ça booste sous les pavés

29 juin 2015

17 CSPB 28 04 15

Classé sous CSPB — cabooste @ 16 h 36 min

LE RENDEZ VOUS MENSUEL DE L’INFO D’EUSKAL HERRIA

16 AZAWAD ET LE MAK 21 04 15

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 16 h 34 min

COMPRENDRE LES ENJEUX DU CONFLIT AU MALI AVEC DE REPRÉSENTANT DE L’AZAWAD MOUVEMENT DE LIBÉRATION TOUAREG ET EGALEMENT LE MAK MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE

15 XXVIII ème HLM 14 04 15

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 16 h 23 min

NOUS DECOUVRONS CE SOIR LE COLLECTIF 12 ET RED CASTLE  TOUJOURS EN DIRECT DU CAC G BRASSENS.

14 TËTES DE CHIENS 07 04 15

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 16 h 21 min

LES TËTES DE CHIENS COLLECTES DE VIEILLES CHANSONS ET NOUS LES TRANSMETTENT A CAPELLA, POUR LE PLUS GRANDS PLAISIR DE NOS OREILLES.

13 CSPB 31 03 15

Classé sous CSPB — cabooste @ 16 h 16 min

L’ACTU D’EUSKAL HERRIA

11 SPECIALE SOUL MUSIC PART.3 17 03 15

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 16 h 15 min

L’AVENTURE CONTINUE

10 SPECIALE SOUL MUSIC MOTOWN L’AVENTURE SE POURSUIT 10 03 15

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 16 h 14 min

ONJ AVANCE DANS L’HISTOIRE DE LA MAISON MOTOWN ET DE SES ARTISTES QUI ONT FAIT SA RENOMMEE

09 SPECIALE SOUL MUSIC LABEL MOTOWN LES DEBUTS ET LE RHYTM AND BLUES 03 03 15

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 16 h 12 min

LABEL MOTOWN L’HISTOIRE A L’AMERICAINE OU COMMENT CONSTRUIRE UN EMPIRE AVEC 800 DOLLARS.

08 CSPB 24 02 15

Classé sous CSPB — cabooste @ 16 h 09 min

NEWS DU PAYS BASQUE

06 XXVII ème HLM COURANTS D’ARTS ET GUYOMTOUSEUL 10 02 15

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 16 h 09 min

MANTES NOUS FAIT DECOUVRIR SON MILIEU CULTUREL ASSOCIATIF ET  LA PARTIE MUSICALE EST ASSUREE PAR NOTRE AMI GUYOMTOUSEUL CELUI QUE L’ON NE PRESENTE PLUS UN DES PILIERS MUSICAL DE ÇA BOOSTE.

04 CSPB LES BASQUES EN FORCE 27 01 15

Classé sous CSPB — cabooste @ 16 h 04 min

EMISSSION MENSUELLE DU COMITE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE BASQUE.

03 CABARET CONTEMPORAIN SPECIALE KRAFTWERK 20 01 15

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 16 h 03 min

NOUS LES AVIONS REÇU FIN 2014 NOUS EN REPARLONS AUJOURD’HUI POUR LEUR SPECTACLE QUI SE TIENT A LA MAISON DE LA MUSIQUE DE NANTERRE.

02 JE NE SUIS PAS CHARLIE 13 01 15 pas de HLM

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 15 h 58 min

EH NON ÇA BOOSTE N’EST PAS SOLIDAIRE DE LA GRAND MESSE  MEDIATICO-POLITICO-PSEUDO-DEMOCRATE. QUE LES POLITIQUES ET LES MEDIAS CONSENSUEL VEULENT NOUS VENDRE.

25 mai 2015

30/12 CSPB

Classé sous CSPB — cabooste @ 14 h 06 min

L’ANNÉE 2014 SE TERMINE ET LE CONFLIT PERDURE. HALTE AUX POLITIQUES RÉPRESSIVES DES ETATS FRANÇAIS ET ESPAGNOL.

LIBERTÉ POUR LE PEUPLE BASQUE

16/12 REDIF SPECIALE RAMONES

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 14 h 04 min

EH OUI VOUS AVEZ ÉTÉ NOMBREUX A NOUS RÉCLAMER LES RAMONES ON VOUS LES RESSERT AVEC PLAISIR.

09/12 XXVIème HLM CAC MANTES

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 14 h 02 min

POUR LA DERNIÈRE HLM DE L’ANNÉE ON REÇOIT L’ ECM LE CHAPLIN ASSO MULTIMEDIA NICHE AU COEUR DU VAL FOURRE.

02/12 SPECIALE KRAFTWERK ET CABARET CONTEMPORAIN

Classé sous ça booste sous les pavés — cabooste @ 14 h 00 min

A L’OCCASION DE LA TOURNEE DE KRAFTWERK ON REVIENDRA SUR L’HISTOIRE DE CE GROUPE MYTHIQUE DE LA SCENE ELECTRO.

LE CABARET CONTEMPORAIN REPREND DANS UN SPECTACLE ACOUSTIQUE UN ALBUM DE KRAFTWERK.

25/11 CSPB

Classé sous ça booste sous les pavés — cabooste @ 13 h 57 min

ACTU SUR LE CONFLIT EN EUSKAL HERRIA

18/11 1ERE LIGNE

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 13 h 56 min

RENCONTRE AVEC 1ERE LIGNE GROUPE RAP MILITANT ANTI FASCISTE ET SOIREE SPECIALE DU CSPB AVEC RASSEMBLEMENT POUR LES PRESOS.

11/11 ARMISTICE HOMMAGE AUX MUTINS 14/18 AVEC THIERRY BOURCY

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 13 h 54 min

LES AVENTURES DE CELESTIN LOUISE FLIC, POILU DURANT LE CONFLIT DE 14/18 RACNT2 PAR THIERRY BOURCY. ET PAROLES DE MUTINS ET RETOUR SUR CETTE 1ERE GUERRE MODERNE QUI FIT TANT DE VICTIMES.

04/11 STYGMATE PAUL & JAY RYAN

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 13 h 22 min

STYGMATE QUE L’ON NE PRESENTE PLUS AVEC PAUL PECHENARD ET UNE DECOUVERTE JAY RYAN CHANSONS BLUES AND COOK.

28/10 CSPB

Classé sous CSPB — cabooste @ 13 h 20 min

ACTU SUR LE CONFLIT EN EUSKAL HERRIA

21/10 PAUL & DAVID ET SPECIALE PSYCHOBILLY

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 13 h 17 min

PAUL PECHENARD ET DAVID DE STYGMATE POUR UN DUO ACCOUSTIQUE.

14/10 XXVème HLM CAC MANTES

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 13 h 16 min

LE CRIC ASSO CITOYENNE ANTI FN

JABOUL GORBA EN REPET’ ET EN LIVE

07/10 LA MAL COIFFEE ET RADIO BABEL

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 13 h 14 min

RENCONTRES OCCITANES EN TERRE FRANQUE

30/09 CSPB

Classé sous CSPB — cabooste @ 12 h 08 min

L’EMISSION SUR LE CONFLIT EN EUSKAL HERRIA

23/09 FESTIVAL MUSIQUES DU MONDE

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 12 h 06 min

AVEC KAMEL DIRECTEUR DU FESTIVAL ET SARAH SAVOY MUSICIENNE ET CUISINIERE  DU BAYOU

16/09 SPECIALE ROCKAB

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 12 h 05 min

ROCKABILLY PSYCHO BILLY HORROR BILLY

CHAUSSEZ VOS CREEPERS LAQUEZ LES CHOUCROUTES GELEZ LES MECHES REMONTEZ LES SOCQUETTES

09/09 LES LUTTES, CONFLITS AVEC L’ETAT

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 12 h 00 min

ZAD du TESTET

PTT 15ème

MAC DO RONALD LA MALBOUFFE ET L’EXPLOITATION

AOUT RELACHE RELACHE RELACHE

Classé sous ça booste sous les pavés — cabooste @ 11 h 55 min

ÇA BOOSTE PART EN VACANCES

ÇA BOOSTE PART EN VACANCES

ÇA BOOSTE PART EN VACANCES

ÇA BOOSTE PART EN VACANCES

ÇA BOOSTE PART EN VACANCES

ÇA BOOSTE PART EN VACANCES

ÇA BOOSTE PART EN VACANCES

RETOUR SUR LES ONDES LE 09 SEPTEMRE

RETOUR SUR LES ONDES LE 09 SEPTEMRE

RETOUR SUR LES ONDES LE 09 SEPTEMRE

RETOUR SUR LES ONDES LE 09 SEPTEMRE

RETOUR SUR LES ONDES LE 09 SEPTEMRE

RETOUR SUR LES ONDES LE 09 SEPTEMRE

RETOUR SUR LES ONDES LE 09 SEPTEMRE

22/07 SPECIALE SURF MUSIC LA NIGHT

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 11 h 49 min

PLUS DE SIX HEURES DE MUSIQUE ET ANECDOTE NON STOP SUR LA SURF MUSIC.

15/07 SPECIALE RAMONES

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 11 h 47 min

EMISSION SUR LE GROUPE MYTHIQUE ET DE L’EPOQUE DES 70′S ROCK AND ROLL.

08/07 XXIVème HLM CAC MANTES

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 11 h 41 min

Avec l’asso KOLOR 78 GRAFF STREET ART avec NICO,

LA PALESTINE avec BENEDICTE

LA PARTIE MUSICALE AVEC 100 RAPPELS.

 

24/06 CSPB

Classé sous CSPB — cabooste @ 11 h 38 min

L’émission du COMITE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE BASQUE

ACTU SUR LA SITUATION DU CONFLIT

10/06 XXIIIème HLM CAC MANTES

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 11 h 37 min

MUSEE DE GIVERNY avec CATHERINE LETEUFF

FESTIVAL CONTENT POUR RIEN avec CANARD

et la partie musicale est assurée par JUSTE PHILIPPE

03/06/14 Festival TAPAROLE et QI GONG

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 11 h 34 min

21 mai 2015

27/05 CSPB

Classé sous CSPB — cabooste @ 13 h 39 min

L’ACTU SUR LE CONFLIT QUI MALHEUREUSEMENT PERDURE.

20/05 CITE DES MARMOTS et PAROLES d’ASSO

Classé sous EMISSIONS — cabooste @ 13 h 37 min

13/05 XXIIème HLM CAC Mantes la Jolie PSCHUUU et POLACK

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 13 h 34 min

LA MAGIE DU SABLE ET DU SON AVEC PSCHUUU.

ET POLACK QUI NOUS ENTRAÎNE DANS LES SONS ELECTROS.

 

06/05 Irracible Jack l’Apache et Leopold (rap)

Classé sous ça booste sous les pavés — cabooste @ 13 h 23 min

Deux jeunes la rage au ventre avec lucidité nous font découvrir leur univers.

15 mars 2015

CSPB Comité de Solidarité avec le Peuple Basque 29 04 14

Classé sous CSPB — cabooste @ 20 h 07 min

info d’EUSKAL HERRIA

CIE L’ERE DE RIEN ET DJE BALETI 15 04 14

Classé sous ça booste sous les pavés — cabooste @ 19 h 51 min

XXIème HLM CAC G BRASSENS MLJ 08 04 14

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 19 h 49 min

L e Printemps de la Femme et Party Civile en direct du ZEBRA

HUMAN BEAT BOX 01 04 14

Classé sous ça booste sous les pavés — cabooste @ 19 h 48 min

Avec KRISMENN et ALEM

CSPB Comité de Solidarité avec le Peuple Basque 25 03 14

Classé sous CSPB — cabooste @ 19 h 46 min

Info d’Euskal Herria

FESTIVAL EUROPHONIC ET MARIE RADEL 18 03 14

Classé sous ça booste sous les pavés — cabooste @ 19 h 42 min

Le Festival Europhonic de Nantes et Marie Radel qui nous parlera de l’expo qu’elle organise avec le CROUS sur un personnage haut en couleur Mr Louis de Funès

XXème HLM EN DIRECT DU CAC G BRASSENS MLJ 11 03 14

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 19 h 38 min

En invités Médouze et Kima musique RAP

CSPB Comité Solidarité avec le Peuple Basque 25 02 14

Classé sous CSPB — cabooste @ 19 h 36 min

l’émission mensuelle du Comité sur le conflit qui oppose ce pays à deux grandes puissances coloniales.

HCB HENRI CARTIER BRESSON PHOTOGRAPHE 18 02 14

Classé sous ça booste sous les pavés — cabooste @ 19 h 33 min

Une Spéciale sur un grand de la Photographie. Humaniste,  Libertaire, Grand Voyageur, un  des fondateur de Magnum l’Agence photo en 1947 avec  Seymour, Capa, Rodgers et Vandivert.

 

Emission en lien avec la rétrospective organisé au centre Pompidou.

 

La Fondation

Créée selon la volonté d’Henri Cartier-Bresson, de son épouse Martine Franck et de leur fille Mélanie, la Fondation Henri Cartier-Bresson a ouvert ses portes en mai 2003. Elle conserve aujourd’hui les fonds d’Henri Cartier-Bresson et de Martine Franck. Fondation privée reconnue d’utilité publique, elle est aujourd’hui l’un des hauts lieux parisiens de la photographie.

 

POURQUOI UNE FONDATION ?  

  • Pour préserver et garantir l’indépendance de l’oeuvre d’Henri Cartier-Bresson et de Martine Franck.
  • Pour conserver en France un patrimoine exceptionnel et inaliénable.
  • Pour montrer au public par le biais d’expositions, les « trésors » du fonds ou l’œuvre d’autres photographes voire de peintres, de sculpteurs, de dessinateurs.
  • Pour permettre aux chercheurs plus de facilité dans leurs études.
  • Pour soutenir la création en décernant, tous les deux ans, le prix HCB attribué par un jury international.
  • Pour susciter la réflexion autour de la photographie par le biais des Conversations et des Grands Entretiens.

Henri Cartier-Bresson

L’appareil photographique est pour moi un carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois. Pour «signifier» le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l’on découpe à travers le viseur. Cette attitude exige de la concentration, de la sensibilité, un sens de la géométrie. C’est par une économie de moyens et surtout un oubli de soi-même que l’on arrive. à la simplicité d’expression.

Photographier : c’est retenir son souffle quand toutes nos facultés convergent pour capter la réalité fuyante ; c’est alors que la saisie d’une image est une grande joie physique et intellectuelle.

Photographier : c’est dans un même instant et en une fraction de seconde reconnaître un fait et l’organisation rigoureuse de formes perçues visuellement qui expriment et signifient ce fait.

C’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. C’est une façon de vivre.  

Formation

1908 : Né le 22 août à Chanteloup, Seine et Marne. Etudes secondaires au lycée Condorcet.

1926 : Etudie la peinture à l’atelier d’André Lhote et fréquente les surréalistes. Réalise ses premières photographies.

1930 : Passe près d’un an en Côte d’Ivoire.

1931 : Découvre dans la revue Arts et Métiers graphiques une photographie de Martin Munkácsi  et décide de se consacrer à la photographie.

 

Premières expériences photographiques

1932 : Achète son premier Leica et voyage en Europe avec ses amis Leonor Fini et André Pieyre de Mandiargues. Premières publications dans les revues Voilà et Photographie.

1933 : Première exposition à la Galerie Julien Levy de New York et à l’Ateneo de Madrid.

1934 : Part au Mexique avec une équipe du musée d’Ethnographie du Trocadéro. La mission est avortée mais il décide de rester.

 

Le cinéma

1935 : Séjourne aux Etats-Unis et s’initie au cinéma auprès de Paul Strand et du groupe Nykino.

Exposition au Palacio de Bellas Artes, Mexico, avec Manuel Álvarez Bravo et le mois suivant à New York, à la Galerie Julien Levy, avec Walker Evans et Manuel Alvarez Bravo.

1936 : Assistant de Jean Renoir sur La vie est à nous et Partie de campagne.

1937 : Réalise deux documentaires, Victoire de la Vie sur l’assistance médicale en Espagne et With the Abraham Lincoln Brigade sur la vie des soldats américains pendant la guerre.

Reportage sur le couronnement du roi Georges VI d’Angleterre pour le journal Ce soir.

1938 : Réalise, à la demande du Secours Populaire Espagnol, un nouveau documentaire sur la Guerre d’Espagne, L’Espagne vivra.

1939 : Nouvelle collaboration avec  Jean Renoir sur La Règle du jeu.

 

Les années de guerre

1940 : Rejoint l’unité « Film et photographie » de la 3e armée. Est fait prisonnier le 23 juin 1940.

1943 : S’évade en février, après deux tentatives infructueuses. Rejoint le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD).

1944 : Réalise pour les Editions Braun une série de portraits d’artistes : Henri Matisse, Pablo Picasso, Georges Rouault, Paul Claudel, Pierre Bonnard…

1945 : Réalise Le Retour, documentaire sur le rapatriement des prisonniers de guerre et des déportés.

 

Photographe professionnel

1946-47 : Passe plus d’un an aux Etats-Unis et à la demande de Harper’s Bazaar entreprend avec John Malcom Brinnin un voyage de plusieurs mois pour photographier des artistes et écrivains

1947 : Exposition Photographs by Henri Cartier-Bresson au Museum of Modern Art de New York. Fonde l’agence coopérative Magnum Photos avec Robert Capa, David Seymour, William Vandivert et George Rodger.

1948-50 : Passe trois ans en Orient et couvre les funérailles de Gandhi en Inde, les derniers jours du Kuomintang en Chine pour Life et l’indépendance de l’Indonésie. Ses photographies sont publiées dans le monde entier.

1952 : Publie avec Tériade son premier livre, Images à la sauvette, avec une couverture d’Henri Matisse. Première exposition en Angleterre, Photographs by Cartier-Bresson à l’Institute of Contemporary Arts.

1953 : Voyage en Europe pour Holiday.

1954 : Est le premier photographe admis en URSS depuis le début de la Guerre froide. Publie Danses à Bali et D’une Chine à l’autre aux Editions Delpire. Début d’une longue collaboration avec Robert Delpire.

1955 : Première exposition en France organisée par les Arts Décoratifs de Paris dans le Pavillon de Marsan du Palais du Louvre. Publie Moscou vu par Henri Cartier-Bresson aux Editions Delpire et la même année, Les Européens, avec Tériade (couverture illustrée par Joan Miró).

1958 : Retourne en Chine à l’occasion du dixième anniversaire de la République Populaire.

1961 : Réalise une série de portraits pour le magazine Queen.

1963 : Second séjour au Mexique. Le magazine Life l’envoie à Cuba.

1965 : Voyage pendant plusieurs mois au Japon.

1966 : Retourne en Inde.

1967 : Commande d’IBM pour une étude sur L’Homme et la Machine. Ce projet sera suivi  d’une exposition et d’une publication.

1968-69 : Voyage en France pendant un an pour la Sélection du Reader’s Digest et publie le livre Vive la France accompagné d’une exposition qui se tiendra au Grand Palais en 1970 : En France.

1970-71 : Réalise aux Etats Unis deux documentaires pour CBS News, Impressions de Californie etSouthern Exposures.

1972-73 : Deuxième voyage en URSS.

 

Retour au dessin

1974 : Se détache de Magnum Photos et renonce à sa qualité d’associé mais laisse cependant à l’agence la gestion de ses archives. Se consacre au dessin.

1975 : Première exposition de dessins à la Carlton Gallery de New York.

1987 : Exposition The Early Work au Museum of Modern Art de New York.

1988 : Exposition Hommage au Centre National de la Photographie à Paris. Création du Prix HCB.

2000 : Décide avec sa femme Martine Franck et leur fille Mélanie de créer la Fondation Henri Cartier-Bresson, destinée notamment à rassembler son œuvre et à créer un espace d’exposition ouvert à d’autres artistes.

2002 : La Fondation Henri Cartier-Bresson est « reconnue d’utilité publique » par l’Etat Français.

2003 : Rétrospective  De qui s’agit-il ? à la Bibliothèque Nationale de France. Ouverture de la Fondation Henri Cartier-Bresson à Paris.

2004 : Décède la 3 août à Montjustin, Provence.

 

20 janvier 2015

XIXème HLM AU CAC G.BRASSENS LE 11/02/14

Classé sous CAC HLM MANTES — cabooste @ 9 h 54 min

images

 

XIX ème HLM en direct du CAC Mantes la Jolie. ce soir on recevra le Spleen en Cavale ainsi que l’association de 4′zarts. Ainsi qu’un rappel sur la manif ANTIFA du 09 février. Historique sur le Fascisme.

 

L’asso les 4′zarts est le nom de que l’on donne à la structure qui s’appelait avant Magnanville Jeunesse basée à Magnanville dans une ancienne ferme. Le but de l’asso est d’apporter aux jeunes et moins jeunes un accès aux arts, musique, chant, théâtre, danse. Mais pas que, car on apprend également la technique liée au spectacle. Issus de ce lieu les 5 garçons du Spleen en Cavale vont agrémenter l’émission de leurs textes touchants et incisifs tirés de leur dernières productions les DÉDALES. ils sont ppur la plupart anciens élèves devenus à leur tour  professeur au sein de l’asso. la transmission du savoir est en marche.  

  Le Spleen en Cavale fuit la morosité à coup de poésie et de rythme endiablé. Les mots sont portés par la puissance de feu des musiciens, pour un show aussi touchant qu’explosif. A mi-chemin entre le spectacle et le concert le Spleen en Cavale tire ses influences de Gainsbourg aux Doors en passant par Thiéfaine et Noir Désir.  

 

 

affiche_09022014

À l’invitation de La Horde, plusieurs collectifs et individus se sont organiséEs, à l’occasion des 80 ans des grandes manifestations antifascistes de 1934, pour défiler dans les rues de Paris le 9 février prochain. Rendez-vous est donné à 14h place Jules Joffrin pour rappeler que l’antifascisme que nous défendons n’est pas né d’hier, et qu’il dépasse largement le cadre étroit de l’opposition frontale avec les groupuscules d’extrême droite.
Si nous ne laisserons jamais les organisations nationalistes réactionnaires tenter d’imposer leurs idées au reste de la société, nous n’oublions pas non plus les responsabilités de l’État français dans le climat raciste délétère qui pourrit les relations sociales.  Aussi nous nous inscrivons dans le prolongement des mobilisations d’hier contre toutes les formes de fascismes : manifestations contre les ligues fascistes en 1934 ; celles des lycéens et étudiants contre les nazis et Vichy en 1940 ; mobilisations contre le colonialisme et l’OAS dans les années 1950 et 1960 ; pour le droit des femmes à disposer de leurs corps dans les années 1970 ; pour l’égalité des droits et contre les crimes racistes et sécuritaires dans les années 1980 ; pour l’ouverture des frontières et le soutien aux sans-papiers dans les années 1990 ; contre la violence de l’extrême droite dans les années 2000, pour la solidarité internationale…

Le texte d’appel à la manif :

l’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous !

Il y a 80 ans, le 6 février 1934, les ligues fascistes marchaient dans les rues de Paris pour imposer par la force leur modèle de société : en réaction, trois jours plus tard, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées contre ce coup de force fasciste dans les rues parisiennes, suivies par des centaines d’autres les jours suivants dans toutes les régions de France, avec en point d’orgue une manifestation de 250 000 personnes, à nouveau à Paris, le 12 février. La France d’aujourd’hui n’est pas celle des années trente, et l’extrême droite a évolué : au-delà de l’activisme des groupuscules ultranationalistes qui s’en revendiquent, son expression se retrouve aussi bien dans les propos d’un ministre, dans l’esprit d’une loi, dans le programme d’un parti populiste, dans le conservatisme qui met en danger l’IVG, dans le racisme et le sexisme du quotidien. Mais la résistance face à elle est toujours d’actualité.

Le battage médiatique autour de l’interdiction de spectacles antisémites et leur instrumentalisation à des fins politiciennes ne doivent pas nous dédouaner d’une nécessaire réaction face à l’intolérable : l’État est bien mal placé pour prétendre lutter contre l’extrême droite, alors qu’il orchestre expulsions et discriminations au sein même du modèle qu’il défend, mais c’est à nous de ne pas lui laisser occuper l’espace de la résistance antifasciste.

Cette résistance à l’offensive des idées racistes et nationalistes doit être sans concession.

En premier lieu, l’antifascisme que nous défendons est l’affaire de toutes et tous, collectifs ou individuEs, organiséEs ou non : ce n’est sûrement pas l’affaire de la justice ou de la police, ni celles des seules organisations politiques, surtout quand elles en font un enjeu électoral à quelques semaines des élections municipales, pour mieux déserter le terrain le reste du temps.

Ensuite, notre antifascisme ne doit négliger aucune des formes que prend ce que nous combattons : discours et violences islamophobes et sexistes, racisme anti-Roms qui prospère des quartiers populaires jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat, antisémitisme larvé ou assumé, racisme sexiste à l’égard des femmes de l’Est, retour du racisme biologique envers les Noirs, racisme inaudible à l’encontre des Asiatiques, rafles de putes et de sans papiers, homophobie, lesbophobie et transphobie religieuses ou laïques. Notre antifascisme doit les combattre globalement, par tous les moyens nécessaires.

Enfin, il est facile de constater que les inégalités sociales reposent en grande partie sur la discrimination à l’égard des populations pauvres d’origine étrangère, sur la recherche de boucs-émissaires, mettant à nu le racisme structurel de la société. Mais nous savons aussi que l’injustice sociale n’est pas qu’une histoire de discrimination culturelle ou ethnique, et que ses racines plongent au cœur même de la logique d’un capitalisme qu’il nous reste à détruire ; que le nationalisme est à combattre d’où qu’il vienne, et que l’esprit de clocher n’est pas le domaine réservé de l’extrême droite.

Mais notre antifascisme ne se résume pas à une une lutte défensive car c’est avant tout une lutte d’émancipation. Il nous paraît donc logique de nous mobiliser pour la libre circulation des personnes, l’abolition des frontières et la solidarité avec les sans papiers ; pour l’égalité hommes-femmes dans la vie, dans la ville et au travail quelque soit leurs origines ; pour la solidarité internationale antifasciste.

un peu d’Histoire.

LA CAGOULE 

Le complot dit de la Cagoule a été l’expression, sous le Front populaire, de l’opposition irréductible au communisme de l’extrême droite activiste. Il y a eu, en fait, plusieurs complots de la Cagoule, cette dénomination ayant été forgée par la grande presse de l’époque, avide de pittoresque plus que de vérité historique, pour désigner les groupes clandestins créés après la dissolution des ligues et leurs menées factieuses contre le gouvernement Blum, accusé de faire le lit de la révolution soviétique. La première société cagoularde fut l’Union des comités d’action défensive (U.C.A.D.), créée par le général Duseigneur, as de l’aviation en 1914-1918, et son ami, le duc Pozzo di Borgo. Prenant pour prétexte la défense des institutions républicaines, ils organisèrent des tournées en province, donnant comme consignes à leurs partisans inquiets du « danger marxiste » : « créez des comités de quartiers, stockez les armes » ; ils provoqueront ainsi l’intervention de la police. En relation étroite avec l’U.C.A.D., on trouve la plus sérieuse des organisations cagoulardes, le Comité secret d’action révolutionnaire (C.S.A.R.), dont le noyau dur était formé d’anciens Camelots du roi lassés par l’attentisme de Maurras. Trois personnalités y dominent : Jean Filliol, bagarreur redoutable et fanatique qui ira jusqu’au meurtre ; le docteur Martin, éternel comploteur ; Eugène Deloncle enfin, polytechnicien à la vocation de condottiere, maître conspirateur, féru d’histoire des sociétés secrètes et d’ésotérisme. Le but du C.S.A.R. : renverser la « Gueuse » par « l’action souterraine et une franc-maçonnerie retournée au bénéfice de la nation ». Le moyen : une nébuleuse de sociétés secrètes, séparées les unes des autres et s’ignorant mutuellement. La méthode de recrutement : le parrainage doublé d’un serment prononcé au cours d’un rite symbolique d’initiation. En échange de son dévouement et de sa discrétion, le militant reçoit une garantie de protection.

Des jeunes gens, amis et étudiants pour la plupart, résidant à l’internat des pères maristes (au 104, rue de Vaugirard à Paris), fréquentent alors les chefs de la Cagoule. Sans tous adhérer au mouvement ou faire état publiquement d’une quelconque approbation, il y a parmi cette bande d’amis Pierre Bénouville (issu de l’Action française), François MitterrandClaude Roy et André Bettencourt.

Le nom de Georges Loustaunau-Lacau, officier de l’armée française et fondateur des réseaux « Corvignoles », apparaît également.

Anticommunisteantisémite et antirépublicain, ce mouvement est de tendance fasciste. À partir de 1935, ce groupe mène des actions de déstabilisation de la République.

À la fin du mois de novembre 1936, Deloncle rencontre le général Henri Giraud. Giraud promet son aide à Deloncle en cas de soulèvement communiste et Deloncle lui annonce que les cagoulards se rangeraient sous ses ordres en échange. Très satisfait, Giraud « est évidemment d’accord pour travailler avec les gens de l’OSARN et souhaite la meilleure réussite à l’entreprise de Deloncle et Duseigneur… ».

Le mouvement tisse des liens avec des dirigeants fascistes du gouvernement de Benito Mussolini en Italie et achemine des armes au général Francisco Franco en Espagne. En échange, La Cagoule obtient un appui financier. Les frères Carlo et Nello Rosselli, deux intellectuels antifascistes italiens, sont ainsi assassinés le 9 juin 1937 pour le compte des services de renseignement fascistes à Bagnoles-de-l’Orne . 

Afin d’en faire accuser les communistes, le 11 septembre 1937, le groupement provoque deux attentats à la bombe à Paris connus sous le nom d’attentats de l’Étoile, (en raison de la proximité de la place de ce nom), contre la confédération générale du patronat français 4, rue de Presbourg et l’Union des industries et métiers de la métallurgie 45, rue Boissière. Deux agents de police, en faction devant les bâtiments, sont tués par l’explosion. L’enquête permet d’établir la responsabilité des membres de la cagoule clermontoise, rassemblés au sein du groupe dénommé les Enfants de Gergovie. Plusieurs de ces membres appartiennent à l’encadrement de l’usine MichelinPierre Michelin, fils de l’un des fondateurs de l’usine, est lui-même suspecté d’avoir aidé au financement de cette section de la Cagoule. Pire, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Marianne fin janvier 1938, un enquêteur dévoile que Pierre Michelin était l’un des chefs de cette section. Après l’échec de leur coup d’État dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937, le complot est mis au jour. Le ministre de l’intérieur Marx Dormoy fait démanteler l’organisation le 23 novembre. Des caches d’armes réparties sur tout le territoire sont découvertes. En 1938, plus de cent vingt membres de la Cagoule sont arrêtés. Cela ne permet cependant pas de détruire complètement ses ramifications dans les milieux économiques, en particulier dans les grandes entreprises qui, selon les Renseignements généraux et la police judiciaire, ont financé le mouvement terroriste. Le5 juillet 1941 Marx Dormoy sera assassiné à l’hôtel du Relais de l’Empereur de Montélimar par d’anciens membres de l’organisation terroriste, en représailles.

 

La crise du 6 fevrier 1934

Le déclenchement de la crise du 6 février.

Le 3 février 1934, Paris apprend que son préfet de police, Jean Chiappe, est muté au Maroc : Édouard Daladier applique une série de mutations-promotions-sanctions pour éloigner les hommes éclaboussés par l’affaire Stavisky. Or le Préfet de Police est haï de la gauche, dont il entrave sans violence les manifestations depuis 7 ans, mais très aimé de la droite et de l’extrême-droite, pour lesquelles il manifeste une grande indulgence. Les journaux de gauche l’accusent depuis plusieurs semaines d’être impliqué dans l’affaire Stavisky, mais la droite dénonce le résultat d’un marchandage avec les députés de la SFIO : départ de Chiappe contre soutien au nouveau gouvernement. Le préfet de la Seine, M. Renard, démissionne, ainsi que les ministres PiétriDoussainet Fabry. Le bruit court que le général Maxime Weygand, en conflit avec le président du Conseil, sera le prochain sur la liste des mutations. Le nouveau préfet de police est Adrien Bonnefoy-Sibour, précédemment préfet de la Seine-et-Oise (à Versailles) et qui n’a pas d’expérience particulière de la capitale.

 

La date du 6 février 1934 fait référence à une manifestation antigouvernementale organisée à Paris devant la Chambre des députés par des groupes de droite, des associations d’anciens combattants et des ligues d’extrême droite pour protester contre le limogeage du préfet de police Jean Chiappe suite à l’Affaire Stavisky.

La manifestation tourna à l’émeute sur la place de la Concorde, faisant 15 morts(dont 14 parmi les manifestants) et plus de 2 000 blessés. De nouvelles manifestations violentes — avec de nouvelles victimes du côté des manifestants — se produisirent les 7, 9 et 12 février.

La crise provoqua la chute du cabinet Daladier dès le 7 février et exerça une influence profonde et durable sur la vie politique française.

 

Au début de l’année 1934 le monde subit les conséquences de la crise économique issue du krach boursier de 1929 et la montée des extrémismes.

En Italie, et en URSS, Mussolini et Staline consolident leur pouvoir personnel. En Allemagne, Hitler, nommé chancelier le 30 janvier 1933, a obtenu les pleins pouvoirs le 23 mars de la même année.

La France a été touchée à partir de 1931 par la Grande Dépression, née en 1929 aux États-Unis. La crise économique et sociale frappe particulièrement les classes moyennes, soutien traditionnel de la République, le chômage passant de 273 000 personnes en 1932 à 340 000 en 1934. Or, le pouvoir se révèle incapable d’apporter des solutions et son budget devient fortement déficitaire. Les gouvernements se succèdent (six gouvernements de mai 1932 à février 1934), constitués des mêmes hommes de la majorité, tour à tour institués puis discrédités.

Le 6 février, plusieurs manifestations ont lieu simultanément. Les ligues d’extrême-droite, qui jouent un rôle très important dans l’entre-deux-guerres, notamment lorsque la gauche est au pouvoir, ce qui est le cas depuis les élections législatives de 1932, forment plusieurs cortèges.

Parmi les principales ligues présentes le 6 février, la plus ancienne est l’Action française. Fondée en 1898/1899 par Maurice PujoHenri Vaugeois et Charles Maurras (60 000 membres revendiqués), elle a pour but de renverser « la gueuse » (la République) afin de restaurer la monarchie. Elle s’appuie sur les Camelots du roi, qui, malgré des effectifs assez limités, sont très actifs dans la rue. De fondation plus récente (1924), les Jeunesses patriotes, qui revendiquent l’héritage de la Ligue des patriotes, comptent 90 000 membres dont 1 500 font partie des « groupes mobiles ». Créées par Pierre Taittinger, député de Paris, elles entretiennent des rapports étroits avec des hommes politiques de droite, et comptent dans leurs rangs plusieurs conseillers municipaux de la capitale. Quant à la Solidarité française, fondée en 1933 par le richissime parfumeur François Coty, elle est dépourvue d’objectif politique précis et ses effectifs sont moins élevés. Mentionnons enfin, bien que ses effectifs soient insignifiants, le francisme de Marcel Bucard.

Les Croix-de-feu, créées en 1927 sous la forme d’une association d’anciens combattants, ont élargi leur recrutement à d’autres catégories, notamment les femmes et les non-combattants, sous l’impulsion de leur chef, le colonel de la Rocque. Les Croix-de-feu s’inspirent de l’esprit « anciens combattants » au sens de la fraternité vécue dans les tranchées, quelles que soient les opinions ou origines sociales ou religieuses. Ce mouvement est le premier en nombre d’adhérents, parmi les ligues ou organisations d’anciens combattants.

La Fédération des contribuables, dont les dirigeants ont des objectifs politiques proches de ceux des ligues, appelle à manifester dès le mois de janvier.

En plus des manifestants de janvier, les très puissantes associations d’anciens combattants appellent aussi à la mobilisation le 6 février. La plus importante d’entre elles, l’Union nationale des combattants (UNC), dont les idées sont proches de la droite et qui est présidée par un conseiller municipal de Paris, compte pas moins de 900 000 membres. Mais l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC), satellite officieux du Parti communiste français, appelle également ses troupes à défiler le 6 février, bien que sur des mots d’ordre différents.

 

Le nombre élevé de victimes aggrave de manière irréversible la crise politique et marquera durablement les esprits. L’agressivité de certains manifestants et la volonté plus ou moins avérée de certains de faire tomber le gouvernement sont bien entendu en cause mais il apparaît que non seulement la situation a été mal anticipée (et notamment le nombre de manifestants et donc l’effectif du service d’ordre nécessaire) mais de plus qu’elle a été très mal gérée par les autorités et notamment par un préfet de police nouvellement nommé et donc manquant d’expérience : les différents corps de forces de l’ordre, mélangés, mal équipés et en nombre insuffisant se retrouveront acculés devant le Palais Bourbon sans possibilité de recul et finiront par ouvrir le feu. On relèvera malheureusement encore de nombreux morts au cours des manifestations futures – tant avant qu’après la guerre – mais la leçon sera retenue par les responsables de l’ordre qui feront du « zéro-mort » la règle d’or en matière de maintien de l’ordre — notamment en Mai 68.

Au cours des mois qui suivront, différentes mesures seront prises, toutes plus ou moins directement inspirées par les événements du 6 février :

  • Le renforcement de la Sûreté générale qui devient la direction générale de la Sûreté nationale par décret du 28 avril 1934 (sans changement au niveau de la préfecture de police)
  • Le rétablissement de l’article 10 du code d’instruction criminelle le 25 mars 1935. Cet article, qui avait été abrogé par la loi sur les garanties des libertés individuelles le 7 février 1933, conférait aux préfets de département et au préfet de police de Paris le droit de décerner des mandats d’amener et de dépôt susceptibles d’être utilisés – entre autres – pour procéder à des arrestations temporaires en cas de troubles – constatés ou même anticipés – de l’ordre public.
  • Le décret-loi du 23 octobre 1935 qui soumet toute manifestation sur la voie publique à l’autorisation préalable des autorités municipales ou préfectorales, la demande devant être déposée trois jours à l’avance avec mention des buts, lieux, dates heures et itinéraires projetés.
  • La circulaire Panganon (du nom du ministre de l’intérieur) du 27 octobre 1935 requérant que les préfets prennent des arrêtés d’interdiction pour les réunions de nature « à faire prévoir des incidents et à faire redouter des troubles ».

Enfin, la loi du 10 janvier 1936 renforce le pouvoir de dissolution d’association et vise notamment les associations et groupements qui provoqueraient des manifestations de rue armées, ainsi que les formations paramilitaires ou les groupes ayant pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement.

Elle sera utilisée dès février 1936 pour dissoudre la Ligue d’Action française, la Fédération nationale des Camelots du roi et la Fédération nationale des étudiants d’Action française puis en juin 1936 pour dissoudre quatre autres ligues qui venaient pourtant de se transformer en mouvements politiques pour tenter d’échapper à la loi.

La réponse des ligues à ces mesures sera soit de se transformer en partis politiques, soit d’entrer dans la clandestinité comme le Comité Secret d’Action Révolutionnaire ou CSAR, plus connu sous le nom de La Cagoule.

 

 

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