les révolutionnaires eux-mêmes, Robespierre inclus, ne sont alors nullement républicains.

Ce n’est qu’après la tentative de fuite de Louis XVI vers la frontière (équipée de Varennes, juin 1791) que son image est irrémédiablement ternie et que l’idée d’abolir la monarchie fait son chemin. Sa collusion avérée avec les cours ennemies de la France feront le reste. Le palais royal des Tuileries est pris par la foule le 10 août 1792. Louis XVI arrêté et jugé. Il est guillotiné le 21 janvier 1793.
 

Le « 14 juillet » commémore cependant bien la prise de la Bastille le 14 juillet 1789 ?

Non, en tout cas pas légalement, même si l’imaginaire français s’est révélé, à l’usage, plus audacieux que le législateur et célèbre bien cette défaite de l’ordre établi. 

Selon les débats du parlement qui l’institue près d’un siècle après la Révolution, le jour choisi commémore plutôt la fête de la Fédération qui, un an plus tard (14 juillet 1790), marque un moment de grande réconciliation nationale en présence du roi.

Ce n’est qu’en 1880, en effet, que la Troisième République commençante, en manque de symboles édifiants, établit le « 14 juillet » pour fête nationale.

Les régimes précédents avaient eu successivement pour jour emblématique celui de la naissance de la première République (22 septembre, jusqu’en 1804) la Saint-Napoléon sous les deux Empires ou la fête du roi sous la Restauration.

La fête de la Fédération

Dès la fin de 1789, la France connaît un grand mouvement de fraternisation entre villages, villes ou régions dans un élan révolutionnaire et patriotique, en des réunions citoyennes nommées « fédérations ».

« Il n’y a plus ni riches ni pauvres, ni nobles ni roturiers, écrira l’historien Jules Michelet. Les ennemis se réconcilient, les sectes opposées fraternisent, les croyants, les philosophes, les protestants, les catholiques (…) Un sentiment inouï de concorde avait pénétré les âmes ».

L’Assemblée Nationale décide de couronner ce mouvement par un immense rassemblement parisien.

Le 14 juillet 1790, anniversaire de la prise de la Bastille, 14 000 gardes nationaux venus de tout le royaume sont réunis au Champ-de-Mars dans l’enthousiasme. On jure « d’être à jamais fidèle à la Nation, à la Loi et au roi » et de « demeurer unis à tous les Français ».

« Ah ! De quel cœur il jure, ce peuple ! Ah, comme il est crédule encore », écrit encore Michelet.

La Troisième République, née d’une défaite, sans date de naissance très claire et inaugurée par la répression sanglante d’une insurrection (la Commune de Paris ; au moins 20 000 tués, autant d’emprisonnements et déportations) n’avait pas dans sa propre histoire de journées bien glorieuses à commémorer. On chercha donc ailleurs.

Après que furent proposées différentes dates, le député de gauche Benjamin Raspail propose celle du 14 juillet. Émoi d’une partie des parlementaires qui s’inquiètent qu’on fasse ainsi l’apologie d’une émeute.

Le rapporteur du Sénat, l’historien Henri Martin, évoque alors l’autre 14 juillet, celui de 1790. « N’oubliez pas, dit-il, qu’après la journée du 14 juillet 1789 il y a eu la journée du 14 juillet 1790. Cette journée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays. Elle a été la consécration de l’unité de la France. »

Le rapport du Sénat reprend cette option : « Nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire. C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale. (…) Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire. »

Votée le 6 juillet 1880, la loi ne comprend finalement qu’un seul article, prudemment sibyllin : « La République adopte le 14 juillet comme jour de fête nationale annuelle ».

Pascal Priestley

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29 mars 2020

25 CSPB 30/06/15

Classé sous CSPB — SQUALE @ 14 h 58 min

ACTU SUR LA SITUATION POLITIQUE EN EUSKAL HERRIA.

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LORS DE LA CONFÉRENCE SUR LA PAIX A PARIS AVEC LES ARTISANS DU PROCESSUS EN JUIN 2015

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24 SEALIFE avec Laurent AGNESSENS et le groupe LUX 25 06 15

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 14 h 30 min

RENCONTRE AVEC LAURENT

NOUS L’AVONS REÇU À PLUSIEURS REPRISES DANS ÇA BOOSTE. Mondial du Tatoo, l’improbable cabaret, Sailor Jerry.

Ce soir, c’est en tant que responsable de l’aquarium SEALIFE à Marne la Vallée.

 


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BIOGRAPHIE DE LUX

LUX est le produit d’une rencontre fortuite à Paris entre le célèbre guitariste de blues / rock Sylvain Laforge et la New Yorkaise Angela Randall. Leur premier album «SUPER 8» qui a  été enregistré au Studio Black Box et produit par Peter Deimel (The Kills, Anna Calvi, Last Shadow Puppets, Theo Lawrence et The Hearts…) vient d’être réédité avec deux nouveaux titres supplémentaires.

Le premier EP du duo, également enregistré au Studio Black Box et sorti en 2014, leur a permis de tourner et de jouer dans des lieux aussi connus que La Boule Noire, Café de la Danse et The New Morning…

Le groupe a été invité à jouer au Cornbury Music Festival dans l’Oxfordshire en juillet 2016, a fait une tournée acoustique à New York à l’été 2017 et est revenu dans la ville au printemps 2018 pour présenter l’album sorti aux États-Unis en Mai de la même année.

Ayant joué les grands festivals et toutes les grandes salles à Paris et à l’étranger avec la Rita Mitsouko, LUX est une affaire plus intime pour Laforge et une où il n’est plus la guitare à louer mais, comme il le dit,  » le patron « . Fervent partisan de la pureté et de la tradition du blues américain, Laforge a ressenti une alchimie immédiate avec les paroles sobres de Randall et peu de temps après leur première rencontre, ils écrivaient des chansons et faisaient des concerts ensemble.

Leur auto-description « Velvet Rock » est un mélange de rock et de blues alt-folk, américain et britannique qui combine des paroles élégantes, des voix passionnantes et un travail de guitare toujours magnifique.

«Velvet Rock» est un terme qui nous est venu après l’enregistrement du premier EP. Pour nous, il parvient à rassembler en deux mots les éléments rock, folk et pop qui composent nos chansons. Dans «Velvet Rock», le «Velvet» est un clin d’œil clair à New York, aux paroles en anglais, à l’ambiance et à l’élégance urbaine de New York et de Paris. La partie «Rock» est résolument garantie par le jeu de guitare. Les deux mots ensemble – « Velvet Rock » – décrivent le style, le look et même le son organique de LUX. « 

Imaginez Natalie Merchant errant dans Villa Nellcote lorsque les Stones enregistraient Exile on Main St.et vous aurez une idée de qui ils sont et de cette séduisante allure de guitare percutante et de paroles blessées. Laforge est convaincue que toutes les chansons devraient fonctionner avec seulement la guitare et la voix et, de même, les paroles de rechange de Randall puisent dans cette même esthétique traditionnelle sans complication par les couches de production ou les gadgets de studio. En tant qu’acte purement acoustique, leurs chansons et leurs performances étaient le côté le plus doux d’Americana, mais avec un groupe complet derrière le travail de guitare stellaire de Laforge, LUX joue un son plus rock. Les nouveaux enregistrements insufflent une nouvelle vie à leur répertoire et lancent un catalogue de nouvelles chansons, de nouvelles performances et de nouveaux followers.

Une rencontre inattendue à Paris entre Angela Randall, chanteuse et auteure New-Yorkaise et Sylvain Laforge, guitariste de blues/rock a donné naissance au groupe LUX.

Super 8, leur premier album enregistré au Studio Black Box sous la direction artistique de Peter Deimel (The Kills, Last Shadow Puppets, Ana Calvi, Theo Lawrence and the Hearts…) est dans les bacs et vient d’être réédité avec deux nouvelles chansons.

Après avoir joué dans les gros festivals et les plus grandes salles avec les Rita Mitsouko, puis avec Catherine Ringer, LUX est un projet plus personnel pour ce guitariste français de renom.  Fervent partisan de la pureté et tradition du blues, une alchimie immédiate se crée entre ses propres compositions et les élégantes paroles de cette américaine.

Peu après leur rencontre, ils composent des chansons qu’ils présentent en duo acoustique. En 2014, un premier EP enregistré dans le même studio Black Box les amène à tourner dans des nombreuses salles parisiennes: Le Réservoir, Le China, La Boule Noire Supersonic, Café de la Danse, New Morning…

Ils aiment décrire leur musique comme du « Velvet Rock ». Leurs chansons sont portées par un jeu de guitare électrisant, marqué par les riffs et mélodies inspirées. La voix unique et émouvante d’Angela soutient la force de ses textes.

« Velvet Rock” nous est venu naturellement car il réunit en deux mots les éléments de rock, folk, et pop qui font partie de nos chansons. Dans “Velvet Rock” le “Velvet” fait un clin d’oeil à la fois à New York, ma ville natale, les paroles en anglais, le touché velours et l’élégance urbaine de New York et de Paris. Et puis il y a le “Rock” qui est résolument garantie par le jeu de guitare. Le “Velvet Rock” qui en résulte décrit le style, le look et même le son organique de notre groupe“.

Imaginez la chanteuse Nathalie Merchant se trouvant par hasard à la Villa Nellcote avec les Stones enregistrant Exile on Main Street. Là vous aurez le parfum de ce qu’ils font avec l’allure séduisante d’une guitare incisive et le lyrisme des textes.

Partant de l’idée que toute chanson devrait fonctionner simplement avec une guitare et une voix, les paroles en anglais de LUX se lient avec cette même tradition esthétique.

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28 mars 2020

23 L’UKRAINE avec IGOR RESHETNYAK ANARCHISTE UKRAINIEN 16/06/15

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 21 h 05 min

téléchargement (4)AVEC IGOR QUI A AIDÉ À LA TRADUCTION DE LA SOIRÉE SPÉCIALE UKRAINE À LA LIBRAIRIE ÉMANCIPATION EN PRÉSENCE DE CONSTANTIN ET MAXIME DE LA MOUVANCE LIBERTAIRE ET QUI REVIENNENT D’UKRAINE. CETTE SOIRÉE AVAIT POUR BUT D’EN SAVOIR UN PEU PLUS SUR LA SITUATION UKRAINIENNE DANS CE CONFLIT QUI L’OPPOSE À LA RUSSIE ET DE L’ACTION ANTIFA ET ANARCHISTE EN UKRAINE ET EN RUSSIE.

EN PRIME UN PEU D’HISTOIRE

 

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NESTOR MAKHNO ET L’ARMÉE INSURRECTIONNELLE D’UKRAINE

23 L'UKRAINE avec IGOR RESHETNYAK ANARCHISTE UKRAINIEN 16/06/15 dans EMISSIONS ob_ae6720_000101015

            Nestor Makhno (1889 – 1934)

Victor Serge, dont les contradictions ne sont plus à relever, voyait en Makhno le seul qui, à son avis, avait tenté l’expérience féconde d’une synthèse du marxisme et du socialisme libertaire. Reprenant aujourd’hui cette appréciation, bon nombre d’intellectuels, pour qui l’anarchie est un excellent gagne-pain, nous mijotent une impossible mixture marxiste assaisonnée de quelques éléments libertaires.

Le but de cet article est simplement de rappeler l’historique du mouvement makhnoviste, malheureusement trop peu connu des jeunes militants, et de démontrer que la makhnovchtchina (1) fut exclusivement un mouvement révolutionnaire autonome qui concrétisa le rêve des anarchistes de créer une société dégagée de toute exploitation et de toute autorité politique.
Il est bon aussi de rappeler à certains libertaires, désireux actuellement de former l’union sacrée avec les organisations gauchistes, comment ce mouvement fut écrasé par ceux-là mêmes à qui il apportait une aide pour combattre la contre-révolution. Les anarchistes ukrainiens eurent l’imprudence de faire confiance à l’Armée rouge ; nous ne désirons pas commettre la même erreur, car nous n’accordons pas plus de confiance aux héritiers de Trotsky que Makhno eût dû le faire.

Le cadre
Il est nécessaire, tout d’abord, de replacer l’expérience anarchiste d’Ukraine dans le contexte à la fois historique et géographique qui lui sert de cadre. C’est dans le grand bouleversement de la révolution russe qu’elle va se situer, comme un îlot au milieu de l’expérience marxiste qui s’étend dans le reste de l’ancien empire tsariste.
L’Ukraine est alors un pays totalement différent des autres provinces russes. Pays agricole riche, qui a toujours suscité le désir de ses voisins, elle est marquée par un fort esprit d’indépendance de ses habitants, esprit d’indépendance allant parfois malheureusement jusqu’à un nationalisme exacerbé, mais ayant surtout donné au pays une tradition de « Volnitza » (vie libre) qui empêcha les différents partis politiques de s’y implanter fermement.
Cette absence politique explique pourquoi la révolution d’Octobre se déroula, en fait, un peu plus tard dans cette province. De l’abdication du tsar en mars 1917, et alors que Kérensky prenait la tête du gouvernement provisoire en Grande-Russie, on avait vu s’établir en Ukraine un pouvoir parallèle dirigé par la petite bourgeoisie nationaliste, désireuse de recréer un État indépendant.
Ce mouvement, animé principalement par Vinitcheuko et Petlioura, s’établit surtout dans le nord du pays, alors que dans le sud les masses paysannes, sous l’influence des groupes anarchistes, s’en détachaient pour former un courant révolutionnaire qui, en décembre 1917 et janvier 1918, expulsa les gros propriétaires et commença à organiser lui-même le partage et la mise en valeur des terres et des usines.
Mais tout fut remis en question lorsque, le 3 mars 1918, Lénine signa le traité de Brest-Litovsk qui permettait aux armées austro-allemandes d’entrer en Ukraine.
Celles-ci rétablirent aussitôt les nobles et les propriétaires fonciers dans leurs privilèges afin de s’assurer la neutralité de la région. La nomination de l’hetman [Ndlr. Commandant en chef des armées] Skoropadsky à la tête de la Rada centrale [Ndlr. Corps politique représentatif, sorte de Parlement] marqua véritablement le retour au tsarisme. En effet, les propriétaires chassés peu de temps auparavant se hâtèrent, par esprit de vengeance, de resserrer leur étreinte sur le peuple, qui subissait par ailleurs le brigandage des troupes d’occupation.
Devant cette répression impitoyable, le pays tout entier va se dresser et ce mouvement insurrectionnel des paysans et des ouvriers va se déclarer pour la révolution intégrale, c’est-à-dire ayant comme but la complète émancipation du travail. On assiste alors à une organisation simultanée de corps de francs-tireurs, cela sans aucun mot d’ordre venu d’un quelconque parti politique mais par les paysans eux-mêmes.
Mais les représailles de la Rada ukrainienne, appuyée par les troupes austro-allemandes, vont être sanglantes (juin-juillet-août 1918). La nécessité d’une certaine unification face à la répression se faisant sentir, ce sera le groupe anarchiste de Goulaï-Polé qui en prendra l’initiative.
Le mouvement prend alors un caractère totalement différent : il se débarrasse aussitôt de tous les éléments non travailleurs et des préjugés nationaux, religieux ou politiques. Son but n’est pas de lutter seulement contre la réaction, mais de s’engager également dans la voie antiautoritaire de l’organisation libre des travailleurs. Tout cela, nous l’avons dit, à l’initiative du groupe anarchiste de Goulaï-Polé, duquel va se détacher un animateur de premier ordre.

Nestor Makhno
Né en 1889, dans une famille de paysans pauvres, Nestor Makhno va rapidement se trouver confronté au problème de l’exploitation de l’homme par l’homme. En effet, orphelin de père très jeune, il est obligé d’aller travailler à 7 ans chez les riches koulaks (propriétaires terriens) pour aider sa famille. Il ira ensuite travailler comme fondeur à l’unique usine de son village. La révolution manquée de 1905 (il a alors 16 ans) va éveiller son enthousiasme révolutionnaire et après avoir pris contact avec diverses organisations politiques qui le rebutent, il entre finalement au groupe anarchiste-communiste de Goulaï-Polé, où il va déployer une grande activité.
Arrêté en 1908 par l’Okhrana (police du tsar), il est condamné à mort. Mais, en raison de sa jeunesse, sa peine sera commuée en réclusion à vie. Il profite de son emprisonnement à Moscou pour parfaire son éducation, bien qu’en raison de sa mauvaise conduite il soit très souvent au cachot. L’insurrection de Moscou, le 1er mars 1917, va lui permettre de recouvrer sa liberté et de rentrer à Goulaï-Polé où il reçoit un accueil triomphal.
Il y retrouve le groupe anarchiste, avec lequel il va d’abord avoir quelques différends. En effet, sa détention lui avait permis de méditer longuement et, à son retour, il affirme vouloir que les paysans s’organisent d’une façon assez solide pour chasser définitivement les koulaks. Bien que très hésitants, ses camarades vont tout de même le suivre et impulser une union professionnelle des ouvriers agricoles, une commune libre et un soviet local des paysans qui va partager les terres de façon égalitaire. Exemple qui sera rapidement suivi dans les villages voisins.
C’est à cette époque que se situe l’entrée des armées austro-allemandes en Ukraine.
Makhno est alors chargé par un comité révolutionnaire de former des bataillons de lutte contre l’occupant et la Rada centrale de l’hetman Skoropadsky. II va participer à de nombreux meetings, appelant les travailleurs à l’insurrection générale. Spontanément, tous les détachements de partisans vont le rejoindre, et Makhno se révélera un organisateur extraordinaire, en semant la terreur dans les rangs ennemis à la tête de la compagnie révolutionnaire dont il a la responsabilité. Appuyé par les masses populaires dont les partisans sont issus, il a un énorme avantage et il est bien certain que devant une telle force, seule l’aide des armées d’occupation peut maintenir l’hetman en place.
Lorsque celles-ci vont être rappelées dans leur pays à la suite de la défaite du bloc germanique sur le front occidental, c’est la débandade chez les propriétaires, qui trouvent refuge à l’étranger.
C’est à ce moment-là que se situe véritablement l’expérience anarchiste en Ukraine qui, avec sa théorie d’organisation libertaire, se trouve en confrontation directe avec la théorie d’organisation marxiste et les réalisations bolcheviques en Grande-Russie.

L’expérience anarchiste
Jusqu’à la fuite de Skoropadsky, le mouvement avait été surtout destructif. Avec l’unification, il va trouver une structure permettant un plan précis pour une organisation libre des travailleurs. Ce plan va être tracé au premier congrès de la Confédération des groupes anarchistes qui prend le nom de Nabat (le Tocsin).
Les principaux points en sont : le rejet des groupes privilégiés (non-travailleurs) ; la méfiance envers tous les partis ; la négation de toute dictature (principalement celle d’une organisation sur le peuple) ; la négation du principe de l’État ; le rejet d’une période « transitoire » ; l’autodirection des travailleurs par des conseils (soviets) laborieux libres.
On voit déjà dans ce plan les différences fondamentales avec les aspirations des bolcheviks dans le reste du pays. C’est pourquoi, dans un premier temps, le mouvement anarchiste va présenter et expliquer ses idées aux travailleurs, sans essayer pour autant de leur imposer. L’armée insurrectionnelle formée auparavant va être désormais uniquement un groupe d’autodéfense, car l’idéal anarchiste de bonheur et d’égalité générale ne peut être atteint à travers l’effort d’une armée, quelle qu’elle soit, même si elle était formée exclusivement par des anarchistes.
Ainsi, peut-on lire dans La Voie vers la liberté (organe makhnoviste) : « L’armée révolutionnaire, dans le meilleur des cas, pourrait servir à la destruction du vieux régime abhorré ; pour le travail constructif, l’édification et la création, n’importe quelle armée qui, logiquement, ne peut s’appuyer que sur la force et le commandement, serait complètement impuissante et même néfaste.
Pour que la société anarchiste devienne possible, il est nécessaire que les ouvriers eux-mêmes dans les usines et les entreprises, les paysans eux-mêmes dans leurs villages, se mettent à la construction de la société antiautoritaire, n’attendant de nulle part des décrets-lois. »
Et pendant six mois (de novembre 1918 à juin 1919), on va assister à une véritable expérience anarchiste pendant laquelle paysans et ouvriers vivront sans aucun pouvoir, créant ainsi de nouvelles formes de relations sociales. À côté de la gestion directe des usines par les ouvriers sur la base de l’égalité économique, vont se créer des communes libres.
« La majeure partie de ces communes agraires était composée de paysans, quelques-uns comprenaient à la fois des paysans et des ouvriers. Elles étaient fondées avant tout sur l’égalité et la solidarité de leurs membres. Tous, hommes et femmes, œuvraient ensemble avec une conscience parfaite, qu’ils travaillassent aux champs ou qu’ils fussent employés aux travaux domestiques […]. Le programme de travail était établi dans des réunions où tous participaient. Ils savaient ensuite exactement ce qu’ils avaient à faire » (Makhno, La Révolution russe en Ukraine).
« Un nouvel état d’esprit naît aussitôt de ces expériences, car les paysans en arrivent rapidement à considérer ce régime communal libre comme la forme la plus élevée de la justice sociale. Ainsi, les membres du groupe se faisaient à l’idée d’unité collective dans l’action et tout particulièrement dans l’action raisonnée et féconde. Ils s’habituaient à avoir naturellement confiance les uns dans les autres, à se comprendre, à s’apprécier sincèrement dans leur domaine respectif » (ibid.).
Poursuivant leurs recherches créatrices, ils vont s’apercevoir qu’une société nouvelle ne peut maintenir une éducation sclérosée ; c’est ainsi qu’ils se tournent résolument vers la pédagogie libertaire de Francisco Ferrer (2) qu’ils déclarent vouloir appliquer dans les écoles. Cela posera, bien sûr, quelques problèmes de départ, car ils n’ont eu connaissance de cette pédagogie que très succinctement. Aussi demanderont-ils à quelques personnes, aptes à l’expliquer et à la mettre en pratique, de venir des villes, et c’est ainsi que Voline (3) arrive à Goulaï-Polé.
Sur le plan des échanges avec les villes, les paysans vont rejeter tout intermédiaire. Sans passer par les structures de l’État, ils vont fournir aux ouvriers des villes céréales et nourriture, en contrepartie desquelles les ouvriers leur échangeront leurs produits, sur la base de l’estimation réciproque et de l’entraide définie par Kropotkine.

Le rôle de Makhno, dans tout cela ?
Il n’est qu’un animateur du mouvement, qui répond à ceux qui viennent lui demander des conseils : « C’est à vous de le savoir ; cherchez des solutions, organisez-vous, c’est en faisant des erreurs que vous apprendrez à les éviter. » Quelle différence avec Lénine ou Trotsky, dictant leurs ordres pour la moindre affaire ! Makhno démontre ainsi, d’une façon magistrale, que la théorie marxiste n’est pas valable, théorie selon laquelle le peuple a besoin de guides qui pensent pour lui, d’un parti puissant qui dicte ce qu’il a faire.
Tout cela n’est évidemment pas vu d’un bon œil par les autorités bolcheviques et Makhno sait qu’un jour, il y aura affrontement.
Il déclare : « Le jour n’est pas éloigné où le peuple russe sera complètement écrasé sous la botte des partis. Les partis ne servent pas le peuple, c’est le peuple qui doit les servir. Ainsi voyons-nous déjà que toutes les décisions concernant le peuple sont prises directement par les partis politiques. Ainsi va se trouver une fois de plus justifiée la parole de Bakounine : partout où il y a domination, il y a exploitation. Or, nous ne voulons accepter ni la domination ni l’exploitation. »
C’est un véritable défi. Pourtant, celui-ci ne sera pas relevé. Un événement important va retarder l’affrontement : c’est l’approche des troupes monarchistes de Dénikine. Mais, parallèlement, c’est aussi cet événement qui va servir de prétexte aux bolcheviks pour « normaliser » la situation en Ukraine.

L’affrontement
Face aux troupes blanches qui s’apprêtent à envahir le pays, les paysans du sud de l’Ukraine sont résolus à se défendre eux-mêmes. Mais Makhno sait qu’en face, il y a une très bonne armée, composée principalement de cosaques et d’officiers de l’ancienne armée tsariste. Il faut donc renforcer la makhnovchtchina et deux congrès régionaux sont convoqués (à trois semaines d’intervalle) pour examiner la situation.
Le second de ces congrès va décider une mobilisation volontaire et égalitaire ; il n’y a jamais eu de conscription dans la makhnovchtchina, comme ont voulu le faire croire certains. Les volontaires vont être nombreux, mais le gros problème est le manque d’armes. Cependant, durant trois mois, l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle (c’est le nom adopté par les partisans ukrainiens) tient tête aux monarchistes.
Makhno se révèle être, de nouveau, un stratège extraordinaire. Toute la presse bolchevique chante même ses louanges, le qualifiant de « courageux partisan » et de « grand dirigeant révolutionnaire » !
C’est seulement au bout de trois mois que l’Armée rouge arrive. Aussitôt, un accord est conclu avec Makhno : l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle se joint à l’Armée rouge, mais elle ne dépend d’elle qu’au point de vue strictement militaire ; elle a droit au même approvisionnement en vivres et en munitions ; elle garde son nom, ses drapeaux noirs et ses structures (volontariat, principe électoral, autodiscipline). De plus, elle n’accepte aucun pouvoir politique (commissaires) dans la région où elle évolue. Les bolcheviks vont accepter, pensant absorber par la suite la makhnovchtchina.
Ils vont bien vite se rendre compte qu’ils n’y arriveront pas et ils décident de ne plus approvisionner les partisans ukrainiens. Makhno réquisitionne alors les trains destinés à l’Armée rouge et refuse de livrer la houille et les céréales dont la région qu’il occupe est riche.
C’est l’épreuve de force qui commence avec les premières arrestations d’anarchistes, l’interdiction de leur journal Nabat – dont Voline était alors rédacteur –, une campagne de calomnie dans la presse, de Moscou et des autorités de plus en plus menaçantes.
Devant cette situation, un troisième congrès régional est convoqué pour déterminer les positions civiles et militaires à adopter. Ce congrès est aussitôt déclaré hors-la-loi et contre-révolutionnaire par le commandant de division Dybenko, décision à laquelle le conseil révolutionnaire de Goulaï-Polé va répondre d’une façon véhémente : « Peut-il exister des lois faites par quelques personnes s’intitulant révolutionnaires, leur permettant. de mettre tout un peuple plus révolutionnaire qu’elles hors-la-loi ? […] Un révolutionnaire, quels intérêts doit-il défendre ? Ceux du parti ou bien ceux du peuple qui, par son sang, met en mouvement la révolution ? » (Archinoff, Le Mouvement makhnoviste).
Cette réponse va aussitôt entraîner une nouvelle campagne de diffamation dans la presse communiste. Les hautes autorités vont alors venir sur place pour se rendre compte de la situation. L’envoyé de Lénine, Kamenev, a un entretien assez cordial avec Makhno ; il s’en va même en déclarant que les bolcheviks sauraient toujours trouver un langage commun avec les makhnovistes, et qu’ils peuvent et doivent œuvrer ensemble.
Mais à peine est-il parti que les paysans ukrainiens interceptent des messages donnant l’ordre à l’Armée rouge d’envahir Goulaï-Polé et qu’un attentat contre Makhno ait lieu. Un quatrième congrès des délégués ouvriers, paysans et partisans est convoqué. L’ordre de Trotsky ne se fait pas attendre : toute personne participant à ce congrès doit être arrêtée.
Et il déclare : « II vaut mieux céder l’Ukraine entière à Dénikine que permettre une expansion du mouvement makhnoviste : le mouvement de Dénikine comme étant ouvertement contre-révolutionnaire pourrait être aisément compromis par la voie de classe, tandis que la Makhnovstchina se développe au fond des masses et soulève justement les masses contre nous » (Archinoff, Le Mouvement makhnoviste).
Et il met aussitôt ses paroles en pratique en retirant ses troupes afin de permettre à l’armée blanche d’envahir la région. Il déclare, d’autre part, que c’est Makhno le responsable de la défaite et ordre est donné de l’arrêter et de fusiller les insurgés pendant leur retraite. Pris entre deux feux, Makhno a alors une astuce pour se tirer du traquenard : il démissionne de son poste de commandement de l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle et s’évanouit dans la nature avec ses compagnons.
C’est une catastrophe pour Trotsky qui est battu à plate couture par Dénikine et qui doit retirer ses troupes d’Ukraine. C’est à ce moment que Makhno décide de revenir à la surface. Il reforme son armée et en trois mois va battre les troupes monarchistes, sauvant ainsi la révolution.
Devenue très puissante et très populaire, la makhnovstchina ne va pas user de sa force pour étendre sa domination. Elle va, au contraire, se tourner à nouveau vers l’auto-organisation du pays. Elle va également appliquer intégralement ces principes si chers aux anarchistes en détruisant prisons et postes de police, et en accordant entière liberté de parole, de conscience, d’association, de presse.
Mais Makhno commet une erreur. Sûr de lui et de l’appui des masses populaires, il ne pense pas à se préserver d’une nouvelle traîtrise des bolcheviks. Et lorsque la moitié de ses troupes sera décimée par une épidémie de typhus, Trotsky reprendra le harcèlement. Il y aura une nouvelle trêve en octobre 1920, à l’approche de l’armée blanche de Wrangel.
La makhnovchtchina acceptera encore d’aider l’Armée rouge. Quand les monarchistes seront définitivement éliminés, on assistera à la dernière trahison des communistes. Makhno va intercepter trois messages de Lénine à Rakovsky, président du Conseil des commissaires du peuple d’Ukraine ; les ordres : arrêter tous les militants anarchistes et les juger comme des criminels de droit commun.
Août 1923, Makhno, épuisé, sera battu et devra s’enfuir en Roumanie, puis en Pologne, pour enfin venir à Paris où il terminera sa vie dans la misère et l’abandon.
Le communisme étatique s’installera en Ukraine.
La diffamation contre les anarchistes durera encore longtemps. On passera même un film dans toute la Russie présentant Makhno comme un chef de bandits sanguinaires et allié de l’armée blanche. Puis, le silence et pourtant, en 1953, à la mort de Staline, alors que l’Ukraine connaissait une vaste insurrection dans ses camps de concentration, les détenus, reprenant le camp de Norilsk, hissèrent le drapeau du mouvement makhnoviste en haut du mât.
Le mensonge et la calomnie feront peut-être, un jour, place à la vérité.
Alors sonnera le jour de la révolution sociale pour laquelle luttèrent tant les anarchistes ukrainiens.

Pascal Nurnberg

1. Nom donné à l’armée insurrectionnelle ukrainienne menée par Makhno. (Ndlr.)
2. Voir l’article de Guillaume Goutte, « Francisco Ferrer i Guardia, le pédagogue anarchiste », Le Monde libertaire, n° 1607, du 7 au 13 octobre 2010. (Ndlr.)
3. Vsevolod Mikhaïlovitch Eichenbaum, dit Voline (1882-1945), est un anarchiste russe. Pendant la makhnovchtchina, il sera en charge de la section « culture et éducation » de l’armée insurrectionnelle. Arrêté par l’Armée rouge en 1919, il est emprisonné puis libéré en 1920. En décembre de la même année, il est à nouveau arrêté par les bolcheviks alors qu’il s’apprêtait à préparer le congrès anarchiste de Kharkov. Bénéficiant d’un mouvement de solidarité européen, il est libéré. Dans les années trente, il se rend en France où, à la demande de la CNT espagnole, il s’implique activement dans la rédaction de L’Espagne antifasciste. Il meurt en 1945, à Paris, de la tuberculose. (Ndlr.)

Pin em Paz entre nós, guerra aos senhores._

22 29ème HLM EN DIRECT DU CAC G.BRASSENS MANTES LA JOLIE 09/06/15

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 17 h 37 min

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ÇA BOOSTE SORT DES STUDIOS POUR SON ÉMISSION MENSUELLE EN DIRECT DU CAC G.BRASSENS DE MANTES LA JOLIE. POUR CETTE ÉMISSION NOUS RECEVIONS LA LDH DU MANTOIS ET LE GROUPE TURBULANCE

SUIVRE LE LIEN DE LA LDH DU MANTOIS

http://ldh-section-du-mantois.e-monsite.com/

TURBULANCE GROUPE DE RAP DE MANTES LA VILLE. POUR LES SUIVRE.

https://www.facebook.com/pg/LaTurbulance/

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21 SYRIZA PARIS ET LE COLLECTIF SFGS (Les raisins de la colère) 02/06

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 17 h 10 min

RENCONTRE AVEC DES MEMBRES DE SYRIZA PARIS.

LE MOUVEMENT SYRIZA EST UN PARTI REGROUPANT LES FORCES DE GAUCHE ET D’EXTRÊME GAUCHE. et des membres du comité Paris de SYRIZA sont venu nous parler de la situation en Grèce après la victoire de SYRIZA dirigé pas Alexis Tsipras. un avenir possible pour la Grèce malgré le diktat du triumvirat européen qui impose alors à la Grèce une politique d’austérité. Ce gouvernement résistera t il? Avec nos invitéEs nous allons chercher à mieux comprendre les enjeux qui attendent les grecs.

https://syrizaparis.wordpress.com/

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Le Collectif SFGS

Le Collectif

Notre collectif « Solidarité France-Grèce pour la santé » est né au départ de l’initiative d’un petit groupe de personnes d’origine grecque vivant en France et désirant agir collectivement et concrètement en solidarité avec les Pharmacies et Dispensaires sociaux en Grèce.

Dans un premier temps nous avons essayé de déterminer avec les acteurs des dispensaires le type et la forme de soutien dont ils avaient besoin, et d’étendre le collectif en le portant dans nos milieux personnels, professionnels et/ou militants.

Nous avons ainsi avancé vers la constitution d’un collectif de personnes de tous horizons (associatifs, professionnels, politiques, syndicaux) ayant comme but :

‐ D’informer le plus largement possible sur la crise sociale et sanitaire en Grèce et sur ses origines politiques.

‐ De créer en France les maillons d’une chaîne européenne de solidarité, notamment en collectant et envoyant sur place le matériel médical et pharmaceutique nécessaire

‐ De contribuer aux débats nécessaires sur la santé publique et les soins pour tous et toutes.

‐ D’élargir notre initiative en ouvrant un appel à soutiens par le biais de notre site, et en essayant de nous étendre au delà de la région parisienne.

Le 23 mars 2013, nous avons organisé notre premier débat public en présence du Docteur Giorgos Vichas, représentant du Dispensaire social métropolitain de Hellinikon à Athènes. Le succès de cette soirée et la richesse du débat nous ont confortés dans l’idée de multiplier les occasions d’élargir et de renforcer notre collectif, en organisant d’autres événements, mais aussi en intervenant partout où cela serait possible pour pousser ce débat et en récoltant des fonds et du matériel médical pour les dispensaires.
Dans le cadre de nos orientations initiales, nous nous sommes inscrits à l’Alter-Sommet d’ Athènes (8 et 9 juin 2013) et nous avons organisé, à destination des dispensaires sociaux grecs, le convoi d’un cabinet dentaire complet et d’équipement d’examen pédiatrique.

La rencontre sur place avec les intervenants militants des dispensaires nous a permis d’apprécier en profondeur la situation sanitaire et socio-politique ainsi que les besoins des dispensaires.

Notre première collecte de fonds a rapporté 7000 (sept mille) euros qui ont été dédiés au réseau des dispensaires sociaux.

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Notre Appel

APPEL DU COLLECTIF « SOLIDARITÉ FRANCE-GRÈCE POUR LA SANTÉ »

 

Le 25 janvier 2015, le peuple grec a marqué sa volonté d’en finir avec les politiques d’austérité imposées depuis plusieurs années par la Troïka (Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International et Commission Européenne). Ces programmes d’austérité ont eu des conséquences sociales dramatiques. Le secteur de la santé et de l’accès aux soins a été particulièrement attaqué avec la fermeture de nombreuses structures de soins, les licenciements massifs de personnels de santé et la baisse drastique de la prise en charge des soins, excluant ainsi 35 % de la population de ce droit fondamental.

 

Face à cette crise humanitaire, et grâce à l’implication active de la population, des usagers et des professionnels bénévoles, une forme de résistance originale s’est organisée avec l’émergence de dispensaires autogérés dans les villes et les quartiers. Cette organisation alternative, outil de lutte contre les politiques de régression sociale, a fait écho en Europe. Une solidarité internationale s’est organisée pour la survie et le développement des dispensaires. En France, depuis deux ans, le collectif Solidarité France Grèce pour la Santé soutient financièrement et matériellement leurs activités.

Certes, les élections de janvier 2015 en Grèce ouvrent des perspectives. Pour autant, la reconstruction espérée du système de santé public grec ne se fera pas du jour au lendemain. Elle nécessitera des délais insoutenables pour les malades et les plus démunis. Pendant cette période transitoire, les dispensaires sociaux solidaires continueront d’œuvrer en faveur de ces populations. C’est la raison pour laquelle, plus que jamais, le collectif France Grèce pour la Santé appelle à une solidarité immédiate et concrète, avec une multiplication d’initiatives concourant à les soutenir politiquement, matériellement et financièrement.

La résistance du peuple grec est une force motrice qui sert de référence aux autres peuples d’Europe. C’est pourquoi le nouveau gouvernement grec voit se dresser contre lui tous ceux qui veulent imposer la poursuite des politiques d’austérité. La propagande médiatique est un vecteur de cette politique dont nous ne sommes pas dupes. Afin de déconstruire ce discours et consolider notre solidarité aux peuples en lutte nous devons organiser nos propres canaux d’information, nos propres réseaux.

Fort de ce constat, le collectif France Grèce pour la Santé, grâce aux partenariats qu’il a pu construire à travers ses deux années d’actions, organise l’envoi d’une délégation en Grèce. Cette délégation française, large et unitaire, composée d’acteurs syndicaux, associatifs, politiques du secteur de la santé, ira visiter des hôpitaux, des dispensaires, des équipes syndicales et des responsables institutionnels grecs. Créer de nouveaux liens, recenser les besoins et réfléchir avec les partenaires grecs est un travail complémentaire à celui que nous avons initié avec les dispensaires, une forme de mobilisation sociale en solidarité et pour le respect du choix démocratique du peuple grec.

Nous aspirons à une Grèce et à une Europe sociales, démocratiques et délivrées des plans austéritaires, où tous et toutes ont un accès égal à la santé, à l’emploi décent, à l’éducation, à la dignité. Nous nous inscrirons dans toutes les initiatives porteuses d’une telle ambition et nous comptons sur votre soutien.

E-mail : france.grece.solidarite.sante@gmail.com

https://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/about/

Liens vers :

L’appel du Collectif SFGS février 2015

Le premier appel du Collectif SFGS 2013 

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20 CSPB Comité de Solidarité avec le Peuple Basque 26/05/15

Classé sous CSPB — SQUALE @ 16 h 47 min

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LE DERNIER MARDI DU MOIS RETROUVEZ LE COMITÉ DE SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE BASQUE.

 

ACTUALITÉ SUR LES PRESOS ET EUSKAL HERRIA. VOIR SUR LE SITE DU COMITÉ

https://cspb.unblog.fr/

 

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19 DAVID SIRE poète, chanteur et bidulosophe. Chansons pour enfants et aussi les grands 19/05/15

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 16 h 22 min

Deux heures de causerie radiophonique – Radio libertaire 19.05.15

Ecrit par David Sire le 28 mai 2015 à 9:06 - 3 commentaires.

Radio libertaire – 19 mai 2015 – Squale m’offre deux heures d’antenne dans son émission Ça booste sous les pavés. L’occasion de reparcourir 17 ans (déjà !) de chansons, de scènes et d’album. On a pioché dans tous les disques parus depuis 2003 plus quelques titres d’amis dont le travail résonne en moi. Oui, une belle et précieuse causerie dans un monde où deux heures de radio se font bien rares. Merci SQUALE !

 

Filopat & Cie

Télérama a décerné T T T et un bravo à ce ciné-chansons ! A lire : ici.

C’est autour de l’œuvre de Gunter Rätz, réalisateur allemand de films d’animation, et de sa plus célèbre série, Filopat et Patafil que David Sire et son complice de scène Pierre Caillot accompagnent en musique et chansons cette séance de cinéma. De véritables petits trésors cachés, réalisés en marionnettes ou dessins animés, reprennent vie sur le contrepoint sonore et poétique des deux artistes. Au cœur de cette création : la question de l’espace et du temps. Goûter. Grandir. Pousser. Partir. Tomber. Tenir. Rêver. Rugir. Changer. Choisir. Deviner. Devenir.

https://vimeo.com/29597375 

C’est de famille

Sous la table, il y a un terrain vague. C’est là que glissent les jeux d’enfants quand s’éternise le monde des adultes. C’est là que se déroule C’est de famille. David Sire et Pierre Caillot y déambule dans une complicité malicieuse et toujours inattendue. Ukulélé, guitare, scie musicale pour le premier. Percussions vocales et digitales pour son cousin Zinzin. Fêtes de famille interminables (C’est le pied), familles recomposées (Les re-familles), relations frères-sœurs (le Zoo), noms difficiles à porter (Martin Dupont)…, le répertoire du livre-disque C’est de famille y est adapté dans une version acoustique toute en relief : du cri au chuchotement. Tels de petits volcans, les émotions humaines ne cessent de traverser le spectacle, tissant en filigrane la question de nos existences : elle vient d’où et elle va où cette vie ? Une réponse joyeuse s’esquisse du côté des marges, du côté des rêveurs et des étourdis, du côté de ceux qui, sans en faire une religion, n’hésite pourtant pas à porter leur slip sur la tête (la Saint Glinglin).

Durée : 1 H
Mise en scène : Marina Tomé
Création lumière : Nicolas Dalban-Moreynas
Son : Yannick Cayuela
 

https://vimeo.com/29596717  

Création jeune public pour le Festival de Marne 2013

Mise en scène : Marina Tomé

Répertoire insoumis, Niet popov propose en creux une philosophie libertaire sacrément contagieuse. La générosité est sans doute le ferment principal de ce spectacle haut en couleurs et en émotions. David Sire et Pierre Caillot donnent sans compter. En quelques secondes, nous franchissons avec eux la palissade pour entrer dans un fabuleux terrain vague. 

https://youtu.be/e-LDdoqpoZs 

En roue libre

En roue libre est un concert-spectacle qui vadrouille en plusieurs territoires. La chanson bien sûr. Mais aussi la fable d’objets. La pantomime. La danse. La magie. Avec un horizon commun : la poésie d’un spectacle saltimbanque. Né sur la route (voir Transhumances), En roue libre garde de sa genèse un farouche parfum de liberté. On y croisera une chanson pour voix et pompe à vélo, un poète en voiture de fonction, une pluie d’onomatopées. Le répertoire est pour bonne partie composé des chansons de l’album Bidule & l’horizon. Mais pas que… Car En roue libre reste en perpétuelle gestation. Dans un théâtre ou dans une grange, devant vingt ou deux mille personnes, un troubadour funambule souffle sans prévenir ses petites bulles de poésie. En équilibre sur le fil du présent.

Durée : 1 H 30
Mise en scène : Marina Tomé
Création lumière : Nicolas Dalban-Moreynas
Son : Emmanuel Hospital

Contact tournée:
Virginie RICHE
Gommette production & communication
06 64 39 46 13 / 09 81 49 92 22

1 rue de la trinquette 17000 LA ROCHELLE
virginie@gommette-production.com
www.gommette-production.com

 

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18 SPÉCIALE MARVIN GAYE 05/05/15

Classé sous EMISSIONS — SQUALE @ 15 h 38 min

UNE SPÉCIALE MARVIN GAYE, CHANTRE DE LA SOUL ET DE LA MOTOWN LABEL DE DETROIT.

Marvin Gaye (né Marvin Pentz Gay Jr .; 2 avril 1939 – 1er avril 1984) [1] était un chanteur, auteur-compositeur et producteur de disques américain. Il a contribué à façonner le son de Motown dans les années 1960, d’abord en tant que joueur de session interne et plus tard en tant qu’artiste solo avec une série de tubes, ce qui lui a valu les surnoms de  »Prince of Motown » et « Prince of Soul ».

Les succès Motown de Gaye incluent «  Ain’t That Peculiar  », «  How Sweet It Is (To Be Loved By You)  », et «  I Heard It Through the Grapevine  », et des enregistrements en duo avec Mary Wells , Kim Weston , Diana Ross et Tammi Terrell . Au cours des années 1970, il enregistre les albums What’s Going On et Let’s Get It On et devient l’un des premiers artistes de Motown, avec Stevie Wonder , à rompre les rênes d’une société de production. Ses enregistrements ultérieurs ont influencé plusieurs sous - genres R&B contemporains , tels que quiet storm etnéo soul . [2] Après une période d’exil fiscal en Europe au début des années 1980, il a sorti le hit de 1982 «  Sexual Healing  », qui lui a valu ses deux premiers Grammy Awards , et son album parent Midnight Love . [3] Les dernières apparitions télévisées de Gaye étaient au match des étoiles NBA de 1983 , où il a chanté «  La bannière étoilée  »; Motown 25: Hier, aujourd’hui, pour toujours ; et Soul Train , qui était sa dernière apparition. [4]

Première vie

Gaye est né Marvin Pentz Gay Jr. le 2 avril 1939, au Freedman’s Hospital [8] à Washington, DC, du ministre de l’Église Marvin Gay Sr. et du domestique d’ Alberta Gay (née Cooper). Sa première maison était dans un projet de logement public [9], les appartements Fairfax [10] (maintenant démolis) au 1617 1st Street SW dans le quartier Southwest Waterfront . [11] Bien que l’un des plus anciens quartiers de la ville, avec de nombreux élégants de style fédéralmaisons, le Sud-Ouest était avant tout un vaste bidonville. La plupart des bâtiments étaient petits, en mauvais état et manquaient d’électricité et d’eau courante. Les ruelles étaient pleines de cabanes à un et deux étages, et presque chaque logement était surpeuplé. [12] [13] [14] Gaye et ses amis ont surnommé le secteur « ville simple », en raison de son être « moitié ville, moitié pays ». [15] [16] [a]

Gaye était le deuxième plus âgé des quatre enfants du couple. Il avait deux soeurs, Jeanne et Zeola, et un frère, Frankie Gaye . Il avait également deux demi-frères: Michael Cooper, le fils de sa mère issu d’une relation antérieure, et Antwaun Carey Gay [18], né des relations extraconjugales de son père . [18]

Gaye a commencé à chanter à l’église quand il avait quatre ans; son père l’accompagnait souvent au piano. [19] [20] [21] Gaye et sa famille faisaient partie d’une église pentecôtiste connue sous le nom de Maison de Dieu. La Maison de Dieu a tiré ses enseignements du pentecôtisme hébreu , a préconisé une conduite stricte et a adhéré à l’ Ancien et au Nouveau Testament. [22] [23] Gaye a développé un amour du chant à un âge précoce et a été encouragé à poursuivre une carrière musicale professionnelle après une performance à une pièce de théâtre à 11 chants  » Be My Love  » de Mario Lanza . [21]Sa vie familiale consistait en des «coups de fouet brutaux» de son père, qui l’a frappé pour toute lacune. [24] Le jeune Gaye a décrit la vie dans la maison de son père comme semblable à « … vivre avec un roi, un roi très particulier, changeant, cruel et tout puissant. » [15] Il a estimé que si sa mère ne l’avait pas consolé et encouragé son chant, il se serait suicidé. [25] Sa sœur a expliqué plus tard que Gaye était souvent battue, à partir de l’âge de sept ans, jusqu’à l’adolescence. [26]

Gaye a fréquenté l’école élémentaire Syphax [27] , puis le lycée Randall Junior . [28] Gaye a commencé à prendre le chant beaucoup plus au sérieux dans le premier cycle du secondaire, [29] et il a rejoint et est devenu une star du chant avec le Randall Junior High Glee Club. [dix]

En 1953 [9] [30] [31] ou 1954 [8] [32] [b], les Gays emménagèrent dans le projet de logements publics East Capitol Dwellings dans le quartier Capitol View de DC . [8] [34] [c] Leur appartement de maison de ville (Unité 12, 60th Street NE; maintenant démoli) était la maison de Marvin jusqu’en 1962. [33] [d]

Gaye a brièvement fréquenté le lycée de Spingarn avant de passer au lycée de Cardozo . [35] À Cardozo, Gaye a rejoint plusieurs groupes vocaux de doo-wop , y compris les Dippers et les DC Tones. [37] La relation de Gaye avec son père a empiré pendant son adolescence, car son père le chassait souvent de la maison. [38] En 1956, Gaye, 17 ans, a abandonné le lycée et s’est enrôlé dans l’ US Air Force en tant qu’aviateur de base . [39] [40] Déçu d’avoir à effectuer des tâches subalternes, il a simulé une maladie mentale et a été libéré peu de temps après. [41]Le sergent de Gaye a déclaré qu’il refusait de suivre les ordres. [41] [42] Gaye a été délivré une « décharge générale » du service. [41] [42]

Début de carrière

Après son retour, Gaye et son bon ami Reese Palmer ont formé le quatuor vocal The Marquees . [43] [44] Le groupe s’est produit dans la région de DC et a bientôt commencé à travailler avec Bo Diddley , qui a assigné le groupe à la filiale de Columbia OKeh Records après avoir échoué à faire signer le groupe sur son propre label, Chess . [44] Le seul single du groupe, « Wyatt Earp » (co-écrit par Bo Diddley), n’a pas réussi à tracer et le groupe a été rapidement retiré du label. [45] Gaye a commencé à composer de la musique pendant cette période. [45]

Le co-fondateur de Moonglows , Harvey Fuqua, a ensuite embauché The Marquees en tant qu’employés. [46] Sous la direction de Fuqua, le groupe a changé son nom pour Harvey and the New Moonglows et a déménagé à Chicago. [47] Le groupe a enregistré plusieurs côtés pour Chess en 1959, y compris la chanson « Mama Loocie », qui était le premier enregistrement vocal principal de Gaye. Le groupe a trouvé du travail en tant que chanteurs de session pour des actes établis tels que Chuck Berry , chantant sur les tubes «  Back in the USA  » et «  Almost Grown  ».

En 1960, le groupe se dissout. Gaye a déménagé à Detroit avec Fuqua où il a signé avec Tri-Phi Records en tant que musicien de session, jouant de la batterie sur plusieurs sorties de Tri-Phi. Gaye s’est produit chez le président de Motown , Berry Gordy , pendant la période des fêtes en 1960. Impressionné par le chanteur, Gordy a demandé Fuqua pour son contrat avec Gaye. Fuqua a accepté de vendre une partie de son intérêt dans son contrat avec Gaye. [48] Peu de temps après, Gaye a signé avec Tamla, filiale de Motown.

Lorsque Gaye a signé avec Tamla, il a poursuivi une carrière en tant qu’interprète de musique jazz et de standards , n’ayant aucune envie de devenir un artiste R&B . [38] Avant la sortie de son premier single, Gaye a été taquiné au sujet de son nom de famille, avec certains en plaisantant, « Is Marvin Gay ? » [49] Gaye a changé l’orthographe de son nom de famille en ajoutant un e , de la même manière que Sam Cooke . L’auteur David Ritz a écrit que Gaye avait fait cela pour faire taire les rumeurs sur sa sexualité et pour mettre plus de distance entre lui et son père. [49]

Gaye sort son premier single, «  Laissez votre conscience être votre guide  », en mai 1961, avec l’album The Soulful Moods de Marvin Gaye , un mois plus tard. Les enregistrements initiaux de Gaye ont échoué sur le plan commercial et il a passé la majeure partie de 1961 à exécuter des travaux de session en tant que batteur pour des artistes tels que The Miracles , The Marvelettes et l’artiste de blues Jimmy Reed pour 5 $ (43 $ US en dollars de 2019 [50] ) par semaine. [51] [52]Alors que Gaye a pris quelques conseils pour jouer avec les yeux ouverts (ayant été accusé de paraître comme s’il dormait), il a refusé de suivre des cours de toilettage à la John Roberts Powers School for Social Grace à Detroit en raison de sa réticence à se conformer à ses ordres, quelque chose qu’il a regretté plus tard. [53] [54]

Succès initial 

En 1962, Gaye a trouvé le succès en tant que co-auteur du hit des Marvelettes, «  Beechwood 4-5789  ». Son premier hit solo, «  Stubborn Kind of Fellow  », est sorti plus tard en septembre, atteignant le n ° 8 du classement R&B et le n ° 46 du Billboard Hot 100. Gaye atteint le top 40 avec la chanson de danse «  Hitch Hike  » , [55] culminant au n ° 30 sur le Hot 100. «  Pride and Joy  » est devenu le premier single du top dix de Gaye après sa sortie en 1963.

Les trois singles et chansons des sessions de 1962 ont été inclus sur le deuxième album de Gaye, That Stubborn Kinda Fellow . À partir d’octobre de l’année, Gaye s’est produit dans le cadre de la Motortown Revue , une série de tournées de concerts en vedette sur les côtes nord et sud-est des États-Unis dans le cadre du Chitlin ‘Circuit . Une représentation filmée de Gaye au Apollo Theatre a eu lieu en juin 1963. Plus tard en octobre, Tamla a publié l’album live, Marvin Gaye Recorded Live on Stage .  » Can I Get a Witness  » est devenu l’un des premiers succès internationaux de Gaye.

En 1964, Gaye enregistre un album en duo avec succès avec la chanteuse Mary Wells intitulé Together , qui atteint la 42e place du palmarès des albums pop. Le single à double face de l’album, dont «  Once Upon a Time  » et «  What’s the Matter With You Baby  », a atteint le top 20. Le prochain hit solo de Gaye, «  How Sweet It Is (To Be Loved By You)  », qui Holland-Dozier-Holland a écrit pour lui, a atteint le n ° 6 sur le Hot 100 et atteint le top 50 au Royaume-Uni. Gaye a commencé à obtenir une exposition télévisée à cette époque, sur des émissions telles que American Bandstand . Toujours en 1964, il est apparu dans le film de concert , The TAMI Show. Gaye avait deux singles R&B numéro un en 1965 avec les Miracles - composés  » I’m Be Doggone  » et «  Ain’t That Peculiar  ». Les deux chansons sont devenues des millions de vendeurs. Après cela, Gaye est retourné aux ballades dérivées du jazz pour un album hommage au Nat récemment décédé Nat « King » Cole .

Après avoir marqué un duo à succès, «  It Takes Two  » avec Kim Weston , Gaye a commencé à travailler avec Tammi Terrell sur une série de duos, principalement composés par Ashford & Simpson , dont «  Ain’t No Mountain High Enough  », «  Your Precious Love  » , «  Ce n’est rien comme la vraie chose  » et «  Vous êtes tout ce dont j’ai besoin pour m’en sortir  ».

En octobre 1967, Terrell s’est effondré dans les bras de Gaye lors d’une représentation à Farmville, en Virginie . [56] Terrell a ensuite été transportée d’urgence à l’hôpital communautaire Southside de Farmville, où les médecins ont découvert qu’elle avait une tumeur maligne dans son cerveau . [56] Le diagnostic a mis fin à la carrière de Terrell en tant qu’interprète en direct , même si elle a continué à enregistrer de la musique sous une surveillance attentive. Malgré la présence de singles à succès tels que « Ain’t Nothing Like the Real Thing » et « You Are All I Need to Get By », la maladie de Terrell a causé des problèmes d’enregistrement et a conduit à plusieurs opérations pour retirer la tumeur. Gaye aurait été dévasté par la maladie de Terrell et serait devenu désillusionné par le commerce de disques.

Le 6 octobre 1968, Gaye a chanté l’hymne national lors du quatrième match des World Series 1968 , qui s’est tenu au Tiger Stadium , à Detroit, Michigan , entre les Detroit Tigers et les St. Louis Cardinals .

À la fin de 1968, l’enregistrement de Gaye de I Heard It Through the Grapevine est devenu le premier de Gaye à atteindre le numéro 1 du Billboard Hot 100. Il a également atteint le sommet des palmarès dans d’autres pays, se vendant à plus de quatre millions d’exemplaires. [57] Cependant, Gaye a estimé que le succès était quelque chose qu’il « ne méritait pas » et qu’il « se sentait comme une marionnette – la marionnette de Berry, la marionnette d’ Anna … » [58] [59] [60] Gaye a suivi avec «  Too Busy Thinking About My Baby  » et «  That’s the Way Love Is  », qui ont atteint le top 10 du Billboard Hot 100 en 1969. Cette année-là, son album MPG est devenu son premier album R&B n ° 1.Les Originaux durant cette période, dont «  Baby I’m For Real  » et «  The Bells  ».

Tammi Terrell est décédée d’ un cancer du cerveau le 16 mars 1970; Gaye a assisté à ses funérailles [61] et après une période de dépression, Gaye a cherché un poste dans une équipe de football professionnel , les Lions de Detroit , où il s’est plus tard lié d’amitié avec Mel Farr et Lem Barney . [62] Il a finalement été décidé que Gaye ne serait pas autorisé à essayer en raison des craintes de blessures possibles qui auraient pu affecter sa carrière musicale. [63] [64]

Le 1er Juin 1970, Gaye est revenu à Hitsville USA , où il a enregistré sa nouvelle composition « Que se passe », inspiré par une idée de Renaldo « Obie » Benson du Four Tops après avoir été témoin d’ un acte de brutalité policière à un anti rassemblement de guerre à Berkeley. [65] En entendant la chanson, Berry Gordy a refusé sa libération en raison de son sentiment que la chanson était « trop ​​politique » pour la radio. [66] Gaye a répondu en faisant grève de l’enregistrement jusqu’à ce que le label libère la chanson. [66] Sorti en 1971, il a atteint le N ° 1 sur les graphiques R&B en un mois, y restant pendant cinq semaines. Il a également atteint la première place surLe graphique pop de Cashbox pendant une semaine et a atteint le n ° 2 sur le graphique Hot 100 et Record World , se vendant à plus de deux millions d’exemplaires. [67] [68]

Après avoir donné un ultimatum pour enregistrer un album complet pour gagner le contrôle créatif de Motown, Gaye a passé dix jours à enregistrer l’album What’s Going On en mars. [69] Motown a publié l’album en mai après que Gaye a remixé des parties de l’album à Hollywood. [66] L’album est devenu le premier album de Gaye vendu à un million de dollars, lançant deux autres dix premiers singles, «  Mercy Mercy Me (The Ecology)  » et «  Inner City Blues  ». L’une des premières œuvres autonomes de Motown, son thème et son enchaînement ont amené le format d’ album concept au rythme et au blues. Un écrivain AllMusic l’a cité plus tard comme « … le disque le plus important et le plus passionné de la musique soul », Délivré par l’ une de ses plus belles voix. » [70] Pour l’album, Gaye a reçu deux Grammy Award nominations et plusieurs NAACP Image Awards . [71] L’album a également surmonté Rolling Stone ‘ liste de fin d’année comme album de l’année Le magazine Billboard a été nommé Gaye Trendsetter of the Year après le succès de l’album.

 

En 1971, Gaye a signé un nouvel accord avec Motown d’une valeur d’un million de dollars (6 313 065 $ US en dollars de 2019 [50] ), ce qui en fait l’accord le plus lucratif d’un artiste d’enregistrement noir à l’époque. [72] Gaye a d’abord répondu au nouveau contrat avec la bande originale et la partition subséquente , Trouble Man , sorti fin 1972. Avant la sortie de Trouble Man, Marvin a sorti un single appelé «  You’re the Man  ». L’album du même nom faisait suite à What’s Going On, mais Motown a refusé de promouvoir le single. Marvin a allégué plus tard que lui et Gordy se sont affrontés sur les opinions politiques de Marvin, et pour cette raison, il a été contraint de suspendre la sortie et le remplacement de l’albumHomme troublant. Cependant, Universal Music Group a annoncé en 2019 que You’re the Man recevrait une version officielle. [73] Autour de cette période,

En août 1973, Gaye a sorti l’ album Let’s Get It On . Sa chanson titre est devenue le deuxième single n ° 1 de Gaye sur le Hot 100. L’album est ensuite resté dans les charts pendant deux ans et s’est vendu à plus de quatre millions d’exemplaires. L’album a ensuite été salué comme « un disque sans égal par sa sensualité et son énergie charnelle ». [74] D’autres singles de l’album incluaient «  Come Get to This  », qui rappelait le premier son soul de Motaye de Gaye de la décennie précédente, tandis que le suggestif «  You Sure Love to Ball  » atteignit un modeste succès # 14 sur les charts r & b mais reçut une promotion tiède en raison du contenu sexuellement explicite de la chanson. [75]

Le dernier projet de duo de Marvin, Diana & Marvin , avec Diana Ross , a remporté un succès international malgré des styles artistiques contrastés. Une grande partie du matériel a été conçu spécialement pour le duo par Ashford et Simpson. [76] Répondant à la demande des fans et de Motown, Gaye a commencé sa première tournée en quatre ans au Oakland – Alameda County Coliseum le 4 janvier 1974. [77] La performance a été acclamée par la critique et a abouti à la sortie de l’album live, Marvin Gaye Live! et son single, une version live de Distant Lover , un morceau d’album de Let’s Get It On .

La tournée a contribué à renforcer la réputation de Gaye en tant qu’artiste vivant. [77] Pendant un certain temps, il gagnait 100 000 $ par nuit (518 421 $ US en dollars de 2019 [50] ) pour ses performances. [78] Gaye a tourné tout au long de 1974 et 1975. Un contrat renouvelé avec Motown a permis à Gaye de construire son propre studio d’enregistrement sur mesure .

En octobre 1975, Gaye a donné une performance lors d’un concert bénéfice de l’ UNESCO au Radio City Music Hall de New York pour soutenir la campagne d’alphabétisation africaine de l’UNESCO, ce qui lui a valu d’être félicité aux Nations Unies par l’ambassadeur de l’époque au Ghana Shirley Temple Black et Kurt Waldheim . [79] [80] Le prochain album studio de Gaye, I Want You , suivi en mars 1976 avec la chanson titre « I Want You » devenant un hit N ° 1 du R&B. L’album allait se vendre à plus d’un million d’exemplaires. Ce printemps-là, Gaye a entamé sa première tournée européenne en une décennie, débutant en Belgique. Au début de 1977, Gaye a sorti l’album live, Live at the London Palladium, qui s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires grâce au succès de sa chanson studio, «  Got to Give It Up  », qui est devenue un hit n ° 1.

Derniers enregistrements de Motown et exil européen 

En décembre 1978, Gaye a publié Here, My Dear , inspiré par les retombées de son premier mariage avec Anna Gordy . Enregistré avec l’intention de lui verser une partie de ses redevances en tant que pension alimentaire, il a mal fonctionné sur les cartes. [81] Au cours de cette période, la dépendance à la cocaïne de Gaye s’est intensifiée alors qu’il traitait plusieurs problèmes financiers avec l’ IRS . Ces problèmes l’ont amené à déménager à Maui, Hawaï , où il a eu du mal à enregistrer un album disco . [82] En 1980, Gaye a fait une tournée européenne. [83] Au moment où la tournée s’arrête, le chanteur déménage à Londres quand il craintune peine d’ emprisonnement pour non-remboursement d’impôts , qui atteignait désormais plus de 4,5 millions de dollars (13 963 449 $ US en dollars de 2019 [50] ). [83] [84]

Gaye a ensuite retravaillé Love Man de son concept disco original à un autre album personnel invoquant la religion et la fin possible d’un chapitre du Livre de l’Apocalypse . [85] Titrage de l’album In Our Lifetime? , Gaye a travaillé sur l’album pendant une grande partie de 1980 dans des studios londoniens tels que Air et Odyssey Studios . [86]

À l’automne de cette année, quelqu’un a volé une bande maîtresse d’un brouillon de l’album d’un des musiciens itinérants de Gaye, Frank Blair, emportant la bande maîtresse au siège social de Motown à Hollywood. [87] Motown a remixé l’album et l’a sorti le 15 janvier 1981. [88] Quand Gaye a appris sa sortie, il a accusé Motown d’avoir édité et remixé l’album sans son consentement, permettant la sortie d’une production inachevée ( Far Cry ) , en modifiant la pochette de l’album de sa demande et en supprimant le point d’interrogation du titre de l’album, en coupant son ironie. [89] Il a également accusé l’étiquette de libérer précipitamment l’album, comparant son album inachevé à une peinture de Picasso inachevée . [89]Gaye a alors juré de ne plus enregistrer de musique pour Motown. [90]

Le 14 février 1981, sous les conseils du promoteur musical Freddy Cousaert , Gaye a déménagé dans l’appartement de Cousaert à Ostende , en Belgique. [91] Pendant son séjour, Gaye a évité de consommer beaucoup de drogue et a commencé à faire de l’exercice et à fréquenter une église locale d’Ostende, reprenant confiance en lui. [92] [93] Après plusieurs mois de récupération, Gaye a cherché un retour sur scène, commençant la tournée de courte durée de Heavy Love Affair en Angleterre et à Ostende en juin-juillet 1981. [94] L’avocat personnel de Gaye, Curtis Shaw, décrira plus tard Ostende de Gaye période comme « la meilleure chose qui soit arrivée à Marvin ». Quand le mot a circulé que Gaye prévoyait un retour musical et une sortie de Motown,Le président de CBS Urban , Larkin Arnold, a finalement réussi à convaincre Gaye de signer avec CBS. Le 23 mars 1982, Motown et CBS Records ont négocié la libération de Gaye de Motown. Les détails du contrat n’ont pas été révélés en raison d’un éventuel effet négatif sur le règlement du chanteur aux créanciers de l’IRS. [95]

Amour de minuit modifier ]

Affecté à la filiale Columbia de CBS , Gaye a travaillé sur son premier album post-Motown intitulé Midnight Love . Le premier single, «  Sexual Healing  », écrit et enregistré à Ostende dans son appartement, est sorti le 30 septembre 1982 et est devenu le plus grand succès de Gaye en carrière, passant un record de dix semaines au n ° 1 du classement Hot Black Singles , devenant le plus grand hit R&B des années 1980 selon les statistiques du Billboard . Le succès s’est ensuite traduit dans le palmarès Billboard Hot 100 en janvier 1983 où il a culminé au n ° 3, tandis que le record a atteint un succès international, atteignant la première place en Nouvelle-Zélande et au Canada.et atteindre les dix premiers du palmarès OCC du Royaume-Uni , puis plus de deux millions d’exemplaires aux États-Unis, devenant ainsi le single le plus réussi de Gaye à ce jour. La vidéo de la chanson a été tournée au Casino-Kursaal d’Ostende. [96]

Sexual Healing a remporté à Gaye ses deux premiers Grammy Awards, dont celui de Meilleure performance vocale R&B masculine , en février 1983, et a également remporté à Gaye un American Music Award dans la catégorie R&B -soul. Les gens le magazine a appelé « le plus chaud tour sur la musique de l’ Amérique depuis Olivia Newton-John a demandé que nous obtenons physique . » Midnight Love est sorti dans les magasins un jour après la sortie du single, et a également réussi, avec un pic au top dix du Billboard 200 et devenant le huitième album n ° 1 de Gaye dans le Top Black Albums graphique, vendant finalement plus de six millions d’exemplaires dans le monde, dont trois millions aux États-Unis

Je ne fais pas de disques pour le plaisir. Je l’ai fait quand j’étais un artiste plus jeune, mais pas aujourd’hui. J’enregistre pour pouvoir nourrir les gens de ce dont ils ont besoin, de ce qu’ils ressentent. J’espère que j’enregistre pour pouvoir aider quelqu’un à surmonter un mauvais moment.

-  NME - décembre 1982 [97]

Le 13 février 1983, Gaye a chanté «  The Star-Spangled Banner  » au NBA All-Star Game au Forum à Inglewood, en Californie - accompagné de Gordon Banks , qui a joué la cassette du studio depuis les tribunes. [4] Le mois suivant, Gaye s’est produite au Motown 25: Hier, aujourd’hui, spécial pour toujours . Ceci et une apparition en mai sur Soul Train (sa troisième apparition dans l’émission) sont devenus les dernières performances télévisées de Gaye. Gaye a entamé sa dernière tournée de concerts, intitulée Sexual Healing Tour , le 18 avril 1983, à San Diego. [98] La tournée a pris fin le 14 août 1983 auPacific Amphitheatre à Costa Mesa, en Californie, mais a été en proie à la paranoïa et la maladie déclenchées par la cocaïne . Après la fin du concert, il a emménagé dans la maison de ses parents à Los Angeles. Au début de 1984, Midnight Love a été nominé pour un Grammy dans la catégorie Meilleure performance vocale masculine R&B, sa 12e et dernière nomination.

Mort

Dans l’après-midi du 1er avril 1984, dans la maison familiale du quartier West Adams de Los Angeles, Gaye est intervenu dans une bagarre entre ses parents et s’est impliqué dans une altercation physique avec son père, Marvin Gay Sr. [99] Dans Gaye’s quelques minutes plus tard, à 12 h 38 ( HNP ), Gay Sr. a tiré sur Gaye dans le cœur puis, à bout portant , son épaule gauche. [99] Le premier coup s’est avéré fatal. Gaye a été déclaré mort à 13 h 01 ( HNP ) après l’arrivée de son corps au California Hospital Medical Center , un jour avant son 45e anniversaire. [99] [100]

Après les funérailles de Gaye, son corps a été incinéré au Forest Lawn Memorial Park à Hollywood Hills ; ses cendres ont été dispersées dans l’océan Pacifique. [101] Initialement accusés de meurtre au premier degré, les accusations de Gay Sr. ont été abandonnées à un homicide volontaire suite au diagnostic d’une tumeur au cerveau . [102] Marvin Gay Sr. a par la suite été condamné à une peine de six ans avec sursis et à une probation avec sursis. Il est décédé dans une maison de retraite en 1998.

Vie personnelle

Gaye a épousé la soeur de Berry Gordy , Anna Gordy , en juin 1963. Le couple s’est séparé en 1973 et Anna a demandé le divorce en novembre 1975. Le couple a officiellement divorcé en 1977. Gaye a ensuite épousé Janis Hunter en octobre 1977. Le couple s’est séparé en 1979, et ont officiellement divorcé en février 1981.

Gaye était le père de trois enfants, Marvin III (adopté avec Anna; Marvin III était le fils de Denise Gordy , la nièce d’Anna), et Nona et Frankie, qu’il avait avec sa deuxième épouse, Janis. Au moment de sa mort, ses trois enfants, ses parents et cinq frères et sœurs lui ont survécu.

Influences

Enfant, l’influence principale de Gaye était son père pasteur, quelque chose qu’il a reconnu plus tard au biographe David Ritz , et également lors d’entretiens, mentionnant souvent que les sermons de son père l’avaient beaucoup impressionné. Ses premières influences musicales majeures ont été des groupes de doo-wop tels que The Moonglows et The Capris . La page Rock & Roll Hall of Fame de Gaye répertorie la chanson de Capris, «  God Only Knows  » comme « critique pour son éveil musical ». [105] À propos de la chanson des Capris, Gaye a dit: « Elle est tombée du ciel et m’a frappé entre les yeux. Tant d’âme, tant de mal. J’ai raconté l’histoire, Les influences musicales principales de Gaye étaient Rudy West des Cinq Clés , Clyde McPhatter , Ray Charles et Little Willie John . [107] [108] Gaye a considéré Frank Sinatra une influence importante dans ce qu’il a voulu être. [108] Il a également été influencé par les styles vocaux de Billy Eckstine et Nat King Cole . [109]

Plus tard, au fur et à mesure que sa carrière Motown se développait, Gaye chercherait l’inspiration chez ses camarades de label tels que David Ruffin de The Temptations et Levi Stubbs of the Four Tops alors que leurs voix plus grincheuses conduisaient Gaye et son producteur à rechercher un son similaire dans des enregistrements tels que «  I Entendu à travers la vigne  »et » C’est comme ça que l’amour est  ». Plus tard dans sa vie, Gaye a réfléchi à l’influence de Ruffin et Stubbs en déclarant: « J’avais entendu quelque chose dans leur voix, quelque chose qui manquait à ma propre voix ». Il a expliqué plus loin, « les tentations et les hauts«la musique m’a fait me rappeler que lorsque beaucoup de femmes écoutent de la musique, elles veulent ressentir le pouvoir d’un vrai homme. »

SON PASSAGE à OSTENDE BELGIQUE

 » Pour le moment je suis orphelin à Ostende, et Ostende est mon orphelinat  » (Marvin Gaye – 1981)

Marvin Gaye débarque à Ostende en Belgique le 14 Février 1981 après trois années d’errance qui l’emmènent des Bahamas à Londres, ruiné affaibli par l’usage de drogues.

Elle est loin l’époque, où on le surnommait le prince de la Motown, loin ces années 60 où Marvin était le gendre idéal, bien rasé, tiré à quatre épingles, comme le voulait Berry Gordy, le créateur de la Tamla Motown, la machine à tubes. Il fallait bien présenter face à l’Amérique blanche.

Pourtant à l’extérieur des studios de Détroit, la rumeur gronde, les afro-américains manifestent leurs désirs d’égalité, Marvin Gaye prend le train en marche et amorce sa première révolution : il laisse tomber le costume propret, adopte un look – veste en cuir, survêtement…- en adéquation avec les aspirations d’une partie des noirs américains, et se laisse pousser la barbe.

Le 21 Mai 1971 sort «  What’s Going On   » l’album mythique : une musique élégante puissante, des textes impliqués. What’s going on ? Marvin Gaye questionne l’Amérique sur la guerre au Vietnam, les ghettos et aussi l’écologie.

Sa deuxième révolution débute en 73 avec l’album «  Let’s Get In On   ». Marvin Gaye y mêle spiritualité et sexualité dans des hymnes érotiques où Dieu n’est jamais loin.

Dans la biographie qu’il lui a consacré (L’Ange de la soul ), Michael Eric Dyson écrit à ce sujet :

Le chanteur Belge Arno porte un regard tendre sur Marvin Gaye, il l’a connu à Ostende : «  Il était clean, je ne l’ai jamais vu prendre de coke. Dans son appartement, il y avait des cartes d’Afrique posées à même le sol, Marvin était branché Afrique à cette époque…« 

En 1982 après 18 mois passés à Ostende : Marvin Gaye rentre en Amérique avec sous le bras son album «  Midnight Love   » et l’explicite «  « Sexual Healing   ». Motown a accepté de vendre le contrat de Marvin Gaye à CBS et grâce à cet album, Marvin Gaye retrouve le sommet des charts Soul et peut savourer sa revanche. Pas pour très longtemps : le 1er Avril 1984, à la suite d’une violente dispute, Marvin Gaye est abattu par son père. Le prince de la soul avait quarante-cinq ans.

https://youtu.be/Ze8vJ8JSfn4[/

 

 

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