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20 janvier 2015

XIXème HLM AU CAC G.BRASSENS LE 11/02/14

Classé sous CAC HLM MANTES — SQUALE @ 9 h 54 min

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XIX ème HLM en direct du CAC Mantes la Jolie. ce soir on recevra le Spleen en Cavale ainsi que l’association de 4′zarts. Ainsi qu’un rappel sur la manif ANTIFA du 09 février. Historique sur le Fascisme.

 

L’asso les 4′zarts est le nom de que l’on donne à la structure qui s’appelait avant Magnanville Jeunesse basée à Magnanville dans une ancienne ferme. Le but de l’asso est d’apporter aux jeunes et moins jeunes un accès aux arts, musique, chant, théâtre, danse. Mais pas que, car on apprend également la technique liée au spectacle. Issus de ce lieu les 5 garçons du Spleen en Cavale vont agrémenter l’émission de leurs textes touchants et incisifs tirés de leur dernières productions les DÉDALES. ils sont ppur la plupart anciens élèves devenus à leur tour  professeur au sein de l’asso. la transmission du savoir est en marche.  

  Le Spleen en Cavale fuit la morosité à coup de poésie et de rythme endiablé. Les mots sont portés par la puissance de feu des musiciens, pour un show aussi touchant qu’explosif. A mi-chemin entre le spectacle et le concert le Spleen en Cavale tire ses influences de Gainsbourg aux Doors en passant par Thiéfaine et Noir Désir.  

 

 

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À l’invitation de La Horde, plusieurs collectifs et individus se sont organiséEs, à l’occasion des 80 ans des grandes manifestations antifascistes de 1934, pour défiler dans les rues de Paris le 9 février prochain. Rendez-vous est donné à 14h place Jules Joffrin pour rappeler que l’antifascisme que nous défendons n’est pas né d’hier, et qu’il dépasse largement le cadre étroit de l’opposition frontale avec les groupuscules d’extrême droite.
Si nous ne laisserons jamais les organisations nationalistes réactionnaires tenter d’imposer leurs idées au reste de la société, nous n’oublions pas non plus les responsabilités de l’État français dans le climat raciste délétère qui pourrit les relations sociales.  Aussi nous nous inscrivons dans le prolongement des mobilisations d’hier contre toutes les formes de fascismes : manifestations contre les ligues fascistes en 1934 ; celles des lycéens et étudiants contre les nazis et Vichy en 1940 ; mobilisations contre le colonialisme et l’OAS dans les années 1950 et 1960 ; pour le droit des femmes à disposer de leurs corps dans les années 1970 ; pour l’égalité des droits et contre les crimes racistes et sécuritaires dans les années 1980 ; pour l’ouverture des frontières et le soutien aux sans-papiers dans les années 1990 ; contre la violence de l’extrême droite dans les années 2000, pour la solidarité internationale…

Le texte d’appel à la manif :

l’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !

Il y a 80 ans, le 6 février 1934, les ligues fascistes marchaient dans les rues de Paris pour imposer par la force leur modèle de société : en réaction, trois jours plus tard, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées contre ce coup de force fasciste dans les rues parisiennes, suivies par des centaines d’autres les jours suivants dans toutes les régions de France, avec en point d’orgue une manifestation de 250 000 personnes, à nouveau à Paris, le 12 février. La France d’aujourd’hui n’est pas celle des années trente, et l’extrême droite a évolué : au-delà de l’activisme des groupuscules ultranationalistes qui s’en revendiquent, son expression se retrouve aussi bien dans les propos d’un ministre, dans l’esprit d’une loi, dans le programme d’un parti populiste, dans le conservatisme qui met en danger l’IVG, dans le racisme et le sexisme du quotidien. Mais la résistance face à elle est toujours d’actualité.

Le battage médiatique autour de l’interdiction de spectacles antisémites et leur instrumentalisation à des fins politiciennes ne doivent pas nous dédouaner d’une nécessaire réaction face à l’intolérable : l’État est bien mal placé pour prétendre lutter contre l’extrême droite, alors qu’il orchestre expulsions et discriminations au sein même du modèle qu’il défend, mais c’est à nous de ne pas lui laisser occuper l’espace de la résistance antifasciste.

Cette résistance à l’offensive des idées racistes et nationalistes doit être sans concession.

En premier lieu, l’antifascisme que nous défendons est l’affaire de toutes et tous, collectifs ou individuEs, organiséEs ou non : ce n’est sûrement pas l’affaire de la justice ou de la police, ni celles des seules organisations politiques, surtout quand elles en font un enjeu électoral à quelques semaines des élections municipales, pour mieux déserter le terrain le reste du temps.

Ensuite, notre antifascisme ne doit négliger aucune des formes que prend ce que nous combattons : discours et violences islamophobes et sexistes, racisme anti-Roms qui prospère des quartiers populaires jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat, antisémitisme larvé ou assumé, racisme sexiste à l’égard des femmes de l’Est, retour du racisme biologique envers les Noirs, racisme inaudible à l’encontre des Asiatiques, rafles de putes et de sans papiers, homophobie, lesbophobie et transphobie religieuses ou laïques. Notre antifascisme doit les combattre globalement, par tous les moyens nécessaires.

Enfin, il est facile de constater que les inégalités sociales reposent en grande partie sur la discrimination à l’égard des populations pauvres d’origine étrangère, sur la recherche de boucs-émissaires, mettant à nu le racisme structurel de la société. Mais nous savons aussi que l’injustice sociale n’est pas qu’une histoire de discrimination culturelle ou ethnique, et que ses racines plongent au cœur même de la logique d’un capitalisme qu’il nous reste à détruire ; que le nationalisme est à combattre d’où qu’il vienne, et que l’esprit de clocher n’est pas le domaine réservé de l’extrême droite.

Mais notre antifascisme ne se résume pas à une une lutte défensive car c’est avant tout une lutte d’émancipation. Il nous paraît donc logique de nous mobiliser pour la libre circulation des personnes, l’abolition des frontières et la solidarité avec les sans papiers ; pour l’égalité hommes-femmes dans la vie, dans la ville et au travail quelque soit leurs origines ; pour la solidarité internationale antifasciste.

un peu d’Histoire.

LA CAGOULE 

Le complot dit de la Cagoule a été l’expression, sous le Front populaire, de l’opposition irréductible au communisme de l’extrême droite activiste. Il y a eu, en fait, plusieurs complots de la Cagoule, cette dénomination ayant été forgée par la grande presse de l’époque, avide de pittoresque plus que de vérité historique, pour désigner les groupes clandestins créés après la dissolution des ligues et leurs menées factieuses contre le gouvernement Blum, accusé de faire le lit de la révolution soviétique. La première société cagoularde fut l’Union des comités d’action défensive (U.C.A.D.), créée par le général Duseigneur, as de l’aviation en 1914-1918, et son ami, le duc Pozzo di Borgo. Prenant pour prétexte la défense des institutions républicaines, ils organisèrent des tournées en province, donnant comme consignes à leurs partisans inquiets du « danger marxiste » : « créez des comités de quartiers, stockez les armes » ; ils provoqueront ainsi l’intervention de la police. En relation étroite avec l’U.C.A.D., on trouve la plus sérieuse des organisations cagoulardes, le Comité secret d’action révolutionnaire (C.S.A.R.), dont le noyau dur était formé d’anciens Camelots du roi lassés par l’attentisme de Maurras. Trois personnalités y dominent : Jean Filliol, bagarreur redoutable et fanatique qui ira jusqu’au meurtre ; le docteur Martin, éternel comploteur ; Eugène Deloncle enfin, polytechnicien à la vocation de condottiere, maître conspirateur, féru d’histoire des sociétés secrètes et d’ésotérisme. Le but du C.S.A.R. : renverser la « Gueuse » par « l’action souterraine et une franc-maçonnerie retournée au bénéfice de la nation ». Le moyen : une nébuleuse de sociétés secrètes, séparées les unes des autres et s’ignorant mutuellement. La méthode de recrutement : le parrainage doublé d’un serment prononcé au cours d’un rite symbolique d’initiation. En échange de son dévouement et de sa discrétion, le militant reçoit une garantie de protection.

Des jeunes gens, amis et étudiants pour la plupart, résidant à l’internat des pères maristes (au 104, rue de Vaugirard à Paris), fréquentent alors les chefs de la Cagoule. Sans tous adhérer au mouvement ou faire état publiquement d’une quelconque approbation, il y a parmi cette bande d’amis Pierre Bénouville (issu de l’Action française), François MitterrandClaude Roy et André Bettencourt.

Le nom de Georges Loustaunau-Lacau, officier de l’armée française et fondateur des réseaux « Corvignoles », apparaît également.

Anticommunisteantisémite et antirépublicain, ce mouvement est de tendance fasciste. À partir de 1935, ce groupe mène des actions de déstabilisation de la République.

À la fin du mois de novembre 1936, Deloncle rencontre le général Henri Giraud. Giraud promet son aide à Deloncle en cas de soulèvement communiste et Deloncle lui annonce que les cagoulards se rangeraient sous ses ordres en échange. Très satisfait, Giraud « est évidemment d’accord pour travailler avec les gens de l’OSARN et souhaite la meilleure réussite à l’entreprise de Deloncle et Duseigneur… ».

Le mouvement tisse des liens avec des dirigeants fascistes du gouvernement de Benito Mussolini en Italie et achemine des armes au général Francisco Franco en Espagne. En échange, La Cagoule obtient un appui financier. Les frères Carlo et Nello Rosselli, deux intellectuels antifascistes italiens, sont ainsi assassinés le 9 juin 1937 pour le compte des services de renseignement fascistes à Bagnoles-de-l’Orne . 

Afin d’en faire accuser les communistes, le 11 septembre 1937, le groupement provoque deux attentats à la bombe à Paris connus sous le nom d’attentats de l’Étoile, (en raison de la proximité de la place de ce nom), contre la confédération générale du patronat français 4, rue de Presbourg et l’Union des industries et métiers de la métallurgie 45, rue Boissière. Deux agents de police, en faction devant les bâtiments, sont tués par l’explosion. L’enquête permet d’établir la responsabilité des membres de la cagoule clermontoise, rassemblés au sein du groupe dénommé les Enfants de Gergovie. Plusieurs de ces membres appartiennent à l’encadrement de l’usine MichelinPierre Michelin, fils de l’un des fondateurs de l’usine, est lui-même suspecté d’avoir aidé au financement de cette section de la Cagoule. Pire, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Marianne fin janvier 1938, un enquêteur dévoile que Pierre Michelin était l’un des chefs de cette section. Après l’échec de leur coup d’État dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937, le complot est mis au jour. Le ministre de l’intérieur Marx Dormoy fait démanteler l’organisation le 23 novembre. Des caches d’armes réparties sur tout le territoire sont découvertes. En 1938, plus de cent vingt membres de la Cagoule sont arrêtés. Cela ne permet cependant pas de détruire complètement ses ramifications dans les milieux économiques, en particulier dans les grandes entreprises qui, selon les Renseignements généraux et la police judiciaire, ont financé le mouvement terroriste. Le5 juillet 1941 Marx Dormoy sera assassiné à l’hôtel du Relais de l’Empereur de Montélimar par d’anciens membres de l’organisation terroriste, en représailles.

 

La crise du 6 fevrier 1934

Le déclenchement de la crise du 6 février.

Le 3 février 1934, Paris apprend que son préfet de police, Jean Chiappe, est muté au Maroc : Édouard Daladier applique une série de mutations-promotions-sanctions pour éloigner les hommes éclaboussés par l’affaire Stavisky. Or le Préfet de Police est haï de la gauche, dont il entrave sans violence les manifestations depuis 7 ans, mais très aimé de la droite et de l’extrême-droite, pour lesquelles il manifeste une grande indulgence. Les journaux de gauche l’accusent depuis plusieurs semaines d’être impliqué dans l’affaire Stavisky, mais la droite dénonce le résultat d’un marchandage avec les députés de la SFIO : départ de Chiappe contre soutien au nouveau gouvernement. Le préfet de la Seine, M. Renard, démissionne, ainsi que les ministres PiétriDoussainet Fabry. Le bruit court que le général Maxime Weygand, en conflit avec le président du Conseil, sera le prochain sur la liste des mutations. Le nouveau préfet de police est Adrien Bonnefoy-Sibour, précédemment préfet de la Seine-et-Oise (à Versailles) et qui n’a pas d’expérience particulière de la capitale.

 

La date du 6 février 1934 fait référence à une manifestation antigouvernementale organisée à Paris devant la Chambre des députés par des groupes de droite, des associations d’anciens combattants et des ligues d’extrême droite pour protester contre le limogeage du préfet de police Jean Chiappe suite à l’Affaire Stavisky.

La manifestation tourna à l’émeute sur la place de la Concorde, faisant 15 morts(dont 14 parmi les manifestants) et plus de 2 000 blessés. De nouvelles manifestations violentes — avec de nouvelles victimes du côté des manifestants — se produisirent les 7, 9 et 12 février.

La crise provoqua la chute du cabinet Daladier dès le 7 février et exerça une influence profonde et durable sur la vie politique française.

 

Au début de l’année 1934 le monde subit les conséquences de la crise économique issue du krach boursier de 1929 et la montée des extrémismes.

En Italie, et en URSS, Mussolini et Staline consolident leur pouvoir personnel. En Allemagne, Hitler, nommé chancelier le 30 janvier 1933, a obtenu les pleins pouvoirs le 23 mars de la même année.

La France a été touchée à partir de 1931 par la Grande Dépression, née en 1929 aux États-Unis. La crise économique et sociale frappe particulièrement les classes moyennes, soutien traditionnel de la République, le chômage passant de 273 000 personnes en 1932 à 340 000 en 1934. Or, le pouvoir se révèle incapable d’apporter des solutions et son budget devient fortement déficitaire. Les gouvernements se succèdent (six gouvernements de mai 1932 à février 1934), constitués des mêmes hommes de la majorité, tour à tour institués puis discrédités.

Le 6 février, plusieurs manifestations ont lieu simultanément. Les ligues d’extrême-droite, qui jouent un rôle très important dans l’entre-deux-guerres, notamment lorsque la gauche est au pouvoir, ce qui est le cas depuis les élections législatives de 1932, forment plusieurs cortèges.

Parmi les principales ligues présentes le 6 février, la plus ancienne est l’Action française. Fondée en 1898/1899 par Maurice PujoHenri Vaugeois et Charles Maurras (60 000 membres revendiqués), elle a pour but de renverser « la gueuse » (la République) afin de restaurer la monarchie. Elle s’appuie sur les Camelots du roi, qui, malgré des effectifs assez limités, sont très actifs dans la rue. De fondation plus récente (1924), les Jeunesses patriotes, qui revendiquent l’héritage de la Ligue des patriotes, comptent 90 000 membres dont 1 500 font partie des « groupes mobiles ». Créées par Pierre Taittinger, député de Paris, elles entretiennent des rapports étroits avec des hommes politiques de droite, et comptent dans leurs rangs plusieurs conseillers municipaux de la capitale. Quant à la Solidarité française, fondée en 1933 par le richissime parfumeur François Coty, elle est dépourvue d’objectif politique précis et ses effectifs sont moins élevés. Mentionnons enfin, bien que ses effectifs soient insignifiants, le francisme de Marcel Bucard.

Les Croix-de-feu, créées en 1927 sous la forme d’une association d’anciens combattants, ont élargi leur recrutement à d’autres catégories, notamment les femmes et les non-combattants, sous l’impulsion de leur chef, le colonel de la Rocque. Les Croix-de-feu s’inspirent de l’esprit « anciens combattants » au sens de la fraternité vécue dans les tranchées, quelles que soient les opinions ou origines sociales ou religieuses. Ce mouvement est le premier en nombre d’adhérents, parmi les ligues ou organisations d’anciens combattants.

La Fédération des contribuables, dont les dirigeants ont des objectifs politiques proches de ceux des ligues, appelle à manifester dès le mois de janvier.

En plus des manifestants de janvier, les très puissantes associations d’anciens combattants appellent aussi à la mobilisation le 6 février. La plus importante d’entre elles, l’Union nationale des combattants (UNC), dont les idées sont proches de la droite et qui est présidée par un conseiller municipal de Paris, compte pas moins de 900 000 membres. Mais l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC), satellite officieux du Parti communiste français, appelle également ses troupes à défiler le 6 février, bien que sur des mots d’ordre différents.

 

Le nombre élevé de victimes aggrave de manière irréversible la crise politique et marquera durablement les esprits. L’agressivité de certains manifestants et la volonté plus ou moins avérée de certains de faire tomber le gouvernement sont bien entendu en cause mais il apparaît que non seulement la situation a été mal anticipée (et notamment le nombre de manifestants et donc l’effectif du service d’ordre nécessaire) mais de plus qu’elle a été très mal gérée par les autorités et notamment par un préfet de police nouvellement nommé et donc manquant d’expérience : les différents corps de forces de l’ordre, mélangés, mal équipés et en nombre insuffisant se retrouveront acculés devant le Palais Bourbon sans possibilité de recul et finiront par ouvrir le feu. On relèvera malheureusement encore de nombreux morts au cours des manifestations futures – tant avant qu’après la guerre – mais la leçon sera retenue par les responsables de l’ordre qui feront du « zéro-mort » la règle d’or en matière de maintien de l’ordre — notamment en Mai 68.

Au cours des mois qui suivront, différentes mesures seront prises, toutes plus ou moins directement inspirées par les événements du 6 février :

  • Le renforcement de la Sûreté générale qui devient la direction générale de la Sûreté nationale par décret du 28 avril 1934 (sans changement au niveau de la préfecture de police)
  • Le rétablissement de l’article 10 du code d’instruction criminelle le 25 mars 1935. Cet article, qui avait été abrogé par la loi sur les garanties des libertés individuelles le 7 février 1933, conférait aux préfets de département et au préfet de police de Paris le droit de décerner des mandats d’amener et de dépôt susceptibles d’être utilisés – entre autres – pour procéder à des arrestations temporaires en cas de troubles – constatés ou même anticipés – de l’ordre public.
  • Le décret-loi du 23 octobre 1935 qui soumet toute manifestation sur la voie publique à l’autorisation préalable des autorités municipales ou préfectorales, la demande devant être déposée trois jours à l’avance avec mention des buts, lieux, dates heures et itinéraires projetés.
  • La circulaire Panganon (du nom du ministre de l’intérieur) du 27 octobre 1935 requérant que les préfets prennent des arrêtés d’interdiction pour les réunions de nature « à faire prévoir des incidents et à faire redouter des troubles ».

Enfin, la loi du 10 janvier 1936 renforce le pouvoir de dissolution d’association et vise notamment les associations et groupements qui provoqueraient des manifestations de rue armées, ainsi que les formations paramilitaires ou les groupes ayant pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement.

Elle sera utilisée dès février 1936 pour dissoudre la Ligue d’Action française, la Fédération nationale des Camelots du roi et la Fédération nationale des étudiants d’Action française puis en juin 1936 pour dissoudre quatre autres ligues qui venaient pourtant de se transformer en mouvements politiques pour tenter d’échapper à la loi.

La réponse des ligues à ces mesures sera soit de se transformer en partis politiques, soit d’entrer dans la clandestinité comme le Comité Secret d’Action Révolutionnaire ou CSAR, plus connu sous le nom de La Cagoule.

 

 

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